Engageons une réflexion sur la mainmise des multinationales du net

Je vous propose aujourd’hui d’abandonner momentanément la lutte pour la défense d’Antoine Delcour, celle contre CETA et TAFTA c’est à dire celle contre les paradis fiscaux  et contre la toute puissance des multinationales dont on veut infliger la mainmise sur les Etats Européens pour  réfléchir sur Google, Facebook et autres géants du net … ces derniers d’ailleurs déjà souvent rachetés par les deux premiers.

Pour le faire, je vais donc utiliser …Google et me référer à Jean-Marc Dupuy – nom de scène du net diront certains mais qu’importe- que vous connaissez peut-être déjà par ailleurs.

Sa lettre est un cri d’alarme, un parmi d’autres, mais si construit et si important qu’il mérite de s’y arrêter… et de ne pas laisser tomber.

Je vous invite à lire l’intégralité de cette lettre ici sur son site et j’en reprends ci dessous les principaux extraits.

« La plupart des gens imaginent qu’Internet est gratuit et libre. C’est fini aujourd’hui.

Vous avez l’impression que recevoir mes emails est gratuit.

Mais ce n’est pas le cas.

Mon Gmail s’est bloqué quand j’ai atteint 300 inscrits à Santé Nature Innovation. A partir de là, j’ai été obligé d’utiliser un système de « routage » professionnel et j’ai dû commencer à payer, sans quoi mes envois n’arrivaient plus.

Aujourd’hui, je paye des milliers d’euros chaque année pour avoir le droit de continuer à envoyer mes messages.

Très peu de personnes s’en doutent. Mais le fait est que je n’ai pas le choix. Si je n’utilisais pas ces systèmes, je serais tout simplement condamné au silence par les quelques grandes entreprises qui contrôlent Internet : Google, Orange, Free, Yahoo, Apple, etc.

Ces entreprises font ce qu’elles veulent.

A tout moment, elles peuvent décider de « suspendre » votre compte.

Elles imposent de plus en plus de normes et de mots « interdits » ; j’ai dû embaucher un informaticien spécialisé. Sinon, mes messages ne partent plus, ils n’arrivent plus chez les destinataires.

En cas de blocage, vous n’avez légalement aucun moyen de savoir pourquoi, aucun recours.

 

Pas plus tard que la semaine dernière, plus de 200 000 lecteurs ont cessé de recevoir mes messages. La communication a été rétablie depuis mais cela peut s’arrêter à tout moment.

 

Les grandes firmes et les gouvernements sont en train de restreindre l’accès à Internet

Techniquement, il était impossible d’empêcher les gens de dire et faire ce qu’ils voulaient avec Internet. Vous pouviez envoyer n’importe quel message à qui vous vouliez, y compris vos chansons préférées, ou n’importe quel texte que vous trouviez utile ou intéressant.

Mais les choses ont changé.

En 1995 sont apparus Yahoo et Wanadoo (devenu Orange), en 1998 est apparu Google, en 1999 Free, en 2004 Facebook, en 2005 Youtube, en 2006 Twitter, entre autres « géants du Web » comme on les appelle aujourd’hui.

Les dirigeants de ces sociétés sont peu nombreux : une vingtaine, au niveau mondial.

Ils se connaissent tous, ils partagent la même vision du monde. Ils sont proches des gouvernements, que ce soit le gouvernement américain, russe, anglais, allemand, japonais ou chinois.

Ils sont obligés de collaborer avec eux car sinon, ils pourraient être interdits (comme ce fut le cas de Google en Chine en 2010 [1] ; depuis, on peut dire qu’ils ont bien compris la leçon). Des milliards sont en jeu, et ils ne plaisantent pas. ( c’est pourquoi il est si important de lutter contre CETA/TAFTA car après l’adoption ce sera fini : les états dépendront de ces multinationales  ou alors ils paieront cher ! Nous le paierons cher !note du Temple des Consciences)

Ces sociétés au départ, paraissaient sympathiques : grâce à elles, on pouvait accéder à Internet et à toutes sortes de services (recherche, courrier électronique) pour une somme dérisoire, souvent même gratuitement.

Mais ce qui devait arriver, arriva.

 

 

Le pouvoir politique s’en mêle

Comme toujours, tout a commencé avec une cause qui paraissait juste : des sites étaient accusés de violer les droits des musiciens en les privant de leurs droits d’auteur. Les autorités les ont interdits, comme le site Napster fermé en 2001. [2]

On nous a aussi parlé des pédophiles, des terroristes, des trafiquants d’arme, et de drogue…

Tout le monde a dit « d’accord » parce que, évidemment, nous aimons tous les musiciens, et personne n’aime les pédophiles, les terroristes et les trafiquants.

