Les fruits de ma colère – Pierre Priolet

sur Francetvinfo


Pierre Priolet, une reconversion réussie

 

fruits de ma colère

Pierre Priolet produit des fruits en Provence. Il y a un an ses larmes en direct sur France Inter et Canal + ont bouleversé le pays. Jean-Pierre Elkabbach, Thierry Ardisson, Guillaume Durand et Michel Denisot l’ont invité dans leurs émissions et à chaque fois sa présence, sa colère, ses mots simples et justes ont déclenché une avalanche de courriers et d’appels. Il était temps : ils sont des milliers d’agriculteurs, pris comme lui à la gorge, à disparaître sans faire de bruit, dans l’indifférence. Parce qu’il a les mots pour raconter les vergers à l’abandon, le paysage français qui se désertifie, l’humiliation quotidienne de paysans infantilisés par les subventions, le scandale de la grande distribution qui les étrangle, les pesticides autorisés en Espagne alors qu’en France, les agriculteurs sont traités de pollueurs. Parce qu’il n’adhère peut-être aussi à aucun syndicat et que sa parole est libre, Pierre Priolet est devenu en quelques mois le porte-voix d’un monde qu’on assassine. Passionné, il ne se contente pas de dénoncer, il se veut aussi l’instigateur d’un projet pour bâtir un nouveau système de distribution qui se passerait des aides, et il se bat pour l’idée d’une société où l’on consommerait plus juste. Un livre bouleversant, un appel au secours, mais aussi une très efficace réflexion sur notre société et sur un système en bout de course.

 

 

Végétarisme : 15 aliments pour remplacer la viande

terrafemina.com : pour lire l’article

1- Le seitan (75g de protéines par 100g)

Il s’agit là d’un aliment fabriqué à 75% à base de protéines de blé.

si vous cuisinez sans gluten, cet ingrédient n’est pas fait pour vous car il ne contient presque que ça.

2- Les lentilles (26g de protéines par 100g)

Si les lentilles ne font pas encore partie de votre quotidien, il est peut-être temps de vous y mettre car après le seitan, il s’agit de l’ingrédient le plus fort en protéines. Elles sont aussi riches en minéraux importants comme le fer, le magnésium et le sodium. Faible en graisses et sodium, elles ne risquent pas d’augmenter votre taux de cholestérol.

3- Le beurre de cacahuète (25g de protéines par 100g)

En voici une alternative alléchante. Un quart de sa composition est faite de protéines. Et comme on adore ça, ce n’est pas un problème d’en manger régulièrement. C’est aussi riche en potassium et en magnésium, une source de fibres et de vitamine B6 qui aide à garder votre foie en santé.Si par contre vous surveillez la balance, attention à contrôler votre consommation debeurre de cacahuète car il est très calorique.

4- Les graines de chanvre (23g de protéines par 100g)

La protéine qu’elles contiennent est digérée facilement par votre corps et a en plus un effet anti-inflammatoire. Peut-être devrez-vous les commander sur internet ou bien trouver des magasins bio pour vous en procurer car elles ne sont pas évidentes à trouver. Mais bonne nouvelle, elles ne coûtent pas très cher.

5- Les haricots noirs (21g de protéines par 100g)

Ils sont souvent recommandés si vous souffrez de diabète car ils aident à maintenir le bon taux de sucre dans le sang. Digérés graduellement, ils vous donnent cette sensation de ventre plein beaucoup plus longtemps que la plupart des ingrédients.

Les haricots noirs sont tout à fait adaptés dans le cadre d’un rééquilibrage alimentaire ou d’une volonté de perte de poids car ils sont faibles en matières grasses.

6- Les amandes (21g de protéines par 100g)

Elles sont idéales à glisser dans votre sac et déguster au goûter. Les amandes sont riches en fibre et contiennent du calcium, du fer, du potassium et du magnésium (qui aide à dormir). Seul bémol, elles ont un apport élevé en matières grasses. A consommer tout de même avec modération.

7- Les graines de tournesol (21g de protéines par 100g)

Tendance émergente au vu de leurs nombreuses vertus, les graines de tournesol en plus de forte teneur en protéines vous aident à maintenir votre taux de cholestérol bas et vous apportent du magnésium (qui vous aide à rester zen). Elles contiennent aussi du sélénium, un ingrédient anti-cancer.

8- Le tempeh (19g de protéines par 100g)

Le tempeh est un aliment produit à partir de soja fermenté. Il permet de baisser votre taux de cholestérol et de sodium. En plus, il est bénéfique pourvotre système cardiovasculaire et a des propriétés anti-cancer.

9- Le quinoa (14g de protéines par 100g)

Ce produit est garanti sans gluten et est contient les nutriments et acides aminés que requièrent votre corps. Il est aussi riche en fibre, en potassium et autres minéraux. Le quinoa a de nombreux autres bienfaits comme par exemple un indice glycémique faible, un effet de diminution du cholestérol, de votre pression sanguine et de votre taux de sucre dans le corps.

10- Les oeufs (13g de protéines par 100g)

Les oeufs sont une source de protéines indéniables. Si les vegans ne l’intègrent pas à leur diète, les végétariens peuvent le consumer car il ne s’agit pas de chair animale.

Pour 13g de protéines, il vous faudra consommer deux oeufs larges.

11- Le fromage cottage (11g de protéines par 100g)

Il s’agit d’un fromage frais à base de lait entier, demi-écrémé ou écrémé. Il est souvent recommandé dans des programmes diététiques car il fournit des protéines sans être calorique. Lorsque l’on l’associe à un fruit frais, c’est un équilibre parfait entre protéines et glucides. C’est également une source importante de vitamines et minéraux.

Par contre, il a un taux de graisses saturées relativement élevé. Il faut mieux donc en consommer en quantité modéré et compenser le manque de protéines avec l’un des autres aliments évoqués plus haut.

12- L’edamame (11g de protéines par 100g)

Il s’agit d’une préparation de fèves immatures de soja d’origine japonaise. Il contient des graisses saines et des nutriments. Très souvent, il est servi en accompagnement dans les bars japonais. Aux Etats-Unis, il commence à être prisé et proposé en apéritif.

13- Le yaourt grec (10g de protéines par 100g)

Très pratique, il remplace à merveille la crème fraîche dans une recette tout en contenant peu de matières grasses et cinq fois plus de protéines. Comparé à un yaourt classique, c’est deux fois plus.

