L’Italie vient de vivre une révolution, passée inaperçue !

 

Vu sur Médiapart 

L’Italie vient de vivre une révolution qui est totalement, je dis bien totalement, passée inaperçue en France…Aucun média, à ma connaissance, n’ a pris la peine de s’intéresser à cette grande avancée éthique…Aucun article de presse écrite n’ a eu l’intelligence de rendre compte de cette révolution silencieuse qui vient d’avoir lieu dans ce pays voisin qui servira dorénavant de modèle…

Quelle révolution ? Celle qui a consisté en cet été 2013 à limiter considérablement la pratique de l’expérimentation animale et donc celle de la vivisection. Le parlement italien vient en effet tout juste de voter une série de lois qui limitent l’expérimenation sur de nombreux animaux et encadre la recherche médicale qui ne sera plus désormais livrée au bon vouloir des scientifiques qui ont trop souvent, et cela dure depuis trop longtemps, mis entre parenthèses toute éthique animale digne de ce nom. Tant qu’une loi en France ne permettra pas de limiter et de contrôler la pratique de l’expérimentation animale, les mêmes dérives et excès scientistes perdureront au détriment des animaux sacrifiés sur l’autel d’une raison scientique devenue indigne et peu respectable.

Dennis Meadows : « Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en charger »

 

La croissance perpétuelle est-elle possible dans un monde fini ? Il y a quarante ans déjà, Dennis Meadows et ses acolytes répondaient par la négative. Aujourd’hui, le chercheur lit dans la crise les premiers signes d’un effondrement du système.

En 1972, dans un rapport commandé par le Club de Rome, des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) publient un rapport intitulé « Les limites de la croissance ». Leur idée est simple : la croissance infinie dans un monde aux ressources limitées est impossible. Aussi, si les hommes ne mettent pas fin à leur quête de croissance eux-mêmes, la nature le fera-t-elle pour eux, sans prendre de gants.

En 2004, le texte est, pour la deuxième fois, remis à jour. Sa version française vient ? enfin ? d’être publiée aux éditions Rue de l’échiquier. En visite à Paris pour présenter l’ouvrage, Dennis Meadows, l’un des auteurs principaux, revient sur la pertinence de projections vieilles de quarante ans et commente la crise de la zone euro, la raréfaction des ressources et le changement climatique, premiers symptômes, selon lui, d’un effondrement du système.

Pour lire la suite

 

le livre 

 

 

 

 

Que peut faire la France pour interdire la culture d’OGM ?

vu sur site de la Croix

Paradoxalement, la France bloque à Bruxelles une évolution du cadre européen qui faciliterait les clauses de sauvegarde des États membres contre les mises en culture de plantes génétiquement modifiées.

Analyse de Frédéric Vincent, porte-parole du Commissaire européen chargé de la santé et des consommateurs.

 

 

« Selon la réglementation européenne en vigueur actuellement, un État membre qui souhaite interdire sur son sol la culture d’une plante génétiquement modifiée autorisée au niveau européen doit le faire sur la base d’un avis scientifique qui démontre un danger manifeste pour la santé humaine ou animale ou pour l’environnement.

Nous ne sommes pas dans le registre du principe de précaution, mais de la validation scientifique. Or les autorités françaises n’ont pas réussi jusqu’à présent à produire la démonstration scientifique exigée par la réglementation européenne. Nous avons transmis à l’autorité européenne de sécurité des aliments le document produit l’an dernier par les autorités françaises pour justifier leur clause de sauvegarde.

PRISE EN COMPTE DES ARGUMENTS SCIENTIFIQUES ET SOCIO-ÉCONOMIQUES

L’agence a considéré que rien de nouveau dans le document français ne justifiait scientifiquement une telle interdiction. La culture du maïs MON 810 a été autorisée dans l’Union européenne il y a quinze ans, après évaluation de l’agence européenne. Cette dernière a revu récemment les données scientifiques sur ce maïs et a considéré qu’il pouvait être renouvelé.

Le cadre légal est donc celui-ci. Tout arrêté qui ne le respecterait pas serait donc susceptible d’être à nouveau annulé. C’est pourquoi lacommission européenne, consciente du blocage juridique actuel, a proposé il y a trois ans de changer le cadre légal. Nous avons proposé aux États membres qui souhaitent interdire la culture d’un OGM d’utiliser des arguments autres que scientifiques, notamment socio-économiques.

LA FRANCE A BLOQUÉ LA CLAUSE DE SAUVEGARDE

Un État membre pourrait ainsi prendre une clause de sauvegarde contre un OGM autorisé en évoquant par exemple l’opposition de son opinion publique ou son environnement géographique. Or la France est l’un des trois pays européens – avec le Royaume-Uni et l’Allemagne – qui ont bloqué en juin dernier l’adoption de ce nouveau cadre légal !

Rien n’a été fait depuis pour faire avancer ce projet. Si la France veut réellement débloquer la situation et interdire durablement la culture des OGM en France, c’est sans doute sur ce front-là qu’il lui faut avancer dans les prochains mois. »