Nous avons dit « d’accord » alors que nous savions que 75 % des droits sur la musique collectés au niveau mondial sont partagés entre seulement quatre multinationales cotées à Wall Street (Sony, Universal Music Group, EMI et Warner Music Group), et vont toujours aux mêmes « artistes », qui ne sont pas les meilleurs.

Nous avons dit « d’accord » alors que nous savions très bien que ceux qui étaient vraiment décidés à contourner les règles, les mafieux, les terroristes, allaient toujours trouver le moyen de le faire.

Mais ça passait encore, c’était pour la bonne cause, pensions-nous.

En réalité, l’interdiction du partage gratuit de musique, films et autres contenus sur Internet n’a eu qu’une conséquence : livrer « pieds et poings liés » les Internautes au matraquage publicitaire auquel ils échappaient jusque-là sur Internet.

Quel rapport ?

C’est bien simple :

Tous les sites déclarés, officiels, doivent désormais payer des droits pour utiliser des contenus. Des amendes colossales et jusqu’à 70 ans de prison sont prévus pour les contrevenants. [4] Cela n’a pas tardé à stopper toute initiative hors système de « fric », devenues illégales.

Ils n’ont plus d’autre choix que de mettre partout des « bannières », « pop-ups », « Google Ads », et autres vignettes publicitaires « Outbrain », « Taboola », etc.

Mais avec ce système, 85 % du revenu publicitaire mondial sur Internet aboutit dans les poches de seulement deux entreprises : Google et Facebook.

Comment Google et Facebook gagnent de l’argent sur votre dos de façon détournée

Grâce à leur taille, Google et Facebook ont pu se lancer sans aucune limite dans ce qu’ils appellent pudiquement la « monétisation des données » de leurs utilisateurs.

Cela veut dire qu’ils enregistrent tout ce que vous faites quand vous êtes sur leurs sites, puis revendent ces informations à des sociétés qui souhaitent mieux vous cibler.

Concrètement, la conséquence est que dès que vous utilisez une quelconque de ces applications, tout que vous faites, lisez ou écrivez sur les sites des géants d’Internet est méthodiquement consigné par ces mêmes entreprises. Les données sont ensuite revendues ou exploitées pour vous matraquer sur votre écran, votre iPhone, votre boîte email, votre iPad, d’offres commerciales toujours plus agressives.

Si Internet était resté libre, ça ne se serait pas produit car les utilisateurs auraient naturellement arrêté de fréquenter les sites qui collectent leurs données privées pour les revendre et les assommer de publicités.

Mais ce n’est encore rien…

Le pire du pire

Le pire du pire est que les grandes sociétés Internet ont aussi secrètement mis à la disposition des Etats les données et communications de leurs utilisateurs, sous prétexte de lutte contre la délinquance et, bien entendu, contre le « terrorisme ».

Ce système d’espionnage généralisé a été dévoilé grâce à Edward Snowden, [7] entre autres « lanceurs d’alertes ». Mais la révélation au public n’a absolument rien changé. Tout continue comme avant, en s’amplifiant.

Bien entendu, ce système de flicage n’a pas empêché les sanglants attentats terroristes, les guerres, ni mis le moindre frein à l’islamisme, au trafic de drogue, d’armes (y compris nucléaires) et autres réseaux de prostitution et de pédophilie qui se portent mieux que jamais aujourd’hui.

Ceux qui en ont besoin savent parfaitement se servir des systèmes de cryptage des données qui leur permettent d’échapper à cette surveillance sur Internet.

En revanche, le citoyen innocent, qui ne se doute de rien, et qui n’a rien à se reprocher, qui ne prend donc aucune précaution pour se cacher, celui-ci n’a plus aucune vie véritablement privée. Il n’y a plus rien qu’il fasse et qui ne soit pas enregistré définitivement sur les serveurs de Google et autres qui tiennent les données à disposition des autorités.

Pourquoi tout le monde est concerné

Ce système d’espionnage et d’enregistrement informatique semble ne pas poser de problème au citoyen honnête.

Mais cela ne reste vrai que tant que les libertés publiques sont respectées.

Pour peu que s’instaure dans un pays un climat de crainte ou d’intolérance, que certaines opinions jusque-là communément admises deviennent des « délits » (plusieurs opinions sont récemment devenues des délits en France), le citoyen devient juridiquement et physiquement menacé.