14- Le tofu (8g de protéines par 100g)

Souvent perçu comme la nourriture par excellence des végétariens, le tofu est pourtant relativement faible en protéines (contrairement aux autres ingrédients énoncés). Son apport en protéines ne compense pas celui du poulet, du boeuf ou du poisson. Il n’est donc pas le plus adéquat si le but est réellement de combler l’absence de viande. En accompagnement de temps en temps, oui. Mais au quotidien, mieux vaut opter pour le seitan ou le sempeh, beaucoup plus efficaces.

15- Le houmous (8g de protéines par 100g)

Le houmous est un plat à base de pois chiches, grande source de protéines. Il contient aussi de l’huile d’olive, du jus de citron et de la crème de sésame et donc, profite de tous leurs bénéfices ; entres autres, du calcium, peu de matières grasses et des antioxydants.

 

 

 

 

Europe -6juin- une nouvelle victoire momentanée contre le glyphosate

sur Mirastnews.com

 

Source: Reuters Le Round up de Monsanto, herbicide le plus vendu au monde, contient du glyphosate

Source: Reuters Le Round up de Monsanto, herbicide le plus vendu au monde, contient du glyphosate

Bruxelles a repoussé lundi 6 juin un vote concernant l’autorisation du glyphosate. Cette substance développée par Monsanto et utilisée dans la composition de désherbants est accusée d’être dangereuse et coalise contre elle plusieurs pays, dont la France.

Cela fait un an que le glyphosate donne des migraines aux commissaires européens. Après plusieurs votes repoussés, coups de gueule au Parlement européen et offensives des lobbies, les experts de Bruxelles devaient prendre une décision lundi concernant la prolongation de son autorisation de commercialisation. Nouvel échec. Selon une source proche de la Commission, 20 États membres ont donné leur accord, un a voté contre, les autres, dont la France, se sont abstenus. Or une majorité qualifiée est nécessaire pour se mettre d’accord.

Le vote devait être approuvé par 55% des participants, représentant 65% de la population de l’UE. Ce qui n’a pas été le cas. D’un côté, les opposants craignent que le composant ne soit cancérigène. De l’autre, les pays défenseurs sont sensibles aux arguments de l’industrie agro-alimentaire, qui craint un manque en gagner en cas d’interdiction.

….

L’exécutif européen tentera une nouvelle fois de se mettre d’accord avant la fin juin. La licence qui autorise la commercialisation du glyphosate au sein de l’UE prend fin ce mois-ci. Mais Vytenis Andriukaitis rappelle que l’accord de commercialisation dans chaque pays dépend des parlements nationaux. La guerre autour du glyphosate ne fait que commencer.

Si Bruxelles maintient l’autorisation, la France pourra l’interdire toute seule

Pekka Pesonen, secrétaire général du groupe de lobbyistes Copa-Cogeca, prévient que «les agriculteurs ont besoin d’outils rentables pour assurer leur pérennité et proposer de la nourriture abordable et de qualité».

Dans le camp d’en face, pas question de céder à ces arguments. «Si Bruxelles maintient l’autorisation, la France pourra l’interdire toute seule», a averti la ministre de l’Ecologie Ségolène Royale. Cela promet des débats engagés. Son homologue à l’agriculture, Stéphane Le Foll, n’est pas dans la même optique. Il est plus sensible aux arguments des céréaliers et viticulteurs français qui assurent que sans glyphosate, ils ne pourront plus suivre leurs concurrents autorisés à se servir de la controversée substance. Cela explique sûrement la décision de la France de s’abstenir lors du vote de lundi.

 

 

La bataille contre le glyphosate en Europe

 

L‘autorisation de commercialisation du glyphosate par l’UE expire fin juin.

Le 8 mars, la Commission avait proposé une réautorisation du glyphosate pour quinze ans, mais le vote des Etats membres ne s’était pas tenu, faute de majorité qualifiée.

Le 19 mai, Bruxelles avançait une « réhomologation » de neuf ans, mais, là encore, aucune majorité qualifiée n’a été trouvée, la Suède, la France, les Pays-Bas et même l’Allemagne n’étant pas disposés à voter favorablement.


La Commission européenne a annoncé, mercredi 1er juin en conférence de presse, qu’elle proposera une réautorisation provisoire du glyphosate en Europe, pour dix-huit mois.

 

signez la pétition qui a déjà recueilli plus de 1,6 millions de suffrage pour interdire la réintroduction de ce poison

Le point sur le gyphosate et l’Europe :


En savoir plus sur LE MONDE
|  Mis à jour le  Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Stéphane Foucart

En savoir plus : voir l’article sur le Monde 

Le glyphosate, c’est le Léviathan de l’industrie phytosanitaire. Loin de se ­réduire au seul Roundup – le produit phare de Monsanto –, il entre dans la composition de près de 750 produits, commercialisés par plus de 90 fabricants, répartis dans une vingtaine de pays… La production mondiale est montée en flèche ces dernières années un peu partout dans le monde, tirée vers le haut par l’adoption rapide des maïs et autres sojas transgéniques « Roundup ready ».

De 600 000 tonnes en 2008, la production mondiale de glyphosate est passée à 650 000 tonnes en 2011, pour atteindre 720 000 tonnes en 2012, selon les données compilées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Aux Etats-Unis, les quantités épandues ont été multipliées par 20 en ­l’espace de vingt ans, passant de 4 000 tonnes par an en 1987 à 80 000 tonnes en 2007.

En novembre 2015, l’EFSA, l’agence européenne de santé concluait en effet, à l’inverse du CIRC, au caractère « improbable » de la cancérogénicité du glyphosate, s’attirant les foudres d’une partie de la communauté scientifique.

Une centaine de chercheurs du monde académique publiaient, le 3 mars, un article au vitriol sur l’expertise européenne, lui reprochant moult manquements : confiance accordée aux études confidentielles de l’industrie supérieure à celle accordée aux études académiques publiées dans la littérature scientifique, non-application de certains principes de la toxicologie, etc.


Au beau milieu du processus européen de réévaluation des risques présentés par la substance, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’inventorier et de classer les agents cancérogènes – classait le produit comme « cancérogène probable »pour les humains.

Sur ce dossier théoriquement technique, mais devenu explosif, Bruxelles n’a cessé de subir la valse-hésitation des Etats membres. Le Parlement européen s’est aussi invité dans la controverse en votant, le 13 avril, une résolution non contraignante, demandant un renouvellement de la molécule miracle limité à sept ans et assorti d’importantes restrictions d’usage.

