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Yoga : dans la posture, seule l’attention demeure

International Day of Yoga 21.06.2017

 

 

Un bel article présenté par L’ Union Comtoise de Yoga à Besançon

 

 

Postures

 

Extrait d’un article de Loredana HAMONIAUX qui nous a quittés le 20 juin 2011.

 

Meunier, tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite…..

Patanjali dans ses Yoga-Sûtra, évoque une image étrangement analogue quand il affirme d’emblée que la conscience ordinaire (citta) est en proie à des mouvements tourbillonnants (vritti), à des modifications incessantes. D’autre part, pour cette même tradition du yoga, l’homme ordinaire, qu’il veille ou qu’il dorme, vit en fait dans une sorte de somnolence, de torpeur, de rêvasserie, dont il faut bien qu’il sorte pour vivre l’éveil véritable. Notre meunier avec son moulin nous offre une bonne image de notre état dominant : c’est parce que nous sommes « endormis » et prisonniers de nos rêves, que notre « moulin » tourne sans répit, et plus il tourne et plus nous sommes immergés dans le sommeil tout en croyant être réveillés. Alors que paradoxalement le sommeil profond, sans tourbillon, se rapproche de la dimension de l’éveil….

Or notre moulin n’est pas simplement mental, mais aussi corporel. Quand les tourbillons de la conscience se succèdent, rapides et sans arrêt, le moulin psychosomatique tourne, tourne….les émotions en cascades ébranlent le corps, accélèrent le pouls, coupent le souffle, gèlent les viscères, crispent les muscles. La mécanique de la pensée (expérience-mémoire-conclusion-expérience, etc….) raidit, fibrose et contracture. Le meunier dort d’un sommeil agité. Parfois, le moulin tourne si inconsidérément que le moteur bloque, c’est l’épuisement, la dépression, et le meunier sombre dans un « sommeil » épais.

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La méditation est donc l’arrêt du moulin. Mais par où commencer à désamorcer ses virevoltes…Il est bien entendu possible d’aborder directement le mental.Nombreuses voies proposent cette approche, qui présente néanmoins ses propres embûches, car souvent la tentative d’arrêter les tourbillons de pensée se résout en une pensée supplémentaire qui présente néanmoins ses propres embûches, car souvent la tentative d’arrêter les tourbillons de pensée se résout en une pensée supplémentaire qui produit une nouvelle résistance, une nouvelle crispation : « je dois arrêter », et le « je dois » se transforme en poison.

Il est aussi possible d’aborder le problème par le corps : bien que cette voie ne soit pas dépourvue de pièges (tel celui de se perdre dans le physique, dans l’accumulation de « pouvoirs » corporels), elle est peut-être plus aisée d’accès dans un premier moment. Je vous propose donc de méditer dans le corps, par le corps, avec le corps, grâce à l’âsana.

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La racine même (âs) du mot âsana désigne le fait d’être posé et de rester. L’âsana est stabilité.

Dans l’immobilité de la posture, loin de s’agiter, les muscles aussi « restent » : certains contractés, d’autres étirés, d’autre encore relâchés, mais tous ils restent, ils se stabilisent, ils pondèrent, ils méditent. Et en méditant, ils se révèlent.

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Dans le maintien postural de l’âsana, il y a donc un premier temps pendant lequel nous laissons le corps se réaccorder : cela ne se fait pas mécaniquement, mais bien au contraire dans l’attention, dans le sentir, dans l’être conscient, et cela peut aboutir à un deuxième temps, où la plus belle musique est là : le silence. Non pas le silence d’omission, de refoulement, non pas la parole cachée qui attend d’exploser, mais le silence vrai, le silence de légèreté, de non-conflit, d’équilibre, d’abandon.

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Le corps sort de la conflictualité et de la fragmentation ordinaire. Patanjali le dit d’ailleurs : l’âsana est stabilité – d’accord – mais elle est aussi et en même temps aisance, liberté, où les assauts de la dualité ordinaire cessent. Mais… mais : il y a pour cela des conditions. D’abord – prévient Patanjali – il faut lâcher : lâcher tout effort indu, inutile, redondant, toute résistance, tout acharnement, toute « triviale » poursuite…. Ce qui veut dire aussi, dans notre contexte, lâcher toute image-fantasme de « posture parfaite ».

