La Vérité, c’est que le monde doit changer

L’appel d’Arès, La Révélation d’Arès

L’appel d’Arès, La Révélation d’Arès.
C’est une courte vidéo que j’ai réalisée avec les moyens du bord pour présenter les grandes lignes de La Révélation d’Arès (en librairie). La Révélation d’Arès est le livre qui rend compte des événements qui se sont déroulés à Arès (France) en 1974 et 1977.
C’est un formidable Appel du Père de l’Univers aux hommes d’idéal spirituel. Cette Révélation apporte une connaissance et une lumière

Le transhumanisme : un crime contre l’humanité

-> Pour accéder à la lettre ouverte adressée au député Villani le 9 septembre et la diffuser

 

-> pour accéder aux articles sur le transhumanisme et l’intelligence artificielle

 

tempsréel.nouvelobs.com n-11 mars 2013

Le transhumanisme français : que des surhommes, pas de sous-hommes

Le courant transhumaniste, né dans les années 1980 en Californie, repose sur un postulat simple  : les progrès scientifiques permettront bientôt à l’homme de s’améliorer lui-même, d’augmenter ses capacités existantes, d’accéder à de nouveaux sens, voire à un nouveau niveau de conscience. Bref, l’homme pourra et devra bientôt transcender son humanité.

Marc Roux :

«  En réalité, quand on parle de cyborgs, ça existe déjà depuis l’implant cochléaire : c’est une technologie bionique qui rétablit le contact avec le nerf auditif. Qu’en est-il du pacemaker  ? Pour s’améliorer, ce n’est qu’une question de réglages. La réflexion transhumaniste se résume ici  : pourquoi ne pas faire ce choix, pourquoi ne pas nous améliorer  ?  »

les exemples ne manquent pas  :

 

sur le site de Science et Avenir 

 Le 9 avril 2016, le neurologue de l’Inserm François Berger participait à la table ronde « Embryon, génome, cerveau : faut-il craindre les manipulations ? », dans le cadre des Grands débats de la science, organisés par les magazines Sciences et Avenir et La Recherche au Collège des Bernardins, à Paris.

« La banalisation du transhumanisme n’est pas éthique, s’est alarmé François Berger. Il faut vraiment lutter contre ce discours, qui se développe depuis 4 ou 5 ans. Les idées de post-humain qui sont véhiculées par ce mouvement transhumaniste sont des choses qui sont un crime contre l’humanité », a asséné le neurologue.

Pour un inhumanisme à visage humain  – sur le site Pièce et Main d’oeuvre:

Retenez cette date : à l’automne 2017, l’université grenobloise affiche pour la première fois sa connivence avec les fanatiques de l’homme-machine. La Fête de la Science, du 7 au 15 octobre 2017, lui en fournit l’occasion : outre ses habituels ateliers de formatage technoscientiste ludiques, interactifs et bétifiants (« Pepper, le robot compagnon », « Rob’Air, le ptit nom mignon du robot de l’université »), la Communauté universitaire Grenoble Alpes  accueille sur le campus l’Association française transhumaniste (AFT) Technoprog tout l’après-midi du 12 octobre. Non comme invitée, mais comme organisatrice d’un forum intitulé : « Transhumanisme, bonnes pratiques ». Vous avez bien lu. Bienvenue dans nos
ateliers « Pour un inhumanisme à visage humain », « Déontologie de l’anthropophobie » et « Vers une fin de l’espèce humaine équitable, durable et responsable »


Une gelée de mots typique de l’Association française transhumaniste (AFT) Technoprog. Son président,Marc Roux, répète à tous les micros : « un autre transhumanisme est possible » – comprendre, un transhumanisme « de gauche », « collaboratif », « encadré », « responsable », « égalitaire »
et remboursé par la sécu. Mais sa vraie pensée, exprimée dans ses « Propositions technoprogressistes », est d’un banal libertarisme :
« La société et l’État devrait (sic) intervenir le moins possible face à la
responsabilité du choix des individus, mais aussi celle des parents ou futurs parents, quant à l’usage du corps
. »

Technoprog (abrégé de « techno-progressisme ») a bien choisi son nom. Le progrès, pour les anthropophobes, est le progrès des machines et des maîtres des machines. Chacun constate déjà, dans sa propre vie, à quel point ce techno-progrès est synonyme de regrès social et humain.