Les exemples historiques ne manquent malheureusement pas, où des pays où régnait l’état de droit se transforment, suite à une succession d’événements malheureux et inattendus, en états policiers, où les opposants sont arrêtés et persécutés pour leurs opinions.

Nul ne sait quelles sont les opinions ou actions qui, du jour au lendemain, deviennent répréhensibles. Cela peut-être quelque chose qui nous paraît invraisemblable aujourd’hui.

….

Des plans existent déjà pour faire interdire sur Internet tout message jugé « non conforme » sur la santé : non conforme à ce qui disent les autorités, et à l’intérêt des grandes firmes pharmaceutiques.

Au nom bien sûr de « l’intérêt général », Google a déjà commencé à « désindexer », c’est-à-dire à supprimer des pages de recherche, les références des sites Internet comme le nôtre qui diffusent des informations alternatives, libres, sur la santé. [11]

Google s’est allié avec le plus grand réseau de médecine conventionnel aux Etats-Unis pour fournir directement à leurs utilisateurs les traitements agréés par la FDA (les autorités de Santé). Ainsi, si vous tapez « arthritis » (arthrose) sur Google aux Etats-Unis, tous les sites libres (comme Santé Nature Innovation) cessent d’apparaître. Vous n’avez plus accès sur la première page qu’aux solutions « validées » par les autorités, au détriment de toute solution naturelle.

Ce système sera étendu d’ici peu à l’Europe et au reste du monde.

Une censure pire que dans les états policiers

Ce système est pire encore que la censure qui s’exerce dans les pays totalitaires. En effet, chez nous, les utilisateurs imaginent qu’ils sont libres, et qu’ils ont accès à une diversité de sources. Ils ne se doutent pas qu’ils sont manipulés, et sont donc encore beaucoup plus vulnérables à la propagande.

Pourtant, l’absence de diversité d’opinion, et donc de liberté d’opinion sur les grands sites Internet, crève les yeux.

Vous vous en rendez déjà compte quand vous cherchez à suivre les simples actualités.

Que vous alliez sur Google News, Yahoo News, Apple News ou sur n’importe quel site d’information officiel, ce sont essentiellement des moteurs, des machines qui reproduisent à l’infini les mêmes dépêches officielles, provenant des grandes « agences de presse » contrôlées par les gouvernements.

Garder l’esprit critique

….

Vous savez que j’existe, que je cherche, que je vis, que je trouve (parfois) des choses, que j’ai des hauts et des bas. Et vous avez raison car en effet, je suis là, je suis un homme en chair et en os, avec mes qualités et mes défauts, mes espoirs et mes craintes, mes joies et mes peines, mes réussites et mes erreurs.

Vous gardez votre esprit critique et vous avez raison : c’est exactement ce qu’il faut faire ! C’est la base d’une relation saine.

Je ne prétends pas avoir raison sur tout. Je ne suis pas là pour obliger le monde entier à s’aligner sur un même système de pensée.

Au contraire, je considère que la vie ne vaut la peine d’être vécue que si l’on est au poste de pilotage de sa propre existence. Je pense qu’il est important que chacun se serve de son cerveau, dispose des moyens de faire des choix, sans se laisser dicter un comportement et des idées convenues par les puissants.

….

Si vous avez encore un instant et le goût d’ouvrir encore votre conscience aller lire cette page du Temple des Consciences :

Vers un monde transrationnel

 

Open to Grace

 

 

  Un moment de grâce dans un fil d’actualités engagées

Le mantra est un support de méditation dont la pratique apporte un bienfait physique et spirituel. Le mantra est basé sur le pouvoir du son. Voici quelques mantras, mis en musique, ce qui leur donne encore plus de force.

Open to Grace – Kristin Luna Ray

From the album « Where heaven meets the earth ». Website of Luna Ray : http://lunaraymusic.com
http://www.amazon.fr/gp/product/B006H…

Antoine Delcour : son procès pour ces révélations

Le Monde : évasion fiscale 5 novembre 2014

Des milliards d’euros de recettes fiscales évaporées grâce à des accords fiscaux secrets. Plus de 300 multinationales concernées, parmi lesquelles des stars de l’économie comme Apple, Amazon, Heinz, Pepsi, Ikea, Deutsche Bank…

Dans une enquête réalisée en partenariat avec le consortium de journalisme d’investigation américain ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists) et quarante médias étrangers (The Guardian au Royaume-Uni, leSüddeutsche Zeitung en Allemagne, la télévision publique canadienne Canadian Broadcasting Corporation, l’Asahi Shimbun au Japon, etc.), Le Monde révèle les dessous du système fiscal luxembourgeois.

