Nous demeurons aveuglés par les Lumières

 

 

Le 2 février 2018 Jean François Colosimo chrétien orthodoxe , directeur des Editions du Cerf publiait son livre Aveuglements

Dans un article du 10 septembre publié sur ce blog je présentais cet ouvrage à travers une interview donnée au magazine La Vie et une présentation par Jean Birnbaum dans le journal Le Monde du 29 mars 2018.

Un peu plus d’un an après la parution de ce livre je reviens sur celui-ci qui m’apparaît fondamental par rapport à l’existence de  ce site et blog. Le thème central du livre est  le constat que Les Lumières  sont venues jeter la vision d’un homme seul et maître de lui-même et du monde. Elles ont voulu s’extraire de  ce qu’elles ont qualifié l’obscurantisme moyen-âgeux. Elles  ont en fait jeté un terrible voile qui nous étreint et nous rend aveugle en nous confinant dans un monde strictement rationnel et voué, corps sans âme, au mythe du Progrès, notre nouvelle religion. De ce monde, au XX ième siècle, ont surgi le nihilisme, le nazisme, le communisme, le génocide du Cambodge. J’ajouterai que ce mythe ou religion du Progrès – cf là par exemple -, largement partagée mondialement, nous entraîne vers une fin de l’homme – cf Fin de l’homme de Fukuyama– avec l’extinction des espèces, la déforestation, les déséquilibres planétaires qui commencent dont celui du climat. La seule issue envisageable actuellement par cette humanité vouée à la religion du Progrès est de nous proposer le surhomme technologique . Il faut poursuivre ce mythe du Progrès et s’orienter vers le transhumanisme, l’homme machine pourra seul résister au développement de la machine, à l’intelligence artificielle. L’homme poursuit donc sa course folle vers l’abîme dominé  qu’il est par l’hybris.

“Nous demeurons aveuglés par les Lumières” – La Vie  – Henrik Lindell  le 27/02/2018

Iconoclaste, l’historien et théologien s’attaque à la part obscure de la « religion du progrès » née en Europe au XVIIIe siècle. Et il pourfend le nihilisme qu’elle aurait, selon lui, enfanté.

Dans Aveuglements, puissante fresque de plus de 500 pages, le bouillonnant Jean-François ­Colosimo, directeur des éditions du Cerf, règle ses comptes avec la modernité, toutes ses guerres et ses nouvelles idéologies trompeuses.

Vous dénoncez la « face cachée » des trois derniers siècles, à savoir le nihilisme qui serait à l’origine des idéologies meurtrières modernes. Et la source de nos aveuglements serait les Lumières. Pouvez-vous expliquer ?

Ce livre procède d’un constat : la modernité, qui est née avec les Lumières, et particulièrement les Lumières françaises, a marqué l’avènement d’un temps qui se voulait radicalement nouveau. Il fallait en finir avec « l’obscurantisme », et la religion était le signe éminent de tous les esclavages passés. Pendant deux siècles, l’idéologie dominante a été que l’homme devait devenir le créateur de lui-même. Mais cette époque-là est révolue.

Nous assistons désormais à la fin du mythe du progrès et de ce que j’appelle la religion du progrès. Fini l’homme autonome, l’homme sans transcendance et sans limites. Problème : nous ne l’avons pas encore bien compris, car nous demeurons aveuglés par le soleil des lendemains radieux que promettaient les Lumières. Il en va de ce soleil comme des astres quand ils vieillissent et meurent : ils deviennent noirs. Ils irradient alors d’une lumière qui est fausse, ce qui provoque une forme d’éclipse et on ne voit plus rien. Nous n’avons pas pris la mesure de cet échec monstrueux que sont les Lumières.

( cf l’exposé sur la page du Temple des Consciences )

Vous suggérez même que les Lumières, contrairement à ce qu’elles prétendaient, ont fait naître des religions plus oppressives que jamais. N’est-ce pas aller trop loin ?

Les Lumières françaises ont critiqué radicalement le fait religieux. Elles l’ont stigmatisé comme le signe de l’humanité débile qui n’a pas pris la pleine mesure de ses pouvoirs. Elles l’ont condamné en le réduisant à la soumission à un Dieu faux, inexistant, arbitraire. À une idiotie ou à une pathologie. La modernité nous a bercés de l’illusion que la religion appartenait au passé. Mais que voit-on aujourd’hui ? Il suffit d’allumer la télévision et il saute aux yeux qu’on tue au nom de Dieu.