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Donc la deuxième condition pour que la posture soit aussi âsana est l’acceptation (même momentanée) de l’ego à se taire, et ce qui la rend possible est l’attention à ce qui est, l’immersion dans l’infini de la vie. Concrètement, dans la posture, cela veut dire attention aux sensations corporelles actuelles, c’est-à-dire présentes d’instant en instant. Les muscles alternativement contractés, étirés, relâchés, offrent une gamme de sensations très riche ; et comme les mouvements respiratoires sont accomplis aussi par des muscles, même les sensations respiratoires peuvent se considérer comme un type particulier de sensations musculaires.

…/…

« Seule l’attention demeure.

Elle n’est ni objet, ni sujet.

Elle n’est pas « mon » attention :

elle est lumière impersonnelle.

Elle est pure vision rétablie dans sa nature originelle »

 

Du mérite à l’accueil

pour lire ce livre en téléchargement 

_ » vous n’êtes plus sous la loi,mais sous la grâce » 

( Rm 6,14)

       Dans un précédent article ( Du choix de Jésus ,coach intérieur) je parlais notamment de mon « effusion d’Esprit » vécue par les premiers chrétiens, oubliée par l’Eglise, comme d’ailleurs l’exercice des charismes, retrouvée par le Renouveau charismatique, marginalisé en courant d’Eglise. J’insistais sur l’importance d’une relation personnelle et directe avec Jésus, rendue possible par, notamment, la lecture de la bible et de ma difficulté à être entendu par les personnes ayant avant tout, à coeur, le respect de la Loi.

       Jésus nous dit:-« soyez parfait,comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48) et non « tendez vers la perfection ».Il est bien évident que cela n’est possible que si son Esprit vient vivre en nous et à travers nous. Jésus nous dit aussi: « aimez vos ennemis… »(Mt 5,44 notamment). L’amour ne se commande pas me direz-vous; encore moins l’amour des ennemis….et pourtant : « tu aimeras (Dieu, ton prochain, toi-même) est le plus grand, le premier commandement »nous dit encore Jésus (Mt 23,37.39 notamment). Son respect n’est aussi possible que si Dieu vient nous habiter. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour tous les autres commandements de la Loi dont le respect par effort personnel conduit à l’orgueil, comme je l’expliquais dans l’article précédent. Ainsi, pour le chrétien, la Loi est là pour lui révéler, en cas de non conformité avec sa conduite, qu’il n’est plus sous la mouvance de l’Esprit-Saint. C’est le retour à Dieu qui s’impose alors et non les bonnes résolutions » (Saint-Paul nous explique amplement cela dans l’ épître aux Romains.)

Pour le chrétien, Jésus fut bien le seul homme sur terre à avoir été parfait et ce n’est que par son Esprit en nous que nous le serons à notre tour. Chercher à mériter le ciel par l’accomplissement de bonnes oeuvres, en plus d’être intéressé, c’est essayer de se passer de Jésus qui nous l’a déjà mérité. Pour le chrétien, les bonnes oeuvres sont les fruits de l’Esprit-Saint en nous et non un moyen de gagner le ciel, gratuitement offert par ailleurs.

Dans l’histoire humaine, Dieu propose au peuple juif une Alliance ou le respect de la Loi devait permettre à ce dernier d’entrer en relation avec Lui : « Soyez saint, car je suis saint »(Lv 11,45; Lv 19,2; Lv 20,26), de devenir juste et, selon certains, d’entrer ainsi dans l’éternité heureuse : « Le Seigneur ton Dieu changera ta destinée, il te montrera sa tendresse »(Dt 30,3). Pour Saint-Paul, c’est même le refus de certains juifs qui, en ne reconnaissant pas en Jésus le messie attendu, permit l’entrée des païens, que nous sommes, dans le plan de Dieu.(Rm 11,11).

       [Remarque: Je ne suis pas théologien.Tout ce que j’exprime ici est un essai de rationalisation « après-coup »d’une foi dont le fondement est ailleurs ]

Pour les personnes encore « sous la Loi », ce qui était mon cas avant le 23 février 1975, au lieu de rechercher Jésus, d’être à son écoute, sous  la mouvance de son Esprit, à l’accueil de l’inattendu de Dieu et à la joie de la rencontre, elles chercheront à défendre des valeurs (sans forcément parvenir elles-même à les respecter). Certes, le chrétien n’a pas « le monopole du coeur « ! Est-ce à dire que, de même que le refus de certains juifs de reconnaître Jésus permit l’entrée des païens dans le plan de Dieu, le refus de certains chrétiens d’être guidé par l’Esprit permet-il aux athées de bénéficier de cette conduite ?…..pour « exciter la jalousie » (Rm 11,14)de ceux qui se déclarent chrétiens ?