À l’élite « augmentée » par manipulations génétiques ou par hybridation avec la technologie, le techno-progrès promet un surcroît de puissance digne de sa soif de domination. Aux autres, humains non-augmentés, inférieurs et superflus, il réserve le sort des espèces menacées. Comme le disent les transhumanistes sur leurs forums : « Il sera intéressant de voir la pression s’inverser peu à peu et les hyper-valides devenir les nouveaux
valides » – c’est-à-dire, de voir les valides devenir les handicapés de demain.

Ainsi, Alim-Louis Benabid, neurochirurgien vedette de la cuvette, avait reçu trois millions de dollars du « Breakthough Prize 2015 » créé et abondé par Mark Zuckerberg (Facebook), Sergeï Brin (Google), Art Levinson (California Life Compagny, pour « la mort de la mort »)
et autres patrons transhumanistes californiens, en remerciement de sa contribution à leur programme inhumaniste.
.
Le fondateur de Clinatec, la clinique grenobloise qui expérimente implants
neuroélectroniques et interfaces homme-machine futuristes, a sans doute été impressionné par sa réception à Mountain View, dans les locaux de Google. Lui aussi assume désormais son transhumanisme, dans les colonnes de Sciences et avenir de juillet 2017 :
« « On m’interroge toujours sur ce qu’on appelle ‘l’augmentation' », constate le Pr Benabid, qui pratique le BCI (brain computer interface), interface cerveaumachine portée au pinacle par le célèbre entrepreneur américain Elon Musk, qui a tout récemment clamé vouloir doter l’humain d’intelligence artificielle.
Autrement dit, se faire fort d’augmenter ses capacités, et notamment pour faire face aux machines, elles-mêmes dotées d’intelligence artificielle. À ce sujet, « mon attitude a changé » explique A.-L. Benabid.

10 octobre 2017 : rapport du Sénat : L’impact et les enjeux des nouvelles technologies d’exploration et de thérapie du cerveau

après les néonicotinoïdes, voici venir les insectes chimériques

Kokopelli

La loi biodiversité du 8 août 2016 inclut à terme l’usage des néonicotinoïdes. Elle n’est sans doute qu’un vaste coup fourré pour faire avaler le passage aux insectes chimériques.

D’autant plus que le nouvel épouvantail des Autorités, le virus Zika, ne pourrait être contrôlé, selon les grandes déclarations des multinationales criminelles de la Pharmacratie, que grâce aux moustiques chimériques d’Oxitec – alors que des soupçons plus que légitimes se font jour quant aux moustiques mutants d’Oxitec qui ont survécu, au fil des années.

Coïncidence des coïncidences, un rapport de 55 pages intitulé “Insectes Génétiquement Modifiés” vient d’être publié, en décembre 2015, par la Chambre des Lords du Royaume Uni. Sur les 160 et quelques articles de ce rapport, seulement quelques-uns sont imprimés en gras dans le texte: ces articles concernent l’utilisation d’insectes génétiques modifiés dans l’agriculture et ils mettent en exergue les avancées technologiques de la société Oxitec dans ce domaine.

Autre coïncidence des coïncidences, le site d’origine du moustique vecteur du virus dénommé “Zika”, au Brésil, serait le site de lâchage, durant l’été 2015, de millions de moustiques chimériques d’Oxitec.

En fait, des essais impliquant des moustiques chimériques ont eu lieu au Brésil depuis 2011. Dès 2013, Oxitec avait commencé à répandre, dans la région de Piracicaba, 300 000 moustiques transgéniques, par semaine, pour lutter contre le moustique (Aedes aegypti) vecteur de la dengue, de la fièvre jaune et du Chikungunya.

L’un des directeurs d’Oxitec/Brésil est Glen Slade, un ancien de Syngenta. Le directeur général d’Oxitec est Hadyn Parry qui fut directeur des Sciences Végétales pendant 15 ans chez Zeneca/Syngenta. Son directeur financier est actuellement Bill Fleming, un ancien de chez Bayer. Son directeur scientifique depuis avril 2014 est Simon Warner qui fut pendant 17 années chez Syngenta.

