« Comploter, coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser, pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir et régir »

Reporterre

 

C’est un livre « chargé », en dit son auteur — une « somme », comme le signale le titre. Et même une première : aucun travail de synthèse, combinant histoire économique, industrielle, mais aussi accusations, litiges ou condamnations n’avait encore été réalisé autour de cette multinationale, née en 1924 avec la Compagnie française des pétroles (CFP). Pour Alain Deneault, connaître ce passé était pourtant indispensable pour comprendre comment Total fonctionne et d’où elle tire sa puissance. Établir un diagnostic afin de lui opposer des stratégies adaptées, voilà l’ambition de De quoi Total est-elle la somme ? Multinationales et perversion du droit, paru récemment aux éditions Rue de l’échiquier – Écosociété.

Premier problème : comment définir Total ? Est-ce « une société pétrolière française » ? Car elle est constituée de 882 sociétés consolidées, opérant selon 130 législations différentes. Seuls 28 % de ses capitaux sont français, et pour le reste, canadiens, étasuniens, anglais, chinois, qatariens, etc. Elle n’est pas seulement active dans le pétrole, mais aussi le gaz, l’électricité, la pétrochimie, le solaire, les agrocarburants, les lubrifiants, la biomasse, le nucléaire, l’internet des objets ou le bioplastique. Total est donc plutôt une multinationale apatride capable de tirer son jeu d’une multitude de conjonctures, explique l’auteur.

 

« Comploter, coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser, pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir et régir » : ces 12 verbes d’actions sont illustrés par des histoires avérées où Total tient le premier rôle. Certaines nous sont bien connues : « l’affaire Elf » (corruption à grande échelle de dirigeants politiques) ou celle de l’explosion de l’usine AZF (dans laquelle Total et ses avocats continuent de nier toute responsabilité devant la justice), son implantation dans les anciennes colonies française transformées en enveloppes juridiques grâce aux réseaux de la Françafrique, la pollution à coups de marées noires et d’émissions de CO2, ou encore la délocalisation de ses avoirs ou activités là où la fiscalité est plus lâche…

« Il ne s’agit pas, pour des firmes comme Total, de régner sur un mode souverain, à coups de décrets et d’édits, tel un État, mais de transformer le rapport des États à la conjoncture, de façon à ce que le législateur cherche le plus possible à rendre conforme la loi aux rapports de force instaurés par les multinationales, dont la réalité acquerra le statut d’axiome. La loi qui domine ne sera plus celle des États mais celle du marché au sens d’un champ transcendant le secteur public. »

Pour Alain Deneault  ces firmes représentent le pouvoir totalitaire version XXIe siècle. « Au moment même où Hannah Arendt écrivait ses thèses sur le totalitarisme [dans les années 1950], la CFP crée la marque Total [en 1953] et se présente comme étant “totale” » insiste-t-il. Signe d’un complexe d’infériorité de la pétrolière française face à ses homologues, qu’elle cherche à résorber. « Ce qu’elle signifie alors c’est : “Nous aussi sommes un pouvoir, nous pouvons nous interposer entre les acteurs sociaux et les pouvoirs publics, et à partir de là développer des lois à valeur totalisante sur le monde” », analyse Deneault.

Le philosophe pousse cette thèse dans LeTotalitarisme pervers, un court texte qui suit la somme sur Total et en tire des conclusions d’ordre général. « Des totalitarismes d’antan à celui d’aujourd’hui, on est passé d’un ordre psychotique de domination où une autorité toute-puissante et hyper visible donne le la de la réalité sociale et judiciaire, à un ordre pervers où la loi semble s’imposer d’elle-même comme la pluie, sans que les intéressés qui le coordonnent ne se distinguent particulièrement des sujets qui la subissent. […] Les maîtres pervers […] dominent en élaborant des formes d’autorité qui passent pour objectives. C’est en cela qu’on reconnaît la finesse nouvelle du totalitarisme contemporain », écrit-il.