On parle de « retour de la religion » ou de « revanche du sacré ». On dit que « le Moyen Âge resurgit ». Ce qui prouve que l’on n’a vraiment rien compris. La stratégie des Lumières a été de noircir le passé pour mieux exalter un futur libéré du religieux. Mais, à la vérité, le religieux ne nous a jamais quittés. La grande tromperie de la modernité est là : elle a prétendu qu’elle allait chasser le religieux, alors qu’elle n’a fait que créer des religions séculières qui, oui, sont plus criminelles que ne l’ont jamais été les religions historiques.

Mais quelles religions ?

En 1793, Robespierre crée le culte de l’Être suprême, avec son catéchisme, ses rites, son calendrier (Le « culte de l’Être suprême » était une cérémonie déiste, influencé par la pensée des philosophes des Lumières, et consistait en une « religion » qui n’interagissait pas avec le monde et n’intervenait pas dans la destinée des hommes. Il ne s’agissait pas d’un culte, au sens fort du terme, mais plutôt une sorte de religion civile à la Rousseau). Robespierre s’est alors opposé aux Hébertistes et leur culte de la Raison (Le culte de la Raison procède de l’athéisme et du naturalisme de Denis Diderot, dont s’inspirait Jacques-René Hébert. Plusieurs églises furent transformées en temples de la Raison, notamment l’église Saint-Paul-Saint-Louis dans le Marais. Le mouvement s’est radicalisé en arrivant à Paris avec la fête de la Liberté à la cathédrale Notre-Dame le , organisé par Pierre-Gaspard Chaumette. Le culte était célébré par une beauté figurant la déesse de la Raison. ) . Il se montre en cela plus religieux que Louis XVI. Il sait également que, sans la croyance dans ­l’immortalité, on ne peut fonder la vertu publique et mobiliser les masses. La conscription lui permet de faire de tous les citoyens des soldats (créée par la Révolution française, avec la fameuse levée en masse de l’an II ( au ). Il ouvre ainsi l’ère des grandes apocalypses. D’abord le « populicide » en Vendée , bien sûr – terme alors employé par Babeuf en 1794 – cf là “la République populicide : du système de dépopulation de Babeuf par Ronan Chalmin)-. Puis les massacres à l’échelle industrielle lors de la Première Guerre mondiale – cf ici les pertes mondiales de la première guerre- cf là “guerre de masse” et ceux de la deuxième guerre mondiale – cf pertes humaines-. Enfin, la Shoah cf ici, le Goulag cf làet tous les charniers sans nom.

Ces religions modernes réclament le sang. Elles sont sacrificielles.

C’est le cas du nazisme avec ses grandes messes, son culte de la personnalité et ses folies scientistes, qui représentent une manipulation typique de la modernité : dans sa volonté illimitée, l’homme-Dieu se fabrique lui-même.

Même constat pour le communisme, avec ses pontifes Lénine et Staline, ainsi que l’hérétique en chef, Trotski, et son Internationale missionnaire. Quoi de plus religieux que les liturgies militaires sur la Place Rouge ? Lénine embaumé s’inscrit dans le mythe de l’immortalité.

Le génocide au Cambodge -cf conflit cambodgien-revêt, lui aussi, un aspect religieux. Dans les camps, les Khmers rouges diffusent pour message : « Jusqu’après ta mort, l’Organisation continue de te surveiller. » Il y a donc eu un au-delà même pour l’athéisme militant.

LE MONDE |  |Par Jean Birnbaum

Dans un bref essai paru à Vienne en 1938 et immédiatement confisqué par la Gestapo, le philosophe Eric Voegelin (1901-1985) faisait du nazisme une expérience religieuse, une espérance apocalyptique, une mystique sanglante : « Et le geste sera bon, si rouge coule le sang », disait un poème récité par les zélateurs hitlériens. Raillant les intellectuels qui refusaient d’envisager le noyau religieux du totalitarisme, Voegelin écrivait : « La question religieuse reste taboue pour ces esprits sécularisés ; et la soulever sérieusement et radicalement aujourd’hui leur apparaît comme douteux – peut-être aussi comme une barbarie ou un retour vers le sombre Moyen Age. » Ce petit livre indispensable, Les Religions politiques, a été traduit en français en 1994 aux éditions du Cerf.

Un demi-siècle plus tard, Jean-François Colosimo, le patron de cette vénérable maison fondée par des frères dominicains, s’inscrit en partie dans le même sillage. Alors que d’autres fanatiques font couler le sang avec ferveur, il publie Aveuglements, livre plus épais que celui de Voegelin, mais qui décrit également le « lien impensé » entre politique et théologie. Déjà auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, Colosimo signe ici son essai le plus personnel. On y retrouve son érudition exaltée, mais aussi cette écriture subtilement ténébreuse qui vaut sans doute fidélité à son maître, le penseur post-maurrassien Pierre Boutang (1916-1998).

