« Partir » – un poème d’Alain Gourhant

blog intégratif d’Alain Gourhant

Partir

Ce poème m’est venu
comme la conclusion nécessaire d’un voyage
effectué récemment en Thaïlande ;

tant que je ne l’avais pas écrit,
je ne pouvais passer à autre chose.

 

 

Partir-barques

 

 

 

 

Partir

un jour s’envoler sans prévenir
à bord d’un grand oiseau de métal
toutes ailes déployées

quitter sans regret ces trains de banlieues délabrées
transportant gémissants leurs blocs de solitude
sous le regard idiot des façades blêmes
murs sans fin taggés de colères et de haines

Délivrer son corps endolori par le froid hivernal
de ces villes emmurées de rancoeur

disparaître loin là-bas sans laisser de trace
en laissant derrière soi  la coque des habitudes

laisser dans un grand soupir de soulagement
le tarmac de béton des aéroports glacés

 

Partir

s’enivrer soudain du lait transparent de l’azur
s’enfoncer toujours plus loin dans le velours des nuages
les oreillers duveteux de l’innocence

arriver quelque part loin là-bas aux antipodes
ouvrir  la porte d’une passerelle légère
enjamber avec aisance le bastingage

se retrouver sans prévenir sous la caresse du soleil
réveillé par des geysers de lumières chaudes

être surpris émerveillé par le frémissement de l’instant
une joie nouvelle capable d’étreindre enfin le réel
une joie sans écran, sans mensonge, sans virtuel.

 

Partir

se diriger d’un pas sûr vers les plages de sable fin
retrouver le balancement sublime de la vague
les parfums d’algues et de coquillages rares
le baiser furtif du sable sur sa peau

retrouver l’insouciance
l’insouciance des jours sans lendemain
le présent éternel étalant sa beauté à la parade

face au bleu indécent de la mer
contempler paresseusement le Vide qui flotte sur l’horizon

dans un halo de vapeur
s’enfoncer plus profond encore
dans l’étreinte du sable.

 

Partir

emprunter ces barques qui vous attendent patiemment sur la plage
ces barques de bois précieux amoureusement sculptées
s’en aller visiter curieux cet espace plénier
là-bas de l’autre côté de l’horizon brumeux

parfois se retrouver piégé dans des culs de sac trop fréquentés
au milieu des foules en pagaille affalées sur le sable
promiscuité écoeurante des peaux dénudées
asphyxie des baumes et des crèmes lyophilisées
les corps flasques qui sommeillent en tas.

 

Partir

dans les temples en ruines parmi les décombres
retrouver le sourire des grands bouddhas immobiles
veillant éternellement dans leur nirvana

laisser les feuilles d’or tomber en tourbillonnant
au dessus d’un puits profond
dans le geste du lâcher-prise

méditer longuement à l’ombre d’un bouddha décapité
sur l’impermanence versatile des choses

revenir en taxi sur l’autoroute des désirs sans limite
le chauffeur est un bouddha ne sachant que sourire
s’endormir au ronflement assourdissant des moteurs
bercé par l’illusion d’avoir acheté sa part de bonheur.

 

Partir

à la fin du voyage : une mégapole vénéneuse
chaudron de fièvre humaine survoltée
partout en vrac sur le marché les objets étalés de la convoitise

des flashs de photos cruels crépitent dans la nuit
misère à fleur de peau obscènes tatouages érotiques
courir son dû de vie toujours plus vite
dans la spirale hypnotique des fumées mortelles

les gratte-ciels oscillent dangereusement de démesure
dans le ciel les feux de l’artifice explosent sans raison
des armées d’hommes affairés jubilent en futile célébration

acheter acheter toujours plus pour jeter dans les décharges
disparaître dans les cendres de l’obsolescence programmée
le monde partout pareil conscience obstinément muette d’opacité.

 

Partir

reprendre le grand oiseau aux ailes d’acier
impatient de répandre dans l’azur sa mortelle fumée

à l’horizon une dernière fois
saluer cette rencontre du Ciel et de la Mer
en transparence l’hologramme d’un bouddha
clin d’oeil furtif d’éternité

plus loin la misère sans remède sans espoir
ces déserts de poussières peuplés de taudis
la terre méthodiquement dépecée de sa sève

rêver d’un voyage sur place en expansion
dissolution patiente de toute forme

imperceptible souffle
le cosmos dans la nuit
replié sur lui-même.

