La fermeté, armure et arme inexpugnable contre les forces corruptrices

Intellection : Camille Loty Malebranche

Ce qui tue la sagesse de l’homme de bien et le discrédite, c’est le laisser-aller, la complaisance avec le mal souvent par une sorte d’égard pusillanime pour les multitudes corrompues et les conventions encanaillantes. Ce qui sabre la sagesse de l’homme de bien, c’est le manque de fermeté dans le refus envers le mauvais et la canaille qui l’entretient et l’impose en mode de vie. La bonasserie confondue à de la bonhomie est autodestructrice, car elle fait prendre sur soi, tous les miasmes de l’autrui qui n’a pas grandi et qui profite de l’excès d’ouverture de l’homme de bien pour l’éclabousser voire l’embourber. Que de gens de bien et de grande valeur intellectuelle et morale se font banaliser, ravaler par de purs déchets anthropomorphes, à force de manquer de fermeté, à force d’accepter toutes racailles de ce monde dans leurs relations voire leur amitié! De toutes façons, il y a des degrés d’ouverture à autrui et des balises de fermeté devant les ponctuer, et c’est tout simplement salvateur du respect de soi.

La chose est claire, sans de solides garde-fous, le bien se fait piétiner et c’est le mal qui triomphe. Vous me croyez manichéen! Regardez autour de vous, ce que les crapules des soi disant élites font en complicité sinistre avec les foules, ces multitudes de légitimation de tous les crimes des élites, au nom de la démocratie. Démocratie, un mot devenu synonyme de reddition à la populace aliénée, vulgarophilie et vulgarocratie électoraliste ont longtemps mis à mort l’essence de la vraie démocratie dans une société où les électeurs ne comprennent même pas qu’ils ont le pouvoir et préfèrent le déléguer à leurs tyrans oligarchiques, leurs ennemis de classe. Par ailleurs, sans la fermeté sous prétexte d’ouverture, l’homme d’esprit finit toujours par se faire agresser par les ineptes, car respect ne veut pas dire reddition de soi, ni reddition de la qualité à la médiocrité.

Dans la vie sociale, la fermeté seule peut surmonter et vaincre le terrorisme d’une société de la standardisation tout comme la permissivité empreinte de démission intellectuelle et morale qui annonce les chutes personnelles et programme l’homme pour toutes sortes de renoncements félons par lâcheté et mésestime de soi.

La mollesse constitue en soi un piège pour le tempérament non affermi, c’est la faiblesse vicieuse du déni de soi et de l’autotrahison. Être ouvert à l’homme dans un esprit de charité sans jamais cesser de garder de la hauteur, être haut sans être hautain, mais ne transigeant jamais ses valeurs et l’exigence de certains principes inviolables, telle est la juste fermeté.


Sois ferme dans la vérité spirituelle de ton humanité. Souviens-toi que la naissance, la vie, la joie, la souffrance, la mort sont solitaires, et tu ne les portes ou les subis que pour toi-même; alors, gare à toi si par mollesse, tu laisses la société, la famille ou un quelconque autre vivre à travers toi. Hormis Dieu, nul ne doit prendre le contrôle de tes choix, car toi seul, un jour, tout seul, en répondras.

La fermeté ne garantit pas toujours contre les chutes, les erreurs, et même les faiblesses, toutefois, elle instille à l’homme un supplément de soi-même, un surcroît de volition pour se relever et constamment entreprendre à mieux apprendre à faire face aux peccabilités humaines qui sont en lui, tout en expédiant le chantage du nombre qu’opère souvent l’institution socioétatique séquestrée par les oligarques pour manipuler les individus et les citoyens.

La fermeté est un apprentissage-désapprentissage permanent sur le terrain du juste combat de l’amélioration de soi qu’est la vie ici-bas.