Consultez tous les documents des multinationales mis en lignes dans le cadre de l’opération #LuxLeaks

Depuis plusieurs mois, le Luxembourg est, avec les Pays-Bas et l’Irlande, au cœur de la polémique sur les avantages fiscaux accordés aux grandesentreprises. L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), chargée par le G 20 de lutter contre les pratiques d’évasion fiscale agressives des multinationales, fait pression sur ce petit Etat de l’Union européenne pour qu’il renonce à ses dispositifs fiscaux les plus controversés. Ceux-ci sont légaux, mais jugés nocifs. Ils privent les Etats de recettes fiscales substantielles, dans un contexte de disette budgétaire.

  • Que révèlent ces accords fiscaux ?

Grâce à l’ICIJ, nous avons eu accès, au cours des derniers mois, à 28 000 pages d’accords fiscaux secrets (appelés tax rulings) datés de 2002 à 2010, signés entre le grand-duché du Luxembourg et 340 grandes entreprises. Ces accords proviennent tous du grand cabinet de conseil et d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC). Ils ne concernent donc que les entreprises clientes de PwC.

Ces documents montrent comment les géants du Net, des télécoms, de la finance ou de la grande consommation s’appuient sur le Luxembourg et ses règles fiscales souples, mais aussi sur les failles de la réglementation internationale, pour y transférer des profits afin qu’ils n’y soient pas taxés, ou très faiblement.

LE LOUP DANS LA BERGERIE – 27 avril 2016

Antoine Deltour : son procès s’ouvre aujourd’hui

sur Médiapart 

Aujourd’hui, 26 avril débute à Luxembourg le procès d’Antoine Deltour, lanceur d’alerte à l’origine des révélations Luxleaks. Il risque jusqu’à 10 ans de prison et 1 297 500 € d’amende. Comment en est-on arrivé là ? Une tribune du comité de soutien de ce lanceur d’alerte emblématique.

Les révélations Luxleaks publiées en 2014 documentent pour la première fois un système, celui de l’évitement fiscal des multinationales en Europe. Ou comment ces multinationales organisent, en toute discrétion, leur insolvabilité fiscale dans une apparente légalité. Ces grandes entreprises s’offrent les services de cabinets comptables spécialisés pour mettre sur pied des montages complexes, à la frontière de la légalité, mais validés par des administrations fiscales complaisantes. Cette optimisation fiscale profite donc à la fois à ces entreprises, aux cabinets comptables et aux États associés à ces montages. La principale conséquence, ce sont des dizaines de milliards d’euros envolés chaque année qui manquent dans les caisses des pays où ces entreprises exercent leur activité. Ces multinationales se soustraient ainsi au financement des services publics et des structures d’intérêt collectif dont elles bénéficient pourtant chaque jour : les écoles qui éduquent, les hôpitaux qui soignent, la justice qui garantit le respect du droit, les infrastructures qui permettent le transport des personnes et des marchandises…

Antoine Deltour, alors jeune auditeur financier dans un cabinet comptable luxembourgeois, a eu accès aux documents détaillant les montages qui permettent ce système d’optimisation fiscale agressive. Découvrant l’ampleur de ces pratiques et conscient de leurs conséquences, il a copié 28 000 pages de documents. Cet acte a été guidé par son éthique, au mépris de ses intérêts personnels. Etait-ce un acte de délinquance vis-à-vis de son employeur qu’il s’apprêtait à quitter après deux ans d’un travail consciencieux et reconnu de tous ? Évidemment non. C’était l’acte d’un citoyen qui n’accepte pas qu’un tel système, sous un vernis de légalité, attente insolemment au bien commun et se joue de toute forme de justice. L’acte d’un lanceur d’alerte.

Aujourd’hui, Antoine est sur le banc des accusés. Son employeur a porté plainte et Antoine est poursuivi pour vol et violation du secret des affaires. Un comble ! Le délinquant ce serait lui, alors que de tous côtés on le félicite de son acte et on salue son courage, récompensé notamment en 2015 par un Prix du citoyen européen remis par le Parlement européen ?

Accéder au comité de soutien d’Antoine Deltour

CETA-TAFTA/TTIP : la dénonciation continue

Hanovre -Est Républicain

manifestation Hanovre le 23 avril 2016 : entre 35 000 et 90 000 personnes – journal Est Républicain

 

 

journal La Croix, Alexis Buisson, à New York, le 24/04/2016

Traité transatlantique, les critiques des Américains

 

Les idées protectionnistes ont le vent en poupe aux États-Unis. L’opposition à ce projet de traité est un des rares sujets qui rassemblent l’échiquier politique.