Deneault plaide pour des « minorités intenses ». « Le progrès a toujours été l’œuvre de minorités. Je crois que l’important, c’est l’intensité, c’est par là que nous arrivons à valoir comme peuple, comme communauté capable d’engager des changements sociaux », soutient-il, en citant pour exemples la révolution de 1848, Occupy Wall Street et les révolutions arabes de 2011, ou encore les évènements récents en Roumanie. « Ce sont toujours des minorités qui, en intensifiant leurs mobilisations, prises de paroles et de conscience, leur présence au monde, peuvent marquer des avancées et établir des rapports de force. Et plus une minorité est intense et en phase avec une époque, moins elle est minoritaire. »

Pour voir la présentation du livre

 

 

NDE- Expériences de mort imminente

Depuis les années 1970 les progrès de la médecine dans le domaine de la réanimation ont permis à celle-ci notamment de faire battre à nouveau le coeur de patients qui s’était arrêté.

Il s’en est suivi depuis une multitude d’ouvrages consacrés aux expériences de mort imminente – en anglais NDE-

Il n’est donc pas surprenant que bon nombre de ces ouvrages soient écrits par des médecins souvent cardiologues et  notons le, d’abord américains.

On trouve aujourd’hui aussi des livres écrits parfois par des anesthésistes, des pédiatres, des psychiatres, des psychologues ou simplement des personnes intéressées qui ont enquêté sur le sujet.

Enfin il faut signaler que plusieurs études scientifiques ont été lancées sur ce sujet dans le domaine médical. La plus complète et la plus récente est celle de l’Université de Southampton sous la direction du docteur Sam Parnia professeur adjoint de médecine des soins intensifs et directeur de recherche en réanimation de l’Université de l’état de New-York publiée ici.

Cette étude publiée en 2014 porte sur 2060 patients provenant de 15 hôpitaux différents aux USA, en Grande-Bretagne et en Autriche. Elle était dirigée par le docteur Sam Parnia professeur adjoint en médecine des soins intensifs et directeur de recherche en réanimation à l’Université de l’état de New-York. Celui-ci précise que dans cette étude des cas ont été observés de témoignages survenus dans les 3 mn qui suivent un arrêt cardiaque médicalement constaté alors que le cerveau cesse toute activité dans les 20 à 30 secondes qui suivent cet arrêt.

Parmi les nombreux ouvrages écrits depuis une quarantaine d’années il faut d’abord signaler l’important travail d’Elisabeth Kübler-Ross qui a consacré l’essentiel de sa vie à suivre les malades en fin de vie et a théoriser à partir de ses observations les différents stades émotionnels survenant dans ces derniers instants. Elle a aussi travaillé sur les expériences de mort imminente.

Il y a ensuite le docteur George Ritchie, psychiatre qui relate dans un livre paru en France en 1999 son cas survenu en 1943. Il fut déclaré mort deux fois à l’âge de 20 ans et il raconte ainsi avoir « visité avec le Christ cinq de ses autres réalités ».

Le docteur Moody est sans doute l’auteur le plus connu en matière de NDE. Il raconte avoir rencontré à l’âge de 20 ans le Dr Ritchie alors qu’il était étudiant.  Le docteur Moody à publié plusieurs livres dont le premier paru en 1975 Life after Life fut traduit en 15 langues et vendu à plus de 10 millions d’exemplaires.

Le docteur Melvin Morse était pédiatre et ses études concernent les témoignages d’enfants qui confirment ceux des adultes à l’exception des cas de retour sur sa propre existence absent dans les témoignages des enfants.

Le docteur Maurice Rawlings était médecin militaire spécialisé en médecine interne et cardiologie. Incroyant, il fut particulièrement sensible au témoignage d’un de ses patients ce qui l’engagea a relever ensuite tous les autres témoignages obtenus. Il devint par la suite profondément croyant. C’est un des rares cas qui relate autant de témoignages où les patients racontent les moments très noirs alors traversés qui contrastent avec les témoignages habituels le plus souvent décrivant paix, lumière et état de sérénité.

Le docteur Jean-Jacques Charbonier est un anesthésiste français déjà auteur de plusieurs livres sur le sujet des NDE. Selon ses observations il a constaté 18% de EMI suite à arrêt cardiaque étant rappelé par exemple que Van Lommel en constatait 12% en 2001, et Parnia 6% en 2001.