Armure contre les forces corruptrices de toutes sortes, la fermeté constitue une arme redoutable entre les mains des esprits voulant accomplir leur soi dans un monde où tout semble conspirer contre la vérité spirituelle de la nature humaine que les empires, les idéologies et les institutions sociales cherchent constamment à dévier et corrompre.

 

 

« Ami, entends-tu le frisson de nos âmes qui s’éveillent? »

 

le journal intégral -20/02/17

coming out spirituel sur Huffington Post -16/02/17

Abdennour Bidar :

« Ami, entends-tu le frisson de nos âmes qui s’éveillent? »

Tel pourrait être le chant, ou pour commencer le murmure, de toutes celles et ceux qui, comme moi, en ont assez d’errer dans des vies privées de sens profond.

Des vies dépourvues de liberté réelle parce qu’encore trop asservies par le travail et trop consumées à consommer. Des vies que ni la politique ni les religions, quand elles se muent en idéologies, n’arrivent plus à relier les unes aux autres au-delà des frontières de classe sociale ou de croyance.

 Comment donner un sens profond à nos existences ?

Cultiver le lien à soi: s’épanouir et s’accomplir à partir du dedans, se trouver en se dépassant, exprimer sa singularité et ses aspirations propres au lieu de rester prisonnier du système.

Cultiver le lien à l’autre: remplacer la petitesse du « chacun pour soi » par une fraternité et une coopération où nous nous entraidons tous à créer nos vies.

Cultiver le lien à la nature: apprendre ou réapprendre à contempler la beauté du monde et à vivre en harmonie avec l’ensemble du vivant.

Je veux que soit reconnue mon aspiration à vivre selon ce triple lien, qui libère mes forces intérieures et qui seul peut m’ouvrir aux plus vastes horizons de conscience et de vie.

Je veux, avec tous ceux qui en sentent l’urgente nécessité, proclamer cette vie bien reliée comme droit spirituel inaliénable de tout être humain.

Je veux proclamer cette vie bien reliée comme droit spirituel inaliénable de tout être humain.

Notre lutte pour ce nouveau droit s’inscrit dans le prolongement de tous les grands combats historiques pour les droits sociaux et politiques. Ce droit spirituel est le couronnement à venir des Droits de l’Homme, le seul à pouvoir relancer partout dans le monde la dynamique de leur réalisation. Je suis, nous sommes convaincus que seule sa proclamation peut nous offrir le grand projet de civilisation dont l’absence laisse aujourd’hui s’étendre un terrible désert de sens où prolifèrent les désenchantements, les tentations de retour en arrière et les radicalités.

Nous sommes déjà nombreuses et nombreux à nous engager dans cette lutte. De plus en plus nombreux à vouloir être les relieurs, tisseurs, tisserands du monde qui vient.

Seule sa proclamation peut nous offrir le grand projet de civilisation dont l’absence laisse s’étendre un terrible désert de sens.

De quoi avons-nous besoin maintenant?

De connecter tous nos engagements pour qu’ils s’inspirent les uns les autres!

De prendre conscience de notre nombre et confiance en notre force!

Car nous sommes déjà beaucoup plus forts que l’ordre en place!

Et nous le serons plus encore demain, à condition d’être capables de donner à cet objectif de la vie bien reliée autant d’expressions concrètes –partout où nous sommes- dans nos modes de vie, l’éducation de nos enfants, l’organisation du travail, la justice sociale, l’écologie, la gouvernance de la France, de l’Europe et du monde! Voilà le grand défi, inséparablement spirituel et politique, qui nous est proposé à travers toutes les crises de notre temps! Nous nous y engageons avec courage, détermination et espérance – et nous allons réussir.