Aujourd’hui, et depuis quelques jours seulement, le moustique chimérique d’Oxitec n’a plus besoin de discrétion: la FDA (Food and Drug Administration) vient de l’avaliser légalement le 6 août 2016 pour les USA. Aujourd’hui, aux USA, le moustique chimérique d’Oxitec est acclamé comme étant la seule solution qui va pouvoir débarrasser le monde de ce nouvel épouvantail, le virus Zika!

La généralisation des insectes chimériques dans l’agriculture est promue comme la prochaine révolution. En fait, ceux qui promeuvent le recours à leurs insectes chimériques, pour l’agriculture, dénoncent fortement les catastrophes générées par les technologies agricoles de Monsanto et de Syngenta à base de semences génétiquement modifiées pour résister au glyphosate ou pour intégrer le BT. Mais les membres de leurs conseils d’administration, et de leurs directoires, viennent, en grande partie, de chez Monsanto, de chez Syngenta, de chez Bayer, de chez tous les criminels qui détruisent la Biosphère… Lorsque les insectes chimériques d’Oxitec/Intrexon auront remplacé les insecticides de Syngenta, de Bayer et de Monsanto, Oxitec/Intrexon sera racheté par l’une de ces multinationales génocidaires.

pour lire tout l’article

La spiritualité n’est pas un système religieux…

Bertrand Duhaime

extraits…

La spiritualité n’est pas un système religieux, elle représente une expérience naturelle, indépendante de toute religion, de toute croyance et de tout dogme, qui permet à l’être de s’épanouir dans sa véritable grandeur, parce qu’elle lui rappelle que la Vie est le fruit de l’Amour, qu’il n’y a partout qu’Amour et Unité, et que l’Amour vient de l’Absolu.

Dans le contexte de l’Éveil spirituel, elle évoque une exploration des plans supérieurs de la Conscience divine et une reprise en charge de son être dans ses trois dimensions fondamentales (corps, âme et Esprit) pour exprimer l’Être, pour plus Être…

Ne parvient vraiment à s’initier ou à se réaliser que celui qui est prêt à se laisser surprendre; à renoncer à ses croyances; à ses instruments habituels et à ses anciens modes d’agir et d’être; à tout ce qui le retient, l’encombre et lui fait obstacle, comme aux spéculations mentales et à la tyrannie de la raison, source de son ego. Car il lui faut aussi de la simplicité et de l’humilité pour entrer en contact avec une nouvelle dimension de son Être total, par la voie du cœur, la porte qui ouvre sur cet espace apparemment vide, infini et silencieux, mais plein de vie, la Vie de l’Absolu. Au signal, il doit savoir tout lâcher pour répondre à l’appel intérieur que lui lance tôt ou tard son âme d’apprendre à gérer sa principale ressource, son énergie personnelle, afin de retrouver sa Pleine Conscience, sa Maîtrise totale…

On peut s’inspirer du grand Maître Omraam Mihkaël Aïvanhov pour assurer, dans une paraphrase : «La vie est une école dans laquelle chacun passe par un stage initiatique. Dans l’École terrestre, nul ne sait trop qui est le professeur et qui est l’élève, qui instruit et qui est instruit. Des enfants, des éclopés, des mendiants, des ennemis apparents peuvent nous instruire…

Chacun doit garder à la mémoire le fait que tout vibre, se meut, change, bouge, se transforme constamment en de nouvelles fréquences, ce qui impose, pour garder les énergies fluides, donc en circulation libre, d’éviter de les condenser, de les réduire en dogmes, de les cristalliser. Par son degré de conscience, chacun vibre à une fréquence particulière, mais il doit bien se garder de la considérer comme la seule et unique vérité qui existe, surtout que toute présumée vérité est appelée à se modifier avec le temps. Aussi chacun doit–il rester libre d’en reconnaître la vibration pour ce qu’elle est dans l’immédiat, en s’intériorisant, tout en continuant de transcender cette connaissance d’un concept ou d’une doctrine. Les croyances de chacun dépendent de son degré de conscience, ce qui laisse entendre que chacun interprète différemment la réalité…

L’autonomie ne désigne pas principalement l’aptitude à se faire à s’assumer dans ses besoins comme manger, exécuter les petits travaux quotidiens, conduire un véhicule personnel ou aller faire les courses, elle dépeint une personne qui refuse de se laisser influencer par l’extérieur, peu importe la notoriété de l’intervenant ou la qualité de ses interventions. Il s’agit de l’attribut d’une personne qui ne se laisse pas suggestionner par ce qu’elle entend ou voit et qui se garde de se laisser assujettir…

Manifeste des chimpanzés du futur

 

Je reçois ce jour le livre « Manifeste des chimpanzés du futur » publié en septembre 2017 et dont j’ai hâte de prendre connaissance pour participer à organiser la pensée et la lutte  contre cette déshumanisation qui s’avance à grands pas.