Tout au long de cette saga, la société civile n’est pas demeurée spectatrice. Profitant de la discorde entre experts, les organisations non gouvernementales n’ont pas chômé. Sondages montrant l’opposition d’une grande part de la population européenne à la réautorisation du glyphosate (près des deux tiers, selon une enquête réalisée à la mi-avril par l’institut de sondage YouGov), analyses d’urines attestant de l’exposition de l’ensemble de la population au glyphosate, etc. Des plaintes ont même été déposées à Paris, à Berlin et à Vienne, à l’encontre des experts européens, accusant ces derniers de tromperie et de mise en danger de la vie d’autrui…

En accordant une autorisation provisoire de dix-huit mois, attendant pour prendre une position ferme l’avis de l’Agence européenne des produits chimiques, la Commission temporise pour laisser la pression retomber. Une pression considérable pèse donc sur l’ECHA, d’autant que l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) est, elle aussi, en train de réévaluer le glyphosate. L’avenir de la molécule miracle, emblème controversé du modèle agricole dominant, se joue dans les prochains mois.
Pour lire l’intégralité de l’article : Le Monde 

 

 

« Trop c’est trop » : abattoir Le Vigan

À travers ces images tournées à l’abattoir du Vigan dans le Gard, L214 montre ce qu’endurent les animaux dans cet abattoir certifié bio. Comme en abattage standard, les animaux y sont tués dans une extrême violence.

 

La crise agricole actuelle ne peut justifier la poursuite de telles pratiques inhumaines  effectuées parfois avec sadisme dans les abattoirs , au mépris de l’existence de la souffrance animale.

En quoi ceux qui pratiquent de tels actes, ceux qui sont responsables de telles structures, ceux qui  cautionnent de telles pratiques, y compris dans le cadre de la défense d’une profession qui souffre actuellement sur le plan économique, sont-ils encore humains ?

Pour que les paysans puissent vivre dignement est-il donc nécessaire de se livrer à de telles pratiques ?

 

Trop , ç’est trop, ça suffit !

 

 

On peut découvrir par exemple ici un article consacré à cette belle conscience qu’est Nili Hadida.

 

 

 

 

Paysan : un témoignage sur les erreurs et un engagement dans le sens de la vie

 

sur On passe à l’acte

Bernard Ronot s’est engagé pour la force de vie des semences anciennes en fondant l’association Graines de Noé.

Agriculteur de 83 ans, il raconte la Révolution Verte de l’agriculture d’après-guerre, utilisatrice d’intrants chimiques, dans laquelle il s’est engagé à 100%.

Ce documentaire est surtout l’histoire d’une prise de conscience et d’un retour, après 30 ans de cultures intensives, à un choix d’une agriculture vivante et naturelle. L’histoire d’une reconquête et d’un engagement pour la conservation des semences anciennes de blé. L’histoire d’un cheminement, d’un modèle d’agriculture à un autre pour redécouvrir le sens du mot « paysan » : celui avant tout de nourrir le monde.

Des initiatives positives ?
Onpassealacte.fr est un site de journalisme constructif ou journal positif sur les initiatives ingénieuses, remarquables et inspirantes réalisées par des citoyens à travers des interviews vidéos : faire avancer le schmilblick et changer le monde vers plus d’écologie et d’humanisme par la créativité, l’action et l’innovation citoyenne et individuelle.

 

 

salon Marjolaine – du 7 au 15 novembre – Parc floral de Paris

salon Marjolaine.com

pour accéder au salonnter la ville

  • Dimanche 8 novembre 2015 – Les pistes pour espérer
  • Lundi 9 novembre 2015 – Détox la planète
  • Mardi 10 novembre 2015 – Transmettre… au lieu d’exploiter

Programme sous l’égide de Nature & Progrès :

  • Mercredi 11 novembre 2015 – Richesses végétales
  • Jeudi 12 novembre 2015  – Société en mutation
  • Vendredi 13 novembre 2015 – Énergie / climat
  • Samedi 14 novembre 2015  – Planète nourricière
  • Dimanche 15 novembre 2015  – La transition en chemin

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Ré-enchanter la ville…

11H00 Des Villes comestibles?

Pour lutter contre une agriculture intensive, pour gagner un peu d’autonomie alimentaire, pour manger local et bio,  mais aussi pour créer du lien social et transformer le quotidien urbain les mouvements associatifs se multiplient : Potagers urbains,  ensemencements comestibles des espaces publics, ruches sur les toits, récupération des invendus sur les marchés pour des festoyer dans les rues de la ville… 

TABLE RONDE avec  Céline Neyman, fondatrice des Incroyables Comestibles Val de Marne et Cécile Soler, des Vergers d’Atalanta,  Audric de Campeau, fondateur de CitizenBees , et Guillaume Hamon, de Disco Soupe  et de  Disco Boco 

14H00 Villes et biodiversité 

L’idée de remettre de la bio-diversité au cœur des villes fait son chemin. A l’appui d’un nombre croissant d’études,  les scientifiques montrent que cette biodiversité a de multiples bénéfices sur notre santé, notre cadre de vie et notre bien-être.  Chacun à son niveau peut agir …

TABLE RONDE Un débat animé par  ARNAUD GRETH , fondateur de Noe Conservation avec GREGOIRE LOIS , directeur de Vigie-Nature du Muséum National d’Histoire Naturelle et GILLES LECUIR   de NatureParif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité d’Ile de France

17H00 L’HABITAT PARTICIPATIF : transformer sa vie et sa ville

Prendre en main son habitat, c’est possible. L’habitat participatif est une démarche collective qui permet à un groupe de citoyens  de construire ensemble un projet d’habitat individuel groupé en étant son propre promoteur immobilier. Une démarche innovante qui  propose des solutions économiques, écologiques et citoyennes aux problèmes du logement.

FILM  « Les raisons qui nous poussent à agir » – 45 mn

Plus qu’une projection suivi d’un débat, le réalisateur Mathais Lahiani , fondateur de « on passe à l’acte » une plateforme participative des initiatives positives et des bonnes nouvelles sociétales nous propose un « Ciné Action » : 14 portraits de citoyens inspirants, pour nous inviter à agir, à réagir et à réfléchir .

Débat suivant la projection avec Ingrid AVOT Architecte et accompagnateur de projet d’habitat participatif et Pascal LANSELLE  accompagnateur de projet chez ALTER COOPERATION

 

DIMANCHE 8 NOVEMBRE

Les pistes pour espérer

11H00 Etre acteur des changements

Pour ne plus subir, soyons le changement que nous souhaitons ! Les citoyens bougent, s’organisent, et s’inventent des solutions alternatives dans tous les domaines. 
Une table ronde animée par Bruno Vinay, fondateur de TRIBE to be Inspired, un réseau indépendant.
Il remet l’humain et l’éthique au cœur de l’action et porte le rêve un peu fou de réinventer la façon dont on pense, on travaille, on vit.

avec

Alice Audoin, fondatrice de Art of Change ,une association qui  assemble les champs de l’art et de la culture, de la jeunesse engagée et de l’économie sociale et collaborative, dans un mouvement international et des actions innovantes .Son objectif : la mobilisation pour le climat et l’environnement de 12 pays pour influencer   positivement la COP21 et les COP suivantes, et agir en faveur du climat et de la transition écologique par la culture, le digital et la co-création.