 

Partir

sans partir

dans le chaos du monde
choisir sans regret le chemin du voyage
afin de réveiller ce voyage essentiel à l’intérieur de soi-même

parcourir encore et encore ce chantier inachevé de terre
afin d’établir la conscience en sa demeure

s’engouffrer dans le vacarme hystérique des mégapoles
pour s’ancrer dans le silence tout au fond à l’intérieur

ciseler patiemment le poème
et que les mots deviennent des phonèmes
pour mettre en musique la conscience chancelante

dans le Vide plénier de la lumière
unir inlassablement ce monde duel

recevoir réconcilié
la multitude colorée des formes
en leur sublime vacuité

leur abrupt mystère.

 

Gate gate paragate,
parasamgate bodhi svaha

va, va, va plus loin,
va toujours plus loin, au delà,
vers l’Autre Rive de l’Eveil.

Soutra du Coeur
(de la Perfection de la Grande Sagesse :
Maha Prajnaparamita Hrdaya Sûtra))

Le silence dans notre Profondeur

 

Cristal Lyne

~☼~Une Pluie D’étoile D’Amour et de Lumière en Vos Coeurs
~☼~Le Silence dans Notre Profondeur est Indispensable pour Entendre la Voix du Ciel ou Jamais on L’entendrais dans le Vacarme de Nos Pensées et de Nos Sentiments.Il Faut Être Attentif à cette Voix Douce qui nous Infuse de sa Chaleur et qui Fait Naître en Nous la Lumière et Nous Fait Ressentir un Amour Pur en Notre Coeur. Ce Silence est la Source Divine ou tout est Limpidité,Clarté et Pureté… S’apaiser pour que S’installe en Vous le Silence,le Vrai Silence, qui Laisse enfin à la Nature Supérieure la Possibilité de Faire Entendre sa Voix.Elle se Manifeste de Trois Manières ;Par une Lumière Qu’elle Fait Naître en Nous,par une Dilatation, une Chaleur, un Amour que nous Sentons dans Notre Cœur,et Enfin par la Volonté D’accomplir des Actes Nobles,Désintéressés, et la Liberté Intérieure qui Nous Permet de les Réaliser alors, il Faut Être Attentif, Ce Sont Là des Critères.~☼~Source Lumière~☼~Artiste Peintre~☼~ Juli Lesage~☼~
ஜNAMASTEஜ

Les guérisseurs, la foi, la science

Qui sont donc ces praticiens empiriques qui n’ont pour tout diplôme que les témoignages de reconnaissance de leurs patients ? Ces guérisseurs qui, à mains nues, à l’aide de leur seul don redonnent aux malades équilibre et santé ? 
Fruit de 4 ans d’enquête aux quatre coins du globe, ce film nous entraîne à la rencontre des guérisseurs et de leur pratiques.Jean-Yves Bilien est auteur réalisateur de documentaires.

 

 

LE PENDU

Imagerimes avec Maryvon Riboulet à Imagerimes
28 janvier ·

·

Le pendu

Loin d’un monde tombé en folie, détaché de toute contrainte,
Le pendu se laisse dériver dans cette frontière subtile.
Suspendu par mélancolie d’un simple lacet pour étreinte,
Il se balance ainsi privé d’une liberté inutile.

« Ah, laissez-moi » murmure-t-il dans un sourire énigmatique
« Regarder derrière le décor, vagabonder dans les coulisses !
Mon esprit doit être fertile, dans cette pose acrobatique
Et mon cœur a besoin d’accord avec son intérieur complice ! »

Il est détaché des malheurs, il a relâché son fardeau,
Il se rit des gens négatifs qui n’envient qu’entraîner les autres.
Lui, il rayonne de bonheur dans son corps tiré au cordeau,
Tout en restant dubitatif, toujours amicalement vôtre.

Il ne craint pas les grondements, il ne prend rien pour personnel ;
À sa manière d’observer, à sa façon de balloter,
Il a quitté les fondements des commentaires rationnels
Afin de pouvoir préserver ses souvenirs décalottés.