 

Liste des signataires dans l’ordre alphabétique:

Kévin André, Abdennour Bidar, Adam Bidar, Amin Bidar, Diane Binder, Marine Bonté, Benjamin Charbit, Eva Collet, Stanislas Coppin, Eric De Kermel, Shani Diluka, Amel Haydock, Virginie Larousse, Isabelle Lonvis-Rome, Gabriel Le Magadure, Agathe Maire, Sophie Marinopoulos, Luc Mory, Caroline Olezac, Anne-Sophie Plard, Sonia Pollissard, Pierre Servan-Schreiber, Henri Trubert, Eric Vinson, Inès Weber

Si toi aussi tu es ce Je, si tu partages ces convictions, tu peux:

1) Fa​ire à ton tour ton coming out spirituel en signant ce texte sur notre page change.org

et/ou​

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et/ou​

3) ​P​artager ​sur notre page facebook et autour de toi ​la manière personnelle dont tu es porteur de tout ​cela​ dans ta vie​!

 

José Mujica, Président moraliste de la sobriété civique.

 

sur le blog Intellection

José Alberto Mujica Cordano, surnommé « Pepe Mujica », est un homme d’État uruguayen, né àMontevideo le . Il est le 40e président de la République du au

Une interview que devraient écouter et sur laquelle devraient méditer les politiciens du monde entier, surtout ceux de certains des pays les plus miséreux où les démesures de la vénalité, l’extravagance dépensière, la prodigalité de luxe, la mégalomanie matérialiste primaire et crapuleuse de la plupart des soi disant élites tant politiques qu’économiques, dévorent toutes les ressources produites ou octroyées en prêts à ces pays au nom de leur peuple ainsi endetté pour les bas assouvissements de l’ego platement vaniteux de sinistres hédonistes prodigues!

 

Il est temps d’arrêter cette calamité pour les sociétés du sud paupérisées de l’intérieur, après les prédations impérialistes, par l’infamie prédatrice endogène selon l’esbroufe mégalomane matérialiste des élites trop viles et trop bouffonnes pour projeter d’autres valeurs un peu plus civiques – comme cette première médication morale contre la cupidité qu’est cette sobriété que j’appelle civique dans le train de vie matériel – que la grossièreté exhibitionniste des biens extrêmement onéreux coûtant de mortelles fuites de devises à la population!

 

 

La vie est un grand mystère, beaucoup plus vaste que ce qu’on veut bien nous faire croire….

 

 

Alex Ferrini : NOTRE RÉVOLUTION INTÉRIEURE Bande Annonce (Documentaire – date de sortie 25 janvier 2017)

 

 

Alex Ferrini : un documentaire qui incite à penser par soi-même

Jésus : la veille et l’éveil de l’esprit

Intellection

Comment considérer un Esprit qui veille? Quelles en sont les caractéristiques?

En vérité, la veille de l’Esprit qui, de toute façon, ne dort jamais, est un stade métaphysique d’éveil de conscience de l’Homme immatériel qui se connaît et qui sait qu’il vient de Dieu, l’ÊTRE-ESPRIT dont tout être spirituel émane comme une image virtuelle à réaliser dans son évolution.

C’est donc la conscience de la vérité de l’Homme par-delà le somatique, la matérialité de la vie immédiate et les vagues déchaînées des folies illusoires du monde. C’est le dépassement de l’orgueil de la vie d’ici-bas pour vivre comme par anticipation, la contemplation de la Plénitude céleste de l’Esprit. C’est vivre comme un Esprit – conscient de soi, conscient pour soi – qui chemine dans la matière tout en se sachant être le réceptacle actif de toutes les grâces et bénédictions de l’Architecte de l’Univers, du Père qui appelle l’Homme à la félicité de sa famille divine.

pour lire la suite

 

Cet article écrit ici par un chrétien fait échos à celui publié le 10 mai concernant le message de Swami Atmarupananda : devenir veilleur au nom d’une cohérence, d’uune conscience

Les chemtrails : une trace, une pollution de la géoingénierie et de la guerre secrète

Ci dessous 2 vidéos – la première présentée par des scientifiques qui relate les observations de laboratoires scientifiques français et italiens  indépendants sur les chemtrails.

