la médecine darwinienne

le journal du CNRS

 

la théorie darwinienne de l’évolution appliquée à la santé ! « Les microbes qui possédaient une mutation génétique leur conférant une meilleure résistance aux antibiotiques ont bénéficié d’un avantage pour se reproduire, tandis que les autres souches succombaient au traitement », explique Frédéric Thomas, chercheur en biologie évolutive au Mivegec1, à Montpellier, laboratoire spécialisé dans les maladies infectieuses.

Comme les autres espèces – animaux, végétaux, parasites… –,  l’homme a été façonné par l’environnement dans lequel il a évolué. Mieux comprendre ces adaptations fournit un éclairage nouveau aux problèmes de santé auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. C’est le postulat de la médecine darwinienne, théorisée dans les années 1990 par les biologistes américains Nesse et Williams dans leur livre Why We Get Sick. The New Science of Darwinian Medicine. « Durant des milliers d’années, l’homme a co-évolué avec quantité de parasites – flore bactérienne intestinale, vaginale, cutanée, vers intestinaux… – contre lesquels il a développé un certain nombre de défenses. Dans le même temps, ces parasites ont connu leurs propres adaptations afin de maximiser leur reproduction à nos dépens », indique Luc Perino, médecin et enseignant à la faculté de médecine de Lyon, également auteur d’un site de réflexion sur la médecine, la santé et l’évolution du système sanitaire et social.

Les changements brutaux d’environnement entraînent leur lot de conséquences. On parle alors de mismatch : d’inadaptation de l’individu à son nouvel environnement. C’est l’une des explications apportées par la médecine darwinienne à la recrudescence des maladies auto-immunes et des allergies ces cinquante dernières années. « Ayant évolué dans des environnements riches en parasites, nous avons développé un système immunitaire particulièrement puissant, explique Frédéric Thomas. Or, avec la vaccination, les progrès de l’hygiène, les antibiotiques, etc., celui-ci est beaucoup moins sollicité. »Sous-employé, le système immunitaire a tendance à sortir l’artillerie lourde pour des événements mineurs – quelques malheureux grains de pollens s’introduisant dans l’organisme, par exemple – voire à se retourner contre le corps qu’il était censé protéger.

Un certain nombre de désordres d’origine alimentaire peuvent s’expliquer par des changements d’environnement. Le lait est un exemple. L’homme est le seul mammifère à continuer à consommer du lait à l’âge adulte. Pour autant, nous ne sommes pas tous égaux devant cet aliment : 2 % à peine des Chinois adultes tolèrent le lait de vache, contre 98 % des Hollandais. Cette différence s’explique par la sélection d’une mutation génétique intervenue il y a plus de six millénaires, au Néolithique, aux premiers temps de l’élevage. Grâce à cette mutation, certains individus installés en Europe du Nord ont pu continuer à produire la lactase, l’enzyme qui dégrade le lactose (sucre du lait), après le sevrage. Un avantage évident pour la survie lors des périodes de disette, qui explique pourquoi ce gène s’est maintenu et répandu dans cette région du monde.

Ces adaptations des populations locales aux aliments présents dans leur environnement direct ne sont pas sans conséquences à l’heure de la mondialisation. Le quinoa, plante de consommation courante en Amérique du Sud, comporte des substances détergentes mal tolérées par certains estomacs occidentaux. Autre aliment pouvant entraîner des désordres alimentaires : le soja. Cette plante très consommée en Asie contient des phyto-oestrogènes, des hormones végétales dont les effets sont encore peu connus sur les organismes d’Européens. « C’est tout le problème de faire consommer à des individus des plantes avec lesquelles ils n’ont pas évolué », déplore Michel Raymond, chercheur à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier2.

Dernier champ où l’approche darwinienne se révèle d’un précieux secours : les problèmes de santé liés au vieillissement. « Au cours de l’évolution, les mécanismes ayant pour effet de maximiser la reproduction ont été systématiquement favorisés, même s’ils ont des effets délétères sur la survie de l’individu à plus long terme », analyse Luc Perino. Ce compromis entre les différentes phases de la vie – avec un avantage systématique donné à la phase reproductive –, éclaire d’un jour nouveau les maladies de la sénescence : dégénérescence du système nerveux, dégénérescence cardio-vasculaire, cancer.