 Manon Esnault d’ Alternatiba    Un large rassemblement d’organisations et de mouvements pour amplifier les mobilisations citoyennes pour le climat , organisateur du  grand Village mondial des alternatives les 5 et 6 décembre 2015 à Paris. Pour faire connaître  la multitude d’alternatives existantes dans les nombreux domaines où il est possible d’agir pour relever le défi climatique :l’agriculture paysanne, les circuits courts, la souveraineté alimentaire, la relocalisation de l’économie, le partage du travail et des richesses, la reconversion sociale et écologique de la production, la solidarité et le partage, la finance éthique, la défense des biens communs comme l’eau, la terre ou les forêts, la pêche durable, la défense de la biodiversité, la sensibilisation à l’environnement, les médias alternatifs, la consommation responsable, la réparation et le recyclage, la réduction des déchets,l’éco-rénovation, la sobriété et l’efficience énergétique, les énergies renouvelables, les plans Virage-énergie-climat, les transports doux et la mobilité soutenable, la lutte contre l’étalement urbain et l’artificialisation des sols, l’aménagement du territoire soutenable, les démarches de préservation du foncier agricole, les villes en transition, etc.

 Alexandre Jardin, écrivain, scénariste et  fondateur de Bleu Blanc Zebre , un mouvement citoyen regroupant une centaine d’opérateurs de la société civile tels que des associations, fondations, acteurs des services publics, mairies, mutuelles ou entreprises, réalisant une action efficiente permettant de résoudre un problème de la société en impliquant les citoyens dans sa résolution.

14H00 LA fin d’une époque

Survivre et vivre au temps de l’Anthropocène
  Renommer notre ère Anthropocène apparaît de plus en plus pertinent aux géologues. Ceux-ci découvrent que l’Homme des sociétés industrielles, devenu force géologique, lèguera des traces de grande ampleur aux générations futures : radionucléïdes dans l’atmosphère, nitrates dans les sols, technofossiles, particules de plastique dans les océans… Quels sont les risques d’effondrement inhérents à cette emprise démesurée ? Quelles sont les voies pour corriger la trajectoire et affronter les catastrophes ?

Débat animé par Yves Cochet, président de l’Institut Momentum, ancien ministre de l’Environnement.
Agnès Sinaï Fondatrice de l’Institut Momentum, directrice de l’ouvrage Economie de l’après-croissance. Politiques de l’Anthropocène II (Presses de Sciences Po, parution août 2015).
Raphaël Stevens Co-auteur de Comment tout peut s’effondrer (Seuil, 2014) et de Visages de la résilience (Editions Charles-Léopold Meyer, parution automne 2015).
Mathilde Szuba, enseignante à Sciences Po Lille,

17H00 Un autre monde

FILM CINE ACTION une série de courts métrages de 45 mn dressant le portrait de « 14 citoyens inspirants » suivi d’un débat avec Mathias Lahiani  fondateur de « on passe à l’acte » une plateforme participative des initiatives positives.

LUNDI 9 NOVEMBRE

Detox la planète

11H00   REGARDS SUR NOS ASSIETTES (75 minutes) Un film de Pierre Beccu

L’envers de nos assiettes dévoilé par une enquête menée par six étudiants en géographie et ingénierie d’espace rural. Pour trouver et comprendre comment les aliments arrivent dans nos assiettes . De la grande surface aux producteurs locaux, les réponses apportées varient sur le fond et sur la forme. Chemin faisant, c’est notre vie à tous qui se dessine dans les gestes et les mots des pionniers de l’agriculture de demain.

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur et ses invités.

14H00  PRESERVER LA MONTAGNE : Les stations de ski en transition

Est-il possible de concilier développement touristique tout en respectant des éco-systèmes aussi fragiles que ceux de nos montagnes ?  Conférence de CAMILLE REY présidente de l’association  Mountain Riders et Jean Pierre Lamic accompagnateur de haute montagne ,  directeur-fondateur de V.V.E -Voyageurs et Voyagistes Eco-responsables

17H00  DETOXIFIER LA POLITIQUE

FILM INTOX 50 MN

 En analysant l’échec du vote de la loi contre le chalutage profond à l’assemblée européenne, le documentaire choc de l’Association BLOOM décortique avec minutie, la mécanique des lobbies qui influencent nos députés européens.  

Débat avec la réalisatrice Laure DUCOS Ingénieure Agroparistech, et Frédéric Le Manach, biologiste Directeur Scientifique de l’association BLOOM

MARDI 10 NOVEMBRE

TRANSMETTRE …au lieu d’exploiter

11H00 VOYAGER AUTREMENT

Pour redonner tout son sens au mot voyage,  pour partir à la découvert d’autres cultures  et d’autres personnes,  pour apprendre les uns des autres et en découvrant le monde, se découvrir soi-même…  une conférence autour du WWOOFING et de l’ éco-volontariat mode d’emploi

Projection d’un court métrage de 26 mn  « WWOOFING AU NEPAL » suivi d’un débat animé avec Julie HATTU  wwoofeuse et réalisatrice  de la série « DESTINATION WWOOFING » produite par France Télévision – et Marie Albane ULLY dl’association France Volontaires 

14H00 CULTIVER AUTREMENT

La France concentre-t-elle pire de ses produits chimiques dans ses vignobles ? A voir le film de Guillaume Bodin, ancien ouvrier viticole qui a pris la caméra pour montrer et questionner ces pratiques mortifères, oui !   Pour les riverains, pour  les femmes et les hommes  qui y travaillent,  sujets aux nausées, aux maux de tête et aux saignements de nez, et aux cancers, désormais reconnus comme maladie 

FILM Insecticide mon amour 50 mn

Film  enquête de 2 ans autour du problème des traitements obligatoires aux insecticides  dans le vignoble bourguignon.de Guillaume Bodin vigneron et réalisateur suivi d’un débat avec  l’association Générations futures et Antonin Iommi-Amunategui, journaliste à Rue89, spécialiste des vins naturels et auteur de « Tronches de vins » et du blog NO WINE IS INNOCENT

17H00 EDUQUER AUTREMENT

HOME SCHOOLING, ECOLES ALTERNATIVES : L’école à la maison, la non-école… quelles pistes pour une autre éducation …

Un débat animé par Sylvie Gojard -rédactrice en chef du magazine  NEXUS et Edouard Ballot , jounaliste avec Bernard Collot, ancien instituteur dans une classe unique rurale et promoteur de l’école du 3ème type : une école sans horaires, sans leçons, sans cahiers, sans programme, sans évaluation, ouverte en permanence aux parents, à d’autres adultes pendant et hors du temps scolaire, y compris pendant les vacances , Freddie Fadel, père de trois filles intégralement non scolarisées et  Bernadette Nozarian, auteure, chercheuse spécialiste de l’instruction en famille, Enseignante & Formatrice et ex Maman homeschooler. Le débat sera animé par Sylvie Gojard rédactrice en chef de Nexus, et Édouard Ballot, journaliste. Avec la participation exceptionnelle d’Andre Stern, comédien et auteur, élevé hors scolarisation et sans apprentissages autres que le jeu.

