La spiritualité n’est pas un système religieux…

Bertrand Duhaime

extraits…

La spiritualité n’est pas un système religieux, elle représente une expérience naturelle, indépendante de toute religion, de toute croyance et de tout dogme, qui permet à l’être de s’épanouir dans sa véritable grandeur, parce qu’elle lui rappelle que la Vie est le fruit de l’Amour, qu’il n’y a partout qu’Amour et Unité, et que l’Amour vient de l’Absolu.

Dans le contexte de l’Éveil spirituel, elle évoque une exploration des plans supérieurs de la Conscience divine et une reprise en charge de son être dans ses trois dimensions fondamentales (corps, âme et Esprit) pour exprimer l’Être, pour plus Être…

Ne parvient vraiment à s’initier ou à se réaliser que celui qui est prêt à se laisser surprendre; à renoncer à ses croyances; à ses instruments habituels et à ses anciens modes d’agir et d’être; à tout ce qui le retient, l’encombre et lui fait obstacle, comme aux spéculations mentales et à la tyrannie de la raison, source de son ego. Car il lui faut aussi de la simplicité et de l’humilité pour entrer en contact avec une nouvelle dimension de son Être total, par la voie du cœur, la porte qui ouvre sur cet espace apparemment vide, infini et silencieux, mais plein de vie, la Vie de l’Absolu. Au signal, il doit savoir tout lâcher pour répondre à l’appel intérieur que lui lance tôt ou tard son âme d’apprendre à gérer sa principale ressource, son énergie personnelle, afin de retrouver sa Pleine Conscience, sa Maîtrise totale…

On peut s’inspirer du grand Maître Omraam Mihkaël Aïvanhov pour assurer, dans une paraphrase : «La vie est une école dans laquelle chacun passe par un stage initiatique. Dans l’École terrestre, nul ne sait trop qui est le professeur et qui est l’élève, qui instruit et qui est instruit. Des enfants, des éclopés, des mendiants, des ennemis apparents peuvent nous instruire…

Chacun doit garder à la mémoire le fait que tout vibre, se meut, change, bouge, se transforme constamment en de nouvelles fréquences, ce qui impose, pour garder les énergies fluides, donc en circulation libre, d’éviter de les condenser, de les réduire en dogmes, de les cristalliser. Par son degré de conscience, chacun vibre à une fréquence particulière, mais il doit bien se garder de la considérer comme la seule et unique vérité qui existe, surtout que toute présumée vérité est appelée à se modifier avec le temps. Aussi chacun doit–il rester libre d’en reconnaître la vibration pour ce qu’elle est dans l’immédiat, en s’intériorisant, tout en continuant de transcender cette connaissance d’un concept ou d’une doctrine. Les croyances de chacun dépendent de son degré de conscience, ce qui laisse entendre que chacun interprète différemment la réalité…

L’autonomie ne désigne pas principalement l’aptitude à se faire à s’assumer dans ses besoins comme manger, exécuter les petits travaux quotidiens, conduire un véhicule personnel ou aller faire les courses, elle dépeint une personne qui refuse de se laisser influencer par l’extérieur, peu importe la notoriété de l’intervenant ou la qualité de ses interventions. Il s’agit de l’attribut d’une personne qui ne se laisse pas suggestionner par ce qu’elle entend ou voit et qui se garde de se laisser assujettir…

François Breton : Exploration de conscience

Fruit d’un long parcours initiatique personnel et d’années de voyages, de rencontres d’initiés, de Maîtres spirituels, de la cordillère des Andes jusqu’aux richesses profondes de l’Inde ancienne, son expérience personnelle lui permet aujourd’hui de faire le lien entre de nombreuses traditions et de pouvoir partager l’essence de ces pratiques et de ces multiples enseignements spirituels.
Ses pratiques initiatiques et spirituelles depuis de nombreuses années, sa sensibilité et son métier de jardinier paysagiste lui ont permis d’approfondir ce contact avec les mondes subtils et de comprendre la richesse d’une collaboration consciente avec les esprits de la nature, les enseignants et guides de lumière par qui il est accompagné et enseigné depuis très longtemps.
C’est avec le cœur et évidence qu’aujourd’hui il accompagne les autres vers un retour profond et sincère vers son véritable Soi.

Tistrya   Trystria

François Breton raconte comment il a appris depuis son enfance à explorer sa conscience et ses facultés psychiques. Il nous explique pourquoi nous vivons constamment entre le monde visible et le monde invisible, et comment accéder à notre être véritable.