Bernie Sanders, candidat à la primaire du Parti démocrate pour l’élection présidentielle américaine, et Donald Trump, candidat à la primaire du Parti républicain, n’ont pas beaucoup de points d’accord. Mais s’il y a un sujet qui les rassemble, c’est bien celui du libre-échange.

Ils fustigent également l’Alena (ou Nafta) qui a créé en 1994 une zone de libre-échange avec le Canada et le Mexique.

Ce phénomène reflète les aspirations de l’électorat changeant du parti : depuis la crise économique, un nombre croissant d’ouvriers blancs, victimes de la récession et hostiles au grand patronat, a rejoint les rangs du Parti républicain.

18 % des Américains seulement soutiennent le TTIP

Le traité transatlantique en cours de négociation n’est pas encore mentionné directement dans la campagne mais il pâtit de ce climat. Selon un récent sondage YouGov, seuls 18 % des Américains soutiennent le TTIP, contre 53 % en 2014.

Lire aussi : WikiLeaks offre 100 000 € à celui qui divulguera le texte du Traité transatlantique

« Si c’est Trump, tout peut se passer. Mais d’une manière générale, les présidents démocrates et républicains se sont toujours montrés très pro-libre-échange quelles que soient leurs positions antérieures », analyse Jeff Kucik.

Durant sa campagne, Barack Obama avait ainsi critiqué le traité Alena ainsi que des accords initiés sous George W. Bush, mais il ne les avait pas remis en cause, une fois élu à la Maison-Blanche.

pour lire l’ensemble de l’article

Le Parisien, 07 Avril 2016,

TAFTA: 60 députés et sénateurs PS refusent que le Parlement soit « réduit au silence »

TAFTA : « Corporate America » achète l’Europe

 En cas d’acceptation par le parlement Européenne, et des Etats membres, quelles seraient les conséquences dans la vie de tous les jours? M. Paul Zurkinden, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen, nous répond:
« On ne connait pas le vrai contenu du traité transatlantique, puisque c’est négocié dans le plus grand secret, même les parlementaires ont un accès très restreint aux documents de négociations; le traité porte sur l’ensemble des normes, sociales, économiques, du travail, ou écologiques, qui seraient revus à la baisse afin de faciliter le commerce au niveau européen et américain. C’est donc un réel recul social au profit des revenus des acteurs multinationaux. »
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CETA-TAFTA/TTIP – même combat

7 raisons de se mobiliser contre TAFTA (TTIP)

1. Démocratie en danger : justice privée et « coopération réglementaire »

ce dispositif est un des plus dangereux du projet de traité. Il permettra à des entreprises privées d’attaquer les États si elles considèrent que les législations de ceux-ci compromettent leurs investissements et leurs profits.

voir ici des exemples d’états déjà condamnés suite à l’application de traités contenant un dispositif de tribunal arbitral.

2. Alimentation : La protection du consommateur n’est plus assurée !

Les États-Unis réclament que l’Europe en finisse avec le principe de précaution.

3. Agriculture : Nos agriculteurs soumis à une compétition sauvage

L’arrivée massive des viandes bon marché, produites dans des conditions beaucoup moins strictes de protection des travailleurs mais également des animaux, va conduire à la disparition des agricultures familiales qui privilégient la qualité sur la rentabilité.

4. Environnement : Un boulevard ouvert aux entreprises extractives

TAFTA, grâce aux mécanismes de règlement des différends Investisseur-État, augmente le risque que des entreprises américaines fassent pression sur les pays européens qui limitent l’exploitation des gaz et pétroles de schistes, dont la France

5. Service public… Service privé ?

Le TAFTA risque d’ouvrir une grande partie des services à la concurrence des entreprises de part et d’autre de l’Atlantique

6. Droit du travail : une mise en concurrence acharnée des travailleurs

En signant un traité de libre-échange qui « simplifiera » la totalité des échanges commerciaux (biens, services, capitaux, investissements,…) avec les États-Unis, les Européens vont être poussés à restreindre les obligations légales et réglementaires des entreprises qui opèrent dans l’UE.

 

7. Culture : la fin de « l’exception » et de la diversité culturelles

Depuis toujours, le gouvernement français proclame qu’il protège les échanges de biens culturels du commerce non régulé, invoquant pour ce secteur une « exception ». Il a réaffirmé cette volonté dans le cadre du TAFTA, mais la réalité invalide ces promesses.