La seconde est une conférence de Claire Séverac qui étend le sujet et fournit une quantité d’informations exceptionnelles reliant certains faits qui montrent les dégâts provoqués par la géoingénierie, l’agrobactérium, procédés parmi d’autres, de la guerre secrète menée entre les grandes nations et contre les populations, ici vu du côté des Etats-Unis. Dommage que cette présentation souffre d’inexactitudes scientifiques parfois grossières comme celles des éclairs horizontaux dans les orages ou de la présentation de l’expérience du Professeur Montagnier. Cette deuxième vidéo garde néanmoins et malgré ces erreurs et les doutes qu’elle génère sur l’ensemble de la présentation   un grand intérêt par la multitude des informations recueillies.

 

Ces deux vidéos constituent un témoignage bouleversant sur les folies du monde des technosciences qui, au-delà des multinationales dont ils font partie ou auxquelles ils sont soumis, a gangrené la pensée des pouvoirs militaires et politiques. Les populations ne sont plus, au mieux, qu’un alibi pour ce pouvoir technoscientifique démoniaque qui ravage la planète.

la géoingénierie sur Wikipédia

l’agrobactérium sur Wikipédia

le livre de Claire Séverac : la guerre secrète contre les peuples

 

La mondialisation : le monothéisme du marché

sur le blog de Roger Garaudy

Ce qu’on appelle la « mondialisation », en réalité le monothéisme mondial du marché engendré par le capital, rapport social désormais mondialisé, est lourd de menaces parce qu’il produit un monde cassé : entre les « élus » et les exclus, les pauvres et les riches, les exploiteurs et les exploités, le Nord et le Sud.

Les avancées de la science et de la technique, qui augmentent sans cesse nos moyens et nos pouvoirs, servent plus à la destruction de l’humain qu’à son épanouissement car elles ne sont orientées par aucune réflexion sur le but et le sens de la vie.

Ce monde, fondé sur une conception quantitative du bonheur, n’a d’autre but que de produire et consommer de plus en plus, de plus en plus vite, et n’importe quoi, au point que les trafics les plus fructueux sont aujourd’hui ceux des armements et de la drogue.
Dans ce monde, les fortunes s’acquièrent par la spéculation financière beaucoup plus que par le travail producteur de biens et de services.
– Ces dérives conduisent à la jungle, à la loi dominante du plus fort, à la violence et au chaos qui en découlent.

La triple mutation c’est le passage :

de l’individualisme à la communauté. Selon l’individualisme, chacun est le centre et la mesure de toute chose. Le membre de la communauté au contraire se sent responsable du destin de tous les autres membres ; la liberté de l’autre n’est pas la limite de sa propre liberté mais la condition

du positivisme à la foi. Selon le positivisme, la science et la technique peuvent résoudre tous les problèmes, y compris celui du sens de notre vie ; c’est une religion des moyens. La foi au contraire exige rupture avec tout déterminisme ; foi en Dieu ou foi en l’Homme, mais toujours foi dans un sens de la vie et foi dans l’unité du monde.

du particularisme à la considération première du tout. Le particularisme, c’est privilégier les intérêts d’un individu, d’un groupe ou d’une nation contre ceux du tout. Aucune action pourtant ne peut être créatrice d’un avenir à visage humain, poursuivre l’humanisation de l’homme, si elle n’est pas fondée sur la considération première du tout et ne s’y ordonne.

 

 

L’écologie passe par la transformation de soi

pour lire tout l’article de Corine Pelluchon dans Libération

L’heure n’est plus au déni : notre tâche est de substituer à une anthropologie qui n’a pas offert de contrepoids à l’économisme une autre philosophie du sujet. Nous devons repenser l’individu et notre existence débordée par celle des autres, passés, présents, futurs, humains et non-humains.