Réf: Mt 5,48;5,44;23,37-39.=évangile selon Matthieu,chapitre 5,verset 48

Lv 11,45;19,2;20,26 =Lévitique chapitre 11,verset 45…etc

Dt 30,3 =Deutéronome chapitre 30 ,verset 3

Rm 11,11; 11,14=épitre aux Romains chapitre 11 verset 11 …etc

 

 

Del Amo : Comment avons-nous pu à ce point perdre notre humanité ?

 

 

Le romancier Jean-Baptiste Del Amo a reçu lundi 5 juin le 43e prix du Livre Inter pour son roman « Règne animal » (Gallimard), grand et âpre roman sur la dérive d’une humanité acharnée à asservir la nature et les animaux. –pour voir la présentation du livre

Engagé dans l’association de défense des droits des animaux L214, il a aussi estimé que l’action de cette organisation, auteur de vidéos choc sur les pratiques dans certains élevages et abattoirs, avait « permis de légitimer ce combat sur la condition animale, de le porter dans l’espace public ».

 

 »

Là gît le génie et la patte d’enfer de Jean-Baptiste Del Amo. Une éducation libertine, son premier roman (La Croix du 4 septembre 2008), qui s’était hissé jusqu’à l’ultime sélection du Goncourt, envisageait le Paris bourbeux d’Ancien Régime et tout ce qu’il charriait. Vint ensuite Le Sel(La Croix du 7 octobre 2010), chronique d’une humble famille sétoise baignant dans une névrose clanique ruisselant de père en fils. Son troisième coup de dé, en 2013, Pornographia, pistait le désir, la souillure et les rêves d’un homosexuel dans les bas-fonds de La Havane.

Avec Règne animal, l’horreur et l’épure, le haut-le-cœur et l’ampleur, la cruauté mêlée à la compassion atteignent des sommets stylistiques. Rare et précieuse émotion littéraire, qui semble rebondir avec une âpreté pleine de grâce sur les mots fameux de Musset (On ne badine pas avec l’amour) : «Le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. »

Chez Del Amo cependant, il n’y a plus rien à espérer des humains tant qu’ils profiteront sans vergogne du silence des bêtes, tant qu’ils n’auront pas pris le parti des animaux, tant qu’ils nieront l’éthique d’une zoopolitique esquissée par le livre ultime et posthume du philosophe Jacques Derrida : L’Animal que donc je suis.

En attendant une telle épiphanie, l’enfer sur terre est infligé à la proie qui devrait être partenaire. Et du berceau à la tombe, les hommes empoisonnent, brisent les os, étouffent, égorgent, éviscèrent… » – Antoine Perraud -La Croix

Quand la conscience sort de la dualité

Message canalisé par Patrick Giani le samedi 3 juin 2017 aux aurores :

« Lorsque vous vous branchez sur le négatif, non seulement vous lui donnez de l’importance mais vous risquez de le devenir.
Aussi, n’accordez pas trop d’importance à ce que vous entendez autour de vous, à ce que vous lisez ça et là sur telle ou telle personne, sur tel ou tel sujet. Si vous le faites, c’est que votre conscience n’a pas atteint l’état d’Eveil et de Grâce.
VOYEZ LE MEILLEUR EN TOUT, car en réalité tout ce que la Source a conçu est parfaitement en place à tout moment et dans n’importe quelle dimension. Si ça ne l’était pas, alors votre monde s’écroulerait comme un château de cartes et retournerait au néant. Car l’UNivers de l’UN ne connaît pas d’échec. Votre monde serait aussitôt recyclé et immédiatement remplacé par un autre univers, avec ses milliards d’étoiles et de galaxies.

