Vers la sobriété heureuse

Actes Sud (3 avril 2010)

Agriculteur, expert en agroécologie, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept des Oasis en tous lieux. Aux éditions Actes Sud, il a déjà fait paraître, en 2008, Manifeste pour la Terre et l’Humanisme.

Vers la sobriété heureuse

Pierre Rabhi a en effet vingt ans à la fin des années cinquante, lorsqu’il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu’ont largement commencé à dessiner sous ses yeux ce que l’on nommera plus tard les Trente Glorieuses. Après avoir dans son enfance assisté en accéléré, dans le Sud algérien, au vertigineux basculement d’une pauvreté séculaire, mais laissant sa part à la vie, à une misère désespérante, il voit en France, aux champs comme à l’usine, l’homme s’aliéner au travail, à l’argent, invité à accepter une forme d’anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique, point de dogme intangible. L’économie ? Ce n’est plus depuis longtemps qu’une pseudo-économie qui, au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l’humanité en déployant une vision à long terme, s’est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d’élever la prédation au rang de science. Le lien filial et viscéral avec la nature est rompu ; elle n’est plus qu’un gisement de ressources à exploiter – et à épuiser. Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s’est imposée à Pierre Rabhi une évidence : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé « mondialisation ». Ainsi pourrons-nous remettre l’humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner, enfin, au monde légèreté et saveur.


 

Existe -t-il une vie avant la mort ?

Une intervention de Pierre Rabhi :

humain et nature doivent être placés au coeur de nos préoccupations,

chercher la beauté en nous : le partage, la compassion,

un principe de sobriété et de modération car le superflu n’a pas de limite : la décroissance comme civilisation de la modération,

 

 

Tumeurs sur des rats : les réponses à vos questions sur les OGM


Pour accéder à une présentation plus détaillée






Sophie Verney-Caillat | Journaliste 

L’étude Séralini est-elle sérieuse ? Que conclure pour l’homme d’une expérience sur des rats ? Rue89 répond à cinq questions et vous invite à soumettre les vôtres.

Capture d’écran de l’étude Séralini, parue dans la revue Food and Chemical Toxicology

Dès la publication de l’étude de l’équipe Séralini démontrant les effets toxiques des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur les rats, la guerre des experts a, sans surprise, démarré. Les pro-OGM tentent de discréditer les anti-OGM, qui ont marqué un point et au moins réussi une belle opération de com’.

Pour aller plus loin

Pour un point de vue plus réservé sur cette étude 

——————–

Les débats sur les OGM ont toujours fait rage en France. Ça ne risque pas de s’arrêter aujourd’hui. Une étude publiée mercredi a en effet déchaîné les passions en France, mais aussi à l’étranger. L’étude de Gilles-Eric Séralini et de ses collègues montre en effet que la consommation de maîs NK603 chez les rats augmente les risques de cancers ainsi que le taux de mortalité. Et la communauté scientifique de se diviser sur le sujet. Le professeur des sciences de l’alimentation Bruce Chassy estime dans le New York Times que « ce n’est pas une publication scientifique innocente, mais un coup médiatique soigneusement préparé« .

Dans un entretien donné au quotidien Le Monde, Gérard Pascal, ancien toxicologue spécialiste des OGM à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et aujourd’hui consultant pour des entreprises agroalimentaires, explique quant à lui que l’étude présente de « très sérieuses lacune qui invalident ses résultats« , ajoutant qu’elle « présente […] des faiblesses statistiques majeures » puisqu’elle ne se base pas « sur des groupes d’au moins cinquante animaux de chaque sexe« , ce qui permettrait d' »établir une analyse statistique représentative« . Selon Gérard Pascal, « au lieu de deux cents rongeurs au total, il en aurait fallu un millier« . Il ajoute par ailleurs que « l’équipe de chercheurs a choisi, pour les expérimentations, une espèce de rats qui développement spontanément des tumeurs« .

Les auteurs de l’étude de répondre immédiatement à ces accusations. Joël Spiroux, coauteur de l’étude, explique ainsi sur le site du Nouvel Observateur que le nombre de rats « correspond au nombre utilisé par Monsanto dans son étude sur trois mois« .

Gilles-Eric Séralini explique quant à lui qu’il nie toute autorité à l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour mener une contre-expertise de ses recherches. Il déclare notamment qu' »il n’est pas question que ceux qui ont autorisé le NK603 réalisent la contre-expertise de nos données, car il y aurait un conflit d’intérêt avec leur autorité et leur carrière« . Le biologiste a par ailleurs expliqué qu’il pensait « également mettre en cause à la fois la compétence de l’EFSA et son honnêteté, au moins scientifique« . Le débat ne fait que commencer…

vu sur le Figaro

——-

Les conflits de chercheurs font avancer la science


La science tend vers un objectif : décrire la réalité objectivement. Refuser cet objectif revient à dire que la réalité dépend du point de vue de chacun, qu’il n’y a pas de faits mais uniquement des interprétations. C’est quelque chose de très dangereux, car cela permet par exemple de nier l’existence des chambres à gaz.