Je rappelle ici la lettre ouverte adressée le 9 septembre dernier au député Villani et qui constitue une première pierre d’un chimpanzé du futur contre les promoteurs d’un  monde déshumanisé.

Je sollicite chacun pour diffuser autour de lui cette lettre afin de sensibiliser puis organiser une défense frontale face à cette évolution.

Pour accéder aux différents articles écrits sur le sujet

 

Frères humains, soeurs humaines, vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes  ;  d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels dont l’activisme impérieux et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’automachination par ingénierie génétique et hybridation électro-mécanique.
Vous avez entendu l’ultimatum cynique et provocant de ce chercheur en cybernétique : « il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde.Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles au pré.« Et encore, « ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur.« 
Nous sommes les chimpanzés du futur et nous vous appelons à la résistance contre ce néo-nazisme surgi des laboratoires.
Les animaux politiques qui écrivent à l’enseigne de Pièces et main d’oeuvre combattent le transhumanisme depuis une quinzaine d’années. Ils ont déjà publié nombre de livres sur des sujets voisins : Terreur et possession, Aujourd’hui le Nanomonde; L’industrie de la contrainte, etc...

 

 

 

 

 

Où en est l’intelligence artificielle ?

FINTECHMAG

 

Selon cet article l’Intelligence artificielle est appelée à un grand avenir puisque le marché en France passerait de 200 millions en 2015 à plus de 11 milliards en 2024 !

Pour accentuer et favoriser le virage technologique et économique, le député Cedric Villani a été chargé de rendre un nouveau rapport fin 2017 sur le sujet.

J’ai adressé le 9 septembre une lettre ouverte au député Villani pour lui demander de prendre en compte les risques humains considérables que va produire cette évolution et le rejet du transhumanisme comme solution pour faire face à ce défi.

 

L’intelligence artificielle est sur tous les fronts. Le  Président sortant  a dévoilé France IA, un rapport prescrivant 59 recommandations pour faire de l’IA un levier de croissance.  Le dixième  Forum Netexplo, enfin, s’est tenu  les 26 et 27 avril derniers au Palais de l’Unesco à Paris.

Sur les 59 recommandations qui y figurent, l’on y trouve des mesures de financement, l’instauration dès l’école primaire d’un enseignement de l’IA, le développement de MarIAnne, un assistant conversationnel intelligent pour les services publics, la création d’un avatar en temps réel du réseau énergétique français mais aussi la défiscalisation du rachat des start-up de l’IA par les grands groupes français.

Avec 270 startups dédiées à l’IA qui ont levé près de 278 millions d’euros en 2016, la France est la seconde destination des investissements IA, derrière la Grande-Bretagne (581 millions d’euros) mais devant l’Allemagne (187 M€) et la Belgique (110 M€).

Ces investissements, qu’ils soient privés ou publics – France IA prévoit le financement de 10 d’entre elles, à hauteur de 25 millions d’euros chacune d’ici 5 ans -, traduisent un fort engouement, justifié par de réelles perspectives économiques. Selon l’institut d’études et d’analyse Tractica, le marché de l’IA, devrait atteindre 11,1 milliards de dollars d’ici 2024 pour un peu plus de 200 M€ en 2015. Selon Accenture, L’IA devrait aussi augmenter la productivité française de 20% d’ici 2035, contribuant à une croissance de 2,9%. Des chiffres à l’aune desquels l’engagement public s’explique mieux.

Forum Nextexplo 2017 – 26 et 27 avril à l’Unesco

Forum Nextexplo fête cette année ses dix ans d’existence. D’abord installé au Sénat et parce qu’il a grandi il est aujourd’hui accueilli à l’Unesco.