CINÉ-CONFÉRENCES SOUS L’ÉGIDE DE NATURE & PROGRÈS

MERCREDI 11 NOVEMBRE 2015

Richesses végétales

 

  • 11H00 – Film : « Nature, le nouvel Eldorado de la finance » 87mn

(Réalisation : Sandrine Feydel et Denis Delestrac ; Production : Via Decouvertes et Arte France)

La course au profit généralisé et le marché global ont largement contribué à la crise écologique actuelle. Pourtant, les mondes de l’économie et de la finance prétendent inverser la tendance et sauver la planète… en lui donnant une valeur marchande ! Combien vaut la nature? Combien peut-elle rapporter ? À l’heure où la biodiversité n’a jamais été aussi menacée, ce documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac révèle la financiarisation croissante des ressources naturelles par les banques et les investisseurs privés. Édifiant.

PROJECTION suivie d’un débat avec :

Sandrine FEYDEL, journaliste grand-reporter et réalisatrice de documentaires, dont Océans de plastique, primé dans de nombreux festivals ;

Christophe BONNEUILhistorien des sciences, chargé de recherche au CNRS, auteur de nombreux ouvrages et directeur de la collection « Anthropocène » au Seuil. Il a coécrit, avec Sandrine Feydel, « Prédation : la nature, nouvel eldorado de la finance ? » paru chez La découverte.

http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Predation-9782707185853.html

 

http://www.arte.tv/guide/fr/050583-000/nature-le-nouvel-eldorado-de-la-finance

 

  • 14h00 – Biodiversité cultivée : les beaux fruits de la recherche collaborative

Depuis le début du XXe siècle l’appropriation des savoir-faire paysans relatifs à la sélection des semences par des professionnels du secteur a aboutit à une privatisation et une uniformisation inquiétantes du vivant. Le blé, victime d’une hyper sélection liée à son industrialisation croissante, est emblématique de cette histoire des semences et des conséquences de la mainmise des firmes semencières sur notre alimentation et notre santé. Décidés à inverser la tendance, des paysans, des chercheurs et des nutritionnistes se sont lancés dans une recherche participative prouvant les multiples qualités des variétés paysannes face à l’uniformité des semences brevetées.

TABLE RONDE avec :

Jean-François BERTHELOT, paysan-boulanger, co-fondateur du centre d’étude et Terre d’Accueil des Blés (CETAB) et membre du Réseau Semences paysannes

Isabelle GOLDRINGER, responsable du « Programme de gestion dynamique de la biodiversité cultivée et sa valorisation à travers des agro-écosystèmes durables innovants » à l’UMR (Unité Mixte de Recherche) de génétique végétale de l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique).

Brigitte MERCIER-FICHAUX, diététicienne, auteur de nombreux ouvrages de cuisine dont « la diététique Bio » ou « Bien manger, c’est facile et c’est pas triste ».

http://www.semencespaysannes.org

http://moulon.inra.fr/index.php/fr/presentation

http://www.brigitte-mercier-fichaux.fr

 

  • 17h00 – Semences paysannes, plantes de demain

 

Tout au long des siècles, les paysans ont sélectionné et échangé leurs semences pour les faire évoluer afin de les rendre plus résistantes face aux intempéries ou aux maladies, pour en améliorer le goût ou adapter de nouvelles variétés à leur terroir. Mais depuis le début du XXe siècle, avec l’apparition de l’industrie semencière, les agriculteurs se sont vus progressivement dépossédés de leurs savoir-faire ancestraux au profit de firmes qui ont graduellement uniformisé et breveté les semences.  Pourtant, face aux échéances climatiques ou aux enjeux de souveraineté alimentaire, les semences paysannes offrent de bien meilleurs résultats.

CONFERENCE de Robert Ali BRAC DE LA PERRIERE, conseil en gestion des ressources génétiques, co-fondateur et coordinateur de BEDE (Biodiversité, Echanges et Diffusion d’Expériences), membre d’Inf’OGM et du Réseau Semences paysannes, auteur de nombreux ouvrages dont « Semences paysannes, plantes de demain » aux éditions Charles Léopold Mayer.

http://www.bede-asso.org

http://www.eclm.fr/ouvrage-370.html

 

JEUDI 12 NOVEMBRE

Société en mutation

 

  • 11h00 – Film : « Un monde sans humains ? » (96 min)

 

(Réalisation : Philippe Borrel ; Coproduction : ARTE France et Cinétévé)

Les machines sont devenues omniprésentes. Depuis une vingtaine d’années, l’accélération du progrès technique a permis de réaliser des prouesses impensables. Refaire marcher des personnes amputées grâce à une prothèse bionique ou passer un entretien professionnel face à un robot ne relève désormais plus de la science fiction. La technologie est partout. Elle régit nos rapports sociaux et va s’immiscer jusque dans nos corps. Mais jusqu’où laisserons-nous encore aller nos machines ? Ont-elles véritablement pour unique but d’améliorer notre existence ?

La PROJECTION de ce film de Philippe Borrel sera suivie d’un débat avec des membres de Pièces et Main d’Œuvre (PMO) portant sur l’emprise grandissante des technosciences sur nos existences, et notamment sur les dangers du transhumanisme qui pourraient en découler.

http://4emesinge.com/documentaire-un-monde-sans-humains-de-philippe-borrel

http://www.piecesetmaindoeuvre.com

 

  • 14h00 – TAFTA, CETA, APE : que cachent tous ces accords de libre-échange ?