 

Je m’oppose formellement à cela, tout comme je m’oppose, à l’inverse, à l’idée que les savants seraient des individus éthérés et détachés de tout intérêt. Bien sûr qu’ils en ont. C’est même là que réside le moteur de l’évolution des sciences.

 

En effet, c’est grâce aux différents présupposés de chacun que naissent des controverses scientifiques, et les recherches qui vont avec pour tenter de démontrer que l’autre à tort.

 

Pasteur avait un adversaire scientifique, Félix Archimède Pouchet. Chacun se lançait dans de nouvelles expériences dès que le premier avait fait une découverte. La matérialité de la réalité a finalement donné raison à Pasteur.

 

C’est bien la conflictualité dans le champ scientifique qui fait avancer la science.

 

vu sur site du Nouvel Obs

Propos recueillis par Hélène Decommer.

 

voir aussi la page OGM

 

Andrew Cohen Maître spirituel, initiateur de l’éveil évolutionnaire

L’univers évolue depuis 14 milliards d’années et nous, qui en sommes le dernier fruit connu, nous pensons que la suite de l’aventure dépend de nous, de notre éveil et de nos actions.
Cette « coévolution » peut-elle s’organiser ? Andrew Cohen pense que oui. Après une crise mystique, à 16 ans, ce juif athée new-yorkais renonce à centrer sa vie sur le jazz et part chercher la vérité en Inde. Les sages qu’il y rencontre lui apprennent à entrer dans des états de conscience fantastiques. Mais ce sont des prémodernes : ils ne connaissent pas nos intenses problèmes narcissiques et égotiques.
Aussi quand, à 33 ans, Andrew Cohen rentre aux Etats-Unis, il lance une voie indépendante de toute tradition. «Je l’ai baptisée Eveil évolutionnaire, dit-il, parce que cette voie vise la synthèse entre deux visions apparemment contradictoires : la sagesse orientale, fondée sur ce que la conscience a d’éternel, et la science occidentale, essentiellement évolutionniste.» Le résultat est un mélange original de méditation et d’intelligence collective, aujourd’hui suivi par des milliers de personnes dans le monde, et soutenu par plusieurs centres et par la revue internationale « EnlightenNext » qui fédère des chercheurs de tous horizons. Andrew Cohen, qui cite Bergson, Sri Aurobindo, Teilhard de Chardin et Ken Wilber, sera le 13 octobre à la Sorbonne, à Paris.

Retour à l’essentiel


Retour à l’essentiel 
Quelle spiritualité
pour l’homme d’aujourd’hui?Notre monde s’effondre de toutes parts : pollution de la nature, danger de destructions massives, chaos social, corruption morale, terrorisme, falsifications de l’Histoire, conditionnements idéologiques, dévastation du langage et des arts, dissolution de la psyché, nihilisme philosophique, religion en crise, proliférations sectaires; bref, le « triomphe de la Subversion » – énorme caricature du Réel.

C’est ce constat inquiétant qu’analyse d’abord Jean Biès avec son talent habituel. Mais il existe des réformes radicales qu’il propose également, fondées sur les enseignements initiatiques de la Philosophia perennis, communs à l’Orient et à l’Occident, et seules capables d’opérer, avant qu’il ne soit trop tard, un complet retournement de l’être, et de rendre aux esprits lucides mais désorientés les axes et les références dont on les a privés, indispensables à l’acquisition d’une « formation doctrinale » et à un redressement personnel et profond.

Il s’agit de rétablir la primauté de l’Essence sur l’existence, de retrouver les chemins de l’ésotérisme chrétien, relié à l’ésotérisme universel (ou Tradition primordiale), de restaurer la vision ternaire de l’être humain, reflet des trois plans du macrocosme, de recourir à des pratiques d’intériorité adaptées à l’homme moderne, telles la sacralisation de la vie quotidienne et l’allégement du karma, la connaissance de soi à la lumière de la psychologie spirituelle – autrement dit l’alchimie -, enfin, l’invocation mémorisante du Nom divin, ou « prière du cœur ».

Si les maîtres spirituels se font rares, il en existe des substituts. Seul le retour à l’Essentiel permettra le retour de l’Essentiel. Celui-ci n’est autre que le dépassement des contraires réconciliés dans les harmoniques de l’Unité suprême.

Éditions L’Age d’Homme, Collection Delphica, 271 pages

Vivre avec les animaux

vu sur http://www.demosphere.eu/

Vivre avec les animaux ?