Le forum de l’observatoire Netexplo 2017 est introduit par madame la sénatrice Morin-Desailly Présidente de la commission culture, éducation et communication du Sénat.

Pour Thierry Happe co-fondateur de l’observatoire en 2007 avec HEC Paris l’intelligence artificielle -IA- s’articule autour de 4 grands domaines :

  • les algorithmes – (Google-Facebook-Amazon conduite automatisée : ne sont pas neutres mais déterminés en fonction de l’objectif à atteindre)
  • la puissance de calcul ( elle explose)
  • le Big Data ( actuellement seulement 1% des données stockées son utilisées)
  • le réseau des neurones artificiels (image traduisant les capacités de l’IA). Sont cités Roboearth qui regroupe 5 universités européennes : il permet le partage et l’apprentissage des uns et des autres
  • Self-teaching 3D : Apprendre de ses erreurs et s’adapter aux différentes modifications de l’environnement
  • Evolving Robot ( il va améliorer ses robots-> darwinisme robotique)

etc…

Pour Bernard Cathelat, sociologue, la tendance lourde de l’IA a évolué :  d’abord elle s’est orientée pour géolocaliser, puis profiler, puis pour surveiller et enfin  atteindre la « supersight Power« , l’omni-surveillance et le scénario global est une société de transparence qu’il appelle « cristal world« .

Pour Julien Lévy, directeur de digital Center à HEC les principales tendances actuelles en innovation se concentrent :

  • autour du corps et de la santé
  • autour de la réalité (  mesure, analyse, prédiction)
  • autour de la société ( veiller, surveiller, contrôler)
  • autour de l’économie ( des leviers pour le marketing, des plateformes de services)
  • autour de l’homme et de la machine (on est dans l’immersion et il n’y a plus vraiment de frontière entre l’homme et la machine)

Avec l’intelligence artificielle la société évolue vers la société panoptique : la gouvernance des données. Actuellement les données sont de plus en plus stockées mais mal exploitées et l’innovation va donc maintenant s’orienter vers le traitement de ces données.

Entre 1970 et 1990 l’IA a connu beaucoup de déboires mais depuis quelques années grâce aux réseaux de neurones artificiels, des progrès considérables sont enregistrés. Le dépistage des mélanomes cancéreux par IA en est un exemple.

Selon Julien Lévy, il y a actuellement confusion entre l’IA faible ( traitement actuel de données pour résoudre un problème) et l’IA forte qui développe sa propre conscience et qui peut faire peur. Selon lui l’IA forte n’existe pas et l’enjeu est l’IA faible. Mais s’appuyant sur un article de l’informaticien JCR Licklider de 1962 il observe que sur les 10 points que se partageaient l’homme et la machine à l’époque 6 étaient propres à l’homme alors qu’aujourd’hui il n’en reste plus que 2 montrant que l’espace spécifique à l’homme s’est réduit. L’enjeu est de déterminer si les hommes sont toujours possesseurs du monde et de la nature.

Pour voir les vidéos des différentes présentations des innovations au forum

 

 

« Comploter, coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser, pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir et régir »

Reporterre

 

C’est un livre « chargé », en dit son auteur — une « somme », comme le signale le titre. Et même une première : aucun travail de synthèse, combinant histoire économique, industrielle, mais aussi accusations, litiges ou condamnations n’avait encore été réalisé autour de cette multinationale, née en 1924 avec la Compagnie française des pétroles (CFP). Pour Alain Deneault, connaître ce passé était pourtant indispensable pour comprendre comment Total fonctionne et d’où elle tire sa puissance. Établir un diagnostic afin de lui opposer des stratégies adaptées, voilà l’ambition de De quoi Total est-elle la somme ? Multinationales et perversion du droit, paru récemment aux éditions Rue de l’échiquier – Écosociété.

Premier problème : comment définir Total ? Est-ce « une société pétrolière française » ? Car elle est constituée de 882 sociétés consolidées, opérant selon 130 législations différentes. Seuls 28 % de ses capitaux sont français, et pour le reste, canadiens, étasuniens, anglais, chinois, qatariens, etc. Elle n’est pas seulement active dans le pétrole, mais aussi le gaz, l’électricité, la pétrochimie, le solaire, les agrocarburants, les lubrifiants, la biomasse, le nucléaire, l’internet des objets ou le bioplastique. Total est donc plutôt une multinationale apatride capable de tirer son jeu d’une multitude de conjonctures, explique l’auteur.