Il faut signaler particulièrement son dernier ouvrage paru en 2016 : les preuves scientifiques d’une vie après la vie où l’auteur est convaincu que la conscience n’est pas un pur produit du cerveau et qu’elle survit à notre mort physique. Il émet l’hypothèse que la conscience est totalement indépendante du cerveau.

Signalons aussi l’ouvrage de Kenneth Ring, psychologue, qui a le mérite d’avoir retenu 102 cas sélectionnés de façon rigoureuse et dont il soumit les témoignages à des batteries de tests sévères qui lui ont permis de classer  ceux-ci selon 5 stades majeurs.

Le témoignage de paix et sérénité se retrouve dans 60% des cas retenus. Vient ensuite le témoignage de séparation du corps physique dans 37% des cas. En troisième lieu celui d’entrée dans l’obscurité : 23%. La vision de lumière n’est présente que dans 16% des cas et la fusion avec la lumière dans 10% des cas.

Il y aussi le docteur Jeffrey Long, radio-oncologiste, spécialiste du traitement des cancers par rayons.  Son livre paru en France en 2016 : la vie après la mort, les preuves est les résultat de la plus grande étude réalisée avant celle de Southampton. Elle porte sur 1300 témoignages recueillis.

pour accéder aux auteurs de livres sur les NDE et à une base de données de témoignages

« A la foire des salauds que devient ce monde ? »

Intellection

Dans un monde où toutes les valeurs sont inversées, je remémore souriant ce que disait un vieux routier politique sur les déchéances du sens et du bon sens: « à la foire des salauds que devient ce monde, la merde pèserait-elle plus lourd que le sel ? ». J’ose croire que non!

L’humanité n’est certainement pas perdue, encore faut-il que les vraies valeurs trouvent le courage des hommes prêts à les montrer ! Car la dignité existe ne manquent que les hommes dignes dans la communication de masse et l’espace public !

Néanmoins, nous vivons un temps où les valeurs sont marginalisées, noyées par la mer démontée et putride de prostitution et d’aliénation soutenue par les vautours, sybarites et idéologues. Les écrasantes et innombrables majorités sont, par perversion ou lâcheté, les protagonistes du monde tel qu’il est. Des majorités qui luttent contre soi pour la plupart en suivant la minorité des journalistes mainstream, des spécialistes idéologues, des éducateurs idéologisés prônant l’imposture inhumaine d’une éthique grimaçante et fausse pour défendre l’infamie systémique mondiale, l’immoralité mondaine des oligarchies contre l’humanité sacrifiée pour les excès hédonistes des profiteurs de toutes les ressources expropriées aux peuples et majorités…

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

pour lire tout l’article

L’aboutissement sociologique de la religion du dieu Argent

saphirnews.com

Si vous ne vous êtes pas plongés dans l’ouvrage absolument fondamental de 294 pages Les Ghettos du gotha. Comment la bourgeoisie défend ses espaces (Éd. du Seuil, 2007, rééd. 2010)… Car n’oublions pas que les premiers communautaristes qui cultivent l’entre-soi et l’homogamie sociale sont les bourgeois et les aristocrates (et non les « musulmans » toujours taxés de « communautaires » !)…


Si vous n’avez pas lu non plus La Violence des riches. Chronique d’une immense casse sociale (nouv. éd. La Découverte, 2014)

… Eh bien, il est temps d’avaler, en toute conscience citoyenne, leur nouvel ouvrage Les Prédateurs au pouvoir. Main basse sur notre avenir (Éd. Textuel, 2017). En 64 pages seulement, vous avez là un résumé de leur analyse. « Nous sommes des citoyens malheureux mais des sociologues satisfaits de constater chaque jour la validation de la thèse d’une guerre que les plus riches mènent contre les peuples avec l’Argent pour principale arme. La majuscule symbolise la déification de ce qui était un moyen d’échange entre les hommes et qui est devenu une fin en soi » (p. 8), disent les auteurs en introduction de leur opuscule.