 

Au sein de l’économie-monde largement libéralisée, le commerce mondial influe sur notre vie quotidienne. Vingt ans après la naissance de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) de nombreux accords commerciaux ont été signés qui touchent toutes les régions du monde et pèsent sur les populations. Depuis la création de l’OMC, quelles conséquences ces accords ont-ils eu en matière de droits sociaux, de santé ou d’écologie ? Qu’en est-il des accords actuellement en débat au sein de l’union européenne : du TAFTA (UE/ USA), du CETA (UE/ Canada) et de l’APE (UE/pays ACP, Afrique, Caraïbes, Pacifique) ?

CONFERENCE de Paul LANNOYE, docteur en sciences physiques, député européen honoraire, membre fondateur et président du Grappe (Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Écologique), a dirigé, avec Inés  Trepant, le livre collectif « Commerce international: la démocratie confisquée » paru chez Yves Michel.

http://www.yvesmichel.org/product-page/economie/commerce-mondial-la-democratie-confisquee

http://grappebelgique.be

 

  • 16h00 – Industrie, alimentation, monnaie : les voies de la relocalisation

 

Face à la crise climatique, viser la souveraineté alimentaire des régions en favorisant les productions bio et locales constituerait déjà l’amorce d’un monde moins énergivore ; mais cela ne saurait suffire. Etendre la relocalisation à la fabrication des autres produits de consommation courants : vêtements, chaussures, outils, etc. permettrait sans doute de retisser lentement le maillage vertueux menant à l’emploi et à un modèle de société durable. Pour soutenir l’essor des éco-industries locales les monnaies citoyennes pourraient bien avoir une importante partition à jouer.

TABLE RONDE avec :

  • Luc DANDO, ingénieur, auteur de « Vers une éco-industrie locale» (édit. Yves Michel) ;
  • Emmanuel BAILLY, chef de projet RésAlis (RÉSeau d’Approvisionnement Local Innovant et Solidaire), un système alimentaire territorial durable ;
  • Frédéric BOSQUE, entrepreneur humaniste, cofondateur de la monnaie citoyenne le Sol-violette de Toulouse et du Mouvement français pour un revenu de base, auteur du livre « Les monnaies citoyennes » (Edit. Yves Michel) ;
  • Animation : Thierry BRUN, rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire Politis

http://www.yvesmichel.org/product-page/ecologie-2/vers-une-eco-industrie-locale

http://www.resalis.com

Monnaies citoyennes (Les)

www.sol-violette.fr

www.revenudebase.info

http://www.tera.coop

http://www.politis.fr

VENDREDI 13 NOVEMBRE

 

Energie/climat

 

  • 11h00 – Film : « Gambarô. (Courage !) » (51’)

 

(Réalisation : Alain Saulière et Thierry Ribault ; Production : Les ateliers du passeur)

Suite au drame de Fukushima, Alain Saulière et Thierry Ribault ont recueilli dans leur film « Gambarô » la parole de personnes qui, loin de se positionner comme des victimes, ont adopté des postures qui sont le fruit d’une mûre réflexion. Ils sont les survivants d’une catastrophe nucléaire. Dans cette méditation sur Sisyphe, sur la relation de l’individu à l’État, sur la résistance et la soumission, sur le déni et sur la signification profonde du fait d’être « sauvé », c’est bien la menace qui constitue l’un des grands thèmes du film : celle que le désastre nucléaire fait peser sur ce qu’il y a encore d’humain en l’homme.

PROJECTION suivie d’un débat avec le réalisateur Alain SAULIERE et le chercheur Thierry RIBAULT, économiste au CNRS

http://www.lussasdoc.org/rea-alain_sauliere-1,467.html

https://lejournal.cnrs.fr/auteurs/thierry-ribault

http://www.filmdechercheur.eu/spip.php?page=film2014&id_donnee=54&id_secteur=129&id_article=365&lang=fr

 

  • 13h00 – Tchernobyl : après l’abandon, le déni ; un désastre sans fin 

 

Le désastre de Tchernobyl se poursuit au Belarus et continue de faire des victimes qui subissent une double peine car priés de souffrir en silence. Pour ne pas contrarier le bon développement de l’énergie atomique, les réelles conséquences sanitaires de Tchernobyl ne sont pas reconnues par les instances internationales. Pourtant, depuis 1990, une voix s’est levée pour faire entendre la détresse des enfants malades des radiations : l’ex-physicien nucléaire Vassily Nesterenko. Il a fondé l’Institut de radioprotection indépendant, Belrad. A travers deux petits films  (sur la vie de ce scientifique hors pair décédé en 2008, et sur son institut) nous découvrirons l’action et la détermination de cet homme et des militants de l’association « Enfants de Tchernobyl, Belarus », grâce auxquels l’Institut peut poursuivre sa mission consistant à maintenir en meilleure santé, autant qu’il le peut, les enfants victimes du nucléaire.

CONFERENCE d’Yves LENOIR, président des « Enfants de Tchernobyl, Belarus »

http://enfants-tchernobyl-belarus.org

http://www.belrad-institute.org/FR/doku.php

http://www.tchernobylforever.org

 

  • 14h30 – « Comment tout peut s’effondrer »

 

Et si notre civilisation s’effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. En effet, un nombre croissant d’auteurs, de scientifiques et d’institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu’elle s’est constituée depuis plus de deux siècles. Comment réagir face à de telles perspectives ? Pourquoi est-il devenu si difficile d’éviter un tel scénario ? Pablo Servigne nous proposera un tour d’horizon interdisciplinaire de ce qu’il appelle la « collapsologie ». En aidant à rendre intelligibles les différentes « crises » que nous traversons, il éclaire notre époque et lui redonne du sens. Car aujourd’hui, l’utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L’effondrement est l’horizon de notre génération, c’est le début de son avenir. Qu’y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre…

CONFERENCE de Pablo SERVIGNE, ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d’effondrement, de transition, d’agroécologie et des mécanismes de l’entraide. On lui doit  « Nourrir l’Europe en temps de crise » (éditions Nature & Progrès, 2014) et aujourd’hui, l’ouvrage «Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes » qu’il a co-écrit avec l’éco-conseiller Raphaël Stevens (Collection Anthropocène, chez Seuil).

http://pabloservigne.com

http://www.seuil.com/page-collection-anthropocene.htm

http://nourrirleurope.eklablog.com

www.natpro.be

 

  • 16h30 – Climat : les enjeux de la Conférence de Paris 

 

La prochaine conférence climat de l’ONU, la COP 21, qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochain, doit déboucher sur un accord engageant plus de 190 pays dans la lutte contre l’effet de serre, pour le limiter à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.  Contre toute attente, après avoir réalisé un tour d’horizon de l’ensemble des questions liées à ce sujet (scientifiques, techniques, financières, diplomatiques, etc.), l’ancien ministre et député européen d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), Pascal Canfin, ne désespère pas de voir les négociations parisiennes aboutir à de véritables engagements susceptibles, selon lui, d’accélérer la bataille contre le réchauffement climatique. Il partagera avec nous les éléments qui l’amènent à cette conclusion.