Il est suspendu dans le temps, indépendant dorénavant,
En équilibre entre le ciel et les racines de la Terre.
Le père retient son enfant, la mère tient son paravent
Et l’esprit souffle d’essentiel sur ce pendule solitaire.

«Il faut réviser notre façon de traiter les animaux»

Juliette Harau -Libération

Sandra n’a plus le droit d’être détenue par le zoo de Buenos Aires. Le 21 décembre, un tribunal argentin accordait le statut de «personne non-humaine» à cette orang-outan de 29 ans, et lui reconnaissait le droit à la liberté. L’animal ne retournera probablement pas à la vie sauvage car elle n’est plus capable de vivre dans son habitat naturel.

La philosophe Florence Burgat, directrice de recherche à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) et corédactrice en chef de la Revue semestrielle de droit animalier, offre un éclairage sur cette décision insolite. Selon elle, le droit des animaux doit être repensé de façon radicale. Alors qu’en France, les animaux devraient passer, en janvier, de «biens meubles» à «êtres vivant doués de sensibilité» dans le code civil français, après troisième et dernière lecture du texte au Parlement, la chercheuse se dit favorable à l’introduction de droits fondamentaux communs à tous les êtres sensibles, ainsi qu’à des droits particuliers.

Les grands singes avaient déjà acquis des «droits humains» en Espagne, en 2008. Pourquoi ces animaux en particulier ?

Florence BurgatLes associations de défense des animaux parviennent à attirer l’attention du législateur sur le cas des grands singes car c’est à leur propos que la recherche est le plus avancée. Des études poussées montrent qu’ils peuvent souffrir, qu’ils ont des émotions. C’est pour le chimpanzé que ça a été le plus mis en évidence : une vie relationnelle, des formes complexes de conscience, une identité… Il ne s’agit pas de penser les animaux sur le modèle humain, mais plutôt de prendre en considération le sol commun aux êtres vivants doués de sensibilité et de vie psychique. Il est curieux d’entendre certaines personnes estimer que prêter aux animaux des qualités propres au vivant doué de vie psychique revient à faire de l’«anthropomorphisme». Comme si le fait d’être impliqué dans sa vie, d’avoir des relations, de voir, de sentir, d’aimer ou de détester, etc., était propre à l’homme ! C’est une réaction purement idéologique. Comme si l’humain avait le monopole du sensible alors que c’est le propre des organismes psychophysiques. Reconnaître que les animaux existent en première personne, vivent leur vie en propre, ce n’est pas les humaniser, c’est reconnaître leur caractère d’être vivant !

Quelles autres espèces pourraient être reconnues pour leur sensibilité ?

Des critères similaires sont présents chez tous les vertébrés, les mammifères, les oiseaux. Pour les poissons, c’est beaucoup plus flou car les études sur ces espèces sont moins avancées. C’est un sujet qui intéresse moins. Pourtant il n’y a aucune bonne raison de les exclure de cette considération. Il existe aussi des zones d’ombre. La question n’est pas tranchée pour les animaux dits «inférieurs» qui vivent en colonie et dont l’individualité est moins marquée. Certains coquillages et insectes par exemple.

Doivent-ils avoir les mêmes droits que les êtres humains ?

Non, bien évidemment, il ne s’agit pas d’appliquer les droits humains aux animaux. Il est question de reconnaître des droits fondamentaux communs à toutes les espèces sensibles : le droit de ne pas être tué, le droit de ne pas être mutilé et torturé et le droit de ne pas être enfermé (l’habeas corpus dont a bénéficié Sandra, ndlr). A ces fondamentaux s’ajoutent des droits spécifiques pour les différentes catégories reconnues. Actuellement on parle des droits des femmes, des enfants, des malades… Chaque groupe a des particularités. Ca n’aurait pas de sens de reconnaître le droit à l’avortement aux hommes. De la même façon, il n’est pas question d’accorder le droit d’aller à l’école aux animaux.

Selon quelles catégories pourrait-on légiférer ?