Evitez les ragots, les médisances, les rumeurs de complots et les critiques acerbes. Ne répondez pas aux menaces, aux insultes, aux vexations et aux attaques. Laissez-les se « tuer dans l’oeuf » en adoptant une attitude probe, détachée, lucide par rapport à la situation. Ainsi, votre rayonnement permettra de rétablir harmonie, équilibre et paix, en vous et autour de vous. Lorsque la Vérité éclate, elle le fait toujours avec retenue, douceur et bienveillance. Votre attitude doit être exemplaire, aussi doit-elle être discrète et compatissante.
La colère, que vous êtes parvenus à maîtriser, doit vous apparaître chez autrui comme une révolte intérieure de l’âme qui se sent à l’étroit dans la personnalité parce que celle-ci cherche à justifier ses actes et ses paroles. Difficile pour les humains non conscients de lâcher leurs convictions personnelles, leurs concepts étroits et limitatifs, leurs idéaux forgés depuis des années, voire des dizaines d’années. Par votre absence de jugement, votre silence et votre sourire compatissant, vous les amenez à réviser tout cela, à relativiser leur colère ou leur indignation, et à considérer le « troisième point de vue » qui permet à la conscience de sortir de la dualité.

Voyez le meilleur en tout et soyez le meilleur en tout.
Quoi que vous fassiez dans la vie et quelles que soient vos activités, faites-les du mieux possible. En ayant conscience que, ainsi, vous contribuez à rétablir et à conserver l’harmonie dans cet UNivers manifesté.
Toutefois, ne cherchez pas à être parfait car la perfection n’est pas de ce monde, elle n’est pas possible dans les dimensions de l’incarnation. En revanche, vivez-le sur le plan spirituel car si vous vous calez sur les dimensions sacrées de la Source, alors tout est parfait.
Enfin, soyez indulgents envers ceux qui pataugent encore dans les contradictions profondes, envers les faibles d’esprit et les « handicapés du coeur ». Eux aussi font leur cheminement, comme vous l’avez fait jadis, et comprenez que vous auriez été déçus et amers si l’on vous avez jugé ou sermonné, à l’époque…

Soyez aimants comme l’est la Source-Père envers toutes ses créatures. Embrassez la Vie, toutes les manifestations de la VIE-UNE comme si vous embrassiez vos propres enfants. Nul amour ne vaut d’être vécu s’il n’est pas sincère, dévoué et inconditionnel.
Vivez cet Amour inconditionnel au jour le jour, vivez le TOUT AMOUR à chaque seconde de votre existence et vous serez heureux à jamais, comblés pour toujours dans toutes les dimensions de votre Etre, dans toutes les facettes de votre existence.
Et un jour, vous LE rejoindrez, dans toute sa Gloire et sa Magnificence.
Soyez bénis. »

Aucun texte alternatif disponible.

Amazing Grace

 

Amazing Grace – New Britain

http://www.sowetogospelchoir.com/

extrait Wikipedia

Les paroles sont écrites par le prêtre anglican John Newton, probablement en 1760 ou 1761, et publiées par Newton etWilliam Cowper en 1779, dans la collection des Olney Hymns qui connut un grand succès en Angleterre.

John Newton (1725–1807) était initialement le capitaine d’un navire négrier et était connu pour sa débauche morale. Le 10 mai 1748, au cours d’une tempête dans l’Atlantique où son bateau risqua de couler, il se convertit au christianisme. Après avoir survécu à cette tempête, il devint prêtre anglican et renonça au trafic d’esclaves, au point de devenir militant de la cause abolitionniste3.

Une grande partie des paroles de l’hymne provient du Nouveau Testament. La première strophe par exemple renvoie àl’histoire du fils prodigue : dans l’évangile selon Luc, le père dit que « [son fils] était mort et il est vivant, il était perdu et il est retrouvé »4. L’histoire de Jésus guérissant un aveugle, qui dit ensuite aux Pharisiens qu’il peut désormais voir est racontée dans l’évangile selon Jean5.

La mélodie de cette hymne n’a pas été composée par John Newton. Les paroles ont d’abord été chantées sur de nombreux autres airs avant d’être définitivement accolées à la mélodie connue et publiée en 1835 sous le nom de New Britain par William Walker (en). Cette mélodie était inspirée de deux airs populaires dont on ignore l’origine précise (Gallaher et St. Mary), ce qui empêche de la relier avec certitude à une source précise, britannique, celtique ou autre6.