 

« Comploter, coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser, pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir et régir » : ces 12 verbes d’actions sont illustrés par des histoires avérées où Total tient le premier rôle. Certaines nous sont bien connues : « l’affaire Elf » (corruption à grande échelle de dirigeants politiques) ou celle de l’explosion de l’usine AZF (dans laquelle Total et ses avocats continuent de nier toute responsabilité devant la justice), son implantation dans les anciennes colonies française transformées en enveloppes juridiques grâce aux réseaux de la Françafrique, la pollution à coups de marées noires et d’émissions de CO2, ou encore la délocalisation de ses avoirs ou activités là où la fiscalité est plus lâche…

« Il ne s’agit pas, pour des firmes comme Total, de régner sur un mode souverain, à coups de décrets et d’édits, tel un État, mais de transformer le rapport des États à la conjoncture, de façon à ce que le législateur cherche le plus possible à rendre conforme la loi aux rapports de force instaurés par les multinationales, dont la réalité acquerra le statut d’axiome. La loi qui domine ne sera plus celle des États mais celle du marché au sens d’un champ transcendant le secteur public. »

Pour Alain Deneault  ces firmes représentent le pouvoir totalitaire version XXIe siècle. « Au moment même où Hannah Arendt écrivait ses thèses sur le totalitarisme [dans les années 1950], la CFP crée la marque Total [en 1953] et se présente comme étant “totale” » insiste-t-il. Signe d’un complexe d’infériorité de la pétrolière française face à ses homologues, qu’elle cherche à résorber. « Ce qu’elle signifie alors c’est : “Nous aussi sommes un pouvoir, nous pouvons nous interposer entre les acteurs sociaux et les pouvoirs publics, et à partir de là développer des lois à valeur totalisante sur le monde” », analyse Deneault.

Le philosophe pousse cette thèse dans LeTotalitarisme pervers, un court texte qui suit la somme sur Total et en tire des conclusions d’ordre général. « Des totalitarismes d’antan à celui d’aujourd’hui, on est passé d’un ordre psychotique de domination où une autorité toute-puissante et hyper visible donne le la de la réalité sociale et judiciaire, à un ordre pervers où la loi semble s’imposer d’elle-même comme la pluie, sans que les intéressés qui le coordonnent ne se distinguent particulièrement des sujets qui la subissent. […] Les maîtres pervers […] dominent en élaborant des formes d’autorité qui passent pour objectives. C’est en cela qu’on reconnaît la finesse nouvelle du totalitarisme contemporain », écrit-il.

Deneault plaide pour des « minorités intenses ». « Le progrès a toujours été l’œuvre de minorités. Je crois que l’important, c’est l’intensité, c’est par là que nous arrivons à valoir comme peuple, comme communauté capable d’engager des changements sociaux », soutient-il, en citant pour exemples la révolution de 1848, Occupy Wall Street et les révolutions arabes de 2011, ou encore les évènements récents en Roumanie. « Ce sont toujours des minorités qui, en intensifiant leurs mobilisations, prises de paroles et de conscience, leur présence au monde, peuvent marquer des avancées et établir des rapports de force. Et plus une minorité est intense et en phase avec une époque, moins elle est minoritaire. »

Pour voir la présentation du livre

 

 

Des ondes cérébrales enregistrées plus de 10 minutes après l’arrêt cardiaque

Nexus mai-juin 2017

En étudiant le temps qui sépare l’arrêt cardio-respiratoire et la cessation d’activité du cerveau une équipe de chercheurs canadiens de l’ Université de Western Ontario a enregistré une activité cérébrale 10 minutes après l’arrêt cardiaque du patient.

Chez trois patients sur les quatre observés l’activité cérébrale a cessé avant l’arrêt du rythme cardiaque et de la tension artérielle.

Pour le patient 1 -femme de 72 ans- l’activité cérébrale a cessé 4 mn avant l’arrêt cardiaque. Curieusement ces deux fonctions ont redémarré 1mn et 20 secondes après pendant 40 secondes.