 

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Ce samedi 23 avril 2016, des dizaines de milliers de personnes ont défilé contre le projet à Hannovre, en Allemagne.

Pour lire l’intégralité de  l’article de LibérationPar Rouguyata Sall

Le 13e cycle de négociations du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP, également connu sous le nom de Tafta) doit s’ouvrir lundi 25 avril à New York. Ce projet d’accord commercial, à la philosophie très libérale entre l’Union européenne et les Etats-Unis, est loin de faire l’unanimité. Une pétition a recueilli plus 3,4 millions de signatures. Ce samedi, des dizaines de milliers de personnes ont défilé contre le projet à Hannovre, en Allemagne.

Des collectivités d’Europe  se sont réunies à Barcelone contre le TTIP les 21 et 22 avril 2016

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Des maires et conseillers municipaux de toute l’Europe se réunissent à Barcelone les 21 et 22 avril à l’invitation de la Maire Ada Colau pour exprimer leur opposition aux traités transatlantiques de commerce et d’investissement qui menacent directement les compétences des collectivités territoriales.

nota : la majorité du conseil municipal de Besançon -(PS, PC, EELV-alternatifs et société civile) -a voté une motion anti-TAFTA le 18 février 2014.

La première rencontre européenne des opposants au Traité a eu lieu à Barcelone jeudi et vendredi. Entretien avec Amélie Canonne, animatrice du Collectif Stop Tafta en France.

Il y avait une nécessité d’exprimer l’opposition des élus. Notamment à l’approche de la ratification du CETA (l’accord économique et commercial global entre l’UE et le Canada scellé en septembre 2014). Nous souhaitons rassembler des élus qui iront à Bruxelles lors du sommet UE-Canada prévu fin 2016. Nous allons continuer.  La ville de Grenoble s’est proposée pour accueillir la deuxième rencontre d’ici début 2017.


Jadot accuse le gouvernement de «double discours» sur le TAFTA

L’eurodéputé écologiste Yannick Jadot réagit au durcissement du gouvernement socialiste dans les négociations commerciales avec les États-Unis. « Hollande, Valls et Fekl donnent l’impression de jouer aux altermondialistes, mais la raison pour laquelle ils le font, c’est pour défendre le pire du libéralisme d’aujourd’hui », critique Jadot, qui n’y voit qu’une technique de négociation avec Washington.

pour lire la suite

Grain de sable wallon dans l’accord de libre-échange Europe-Canada

 

Refusons le pouvoir des multinationales sur les états !

Ne laissons pas passer la signature de l’accord de libre -échange entre le Canada et l’Europe si nous ne voulons pas être livrés à la mainmise totale des multinationales  nord-américaines.

Faites circuler largement.

Libération Par Charles Delouche

La Wallonie refuse de donner les pleins pouvoirs au gouvernement fédéral belge pour qu’il ratifie le traité transatlantique. Arnaud Zacharie, secrétaire général du CNCD-11.11.11 et opposant au traité revient sur cette décision.

Alter ego du Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP/Tafta) entre les Etats-Unis et l’Union européenne, le Ceta, pour Comprehensive Economic and Trade Agreement, vient de subir un premier revers. Négocié en 2009 et signé en 2014, ce traité commercial entre le Canada et l’Union européenne a pour vocation de créer un espace de libre-échange transatlantique. Or l’annonce du rejet de la Wallonie de signer l’accord ralentit sérieusement la ratification du traité. Le ministre-président wallon, Paul Magnette, estime en effet qu’il«manque des garanties» à la ratification de l’accord commercial, et s’alarme du mécanisme d’arbitrage entre les Etats et les multinationales.

Pourquoi le refus de la Wallonie de ratifier le traité est-il un acte encourageant dans la lutte contre le Ceta ?

La contestation de la société civile est devenue officielle grâce à la prise de position de Paul Magnette. Il faut savoir que le Ceta, comme le TTIP, est un accord mixte qui nécessite l’adoption du texte par le Conseil européen et les Etats membres de l’Union. Or, en Belgique, le commerce extérieur relève d’une compétence régionale. Le pays aura donc besoin de l’unanimité des régions pour pouvoir signer le traité, et elle ne pourra pas le faire car les lignes rouges fixées par le ministre-président ne seront pas prises en compte. La Belgique ne sera pas seule. On sait déjà que la Bulgarie et la Roumanie ont annoncé clairement leur refus d’adopter l’accord en l’état, car le traité indique explicitement qu’il n’y aura pas d’échange de visa avec ces deux pays.