Aujourd’hui, les théories des droits des animaux énoncent surtout des droits négatifs : quels animaux il est interdit de tuer, quand est-ce possible… De leur côté, les législations s’en tiennent à des bricolages qui maintiennent l’animal dans un système pensé à l’aune des utilités que l’homme pourrait en retirer – je parle à dessein d’«utilité» et non de «nécessité». Les droits des groupes humains ont été pensés en fonction de ce qu’ils sont et non de ce à quoi ils peuvent servir ; contrairement à ceux des animaux, construits en vue de ce finalisme anthropocentrique. Les animaux ont été placés dans la catégorie des biens, c’est-à-dire des choses dont on peut disposer absolument, sans se demander si leur être propre rend ce statut juste.

Le modèle de cohabitation pacifique avec les animaux le plus poussé à mon sens est théorisé dans l’œuvre Zoopolis, une théorie politique du droit des animaux, de Sue Donaldson et Will Kymlicka (1). L’étude propose d’octroyer le statut de«citoyenneté» aux animaux domestiques, celui de «résidents permanents» pour les animaux urbains, comme les pigeons, et la «souveraineté» pour les animaux sauvages. Il faudrait sortir du modèle cartésien qui prétend que les animaux réagissent mécaniquement aux situations qu’ils vivent alors qu’en fait ils y répondent de manière complexe. Ce qu’on fait subir aux animaux leur arrive en propre, ils le vivent. Cette notion de vécu est centrale.

Les zoos ne jouent-ils pas un rôle utile pour la biodiversité ?

Il y a deux choses à bien distinguer : les intérêts des animaux en tant qu’individus, d’une part, et la question des espèces, d’autre part. Préserver un capital génétique en enfermant des individus est pour le moins discutable. C’est d’autant plus discutable que, on le sait, les habitats des animaux se réduisent comme une peau de chagrin. On peut donc se demander si l’argument de la biodiversité n’est pas un alibi.

Les décisions comme celle de Buenos Aires sont-elles décisives ?

Ce n’est ni anecdotique ni l’annonce d’un changement radical rapide des mentalités. Il s’agit d’un jalon dans un long processus. Nous nous pensons radicalement différents des animaux mais aussi opposés à eux. Or on peut envisager une spécificité humaine sans que cela ne justifie l’utilisation dévastatrice que nous faisons des animaux. La question majeure me semble de comprendre pourquoi nous ne voulons pas renoncer à cette violence.

Ces décisions sont très importantes car elles montrent que les juges intègrent des éléments qu’on semble avoir du mal à admettre, parce qu’ils devraient conduire à une révision de nos façons de traiter les animaux. Or, ces comportements sont si profondément enracinés dans nos pratiques quotidiennes – manger de la viande, porter du cuir ou aller au zoo – que nous sommes déroutés à l’idée que cela devrait cesser.

La législation est-elle en train de basculer ?

La situation juridique évolue mais pour l’instant elle est entre deux eaux : d’un côté les pratiques ancrées suivent leur cours (celle des filières économiquement très puissantes de l’alimentation ou de la pharmacie notamment) et de l’autre la légitimité de ces pratiques est remise en cause par le législateur lui même. A la faveur des études scientifiques, mais aussi philosophiques ou législatives qui émergent, la segmentation actuelle entre l’homme et l’animal est ébranlée. Dans la loi, des limites à ce qui était jusque-là autorisé sont introduites au compte-gouttes. Le droit est dans une situation incertaine et le statut de l’animal reste hybride.

 (1)  Zoopolis. A Political Theory of Animal Rights, Oxford University Press, 2011

L’Esprit de Fèz : l’art et la spiritualité au service de la santé

La Lettre du Professeur Joyeux est un service d’information indépendant sur la santé, spécialisé dans la prévention des maladies auprès du grand public et des familles. Rendez-vous ici pour vous inscrire gratuitement (vous pouvez vous désinscrire en vous rendant ici).

L’art et la spiritualité au service de la santé

La santé ne se résume pas à la santé de chacun de nos organes. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) précise bien qu’il s’agit de la santé du corps, de l’esprit et de la vie relationnelle. Être en guerre avec son voisin, son pays ou soi-même perturbe vite la santé. Les conséquences en sont multiples. Le stress agit sur tous nos organes, le tube digestif en priorité : l’estomac irrité jusqu’à l’ulcère, le reflux gastro-œsophagien qui brûle jusqu’au cancer, la rectocolite qui pleure le sang au goutte-à-goutte.

Ainsi les burn-out se multiplient dans toutes les professions et les familles.