Paroles

Amazing grace, how sweet the sound,
That saved a wretch like me!
I once was lost but now I’m found,
Was blind, but now, I see.
‘Twas grace that taught my heart to fear,
And grace, my fears relieved.
How precious did that grace appear
The hour I first believed.
Through many dangers, toils and snares
I have already come.
‘T’is grace that brought me safe thus far,
And grace will lead me home.
The Lord has promised good to me,
His word my hope secures;
He will my shield and portion be,
As long as life endures.
Yes, when this flesh and heart shall fail,
And mortal life shall cease,
I shall possess, within the veil,
A life of joy and peace.
The earth shall soon dissolve like snow,
The sun forbear to shine;
But God, who called me here below,
Will be forever mine.
Grâce étonnante, au son si doux,
Qui sauva le misérable que j’étais ;
J’étais perdu mais je suis retrouvé,
J’étais aveugle, maintenant je vois.
C’est la grâce qui m’a enseigné la crainte,
Et la grâce a soulagé mes craintes.
Combien précieuse cette grâce m’est apparue
À l’heure où pour la première fois j’ai cru.
De nombreux dangers, filets et pièges
J’ai déjà traversés.
C’est la grâce qui m’a protégé jusqu’ici,
Et la grâce me mènera à bon port.
Le Seigneur m’a fait une promesse,
Sa parole affermit mon espoir;
Il sera mon bouclier et mon partage,
Tant que durera ma vie.
Oui, quand cette chair et ce cœur auront péri
Et que la vie mortelle aura cessé,
Je possèderai, dans l’au-delà,
Une vie de joie et de paix.
La Terre fondra bientôt comme de la neige,
Le Soleil cessera de briller,
Mais Dieu, qui m’a appelé ici-bas,
Sera toujours avec moi.

Aux six couplets écrits par Newton, s’ajoute dans la tradition orale afro-américaine un septième couplet qui appartenait à l’origine à une chanson intitulée « Jerusalem, My Happy Home » et publiée en 1790:

When we’ve been there ten thousand years
Bright shining as the sun,
We’ve no less days to sing God’s praise
Than when we’d first begun.
Quand nous serons là depuis dix mille ans,
Brillant d’un éclat semblable au soleil,
Nous n’aurons pas moins de jours pour louer Dieu,
Que lorsque nous avons commencé.

 

 

Lettre ouverte aux animaux – Frédéric Lenoir

Franceinfo


« Lettre ouverte aux animaux » : le cri du cœur de Frédéric Lenoir

FRANCE 2

Le philosophe Frédéric Lenoir présente son livre Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment). L’ouvrage commence par une citation de Lamartine : « On n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal. On a du cœur ou on n’en a pas ». Le philosophe a tenté de répondre à un préjugé fréquent qui consiste à dire qu’avec tous les enfants qui meurent de faim et les gens qui souffrent, s’occuper des animaux ne serait pas une priorité.

Le combat pour l’animal et pour les opprimés vont souvent de pair

Un préjugé très hypocrite, selon l’écrivain. « D’une part, c’est très hypocrite, car souvent les gens qui disent ça ne font rien pour les gens qui meurent de faim. D’autre part, on peut avoir du cœur pour tout le monde. On sait aujourd’hui que les animaux ont cette grande capacité de souffrir, alors pourquoi on les ferait sortir de notre compassion ? », s’interroge Frédéric Lenoir. Il ajoute que le combat pour l’animal et le combat pour les opprimés vont souvent de pair dans l’Histoire.

 

 

100 milliards de planètes potentiellement habitables … et seulement dans la voie-lactée

Mr Mondialisation

Une centaine de milliards, c’est à la grosse louche le nombre de planètes potentiellement habitables qui se baladeraient autour de leur étoile, uniquement dans notre galaxie. Selon les dernières projections, il y aurait des planètes « Earth-like » (comme la terre) tout autour de nous. Un chiffre démesuré qui remet en cause les projections établies jusqu’ici et certaines croyances scientifiques.

Ce sont les données toutes récentes du télescope Kepler qui ont permis aux scientifiques d’établir une projection à la hausse du nombre de planètes propices au développement de la vie dans notre seule galaxie.

Déjà en 2014, des chiffres impressionnants avaient été donnés par une équipe internationale de chercheurs : notre galaxie abriterait environ 100 millions de planètes potentiellement habitables. Mais d’autres chercheurs de l’Australian National University (ANU) viennent pulvériser ces chiffres avec une estimation 1000 fois supérieure. De quoi étonner. Quelles sont donc leurs méthodes ?