Premier «méga» accord dit de «nouvelle génération», le Ceta est le cheval de Troie des Etats-Unis. Il n’est censé concerner que les échanges entre le Canada et l’Europe. Or on sait que 81% des entreprises américaines présentes en Europe ont également une filiale au Canada. Les multinationales américaines auront donc la possibilité d’utiliser ce traité pour attaquer les Etats européens. On ne peut pas accepter des concessions au Canada qu’on refuserait ensuite aux Etats-Unis dans le cadre du TTIP. [Initialement programmé pour la fin 2015, le résultat des négociations ne devrait pas avoir lieu avant l’été 2016 ou 2017, en raison de nombreux barrages politiques, ndlr.]

La ratification de ce traité serait donc selon vous une erreur de la part de l’Union européenne ?

Oui, car il existe déjà un problème majeur au sein de la construction européenne : il n’y a pas de normes communes et cela alimente le dumping social et environnemental qui ronge l’Europe depuis des années. Négocier la convergence et la compatibilité des normes sanitaires, environnementales et sociales de l’Union européenne avec celles du Canada reviendrait à effectuer un nivellement par le bas et, ainsi, à diluer la construction européenne dans un espace bien plus large.

De plus, il y a un gros souci transversal : on parle de convergence réglementaire, ce qui veut dire qu’on va aborder avec des lunettes commerciales des thèmes qui touchent à la santé, à l’environnement et au droit du travail. Tous ces sujets dépassent de loin les compétences des ministres du Commerce européens.

pour avoir une vision globale de l’information sur cet accord

JURA : regard global sur des projets locaux

Nous sommes à Poligny, petite ville du Jura, capitale du comté. Depuis mars 2014 après l’annonce de Pierre &Vacances de créer un Center Parcs dans une forêt communale au sud de la ville tous les élus locaux – région, département, communauté de communes et commune exultent : 300 emplois à la clé !

Le projet de 400 cottages construits autour d’une bulle aquatique chauffée toute l’année à 29° est présenté comme un projet qui s’inscrit dans le respect de la nature et de l’environnement. Tout est prévu pour cela : on déforeste, on installe bulle et piscines entourées de palmiers, on consomme pas mal d’eau sans trop se soucier de son impact en période de sécheresse – près de 500 m3 par jour 

Le projet prévoit des retombées financières importantes pour les collectivités à condition qu’elles réalisent un investissement de plus de 60 millions d’euros…

Enfin, le projet prévoit de créer 300 emplois dont 60% à temps plein et c’est ce qui enthousiasme les élus.

Beaucoup ne partagent pas cet avis et la contestation s’organise : projet trop défigurant de la nature, trop hasardeux pour les finances locales, beaucoup d’emplois à temps partiel et peu rémunérateurs.  Un regroupement des luttes prend forme avec celles des projets similaires de Roybon en Isère et Le Rousset en Saône et Loire également engagés par le même promoteur-exploitant : Ni ici, ni ailleurs !

Toute l’information  concernant ce projet et sa contestation est regroupée sous forme de liens sur une page ici. On y trouve même là un site de réflexion pour des projets alternatifs effectivement plus respectueux de la nature et des hommes et c’est donc en ce sens – qu’une telle lutte s’inscrit parfaitement sur la page « un monde à construire -un monde à déconstruire » du Temple des Consciences.  Il s’agit de déconstruire ce projet de tourisme industriel et risqué à terme pour les finances locales et lui substituer des projets qui font sens autour d’une réelle harmonie de vie avec la nature. Il faut sauvegarder le paysage du Jura et son image mais aussi oeuvrer dans le respect des hommes et femmes qui vont y travailler. Il faut refuser la construction d’un Abou Dabhi jurassien réalisé en version classe moyenne par Pierre & Vacances.

Pour le Temple des Consciences, porteur d’une vision très élargie, un nouveau monde cherche à se construire sur les ruines et difficultés produites par notre ancien monde. Voir par exemple cete page : « vers un monde transrationnel ». Le Center Parc de Poligny est l’exemple parmi d’autres, de l’ancien monde qui cherche à subsister.

… Mais revenons ailleurs dans le Jura pour deux autres projets.

Il s’agit de la cession de l’Abbaye de Baume les Messieurs à la commune d’une part et des forges de Baudin d’autre part, ce dernier projet ayant fait l’objet d’une page commencée ici.

Nous avons là dans ce beau département gâté par la nature mais aussi par l’histoire trois projets dont les origines éclairent l’évolution de notre monde occidental depuis le Moyen-Âge.