Pour le patient 2 -homme de 70 ans- l’activité cérébrale a cessé 10mn et 10 secondes avant l’arrêt du coeur.

Pour le patient 3 – femme de 58 ans- il y a eu une vague de plages de fréquences élevées 8 mn avant la cessation de la pression artérielle et durant 4mn. La cessation de l’activité électro-cérébrale a cessé 1 mn et 30 secondes avant l’arrêt du coeur.

Cependant chez le patient n° 4 – homme de 67 ans- une activité électro-cérébrale à haute fréquence a été observée à deux reprises pendant 2 mn chaque fois , 11mn et 5mn avant l’arrêt de la pression artérielle.

L’activité du coeur s’est poursuivie durant 15 mn et 30 secondes après la cessation de la pression sanguine.

L’activité électro-cérébrale a progressivement diminué tout en en accusant des vagues d’ondes delta durant 10mn et 38 secondes après la cessation de l’activité du coeur. Bien sûr il n’est pas exclu que cette défaillance puisse venir des appareils de mesure. Il est noté que seule l’activité des parties antérieures du cerveau a été enregistrée. De futures études portant sur un échantillonnage plus important avec une couverture complète du cuir chevelu sont envisagées.

 » In patient 4, initial high-frequency EEG activity was seen at two time points: 11 minutes and 5 minutes before ABP cessation for a period of 2 minutes each time. ECG continued for an additional 15 minutes and 30 seconds following ABP cessation. The EEG showed increasing suppression with infrequent single delta wave bursts following ECG and ABP cessation. These delta bursts continued for 10 minutes and 38 seconds following ECG cessation with a mean amplitude of 4.52 µV in the last burst of delta activity (Figure 2).

Figure 2 Raw EEG tracing in patient 4 following declaration of death. Representative tracing of large infrequent single delta wave bursts observed for 10 minutes and 38 seconds (EEG bottom four tracings) following the loss of ECG tracing (top tracing). « 

www.cambridge.org/core/journals/canadian-journal-of-neurological-sciences/

Lettre ouverte à Monsieur Cedric Villani , chargé d’une mission sur l’intelligence artificielle

 

A Monsieur Cedric Villani, député LREM de la 5ième circonscription de l’Essonne,

Bonjour Monsieur le député,

Par un article du journal le Monde paru ce jour je lis que vous avez été chargé  par le gouvernement d’une mission sur l’Intelligence artificielle – IA dans la suite du propos-et qu’un rapport doit être remis avant la fin de l’année.

Cet article rappelle qu’un précédent rapport a été remis sur ce sujet il y a

moins de 6 mois à François Hollande.

Le passage suivant de cet article résume votre mission :

« Elle consiste à dresser une feuille de route sur l’intelligence artificielle pour le gouvernement dans les années à venir. Quels axes actionner du point de vue économique, politique, culturel, éthique, dans l’éducation… ? Bref, tout. Avec l’idée que l’IA ne doit pas être vue comme un domaine spécialisé, mais comme l’affaire de tout le monde. »
« ici la vocation est d’aller plus sur le terrain des recommandations très concrètes sur les actions à prendre par les uns et les autres. Et cela à l’échelle française, mais aussi européenne. »

Je lis  avec satisfaction mais permettez, une certaine défiance, que vous vous interrogerez aussi sur les aspects potentiellement négatifs de l’IA et vous dites notamment : « Un certain nombre d’exemples montrent que dans certains cas l’utilisation de l’IA peut avoir des effets ravageurs sur les questions économiques et le tissu démocratique. »

Ces propos semblent presque rassurants même si les effets ravageurs dépassent l’aspect économique – vous avez sans doute pensé aussi par là social- et démocratique.

La volonté de réfléchir au plus haut niveau sur les moyens à mettre en oeuvre pour faire face au géant américain puis chinois est sans doute, dans cette stratégie de lutte économique mondialisée l’axe principal. Nous sommes donc bien dans une logique où vous allez chercher les meilleurs moyens de renforcer l’IA qui, sous-entendu serait l’avenir de l’homme et du rang de nos sociétés. Je doute que dans une telle orientation les aspects négatifs soient réellement appréciés à leur exacte valeur et pourtant je vous fais à priori confiance car vous avez en tête, comme moi,  l’avenir de l’homme.