 

La protection de la biosphère et de la biodiversité, le souci pour les générations futures et pour les conditions de vie des animaux et l’aide aux pays pauvres s’imposent comme de nouvelles finalités du politique qui s’ajoutent aux devoirs classiques de l’Etat, à la sécurité ou à la conciliation des libertés individuelles et à la réduction des inégalités. Toutefois, si l’on veut que ce programme ambitieux soit autre chose qu’un vœu pieux, il est indispensable que chacun se transforme. Tant que les motivations des individus ne seront pas prises en compte, les réglementations préconisées pour réduire notre empreinte écologique seront ressenties comme des contraintes extérieures. Chacun tentera de s’y soustraire et jamais les normes orientant les politiques publiques ne seront décidées de manière démocratique. Personne ne consentira à changer ses habitudes de consommation s’il n’y trouve pas une forme d’accomplissement de soi. Bien plus, sans un profond remaniement de l’image que nous avons de nous-mêmes, il ne peut y avoir de transition vers un autre modèle de développement où l’économie, mise au service des hommes, n’est plus l’ennemie de la nature et des autres vivants.

Pour accorder à tout être humain des droits, quels que soient son ethnie, son genre, sa fonction sociale, il était nécessaire de penser un individu détaché de ses appartenances et œuvrant comme bon lui semble à sa propre conservation, pourvu qu’il ne menace pas la vie et la liberté des autres. Mais, à mesure que ce concept opératoire a été pris pour la réalité, nous avons gommé une vérité liée à la matérialité de notre existence : nous sommes des êtres relationnels et la nature, loin d’être un simple décor de l’histoire ou un tremplin pour notre liberté, en est la condition.

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Une pensée étrangère au dualisme entre nature et culture, esprit et corps, raison et émotion s’invente. Le rapport aux nourritures, qui sont les choses naturelles et culturelles dont je vis, exprime mon rapport à moi-même et aux autres. Par mes choix de consommation et la manière dont j’habite la Terre, je dis quelle place j’accorde aux autres êtres.

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Le judéo-christianisme n’est pas à l’origine de la crise environnementale. Dans la Bible – et c’est encore vrai chez Descartes, qui écrit que les choses n’ont pas été faites pour nous -, l’être humain est le jardinier ou l’intendant de Dieu. La posture despotique de l’homme dominant la nature et les autres vivants auxquels il ne reconnaît qu’une valeur instrumentale est relativement récente. Elle apparaît surtout avec la révolution industrielle qui est solidaire d’une philosophie enjoignant chacun à rechercher son bien-être dans un contexte où les ressources semblent infinies. Cette représentation de la nature comme d’une géante à maîtriser, c’est-à-dire d’une force menaçante qui est aussi un réservoir de ressources, et de l’homme comme du prolétaire de la création, luttant pour sa survie par la technique et la science, caractérise les Lumières.

… On ne pourra pas changer de modèle économique si l’on omet d’analyser les raisons de son succès. Car ce système, en s’appuyant sur des affects comme la vanité, le désir de posséder des biens rares que les autres n’ont pas les moyens d’acheter, encourage la production d’objets toujours plus sophistiqués et gourmands en énergie. Il crée grâce au marketing des besoins artificiels qui comblent provisoirement notre vide intérieur. Il renforce ainsi la division entre les individus et l’addiction à la consommation qui l’ont rendu possible. Dans une telle logique, les biens privés sont préférés aux biens publics, le gaspillage n’est pas une faute et chacun ne vit que pour soi, divisé et sous le regard constant des autres qu’il envie.