A propos du faux -égo et d’une spiritualité vraie ou fausse

Yoga originel

L'ego-spirituel

L’ego est une bonne chose : il a été lié à l’âme

au moment de son incarnation

afin qu’elle ait conscience d’elle-même,

qu’elle puisse dire  »je »

et avoir le libre-arbitre.

Pour simplifier disons que le faux-ego,

généré par la nescience

(l’absence de la Connaissance non-apprise)

déteste la Connaissance

comme les ténèbres détestent la Lumière…

il ne s’agit pas de gens,

ils n’ont donc évidemment pas de sentiments

mais avouez que les ténèbres

ne résistent pas à la moindre petite lumière

car dès qu’elle apparaît (la lumière)

les ténèbres disparaissent !

Parce que le faux-ego, devenu pour l’occasion ego-spirituel, oriente son porteur vers les spiritualités en cul-de-sac,

basées sur des théories, des concepts compliqués

et qui proposent des buts qui sont impossible à atteindre : comment voulez-vous réussir à atteindre un but

qui est de pure invention ?

A propos, qu’est-ce qu’une spiritualité

vraie et fausse ?

Une spiritualité vraie est celle qui vous mène vers l’intérieur de vous, qui vous fait vous détacher de vos concepts et qui génère, en ses suiveurs, de la simplicité et de l’harmonie.

Une spiritualité fausse est une spiritualité qui repose sur une parole morte, sacralisée dans des livres que l’on ne peut plus remettre en question et que l’on peut interpréter à sa guise. Une spiritualité fausse est basée sur des concepts, des idées fausses, des miracles, de la magie et loin de mener ses pratiquants vers leur centre, elle les mène dans la confusion prétendument savante.

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Jésus : la veille et l’éveil de l’esprit

Intellection

Comment considérer un Esprit qui veille? Quelles en sont les caractéristiques?

En vérité, la veille de l’Esprit qui, de toute façon, ne dort jamais, est un stade métaphysique d’éveil de conscience de l’Homme immatériel qui se connaît et qui sait qu’il vient de Dieu, l’ÊTRE-ESPRIT dont tout être spirituel émane comme une image virtuelle à réaliser dans son évolution.

C’est donc la conscience de la vérité de l’Homme par-delà le somatique, la matérialité de la vie immédiate et les vagues déchaînées des folies illusoires du monde. C’est le dépassement de l’orgueil de la vie d’ici-bas pour vivre comme par anticipation, la contemplation de la Plénitude céleste de l’Esprit. C’est vivre comme un Esprit – conscient de soi, conscient pour soi – qui chemine dans la matière tout en se sachant être le réceptacle actif de toutes les grâces et bénédictions de l’Architecte de l’Univers, du Père qui appelle l’Homme à la félicité de sa famille divine.

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Cet article écrit ici par un chrétien fait échos à celui publié le 10 mai concernant le message de Swami Atmarupananda : devenir veilleur au nom d’une cohérence, d’uune conscience

Aucune expérience ne s’oppose au cheminement spirituel

Il n’est aucune expérience qui s’oppose au cheminement spirituel. La joie est un merveilleux sentier vers le divin, mais la souffrance aussi.

Découvrir sa vérité intérieure est une réalisation, se perdre est parfois un raccourci vers soi-même. Si la rigueur d’une morale ou d’une discipline a son utilité, se découvrir incapable de vivre selon ce que l’on sait juste est aussi une opportunité. Réussir brillamment est une voie, échouer lamentablement en est une autre. La sainteté est admirable, mais le crime, à la faveur du repentir, est parfois le chemin qui y mène.

Pour un être en chemin, toute expérience est matière. À une condition, toutefois : que l’on vive avec intensité. Car le seul véritable obstacle à l’accomplissement humain, c’est précisément le refus de vivre des expériences. Celui-ci a pour nom tiédeur…

La tiédeur est un refus d’éprouver, poussé si loin qu’il refuse même de s’éprouver lui-même. Le non à la vie se dissout ainsi dans une morne absence de tout rapport à la vie, qui réduit celle-ci à la mécanique sans conscience de la pulsion…

À l’anesthésie, le tiède sacrifie sa liberté ; il se fait donc la proie de toutes les manipulations. C’est pourquoi la société hypermarchande érige aujourd’hui la tiédeur en modèle. Le système économique tout entier repose sur la mondialisation d’un type humain, le consommateur, dont le seul horizon est de se soulager de vivre en cédant compulsivement aux attraits d’un étal virtuel de marchandises qui, sans cesse, lui inventent des besoins en prétendant les satisfaire.