Pour apaiser, réduire les tensions si puissantes de ce monde, point besoin d’aller très loin, à une heure et demie de Montpellier, en avion direct, low cost, vous voilà dans la ville jumelle, Fès, héritière de l’Andalousie médiévale où juifs, chrétiens et musulmans s’enrichissaient de leurs expériences et de leurs différences.

Pour la cinquième année consécutive, j’ai participé comme intervenant à ce magnifique festival qui s’améliore d’année en année. « L’Esprit de Fès », animé par notre grand ami Faouzi Skali [1], c’est une bouffée d’air pur dans le monde où règnent tant de brutes et d’ignorants inconscients.

Ce monde dit hyper-développé, orgueilleux et stupide, voit se développer à toute vitesse de plus en plus de maladies de civilisation : diabète, obésité, cancers et maladies auto-immunes, des rhumatismes à l’Alzheimer, sans parler des maladies psychiques qui envahissent les cabinets des psys. Évidemment, pas un mot de prévention au sommet de l’Etat. Il ne voit pas ce que cela pourrait lui rapporter en termes d’économies ou de réélection. Ses conseils de prévention ne sont que des vœux pieux. Priorité aux lobbies pharmaceutiques à la recherche de nouvelles molécules, de vaccins de rêve, pour tenter de sauver ce qu’il reste de la santé en promettant Alzheimer et Parkinson à tous les anciens et l’euthanasie quand vous ne servez plus à rien.

Priorité aussi aux lobbies des phytosanitaires, pourvoyeurs de pesticides toxiques qui poussent les états et l’Europe à interdire les remèdes naturels et plantes qu’ils ne possèdent ni ne maîtrisent, au détriment de la santé des agriculteurs qui ne sont plus libres d’utiliser les plantes naturelles et sauvages traditionnelles, à bon escient évidemment.

Priorité aux lobbies de l’agro-alimentaire qui ont détourné et cloné les semences au détriment des paysans et de leur liberté de semer ce qu’ils ont récolté, et nous formatent à consommer leurs produits pour nous “faciliter” la vie, au détriment de notre santé… et de notre porte-monnaie.

Comme si les comportements propices à une bonne santé n’existaient pas !

Au festival des musiques sacrées du monde, à Fès, vous êtes emportés dans un autre monde, où vous sont offertes la paix et la santé de tout l’être. Celles dont tous les peuples rêvent. Ils l’attendent !

 

Fesitval de Fés

modification du statut des animaux dans le code civil

 

En lecture définitive, l’Assemblée nationale vient de voter le 28 janvier 2015 la modification de l’article 515-14 du code civil  qui fixe le statut et le régime du droit des animaux (texte adopté n°467:

Les animaux sont enfin reconnus dans le Code civil comme :  » des êtres vivants doués de sensibilité ».

Mais les animaux restent  soumis au régime des biens  : « Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens. » ;

Cette modification, rejetée par le Sénat avant son adoption définitive en dernière lecture par l’Assemblée, a une valeur hautement symbolique dans l’avancée du droit vis à vis de la cause animale. Mais il ne s’agira là que d’une avancée superficielle qui ne touche pas au fond le statut véritable des animaux qui restent des biens corporels au regard du code civil au même titre que les objets.

Les conditions parfois épouvantables d’élevage , d’usage, d’abattage des animaux ne seront donc pas modifiées par cette évolution du droit. Le combat pour l’évolution de  la cause animale doit se poursuivre. Ce combat est aussi et surtout un combat pour l’élargissement de la conscience humaine.

 

Ne t’attaque pas au système, démode-le !

sur réveillez-vous.fr

NE T’ATTAQUE PAS AU SYSTÈME, DÉMODE-LE !