CONFERENCE de Pascal CANFIN, ancien ministre EELV, expert des négociations sur le climat, auteur de « Climat : 30 questions pour comprendre la Conférence de Paris » paru aux éditions Les petits matins.

http://www.lespetitsmatins.fr/collections/climat-30-questions-pour-comprendre-la-conference-de-paris

http://eelv.fr/2015/05/07/pour-pascal-canfin-la-bataille-de-la-cop-21-peut-etre-gagnee

http://europeecologie.eu/Pascal-Canfin

 

  • 18h00 (NOCTURNE) – Film: «LIBRES! » (1h45 mn)

 

(Réalisation : Jean-Paul Jaud ; Production : J+B séquences)

Le célèbre réalisateur de « Nos enfants nous accuseront » et de « Severn, la voix de nos enfants » revient cette fois avec un film sur les méfaits du nucléaire et la nécessité pour l’humanité de se tourner résolument vers les énergies renouvelables si elle veut offrir à ses enfants un avenir digne de ce nom. A travers le parcours d’enfants vivant dans des pays emblématiques pour leurs choix énergétiques – la France, pays le plus nucléarisé du monde, le Japon, pays sinistré par l’accident de Fukushima, et l’Île de Samsø (Danemark) intégralement tournée vers les énergies  renouvelables – nous découvrons comment la liberté de ces enfants est intimement liée à la transition énergétique.
PROJECTION suivie d’un débat avec  le réalisateur Jean-Paul JAUD ;

Roland DESBORDES, enseignant en science physique appliquée, président de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD)

Marc MOSSALGUE, chargé de la communication d’Energie Partagée ;

Et Jon SOFIER, représentant d’ENERCOOP.

http://libres-lefilm.tumblr.com/programmation

http://www.criirad.org

http://energie-partagee.org

http://www.enercoop.fr

 

 

SAMEDI 14 NOVEMBRE

 

Planète nourricière

 

  • 11h00 – Film : «Les origines de la pomme » (52’)

 

(Réalisation : Catherine PEIX ; production : kri-kor films)

Dans les montagnes du Tian Shan, au Kazakhstan, poussent, par des températures extrêmes, des forêts de pommiers sauvages datant de plus de 65 millions d’années. Leurs arbres offrent une abondance et une variété de fruits (malus sieversii) hors du commun. Ces pommiers sauvages, parfois géants, constituent une mine d’or pour l’humanité et l’arboriculture de demain. Car ils possèdent des résistances à la plupart des maladies qui ravagent les vergers modernes. Bien que ce réservoir génétique ouvre les clés d’une agriculture sans pesticide, 70 % de ces forêts ont déjà disparu, victimes de la déforestation. L’association ALMA s’est fixée pour objectif de mobiliser la communauté internationale et le gouvernement kazakh pour sauvegarder ce patrimoine inestimable.

PROJECTION suivie d’un débat avec la réalisatrice Catherine PEIXfondatrice et présidente de ALMA, l’association des Amis d’Aymak Djangaliev pour la sauvegarde de Malus sieversii, et Magali OUTTIER, formatrice en agro-écologie.

www.originedelapomme.com

www.semencespaysannes.org

 

  • 14h00 – Quelle agriculture pour la souveraineté alimentaire?

 

Les instances officielles continuent à encourager le modèle agro-industriel malgré son bilan désastreux. Pour garder leur crédit en dépit de leurs résultats accablants, les agri-managers ont juste reverdi leurs discours.  Toutefois les enjeux sont trop importants pour rester dans l’ignorance des externalités de l’agriculture chimique conventionnelle. Face aux différentes crises – climatique, sanitaire, sociale, etc. – qui s’annoncent, il devient urgent d’engager les hommes sur la voie de leur souveraineté alimentaire. L’agroécologie paysanne offre en cela des perspectives intéressantes pour l’avenir, qui permet une production accrue grâce à des pratiques enrichissant les sols au lieu de les appauvrir, en préservant la santé des hommes, des animaux et de la terre, partout sur la planète.

TABLE RONDE avec :

Aurélie TROUVE, ingénieur agronome, maître de conférence en économie et spécialiste des questions agricoles et alimentaires, coprésidente d’Attac France et auteur de « Le business est dans le pré » chez Fayard ;

Hervé LE GALL, Ingalañ, coordinateur, du programme Tinga Neere (terre meilleure) d’actions agro-écologiques pour la souveraineté alimentaire au Burkina Faso ;

Eliane ANGLARET, présidente de Nature & Progrès.

https://france.attac.org/auteur/aurelie-trouve

http://www.fayard.fr/le-business-est-dans-le-pre-9782213678870

www.natureetprogres.org

www.tinga-neere.org

www.ingalan.org

 

  • 16h00 – « Parlez-moi d’élevage »

 

Les élevages industriels engendrent des dégâts de plus en plus reconnus aux niveaux sanitaires (antibiorésistance, fragilité génétique), écologiques (pollutions des eaux, des sols, etc.) et sociaux (maladies professionnelles, stress, etc.). Pourtant, les gros élevages sont encouragés : 1000 vaches, 7000 porcs, 40000 poules… Cette intensification a engendré une inquiétante érosion de la biodiversité chez les animaux de ferme, et un mouvement de rejet de la part d’un nombre croissant de consommateurs. Heureusement, l’élevage intensif n’est pas la règle. Ayant choisi leur métier parce qu’il leur donnait une proximité avec les animaux, des paysans se battent au contraire pour de meilleures conditions de vie et de mort pour leurs bêtes. Leurs pratiques aident non seulement à préserver des races animales à faible effectif, mais la vie dans nos campagnes. Car à quoi ressembleraient nos paysages sans la présence de nos compagnons domestiques ?