Le calcium est un bon exemple de compromis évolutif. « Le gène qui produit le calcium et favorise son dépôt dans les tissus constitue un avantage dans les premiers âges de la vie, remarque Luc Perino. Il renforce les os et produit des individus plus résistants, donc plus aptes à se reproduire. Mais il se dépose aussi dans les artères, ce qui devient un vrai problème lorsque l’homme vieillit. » Un inconvénient que la sélection naturelle ne retient pas, puisqu’il intervient après la période de reproduction, et que le gène responsable a déjà été transmis à la génération suivante.

 

 

 

Arrêté ministériel d’interdiction de commercialisation, utilisation,et culture du maïs MON 810

 vu sur France TVinfo.fr

C’est non. Le ministère de l’Agriculture interdit par un arrêté publié au Journal officiel, samedi 15 mars, « la commercialisation, l’utilisation et la culture des variétés de semences de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON 810 (…) sont interdites sur le territoire national jusqu’à l’adoption (…) d’une décision définitive » et des mesures communautaires.

Une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France doit être débattue le 10 avril à l’Assemblée. Mais le ministère de l’Agriculture a considéré qu’il y avait urgence, « eu égard à la proximité du début de la période de semis » à établir une interdiction d’ici là.

Un arrêté d’interdiction annulé

L’arrêté estime que « le principe de précaution justifie l’adoption de mesures restrictives »« Au vu de données scientifiques fiables et de résultats très récents de la recherche internationale, la mise en culture de variétés de semences de maïs MON 810 sans mesures de gestion adéquates présenterait des risques graves pour l’environnement ainsi qu’un danger de propagation d’organismes nuisibles devenus résistants », indique le texte.

Le Conseil d’État a annulé l’été dernier un arrêté d’interdiction datant de 2011 du MON 810 et dont le renouvellement d’autorisation est en cours d’examen par l’Union européenne. Les États de l’UE ont la possibilité d’interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l’Union européenne. Récemment, le maïs TC1507 du groupe américain Pioneer, a été autorisé à la culture dans l’UE, malgré l’opposition de 19 pays.

Détails importants que vous devez savoir sur l’arthrose

la lettre de, santé nature innovation

L’arthrose est une maladie très répandue qui envoie chaque année 4 millions de patients chez leur médecin en France.

Pour l’industrie pharmaceutique, c’est une vache à lait qui a été exploitée, et même surexploitée jusqu’à ce qu’éclate le scandale du Vioxx, un médicament anti-inflammatoire utilisé contre les douleurs de l’arthrose, et retiré du marché en 2004 à cause de son danger pour le cœur.

 

Contre la douleur : l’harpagophytum

Les adeptes de la médecine naturelle voudront bien m’excuser de commencer par cette « tarte à la crème ». L’harpagophytum se vend aujourd’hui à tous les coins de rue. Les seuls points de vente qui n’en proposent pas encore sont les distibuteurs automatiques de snacks dans les gares (mais pour combien de temps ?). En fait le succès est tel que la culture d’harapagophytum serait en train de provoquer un désastre écologique (de plus) en Afrique.

Cette plante est en effet récoltée dans les déserts sableux d’Afrique du Sud et de Namibie. Les racines sont utilisées pour fabriquer des gélules qui renferment les principaux principes actifs : harpagoside, harpagide, procumboside, procumbide, des substances anti-inflammatoires et analgésiques.

Pour les personnes souffrant de rhumatismes, des cures de cette plante apportent en général un soulagement rapide et spectaculaire qui peut aider à réduire les doses des médicaments. Beaucoup disent ne plus pouvoir s’en passer.

Une étude publiée en 2003 montre une forte réduction de la douleur et des symptômes de l’arthrose chez 75 patients traités avec de l’harpagophytum. La douleur régresse de 25 à 45 % alors que la mobilité augmente d’autant.(1)

L’harpagophytum serait aussi efficace que des médicaments pour calmer les inflammations et les douleurs de l’arthrose si l’on en croit l’ensemble des études conduites sur le sujet.

Le gingembre, un anti-inflammatoire méconnu

Mais supprimer la douleur ne suffit pas, comme nous l’avons vu. Encore faut-il réduire aussi l’inflammation, car l’inflammation est produite par des agents, les interleukines, qui détruisent votre cartilage.

La médecine ayurvédique décrit le gingembre (Zingiber officinale) comme la plante de référence pour combattre les inflammations de toutes natures. Des recherches très récentes ont confirmé le caractère anti-inflammatoire des composés du gingembre. En fait, certains chercheurs estiment que le gingembre pourrait faire jeu égal avec des médicaments de dernière génération.(4)

C’est en s’appuyant sur son usage ancestral que des chercheurs ont eu l’idée en 1992 de tester de la poudre de gingembre dans l’arthrose. Après 3 mois d’utilisation, les trois-quarts des patients ont vu leur état s’améliorer. Certains ont poursuivi le traitement à base de gingembre pendant plus de deux ans et demi sans aucun effet indésirable notable.(5)

Ralentir la maladie avec les acides gras oméga-3

La troisième arme stratégique dans votre combat contre l’arthrose est une substance qui permet de ralentir la maladie, et il s’agit des oméga-3.