Mais de quel homme parlons-nous ? Je pense à l’Homme en tant que transcendance de l’homme actuel, et non à l’homme-machine   qui va renforcer son propre mental, et devenir ainsi  l’Homme-Dieu qui, de fait, deviendra tout simplement l’esclave du système-machine qu’il aura mis en place. Je pense à un humanisme spirituel tel que l’expose Wu Weiming, directeur de l’Institut supérieur humaniste à l’Université de Pékin – cf ici

Vous avez semble-t-il des réserves par rapport aux déclarations d’Elon Musk mais vous dites « admirer son intelligence visionnaire ».

Permettez- moi de vous rappeler cette lettre signée le 10 janvier 2015 par 700 personnalités – l’appel des 700- dont Elon Musk et Stephen Hawking et que j’avais publiée sur mon site ici . Il y a effectivement là une vision que j’aimerais vous voir partager.

 

« Les progrès de l’intelligence artificielle sont fulgurants, mais peu de recherches sont effectuées sur les conséquences de cette révolution technologique. C’est l’avertissement émis dans une lettre ouverte par un groupe de chercheurs et d’entrepreneurs. Parmi eux, Stephen Hawking et Elon Musk. »

Enfin j’attire votre attention sur la conférence d’Elon Musk  devant l’Assemblée des gouverneurs des Etats-Unis le week-end du 15 juillet 2017 relatée ici par exemple.  Selon lui, l’intelligence artificielle est désormais «le plus grand risque auquel notre civilisation sera confrontée».

Pour y faire face aujourd’hui et en transhumaniste convaincu, il ne voit guère que le développement d’un de ses projets homme-machine avec l’aide d’implants cérébraux ce qui n’est pas pour nous rassurer.

Pour terminer je voudrais vous dire que je procède actuellement au regroupement des ouvrages de langue française qui nous alertent de diverses manières sur la religion du Progrès, les méfaits ravageurs qu’elle entraîne sur nos sociétés et la direction toute tracée où elle conduit l’homme.

Sous ce lien vous avez plus de 80 ouvrages d’auteurs différents qui alertent sur les aspects divers de cette dérive de nos sociétés. Je ne citerai que le premier, Lewis Mumford et je vous renvoie à l’article d’avril 1974 du Monde diplomatique à propos de son livre : « le mythe de la machine« .

 

S’agissant de l’IA je ne peux conclure sans évoquer le transhumanisme vers lequel nous entraîne les dérives d’un monde scientifique, industriel et technologique pour partie devenu fou et si peu contrôlé par le pouvoir politique de nos démocraties. J’ai regroupé là près de 40 ouvrages qui traitent du sujet et j’ai posté là un article sur le transhumanisme.

 

Je termine en espérant que cette lettre retiendra toute votre attention et celle de votre équipe. Je précise enfin que j’agis en simple citoyen intéressé entre autre par la chose publique et le devenir de l’homme mais non engagé politiquement. J’estime aussi que cette affaire est l’affaire de tout le monde et qu’en rédigeant cette lettre appuyée de ses renvois hyper-textes j’ai ainsi, à ma manière et suffisamment contribué à votre mission.

 

 

Je vous prie de croire en mes respectueuses et cordiales salutations.

 

Denis Brossier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux origines de la décroissance

La civilisation industrielle ne s’est pas imposée sans résistances. De grands esprits critiques se sont toujours levés contre la liquidation des artisans et des paysans, contre la destruction de l’environnement et le bouleversement des modes de vie, contre l’emprise du marché et des machines sur les individus. La contestation de l’idéologie du Progrès que porte aujourd’hui le courant de la décroissance se situe dans cette longue filiation. Parmi ces illustres devanciers, les cinquante penseurs présentés ici -dont les oeuvres très diverses se déploient sur les deux derniers siècles- ont de quoi alimenter les réflexions actuelles de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une société centrée sur l’humain, et non plus soumise à la mégamachine. Leurs pensées, profondes, intemporelles et clairvoyantes, exposées dans ce livre de manière simple et didactique, remettent radicalement en cause le culte de la croissance, l’esprit de calcul, la foi dans les technologies, l’aliénation par la marchandise… Elles en appellent à une sagesse immémoriale : il n’y a de richesse que la vie.