« La concentration de l’argent en quelques mains permet d’attaquer sur tous les fronts : les droits sociaux, la démocratie, l’environnement, jusqu’à l’humanité même. Le néolibéralisme, structuré de manière oligarchique, contrôle tous les aspects de la société. La “pensée unique” a balayé la fracture entre la droite et la gauche et transformé la guerre des classes en une violence invisible, inaudible et indicible qui doit être ressentie comme une “donnée naturelle”, allant de soi et donc intouchable » (p. 20).

Comment le système produit l’homme de masse

Pour étouffer par avance toute révolte,
il ne faut pas s’y prendre de manière violente.
Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées.
Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant
que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.
L’idéal serait de formater les individus dès la naissance
en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement
en réduisant de manière drastique l’éducation,
pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle.
Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité
et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres,
moins il peut se révolter.
Il faut faire en sorte que l’accès au savoir
devienne de plus en plus difficile et élitiste.
Que le fossé se creuse entre le peuple et la science,
que l’information destinée au grand public
soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
Surtout pas de philosophie.
Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe :
on diffusera massivement, via la télévision,
des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou  l’instinctif.
On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique.
Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante,
d’empêcher l’esprit de penser.
On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains.
Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.
En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence,
de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée,
d’entretenir une constante apologie de la légèreté ;
de sorte que l’euphorie de la publicité devienne
le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.
Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration,
que la seule peur – qu’il faudra entretenir –
sera celle d’être exclu du système
et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.
L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau,
et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau.
Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement,

ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système
doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste
et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels.
On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif :
il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir.
.
Serge Carfantan, professeur de philosophie, son site : philosophie et spiritualité

Pierre Rabhi vote amour et écologie

Kaizen

 

L’agriculteur-philosophe Pierre Rabhi nous invite à repenser notre vision de la politique. Entre écologie, économie, éducation et vote, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2002 souhaite remettre le citoyen au centre des débats.

…L’écologie c’est moi, c’est mon corps, et je ne peux pas faire n’importe quoi avec mon corps, manger n’importe quoi. La Terre est vivante et doit être respectée, nous faisons partie de cette totalité. Le mental nous a séparés de la nature, c’est pourquoi il faut revenir à cette conscience que ce que je suis est régi par la vie et donc par l’écologie…

…Ce n’est pas pour rien que depuis des années je m’oppose à la croissance indéfinie. Il est stupide de vouloir croître indéfiniment. C’est cette croissance économique infinie qui crée les inégalités et les disparités incroyables. C’est pour la croissance économique que l’on démolit les forêts, que l’on détruit la terre, que la planète entière est mise en pillage. Ce réflexe stupide de gagner de l’argent est la cause de 80 % des maux de la planète…

…Au lieu d’être dans le toujours plus, il faudrait être dans la sobriété heureuse et la considérer comme l’énergie fantastique du changement social, comme je l’ai écrit dans mon livre La Puissance de la modération (2015). Au lieu de se dire “toujours plus, toujours plus” sans être jamais satisfait, prenons le génie du contentement ! Le contentement comme art de vivre.

Ce changement de valeurs est possible grâce à l’Amour, pas celui de l’intimité mais l’Amour en tant qu’énergie extraordinaire qui préexiste à nous, auquel on doit s’ouvrir. Car c’est la plus grande énergie qu’un être humain puisse déployer comme énergie constructive, un principe actif dès lors qu’un individu le reçoit en lui-même et l’exerce. Et s’il l’exerce cela donne de la justice, de l’équité dans le rapport féminin-masculin, cela donne de la compréhension. L’Amour donne tout cela, et c’est lui qui peut changer les choses.

Les sources du vivant sur terre

selon les « origines de la vie » – André Brack-Université Paris 7

et microbiologie -HS sciences et avenir -janvier, février 2017-Jean-François Haït

origines de la vie sur Wikipédia

le beau livre de la Terre-Patrick De Waever

La terre s’est formée il y a 4,567 milliards d’années à la même époque que le soleil.

Cet article ne traite pas de la définition de la vie qui ne fait pas encore consensus chez les scientifiques même si la plupart s’accordent pour lui conférer deux propriétés : les organismes qualifiés de vivant  utilisent de l’énergie sous forme de nutriments et rejettent des déchets et d’autre part ils se reproduisent.