Avant tout, les chercheurs estiment « habitables » les planètes situées à une certaine distance de leur étoile afin que la quantité d’énergie reçue ne soit ni trop grande, ni insuffisante, pour que l’eau puisse exister sous sa forme liquide. Vulgairement : il y fait une température raisonnable pour le développement de la vie, du moins celle que nous connaissons.

Une estimation, pas une preuve

Il s’agit naturellement d’une projection sur base d’indices et non d’un fait. Pour y parvenir, les chercheurs vont d’abord analyser les données déjà observables. Le télescope Kepler a déjà détecté plus de 1000 exoplanètes. Malheureusement, les chercheurs remarquent que le télescope ne peut observer que les planètes les plus proches de leur étoile. La zone « d’habitabilité » reste difficilement observable mais il est possible d’en tirer une estimation. On découvre ainsi que le principal outil d’observation serait partiellement aveugle, tout particulièrement à la zone qui intéresse les scientifiques. Face à ce constat, l’équipe considère que le nombre d’exoplanètes dans notre galaxie serait largement plus important qu’estimé par l’observation directe.

Pour complémenter cette approche, les chercheurs utilisent la loi de Titus-Bode. Une règle empirique qui permet de prédire approximativement (pas de certitude donc) à quelle distance de leur soleil se situent les planètes qui composent la plupart des systèmes solaires. Sur base d’un échantillon de systèmes planétaires déjà observés, ils peuvent donc déduire que chaque étoile possède en moyenne deux planètes situées dans la zone habitable. Leurs résultats, publiés dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society change profondément la conception des choses. Cette « petite moyenne » projetée aux milliards d’étoiles de la galaxie permet donc d’établir qu’il y aurait plusieurs milliards de planètes aux conditions proches de la terre (sans être identiques).

pour lire l’article

 

 

Réflexion sur l’ayahusca – Romuald Leterrier

copie de http://w41k.com/54472

(représentations artistiques tirées de la conférence de Romuald Leterrier)

Cette contribution et ce questionnement de la réalité « ordinaire » offrent une perspective assez nouvelle sur la nature des rencontres avec des « aliènes » et des états de ravissement. Le terme français et sa composante mystique offrent d’ailleurs une clé supplémentaire à l’anglais Abduction (« enlèvement »).

Il serait dommage de rejeter en bloc cette expérience, au prétexte qu’elle ne cadre pas avec notre conception formatée de l’univers. C’est plutôt l’occasion de s’interroger sur ce que nous croyons tenir pour certain.

« Allongé sur mon matelas, fumant un mapacho -feuille de tabac), je contemplais le spectacle de la nuit. De grosses lucioles virevoltant dans les frondaisons des arbres offraient au regard une vision féérique. Par cette nuit presque sans moustiques à la douceur apaisante, nous primes le verre que nous tendait Diogène. A la façon dont avait été préparé l’Ayahuasca il fallait vraisemblablement s’attendre à une maréacion très forte. Vigilant et légèrement angoissé j’essayais de me détendre en contemplant le ciel. Une demi-heure s’étant écoulée et ne ressentant pas les effets du breuvage, je sollicitais à nouveau Diogène pour reprendre un petit verre d’Ayahusca.

Mon ami Thierry, qui à l’occasion était mon voisin de matelas, m’avait pourtant signalé la forte puissance du breuvage qui venait de le plonger dans une maréacion vertigineuse. Sentant l’angoisse monter, je décidais de garder les yeux ouverts pour échapper un moment au maelström des visions. Mon corps était parcouru de sensations organiques des plus étranges, mais je savais que c’était le signe de l’ivresse. Tétanisé, je m’obstinais à garder les yeux ouverts et à contempler le ciel étoilé. Soudain le ciel nocturne me paraissait agité par des mouvements étranges.
C’est à ce moment que se produisit un phénomène incroyable. Une des étoiles de la Voile Lactée semblait descendre lentement au coeur de la forêt à quelques mètres au-dessus de moi. Je décidais de me relever pour m’asseoir. En basculant sur mon côté droit, je perçois cette étoile comme suspendue à un fil de lumière qui la relie à la voûte céleste. Cette vision me fait penser aux images en trois dimensions que l’on voit parfois au cinéma et qui semblent sortir de l’écran pour s’avancer vers vous. L’angoisse me rattrape.