Le système industriel de production de viande en question

 

Débat avec Jocelyne Porcher,

Vivre avec les animaux, une utopie pour le XXème siècle. Récapitulant les apports de ses contributions de ces dernières années, Jocelyne Porcher présente dans ce livre une critique décapante de ce qu’elle nomme le système industriel de production animale, et s’efforce de tracer les lignes d’une alternative radicale. En tant que chercheuse, ancienne éleveuse, ancienne travailleuse du secteur, Jocelyne Porcher parle de ce qu’elle connaît bien. Se démarquant de l’orientation définie par bon nombre de défenseurs des animaux ou s’autoproclamant tels, elle oppose au système de production animale, l’élevage dont elle montre à quel point il est important de le défendre. Plaçant, à rebours de tant d’autres chercheurs ou philosophes s’intéressant à la question animale, le travail au cœur de sa réflexion, elle montre combien la définition de mode renouvelé de relations entre humains et animaux, passant par d’autres relations de travail avec les animaux dits de « rente », est essentiel pour construire une autre société.

A l’invitation des revues Contretemps, Ecorev, La Décroissance, Ecologie et Politique, Mouvements

 

1 2

Vivre avec les animaux

Une utopie pour le XXIe siècle

Jocelyne PORCHER

http://www.decitre.fr/gi/06/9782707169006FS.gif

Dans notre monde radicalement artificialisé, seuls les animaux, en nous rappelant ce qu’a été la nature, nous permettront peut-être de nous souvenir de notre propre humanité. Mais saurons-nous vivre avec eux ? Le voulons-nous encore ? Car l’abattage de masse des animaux, considérés comme simples éléments des « productions animales », leur inflige une terreur et une souffrance insoutenables, tout en désespérant les éleveurs. Et l’élevage, après 10 000 ans d’existence, est aujourd’hui souvent décrit comme une nuisance, pour l’environnement comme pour notre santé. Une condamnation reposant sur une confusion entre « élevage » et « production animale », dont il nous faut comprendre les enjeux.

Qu’est-ce que l’élevage ? Quelles différences entre « élevage » et « productions animales » ? Quelle est la place de la mort dans le travail avec les animaux ? Peut-on améliorer leur sort dans les systèmes industriels ? Faut-il « libérer les animaux » comme le proposent certains philosophes ? En répondant ici à ces questions, Jocelyne Porcher explique en quoi la capacité des hommes à coexister pacifiquement dépend de leur capacité à vivre en paix et dignement avec les animaux. Et pourquoi, dès lors, sauver l’élevage en évitant son assujettissement au système d’exploitation et de mise à mort industrielle pourrait être une des plus belles utopies du XXIe siècle.

Source : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/…

Surgissement d’un nouveau monde

 Editeur : Alphée (9 avril 2010)

Marc Luyckx Ghisi 

Marc Luyckx Ghisi a étudié les mathématiques, la philosophie et la théologie. Après un parcours qui l’a conduit en Italie, au Brésil et aux E. U., il a été pendant près de dix ans conseiller des présidents Delors et Santer à la  » Cellule de Prospective  » de la Commission européenne à Bruxelles. Il s’y est occupé du sens de la construction européenne et de ses dimensions éthiques, culturelles, religieuses et politiques, dans le contexte du changement de société. Il est maintenant doyen de la Cotrugli Business Academy à Zagreb, Croatie et Membre du Conseil International d ‘Auroville en Inde du Sud.

 

Présentation de l’éditeur

Nous vivons un changement de société rapide et profond car la rationalité moderne, l’approche patriarcale et le capitalisme industriel ne sont plus capables de formuler une réponse satisfaisante ni au problème de notre survie collective et de celle de l’environnement, ni aux problèmes sociaux et démographiques de notre monde en ce début de XXIe siècle. Ils sont déjà dépassés car ils ne font plus sens : ils conduisent à la mort. La société civile mondiale cherche déjà ailleurs, même si les pouvoirs s’évertuent à la convaincre qu’il n’y a pas d’alternative. Certains sont en train d’expérimenter un profond réenchantement, une réconciliation corps-coeur-âme. Dans ce groupe de 25 % de citoyens européens et américains, 66 % sont des femmes. Ces changements en cours touchent aux aspects les plus profonds de nos vies comme la relation homme-femme, le sacré, la vérité, le statut de la raison et de la science, le temps, l’espace et le bonheur. Et en même temps, c’est l’architecture souterraine de la modernité qui est en train de se dissoudre. Il est normal que les citoyens ressentent de l’angoisse. A un niveau moins profond, mais tout aussi important, la société de l’information est comme le turbo qui accélère et approfondit ces changements. En modifiant le coeur même de la logique capitaliste et communiste, elle les dépasse et nous fait entrer dans une logique qui s’avère chaque jour plus différente ; et où les avantages et les dangers ne seront pas nécessairement ceux que nous percevons aujourd’hui.