Les fossiles les plus anciens connus sur Terre sont des micro-organismes marins de type bactérien. L’âge de ces plus anciens micro-organismes est régulièrement repoussé dans le temps par des découvertes de nouveaux microfossiles. Cet âge est de plus de 3,5 Ga (milliards d’années). Il s’agit essentiellement de premières traces directes les stromatolithes constitués de cyanobactéries -« algues bleues »-dans l’Ouest australien -craton de Pilbara– et qui forment des empilements de lamines que l’on retrouve ensuite sous forme de reliefs ou de dômes fossilisés dans les sédiments.  Au sud-ouest du Groenland vers -3,8Ga -3,7 Ga, des premières traces indirectes suggèrent l’existence d’une activité biologique photosynthétique. En 2017, E. Bella et son équipe décrivent des fossiles de « micro-organismes putatifs » découverts dans des sédiments ferrugineux affleurant dans la ceinture de roches vertes de Nuvvuagittuq au Québec. Ils sont datés d’au moins 3,77 Ga, voire peut-être même de 4,28 Ga.

Par ailleurs dès 1953, qui marqua le début de la chimie prébiotique avec l’expérience de Miller, les chimistes ont cherché à reconstituer dans leurs tubes à essais des automates ressemblant à une cellule simplifiée en raison de la remarquable unité du vivant contemporain et de son mode de fonctionnement cellulaire. A partit d’un mélange de méthane, hydrogène ammoniac et eau soumis pendant 7 jours à des décharges électriques ils ont obtenu des molécules organiques. Mais on estime actuellement que l’atmosphère primitive qui régnait alors ne contenait pas ou très peu de méthane et plutôt du gaz carbonique ce qui rend cette expérience peu crédible pour expliquer l’origine de la vie sur terre.

Une autre hypothèse est celle des sources hydrothermales sous-marines. Lorsque deux plaques tectoniques s’écartent sous l’océan, l’eau s’engouffre dans la faille et à une température d’environ 350 C elle se charge en différents gaz. Ceci constituerait le berceau des automates chimiques – cf théorie de Günter Wächterhäuser

Une troisième théorie émet l’hypothèse de l’origine extra-terrestre des molécules organiques.  Ainsi les sondes Vega 1 et 2 ont montré que la comète de Halley était riche en en matières organiques.

Selon un article du Point Robert Pascal, directeur de recherche à l’Institut des biomolécules Max Mousseron , vice-président de la Société française d’exobiologie, expose que des chercheurs britanniques viennent d’ouvrir une voie particulièrement prometteuse dans le domaine de la chimie prébiotique, celle qui étudie les réactions permettant le passage de simples molécules inanimées à la toute première cellule vivante. En effet dans un article récemment publié dans la revue spécialisée Nature Chemistry, l’équipe dirigée par John Sutherland au Laboratoire de biologie moléculaire (LMB) de Cambridge présente les résultats de son expérience.

Dans leur laboratoire, les chercheurs du LMB ont fait réagir ensemble du cyanure d’hydrogène (HCN), du sulfure d’hydrogène (H2S) et des ions de cuivre (Cu), sous l’action d’un rayonnement ultraviolet simulant la lumière du Soleil. Des ingrédients simples qui ont généré une remarquable série de réactions chimiques conduisant à la formation à la fois de nucléotides – les briques de base de l’ADN -, de sucres et de nombreux acides aminés impliqués dans la synthèse des protéines et dans le métabolisme, mais aussi de glycérol, l’un des précurseurs des lipides entrant dans la composition des membranes cellulaires.

 

Les analyses de phylogénie moléculaire menées sur divers gènes des trois grands groupes d’êtres vivants, Archaébactéries, eubactéries et eucaryotes, suggèrent que tous les êtres vivants actuels ont pour origine un ancêtre commun qualifié en Anglais de Last Unicellular Common Ancestor ou LUCA. On suppose qu’un tel ancêtre hypothétique présentait les principales caractéristiques connues chez les cellules vivantes actuelles.