Baume les Messieurs où l’abbé Bernon venu de Gigny restaura un ancien monastère au IX ième siècle avant d’aller fonder l’abbaye de Cluny en Saône et Loire. Cette abbaye qui prendra la tête de près de 2000 prieurés au XII ième siècle est donc aux origines de ce grand courant qui traversa l’Europe. L’homme est alors  tourné vers le ciel.

Avec les Forges de Baudin, nous abordons un nouveau mouvement structurant de l’histoire : après la Révolution s’installent des Forges dans un ancien moulin. L’homme progressivement se détache de l’Ancien régime avec ses privilèges, il s’écarte aussi du poids de l’institution religieuse. Il remplace progressivement sa croyance par une nouvelle, celle du Progrès : demain grâce au progrès et à la science sera meilleurs qu’aujourd’hui. L’homme prend en charge son destin, les sciences entraînent dans leur sillage l’évolution des techniques et l’industrie se développe comme à Baudin. Les maîtres de forge remplacent ici la noblesse locale : le serf d’hier devient ouvrier, par contre le travail, d’une autre nature, reste harassant. L’homme se tourne vers le Progrès et le bien-être matériel qu’il apporte.

Ce monde là est derrière nous, les forges sont depuis longtemps à l’arrêt. Il reste un petit musée et quelques passionnés du patrimoine qui veulent sauvegarder ce lieu d’exception. L’industrie n’a plus aujourd’hui ni l’aura ni la puissance sociale qu’elle représentait au XIX ième et début du siècle dernier. Partout, les emplois  sont soumis à l’effet de ciseaux de l’automatisation des tâches et de la délocalisation.

Nous sommes entrés économiquement dans une société de services et la France pour se défendre sur ce plan et créer des emplois veut développer au maximum son industrie touristique jusqu’à justifier là, la neige artificielle, ici à Poligny, les bulles chauffées – photo center parc de Moselle-pour que des touristes de classe moyenne puissent en quelques jours se gaver avec leurs enfants de plaisirs artificiels.

La foi dans le Progrès   s’est progressivement éteinte au fur et à mesure de la prise de conscience que nous allions dans le mur. Une autre société est à construire. A la Renaissance  l’homme est entré dans la modernité en s’écartant de ce qu’il appela l’obscurantisme. Il doit aujourd’hui sortir de cette modernité caractérisée par le monopole de vision des puissances des techno-industries et créer une rupture. Le Temple des Consciences appelle cette nouvelle ère, la transrationalité.

Des idées d’un autre développement sont possibles, des idées qui s’appuient sur une autre vision de l’homme et de son rapport à la nature.

Des emplois sont par exemple à créer pour sortir aussi l’agriculture du piège de l’ agriculture industrielle. cf le cahier d’acteur n°4 du Pic Noir

Localement, une association, ID JURA réflèchit à un autre futur.

Ailleurs dans le Jura, bruissent d’autres projets  qui écloront je l’espère et dont le Temple des Consciences se fera alors l’écho.

 

Crise de valeurs : L’homme est un esprit en accomplissement

L’histoire humaine par Camille Loty Malebranche

Pour lire l’intégralité de l’article :

sur le blog http://intellection.over-blog.com/

L’homme est un esprit en accomplissement dont la mission est l’autoconstruction par des valeurs. Les valeurs sont les briques constitutives de l’édifice humain. L’animal humain ne commence son humanisation qu’en intégrant les valeurs morales, intellectuelles, spirituelles qui le font personne humaine. Quand les excentricités matérialistes se substituent aux valeurs ontologiques proprement humaines, c’est toute l’orientation sociale de l’homme qui est déviée de sa vérité et frappée de déshumanisation. Une société en crise est avant tout une société en crise de valeur, une société aux valeurs fausses.

Qu’est ce que l’Homme ? un colloque organisé le 13 avril

Un débat organisé par Jean Staune

 

Bertrand Vergely, philosophe, spécialiste des pères de l’Église, il écrit aussi sur de nombreux sujets d’actualités, son dernier livre est La tentation de l’Homme Dieu, vous pouvez en trouvez une note de lecture sur le blog de Jean Staune.

Thierry Magnin, Physicien et théologien, Recteur de l’université catholique de Lyon, il est un spécialiste des questions de bioéthiques et des rapports entre Science et Foi. Il est l’auteur de Les nouvelles biotechnologies en questions.

Jean François Lambert, Psychophysiologiste à l’Université Paris 8, il enseigne aussi à l’institut de philosophie comparée. Il est le Président de l’UIP.