J’ai l’impression d’être trompé, des questions stridentes assaillent ma pensée. La réalité est-elle un mensonge? Tout n’est-il qu’illusion. Le doute s’installe en moi. Cette vision aux allures de simulacre essaie-t-elle de me montrer la nature artificielle de l’espace, du cosmos et de l’univers ? La colère monte, et je vocifère à présent contre une intelligence invisible. A côté de moi Thierry me somme de me calmer. Cette réaction de sa part m’apaise et fait disparaître de ma conscience des questionnements égotiques. Je me détends et décide d’observer sans jugement.

L’étoile continue à descendre vers moi et se stabilise à peu près à trois mètres au-dessus de la cérémonie. Soudain l’énergie de l’étoile se disperse pour se dissoudre dans l’environnement sylvestre surplombant notre campement de fortune. Des configurations complexes et abstraites flottent à présent au-dessus de moi. Détendu, je m’allonge à nouveau sur mon matelas de mousse.

J’observe avec les yeux d’un enfant le ballet surnaturel. Ces entités sont indescriptibles, éthérées, diaphanes et abstraites, animées de mouvements incessants, ces êtres me font penser à des mandalas énergétiques faits de matière subtile.

Deux formes circulaires surviennent dans mon champ de vision par le côté gauche. Je distingue par intermittence une forme humanoïde se dessiner au centre d’un des »mandalas vibratoires ».

Cet être ou cette chose vient stationner juste au-dessus de moi. Empli d’un sentiment de joie et d’extase, je tends mes bras vers l’entité; une structure énergétique de petite taille vient de s’extraire avec célérité de cette créature.

Par des mouvements circulaires rapides, celle-ci vient se blottir au creux de ma main gauche. Afin de mieux voir et de mieux comprendre, j’approche de mes yeux ce trésor diaphane. L’observant de très près, je contemple les énergies iridescentes et colorées qui semblent l’animer de l’intérieur. Et puis plouf ! La chose vient de pénétrer à l’intérieur de mon cerveau provoquant instantanément une cascade de visions d’une célérité inouïe, C’est trop rapide, je n’arrive pas à me concentrer et apercevoir une image intelligible. J’ai l’impression d’être envahi par une intelligence supérieure qui aurait surestimé mes capacité physiques. Je désire que cela cesse et j’implore humblement que l’on me délivre de cette situation.

Elias semble avoir perçu le trouble qui m’anime, il s’approche de moi et me souffle puissamment sur le sommet de ma tête. Je suis submergé par l’émotion et éclate en sanglots, les visions ralentissent, je vois des astres, des galaxies, j’ai des visions de planètes comme si je survolais à grande vitesse la surface de mondes exotiques.. Je ressens soudainement le besoin de me lever, mais la maréacion est si violente que je titube, je vacille, mes organes sont sans dessus dessous. Secoué par une violente nausée, je m’éloigne pour vomir. Je finis laborieusement par rejoindre mon matelas. Le dispositif est toujours présent !

L’étoile est toujours là à quelques mètres au-dessus du sol et les entités continuent de flotter autour de nous. Il se produit alors un nouveau phénomène. Les entités semblèrent se déliter dans un réseau de points lumineux. Ceux-ci évoquaient à présent une sorte de matrice, un maillage, comme un filet énergétique. Puis subitement celui-ci disparut vers le ciel. Simultanément l’étoile amorça un mouvement d’ascension pour très rapidement reprendre sa »place »au sein de la Voix lactée. »

[Ce court emprunt à « La Danse du Serpent« , de Romuald Leterrier, dix ans après la publication de son « Enseignement de l’Ayahuasca« , contribue à montrer que tous les phénomènes »Ovnis »et contacts avec d’autres entités ne sont pas nécessairement réductibles à l’hypothèse »tôle & boulons ».

Il reste à se demander si d’autres manifestations, qui semblent « tangibles », pourraient émaner de régions méconnues de la conscience.

Romuald Leterrier est chercheur indépendant en ethnobotanique. Il mène depuis une dizaine d’année des recherches pluridisciplinaires mêlant les sciences du vivant aux sciences humaines.

Auteur de « Les plantes psychotropes et la conscience » (éd. Alphée), préfacé par Jan Kounen, il organise le festival des arts visionnaires Chimeria qui a lieu, chaque année, à Sedan.

Il est également l’auteur de  « L’enseignement de l’ayahuasca » (Yvelinédition).

pour suivre une conférence de Romuald Leterrier : sur la chaîne Conscience transationnelle