« Il est cubique, titanesque, froid.
Il est doté de chenilles qui écrasent tout.
C’est le système social dans lequel tu es inséré.
Sur ses tours tu reconnais plusieurs têtes. Il y a celles
de tes professeurs,
de tes chefs hiérarchiques,
des policiers,
des militaires,
des prêtres,
des politiciens,
des fonctionnaires,
des médecins,
qui sont censés toujours te dire si tu as agi bien ou mal.
Et le comportement que tu dois adopter pour rester dans le troupeau.
C’est le Système.
Contre lui ton épée ne peut rien.
Quand tu le frappes, le Système te bombarde de feuilles :
carnets de notes,
P.V.,
formulaires de Sécurité sociale à compléter si tu veux être remboursé,
feuilles d’impôts majorés pour cause de retard de paiement,
formulaires de licenciement,
déclarations de fin de droit au chômage,
quittances de loyer, charges locatives, électricité, téléphone, eau, impôts locaux, impôts fonciers, redevance, avis de saisie d’huissier, menace de fichage à la Banque de France, convocations pour éclaircir ta situation familiale, réclamations de fiche d’état civil datée de moins de deux mois…
Le Système est trop grand, trop lourd, trop ancien, trop complexe.
Derrière lui, tous les assujettis au Système avancent, enchaînés.
Ils remplissent hâtivement au stylo des formulaires.
Certains sont affolés car la date limite est dépassée.
D’autres paniquent car il leur manque un papier officiel.
Certains essaient, quand c’est trop inconfortable, de se dégager un peu le cou.
Le Système approche.
Il tend vers toi un collier de fer qui va te relier à la chaîne de tous ceux qui sont déjà ses prisonniers.
Il avance en sachant que tout va se passer automatiquement et que tu n’as aucun choix ni aucun moyen de l’éviter.
Tu me demandes que faire.
Je te réponds que, contre le Système, il faut faire la révolution.
La quoi ?
LA RÉVOLUTION.
Tu noues alors un turban rouge sur ton front, tu saisis le premier drapeau qui traîne et tu le brandis en criant :
« Mort au Système. »
Je crains que tu ne te trompes.
En agissant ainsi, non seulement tu n’as aucune chance de gagner, mais tu renforces le Système.
Regarde, il vient de resserrer les colliers d’un cran en prétextant que c’est pour se défendre contre « ta » révolution.
Les enchaînés ne te remercient pas.
Avant, ils avaient encore un petit espoir d’élargir le métal en le tordant.
À cause de toi, c’est encore plus difficile.
Désormais, tu as non seulement le Système contre toi, mais tous les enchaînés.
Et ce drapeau que tu brandis, est-il vraiment le « tien » ?
Désolé, j’aurais dû t’avertir.
Le Système se nourrit de l’énergie de ses adversaires.
Parfois il fabrique leurs drapeaux, puis les leur tend.
Tu t’es fait piéger !
Ne t’inquiète pas : tu n’es pas le premier.
Alors, que faire, se soumettre?
Non.
Tu es ici pour apprendre à vaincre et non pour te résigner.
Contre le Système il va donc te falloir inventer une autre forme de révolution.
Je te propose de mettre entre parenthèses une lettre.
Au lieu de faire la révolution des autres, fais ta (r)évolution personnelle.
Plutôt que de vouloir que les autres soient parfaits, évolue toi-même.
Cherche, explore, invente.
Les inventeurs, voilà les vrais rebelles !
Ton cerveau est le seul territoire à conquérir.
Pose ton épée.
Renonce à tout esprit de violence, de vengeance ou d’envie.
Au lieu de détruire ce colosse ambulant sur lequel tout le monde s’est déjà cassé les dents, ramasse un peu de terre et bâtis ton propre édifice dans ton coin.
Invente. Crée. Propose autre chose.
Même si ça ne ressemble au début qu’à un château de sable, c’est la meilleure manière de t’attaquer à cet adversaire.
Sois ambitieux.
Essaie de faire que ton propre système soit meilleur que le Système en place.
Automatiquement le système ancien sera dépassé.
C’est parce que personne ne propose autre chose d’intéressant que le Système écrase les gens.
De nos jours, il y a d’un côté les forces de l’immobilisme qui veulent la continuité, et de l’autre, les forces de la réaction qui, par nostalgie du passé, te proposent de lutter contre l’immobilisme en revenant à des systèmes archaïques.
Méfie-toi de ces deux impasses.
Il existe forcément une troisième voie qui consiste à aller de l’avant.
Invente-la.
Ne t’attaque pas au Système, démode-le !
Allez, construis vite.
Appelle ton symbole et introduis-le dans ton château de sable.
Mets-y tout ce que tu es : tes couleurs, tes musiques, les images de tes rêves.
Regarde.
Non seulement le Système commence à se lézarder.
Mais c’est lui qui vient examiner ton travail.
Le Système t’encourage à continuer.
C’est ça qui est incroyable.
Le Système n’est pas « méchant », il est dépassé.
Le Système est conscient de sa propre vétusté.
Et il attendait depuis longtemps que quelqu’un comme toi ait le courage de proposer autre chose.
Les enchaînés commencent à discuter entre eux.
Ils se disent qu’ils peuvent faire de même.
Soutiens-les.
Plus il y aura de créations originales, plus le Système ancien devra renoncer à ses prérogatives. »