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la crise actuelle peut être l’occasion de choisir parmi les multiples fins qui sont proposées celles qui ont du sens pour soi et pour le monde commun. On peut ainsi trouver l’énergie nécessaire pour prendre ses responsabilités dans chacun de ses actes, petits et grands. Seuls des êtres capables de dire dans quelle société ils veulent vivre peuvent exiger des représentants qu’ils mettent en place des politiques adéquates et tirent les leçons des solutions ayant fait leurs preuves sur le plan local.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une nouvelle vision de la conscience- par Willis Harman

 

 

Willis Harman sur Wikipédia

Nous subissons l’une des plus profondes transformations de l’histoire : un changement structurel des croyances de la société occidentale. Aucun pouvoir économique, politique ou militaire ne peut se comparer à celui d’un changement sur le plan des idées. En modifiant délibérément leur vision de la réalité, les gens changent le monde. Willis Harman est considéré comme un des grands visionnaires de notre temps. Durant toute sa vie professionnelle, il sest profondément impliqué dans le processus de transformation globale, qui constitue une partie intégrante de notre futur immédiat. Au cours de sa carrière, il a incarné mieux que quiconque lintégration des connaissances intellectuelles et spirituelles, qui est au cur des travaux menés à lInstitut des sciences noétiques, un organisme quil a présidé jusquà sa mort en 1997. « L’uvre de Willis Harman est un superbe témoignage de l’esprit humain dans le monde postmoderne. Une nouvelle vision de la conscience constitue l’un des meilleurs et des plus provocants exposés sur le rôle fondamental de la conscience dans l’évolution de l’humanité.» – Ken Wilber, auteur d’ »Une brève histoire de tout ».

présentation du livre sur la page de lecture de la critique de la modernité et la transrationalité

sentiment d’accomplissement et de plénitude contre poursuite d’un plaisir incessant

2929Libération 21/08/2015– pour lire l’article 

L’entraide contre l’individualisme, le bonheur opposé à l’enrichissement, la compassion face aux égoïsmes… Le moine bouddhiste défend une vision de la société aux antipodes de celle prônée par les décideurs, tant politiques qu’économiques, s’emparant sans complexe de questions habituellement propres à la finance et à l’entreprise.

Dans nos sociétés individualistes, l’altruisme n’est-il pas une valeur en berne ?

C’est notre grand défi par excellence. Il y a un réel épuisement émotionnel, notamment dans les villes où l’on est dépassé par la multiplicité des sollicitations.

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L’économie étant au cœur de tout, si on veut en finir avec l’homo economicus, dont le seul but est de maximiser ses intérêts personnels, le bouddhisme doit aussi s’en emparer, en tant qu’approche empirique de la réalité. Dans ce domaine, on assiste à une prise de conscience grandissante de l’importance de l’éthique et de la compassion. En anglais, on parle decaring economy : les économistes n’ont plus le droit de fermer les yeux sur l’environnement ou la pauvreté tant ces sujets sont devenus des priorités pour l’opinion publique.

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Comment expliquez-vous que nos sociétés restent autant attachées à l’argent ?

La consommation, ce n’est pas seulement aller au supermarché, c’est aussi la recherche d’un bonheur hédonique, l’importance donnée à l’image et au matérialisme.

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Vous expliquez que l’on peut s’entraîner à la compassion?

Bien sûr, on devrait s’y entraîner depuis tout petit à l’école laïque ! Dans des milieux très difficiles, on peut changer considérablement le comportement des enfants, en les faisant participer à des jeux coopératifs, prendre conscience des émotions des autres, les meilleurs élèves aident les moins bons, ils font des exercices de respiration, etc. En dix semaines, les discriminations s’estompent, c’est assez extraordinaire.

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Les religions ont-elles selon vous un rôle à jouer ?

A priori, c’est leur mission première. Il n’y a pas une seule religion qui, dans ses textes fondateurs, a prôné la haine. A certaines époques, elles ont malheureusement été instrumentalisées à des fins politiques. Les représentants religieux doivent agir pour enrayer les extrémismes.

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Rendre une société plus altruiste, n’est ce pas aussi de la responsabilité des dirigeants ?

A Harvard, une étude de la Kennedy School a montré que deux personnes sur trois ne font plus confiance à leurs dirigeants. Pour moi, le leadership, c’est le service, et cela demande une formation humaine!

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