TABLE RONDE avec :

Jocelyne PORCHER, sociologue, directrice de recherche à l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA) de Montpellier, auteur de nombreux ouvrages dont « Vivre avec les animaux, une utopie pour le XXIe siècle » (La découverte/Poche)  ou « La mort n’est pas notre métier (l’Aube). Elle a aussi collaboré au « Livre blanc pour une mort digne des animaux (éditions du Palais)

Simon CARRAZ, éleveur bio sous mention Nature & Progrès ;

Patricia BIAU, chargée de mission « élevage » pour la fédération Nature & Progrès ;

Lucie MARKEY, de l’Institut de l’élevage. Elle est co-auteur de « Races bovines de France » (Edit. France agricole et a collaboré au programme VARAPE (Valorisation des races à petits effectifs).

http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=2527

http://www.inra.fr/Grand-public/Economie-et-societe/Toutes-les-actualites/livre-blanc-mort-digne-animaux

http://www.natureetprogres.org/communiques/actu219.pdf

http://varape.idele.fr

 

 

DIMANCHE 15 NOVEMBRE

 

La transition en chemin

 

  • 11h00 – Film : « Le jardin en mouvement » 52’

 

(Réalisation : Olivier Comte ; production : a.p.r.e.s production)

Le film retrace le parcours atypique de Gilles Clément, jardinier et architecte paysagiste, mais aussi écrivain. Marqué par l’écologie, il a remis en question l’art des jardins à la fin du XXe siècle, avec le jardin en mouvement, le jardin planétaire ou le tiers paysage. A travers  son parcours et ses diverses créations,  nous voyons comment pour cet homme le jardin ne se résume pas à un carré végétalisé : c’est un lieu où s’exercent les utopies politiques, où se pratique la pensée scientifique et où les rêves nous portent vers d’autres mondes.

PROJECTION suivie d’un entretien avec le jardinier paysagiste Gilles CLEMENT, auteur de nombreux ouvrages dont (pour les plus récents) : « Manifeste du tiers paysage » (Sens & Tonka), « Abécédaire » (Sens & Tonka), ou « Eloge des vagabondes » (Robert Laffont) ; et Frédérique BASSET, journaliste, auteur de « Les 4 saisons de Gilles Clément » (Terre vivante).

http://www.gillesclement.com

http://www.sens-tonka.net/auteur/clement-gilles

http://boutique.terrevivante.org/librairie/interview/auteur/4/458-frederique-basset.htm

 

 

  • 14h00 – Résister et créer les alternatives pour la transition

 

A la veille de la prochaine Conférence des Nations-Unies pour le Climat (COP 21) la société civile, soutenue par de très nombreuses personnalités du monde entier  (Desmond Tutu, Naomi Klein, Pierre Rabhi, Vandana shiva, etc.) a lancé l’Appel « Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques ». Cet appel international est à l’origine de la publication d’un livre collectif «Crime climatique STOP » (Seuil) dans lequel l’économiste Geneviève Azam développe un chapitre sur les mouvements de résistance et les alternatives qui font avancer notre société sur la voie de la transition, partout sur la planète.

CONFERENCE de Geneviève AZAM, économiste à l’Université Jean Jaurès de Toulouse, porte-parole d’Attac France, auteur de « Le temps du monde fini. Vers l’après-capitalisme » (Les Liens qui Libèrent). A apporté sa contribution au livre collectif « Crime climatique STOP » (Anthropocène, Seuil).

http://www.seuil.com/livre-9782021283648.htm

https://france.attac.org/auteur/genevieve-azam

https://france.attac.org

http://350.org/climate-crimes-fr

 

 

  • 16h00 – Graines de changements

 

Tandis que nous vivons une période charnière où tout peut encore s’écrire, ou basculer !, Christian Jacquiau, l’auteur de deux livres à l’origine d’une réflexion de fond sur nos modes de consommation et leurs effets induits« Les coulisses de la grande distribution » et « Les coulisses du commerce équitable », nous fait découvrir des représentants d’associations ou des personnages à l’origine de projets novateurs, vecteurs de véritables et réjouissantes perspectives de changements pour l’avenir.

TABLE RONDE avec des représentants d’initiatives socialement et écologiquement innovantes dont (entre autres):

Hervé LE GALL, de l’association Ingalañ (partager en breton), à l’origine, notamment, de la création des GASE, Groupement d’Achats  Service Epicerie.

Rémy CHOLAT, d’Ambiance Bois, une entreprise pionnière dans des pratiques écologiques et sociales innovantes : décisions collectives, PDG régulièrement tiré au sort, égalité des salaires…

Alain DUEZ, co-fondateur de « l’Age de faire », représentant du mensuel alternatif à diffusion citoyenne « Demain en mains »

BERTILLE, représentante des gars’ pilleurs qui dénoncent les aberrations du système agro-alimentaire actuel en récupérant notamment la nourriture jetée par les supermarchés pour la distribuer sur la voie publique ;

Un représentant de « LA PENSEE SAUVAGE », Gaec bio (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) sous mention Nature & Progrès. Explorateurs d’outils de transition, ces paysans sont lauréats du concours « Ferme d’avenir » (sous réserve) ;

Animation : Christian JACQUIAU, économiste  et écrivain.

http://www.christian-jacquiau.fr

www.ingalan.org

http://www.ambiance-bois.com

http://www.demain-en-mains.info

http://lesgarspilleurs.org

http://www.lapenseesauvage.org

 

 

Vous pouvez consulter le programme des éditions précédentes :

 

Programme des conférences Marjolaine 2013

Programme des conférences Marjolaine 2012 
Programme des conférences Marjolaine 2011 
Programme des conférences Marjolaine 2010 
Programme des conférences Marjolaine 2009

 

 

 

 

 

Abattoir d’Alès : ce que vivent les animaux avant d’arriver dans nos assiettes

 

L’association L214 dévoile une enquête vidéo accablante sur l’abattoir régional d’Alès. Jamais en France, la mise à mort des animaux dans un abattoir n’avait été montrée de façon aussi transparente et détaillée.

 

 

 

Après avoir vu cette vidéo : signez la pétition sur l’abattoir d’Alès

 

Lire le rapport du professeur Mouthon du 8 octobre sur la visualisation des documents audiovisuels présentés par l’association L214 sur l’abattoir d’Alès

 

 

 

 

DEMAIN… le film

lors que l’humanité est menacée par l’effondrement des écosystèmes, Cyril, Mélanie, Alexandre et Laurent, tous trentenaires, partent à travers le monde en quête d’une solution capable de sauver leurs enfants et, à travers eux, la nouvelle génération. A partir des expériences les plus abouties dans tous les domaines (agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie…), ils vont tenter de reconstituer le puzzle qui permettra de construire une autre histoire de l’avenir.

Selon Mohammed Yunnus, prix Nobel de la Paix, seule l’élaboration de cette nouvelle vision du futur, à partir des solutions du présent, sera assez puissante pour entraîner un grand nombre d’habitants de la planète dans la construction d’une société nouvelle ; à l’instar de ce que le rêve « du progrès » a suscité au XXe siècle.

Pour y parvenir, les protagonistes vont se rendre dans 9 pays : la France et l’île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, l’Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l’Islande et vivre quelques aventures…

pour lire la suite de l’article