 

Il s’agit d’un court ouvrage de Bernard Werber, auteur contemporain surtout connu pour sa « trilogie des Fourmis », et globalement pour toute son oeuvre mélangeant assez habilement philosophie, spiritualité, science-fiction, dans des ouvrages assez faciles d’accès.

L’ouvrage en question est « Le Livre du Voyage », un livre très court qui a la particularité de s’adresser directement au lecteur, en employant le tutoiement qui est très juste dans ce cas-là.

 

La forme dominante de vie dans le cosmos est probablement celle de super robots

sur Slate.fr

Si nous finissons enfin par rencontrer des extraterrestres, ils ne ressembleront probablement pas à de petits hommes verts ou à des insectes géants. Il est plus probable que ce ne soit pas des créatures biologiques mais plutôt des robots extrêmement avancés avec une intelligence supérieure à la notre dans des proportions que nous ne pouvons même pas imaginer.

Si de très nombreux écrivains, futuristes et philosophes ont prédit le développement de l’intelligence artificielle et considèrent pour certain, dont le célèbre Stephen Hawking, que c’est une menace pour l’humanité, cette menace était sur terre. Mais cette forme d’intelligence supérieure pourrait surtout venir de l’espace.

C’est la conclusion d’une étude, «Alien Minds» (L’esprit des extraterrestres dont on peut voir une présentation ici), de Susan Schneider, Professeure de Philosophie de l’Université du Connecticut. Elle doit être publiée prochainement par la NASA. Susan Schneider rejoint ainsi les thèses d’astronomes comme Seth Shostak, Directeur du Centre de recherche de la NASA sur l’intelligence extraterrestre ou SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence), de l’astrobiologiste, toujours de la NASA, Paul Davies, et du responsable de l’astrobiologie de la Library of Congress Stephen Dick. Ils considèrent tous qu’uneintelligence dominante dans le cosmos est probablement artificielle.

Comme Susan Schneider l’explique à MotherBoard: «Beaucoup de gens ont une vision des aliens comme celle d’une icône. Ils les imaginent comme des créatures biologiques, mais cela n’a pas de sens dans l’échelle du temps». Seth Shostak va encore plus loin et affirme «avoir parié avec des dizaines d’astronomes que si nous recevons un signal extraterrestre, ce sera d’une vie artificielle… A partir du moment où une civilisation invente les ondes radio, elle est à 50 ans des ordinateurs et probablement ensuite à 50 ou 100 ans d’inventer l’intelligence artificielle. A ce moment là, les cerveaux mous et spongieux deviennent un modèle obsolète».

«Il y a une importante distinction à faire quand on parle d’intelligence artificielle», ajoute Susan Schneider. «Je ne dis pas que nous allons rencontrer des processeurs IBM dans l’espace. En toute probabilité, cette intelligence sera bien plus sophistiquée que tout ce que comprennent les humains».

Susan Schneider pense que la civilisation humaine est d’ailleus proche de l’étape où elleaméliore sa propre biologie et s’en affranchit peu à peu, l’homme machine. C’est ce queRay Kurzweil a appelé la singularité. Et pour Susan Schneider, nous n’allons pas seulement améliorer nos cerveaux avec de la technologie mais devenir progressivement totalement synthétique, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura plus pas de pensée originale, de créativité et d’émotion.

Parvenir à la conclusion que les civilisations avancées extraterrestres sont très probablement artificielles est un raisonnement assez simple d’après Seth Shostak. «Si on considère que tout signal radio extraterrestre que nous recevons provient d’une civilisation au moins aussi avancée que la notre. Disons, de façon prudente, que la civilisation moyenne utilise la radio pendant 10 000 ans. D’un point de vue purement statistique, la chance de rencontrer une civilisation bien plus ancienne que la notre est très élevée».