La fermeté, armure et arme inexpugnable contre les forces corruptrices

Intellection : Camille Loty Malebranche

Ce qui tue la sagesse de l’homme de bien et le discrédite, c’est le laisser-aller, la complaisance avec le mal souvent par une sorte d’égard pusillanime pour les multitudes corrompues et les conventions encanaillantes. Ce qui sabre la sagesse de l’homme de bien, c’est le manque de fermeté dans le refus envers le mauvais et la canaille qui l’entretient et l’impose en mode de vie. La bonasserie confondue à de la bonhomie est autodestructrice, car elle fait prendre sur soi, tous les miasmes de l’autrui qui n’a pas grandi et qui profite de l’excès d’ouverture de l’homme de bien pour l’éclabousser voire l’embourber. Que de gens de bien et de grande valeur intellectuelle et morale se font banaliser, ravaler par de purs déchets anthropomorphes, à force de manquer de fermeté, à force d’accepter toutes racailles de ce monde dans leurs relations voire leur amitié! De toutes façons, il y a des degrés d’ouverture à autrui et des balises de fermeté devant les ponctuer, et c’est tout simplement salvateur du respect de soi.

La chose est claire, sans de solides garde-fous, le bien se fait piétiner et c’est le mal qui triomphe. Vous me croyez manichéen! Regardez autour de vous, ce que les crapules des soi disant élites font en complicité sinistre avec les foules, ces multitudes de légitimation de tous les crimes des élites, au nom de la démocratie. Démocratie, un mot devenu synonyme de reddition à la populace aliénée, vulgarophilie et vulgarocratie électoraliste ont longtemps mis à mort l’essence de la vraie démocratie dans une société où les électeurs ne comprennent même pas qu’ils ont le pouvoir et préfèrent le déléguer à leurs tyrans oligarchiques, leurs ennemis de classe. Par ailleurs, sans la fermeté sous prétexte d’ouverture, l’homme d’esprit finit toujours par se faire agresser par les ineptes, car respect ne veut pas dire reddition de soi, ni reddition de la qualité à la médiocrité.

Dans la vie sociale, la fermeté seule peut surmonter et vaincre le terrorisme d’une société de la standardisation tout comme la permissivité empreinte de démission intellectuelle et morale qui annonce les chutes personnelles et programme l’homme pour toutes sortes de renoncements félons par lâcheté et mésestime de soi.

La mollesse constitue en soi un piège pour le tempérament non affermi, c’est la faiblesse vicieuse du déni de soi et de l’autotrahison. Être ouvert à l’homme dans un esprit de charité sans jamais cesser de garder de la hauteur, être haut sans être hautain, mais ne transigeant jamais ses valeurs et l’exigence de certains principes inviolables, telle est la juste fermeté.


Sois ferme dans la vérité spirituelle de ton humanité. Souviens-toi que la naissance, la vie, la joie, la souffrance, la mort sont solitaires, et tu ne les portes ou les subis que pour toi-même; alors, gare à toi si par mollesse, tu laisses la société, la famille ou un quelconque autre vivre à travers toi. Hormis Dieu, nul ne doit prendre le contrôle de tes choix, car toi seul, un jour, tout seul, en répondras.

La fermeté ne garantit pas toujours contre les chutes, les erreurs, et même les faiblesses, toutefois, elle instille à l’homme un supplément de soi-même, un surcroît de volition pour se relever et constamment entreprendre à mieux apprendre à faire face aux peccabilités humaines qui sont en lui, tout en expédiant le chantage du nombre qu’opère souvent l’institution socioétatique séquestrée par les oligarques pour manipuler les individus et les citoyens.

La fermeté est un apprentissage-désapprentissage permanent sur le terrain du juste combat de l’amélioration de soi qu’est la vie ici-bas.

Armure contre les forces corruptrices de toutes sortes, la fermeté constitue une arme redoutable entre les mains des esprits voulant accomplir leur soi dans un monde où tout semble conspirer contre la vérité spirituelle de la nature humaine que les empires, les idéologies et les institutions sociales cherchent constamment à dévier et corrompre.