La culture postmoderne tend vers une destruction spirituelle de l’humain par dépérissement progressif de l’intensité vitale. Elle nous formate insidieusement en saturant nos sens d’un non-sens qui n’a d’autre propos que de nous détourner de notre intériorité. C’est d’abord en soi-même qu’il s’agit de la combattre. Un être en chemin doit aussi vaincre en lui-même son époque.

Denis Marquet

un autre regard sur le choc du 8 novembre

Gregory Mutumbo.com

…L’enjeu n’est pas de remplacer une civilisation mondiale en déliquescence par une autre. L’enjeu n’est pas de construire un nouveau monde en trois dimensions plus confortable, plus équilibré, plus juste, plus sécurisé, plus doux ou que sais-je encore. L’enjeu réside dans une transition vibratoire qui se fonde sur une élévation globale de la fréquence de tout ce qui porte la vie sur Terre. Nous ne nous sommes pas incarnés pour modifier ou remplacer ce qui, dans ce théâtre actuel, perturbe l’un de nos cinq sens ou nous indispose. Tant que nous demeurerons dans cette volonté de « changer le monde », nous remplacerons des civilisations par d’autres, jusqu’à ce que leur décadence progressive nous incite à chercher à en faire émerger de nouvelles, et ainsi de suite.

 

Rien de ce qui repose sur la dualité (bien/mal, vrai/faux, juste/injuste, beau/laid etc…) n’a vocation à perdurer dans une conscience unitaire, vibrant aux fréquences de 5ème dimension. Ne soyons pas comme des adolescents qui voudraient que leur chambre d’enfant, par sa taille, son contenu et sa décoration, s’aligne aujourd’hui sur leur besoin d’espace, d’objets adaptés et d’épuration. Quittons sans regret cette pièce exigüe et assumons notre passage à l’âge adulte. Elevons notre regard et notre conscience vers ce que nous sommes en vérité et cessons d’attendre l’avènement d’un hypothétique « monde meilleur » tel qu’annoncé par mille et un prophètes depuis la nuit des temps…

sentiment d’accomplissement et de plénitude contre poursuite d’un plaisir incessant

2929Libération 21/08/2015– pour lire l’article 

L’entraide contre l’individualisme, le bonheur opposé à l’enrichissement, la compassion face aux égoïsmes… Le moine bouddhiste défend une vision de la société aux antipodes de celle prônée par les décideurs, tant politiques qu’économiques, s’emparant sans complexe de questions habituellement propres à la finance et à l’entreprise.

Dans nos sociétés individualistes, l’altruisme n’est-il pas une valeur en berne ?

C’est notre grand défi par excellence. Il y a un réel épuisement émotionnel, notamment dans les villes où l’on est dépassé par la multiplicité des sollicitations.

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L’économie étant au cœur de tout, si on veut en finir avec l’homo economicus, dont le seul but est de maximiser ses intérêts personnels, le bouddhisme doit aussi s’en emparer, en tant qu’approche empirique de la réalité. Dans ce domaine, on assiste à une prise de conscience grandissante de l’importance de l’éthique et de la compassion. En anglais, on parle decaring economy : les économistes n’ont plus le droit de fermer les yeux sur l’environnement ou la pauvreté tant ces sujets sont devenus des priorités pour l’opinion publique.

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Comment expliquez-vous que nos sociétés restent autant attachées à l’argent ?

La consommation, ce n’est pas seulement aller au supermarché, c’est aussi la recherche d’un bonheur hédonique, l’importance donnée à l’image et au matérialisme.

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Vous expliquez que l’on peut s’entraîner à la compassion?

Bien sûr, on devrait s’y entraîner depuis tout petit à l’école laïque ! Dans des milieux très difficiles, on peut changer considérablement le comportement des enfants, en les faisant participer à des jeux coopératifs, prendre conscience des émotions des autres, les meilleurs élèves aident les moins bons, ils font des exercices de respiration, etc. En dix semaines, les discriminations s’estompent, c’est assez extraordinaire.

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Les religions ont-elles selon vous un rôle à jouer ?

A priori, c’est leur mission première. Il n’y a pas une seule religion qui, dans ses textes fondateurs, a prôné la haine. A certaines époques, elles ont malheureusement été instrumentalisées à des fins politiques. Les représentants religieux doivent agir pour enrayer les extrémismes.

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Rendre une société plus altruiste, n’est ce pas aussi de la responsabilité des dirigeants ?

A Harvard, une étude de la Kennedy School a montré que deux personnes sur trois ne font plus confiance à leurs dirigeants. Pour moi, le leadership, c’est le service, et cela demande une formation humaine!

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