Les oméga-3, autre « tarte à la crème » de la médecine naturelle, tant leur efficacité est désormais incontestable et reconnue même par la médecine conventionnelle, sont une famille d’acides gras (constituants des graisses) que l’on trouve dans les légumes à feuilles vertes, les noix, les poissons gras (anchois, hareng, maquereau, sardine, saumon), les graines de lin, les huiles de colza, de noix et de lin.

Une fois absorbés, ces acides gras donnent naissance à des substances qui ont des propriétés anti-inflammatoires puissantes.

Pour réparer le cartilage : glucosamine et chondroïtine

Enfin, nous avons gardé le plus beau pour la fin, deux substances naturelles pourraient même contribuer à inverser le processus d’arthrose, autrement dit réparer votre cartilage et faire rajeunir vos articulations de plusieurs années.

Dans votre cartilage, vous avez des « molécules-éponge », qui attirent et conservent l’eau, et assurent ainsi la souplesse et l’élasticité de vos tissus articulaires. Ces molécules s’appellent les protéoglycanes (inutile de retenir le nom). Sans elles, le cartilage est incapable d’absorber les chocs, il craque, se fissure et peut s’user complètement.

Pour que les cellules de nos articulations puissent fabriquer des protéoglycanes, elles ont besoin de deux substances : la glucosamine et la chondroïtine. Normalement, les chondrocytes les synthétisent à partir du glucose des aliments au terme de plusieurs réactions biochimiques. Mais dans l’arthrose, les chondrocytes, même bien alimentés en glucose ne parviennent plus à accomplir correctement leur tâche.

Les chercheurs ont découvert qu’on obtenait de bien meilleurs résultats en apportant directement aux chondrocytes la glucosamine et la chondroïtine préformées, sous la forme de suppléments par voie orale. Ces substances peuvent dans certains cas stimuler la production de protéoglycanes et à normaliser le métabolisme du cartilage. Non seulement ce dernier ne dégénère plus, mais du cartilage neuf peut alors être reconstruit.

Depuis plus de 20 ans, la majorité des études a conclu à l’efficacité des suppléments de glucosamine pour soulager les douleurs en cas d’arthrose mineure ou modérée. Cette amélioration apparaît dans un délai de 2 à 8 semaines et persiste plusieurs semaines après l’arrêt de traitement. Ceci est dû aux effets anti-inflammatoires de la glucosamine.

Par ailleurs, et c’est là tout son intérêt par rapport aux traitements anti-inflammatoires, la glucosamine pourrait dans certains cas stabiliser le processus de destruction du cartilage. Deux études cliniques menées sur des personnes souffrant d’arthrose du genou ont montré que la prise quotidienne de 1 500 mg de sulfate de glucosamine pendant 3 ans permet de bloquer la progression de la maladie.

les études scientifiques sur les bienfaits de la glucosamine prêtent à controverse

cf ici

 

 

 

 

 

 

 

Les coraux lancent des S.O.S aux poissons

 

Vu su mili-terre.com :pour lire la suite de l’article

 

Beaucoup de coraux vivent en symbiose avec le phytoplancton ou diverses bactéries. Mais parce que l’écosystème dans lequel ils résident n’est pas toujours clément, certains coraux ont par ailleurs développé une symbiose bien particulière. Envahis par des alguestueuses, ces animaux envoient un signal de détresse. De petits poissons sont capables d’intercepter ce signal et d’intervenir en leur faveur…

Le corail Acropora nasuta, communément appelé corail crème, grandit rapidement et s’étend largement. Il est essentiel à la formation et la solidification des récifs coralliens. Menacé par la Chlorodesmis fastigiata, ou algue chevelue, cet animal a développé une symbiose avec de petits gobies, ces poissons herbivores pas plus grands qu’un pouce, qui le protègent à la demande.

Dans une étude publiée dans le magazine Science, des chercheurs duGeorgia institute of technology montrent que ce corail est en effet capable d’envoyer un signal chimique de S.O.S. Les gobies interprètent ce message de détresse et agissent dans les minutes qui suivent. L’algue, très vite taillée ou dévorée, a donc très peu de chance d’attaquer le corail.