« A quoi mourons-nous symboliquement et de quoi meurent, assassinés, trop d’entre nous ? » D’entrée de jeu, la question est vaste. Pour y répondre, Colosimo emmène son lecteur dans une méditation de longue haleine, où il croisera de nombreux auteurs d’époque et d’horizon différent.

DANS L’ ENTOURAGE DE JESUS MESSAGE DU DIMANCHE 24 FEVRIER 2019

DANS L’ENTOURAGE  DE  JESUS

MESSAGE DU DIMANCHE 24 FEVRIER 2019

Je n’avais plus revu Momo  depuis quelques temps, et elle me manquait  énormément , mais voilà que Dimanche , elle me rend visite , et  bien sûr ,  j’en profite , pour avoir d’autres informations sur la vie au Ciel .

L : Qui est là ?                                                                                                                                  _  C’est  Momo  .                                                                                                                            L : Tu es enfin revenue , mon amie  ! Où étais-tu ?                                                        _ J’étais à un niveau , que tu ne pourrais pas imaginer,  dans l’entourage de Jésus .                                                                                                                                                  L :  Tu peux voir Jésus ?  Comment est-il ?                                                                        _   Il est une lumière incandescente et douce , qui vous enivre et vous pénètre . Vous êtes pris dans une sorte de flot de lumière , dont vous ne voulez plus sortir . Vous baignez dans une joie indicible , et plus rien ne compte que son amour .                                                                                                             L : Est-ce un bain qui vous est imposé , pour vous ravitailler en amour ?      _ Rien  ne nous est imposé , au Ciel , ma lulu,  et ce bain d’ amour est une grâce, octroyée par Dieu à ses anges,  afin de renouveler , en eux ,la mission divine , pour laquelle ils ont été choisis . C’est à la fois , une purification et une réinitialisation , qui nous remet à neuf , même si notre pureté initiale , reste intacte . Il s’agit d’un surcroît de pureté et d’énergie qui va nous permettre de vous sauver . Nous devenons beaucoup plus forts ,  et nous pouvons ainsi , intervenir encore davantage , parmi vous .

L: Je suis si heureuse que tu sois là ,  Momo !  Donne-moi la force pour le second livre , je t’en prie !                                                                                                           Dis-moi , mon ange , j’ ai l’impression , et beaucoup  d’autres autour de moi  , que les vibrations de la terre  s’accélèrent, et certains interprètent la fréquence des acouphènes , de plus en plus répandus dans notre société , comme un changement  de vibration vers un stade spirituel supérieur , pour l’Homme .                                                                                                                                        _  Il y a véritablement une prise de conscience , et notre travail est en train de porter ses fruits , ce qui met le  Perverti , en fureur . Mais , il ne gagnera pas .  Les anges guerriers sont à ses trousses et protègent les humains , afin qu’aidés  par les  Justes ,  ils puissent changer de vibration et commencer à monter vers nous.                                                                                                                        L : Que se passe-t-il ?                                                                                                                _  Des perturbations .  Traduis, et reprends-moi , plus tard.

En effet , l’écriture commence à se transformer et trace des mots sans suite,  illisibles . Au bout d’un moment,  cela s’arrête et je reprends le dialogue , avec mon guide préféré .

L : Peux-tu apercevoir la silhouette de Jésus ? Car il  n’est pas seulement lumière , n’ est-ce-pas ? Nous ressemble-t-il ?                                                            _  Il est difficile , pour un être humain , de concevoir  l’apparence de notre Seigneur.  Lorsqu’il est venu sur terre , il a pris votre aspect , voulu par Dieu.    Mais , au ciel , cette présence , que tu pourrais croire physique , avec un modèle de sa personne incarnée , est en fait , une sorte de chaleur , qui vous enveloppe et vous entoure de ses bras . On perçoit une forme, on entend des paroles , mais tout cela est fondu dans un amour si ardent , qu’on semble brûler d’un feu de douceur , dont nous sommes le centre .        Il diffuse cet amour , et nous ressentons , nous vivons sa présence , mais nous ne distinguons pas vraiment ses traits .                                                                  Nous les anges, nous l’avons connu depuis sa naissance , au cours de sa vie d’ homme  , et pendant son calvaire , jusqu’à la résurrection , et nous t’avions déjà raconté , combien il était d’ une beauté irradiante  , et ensorcelante de grâce .  Mais, au Ciel , la lumière qu’il génère , ne permet pas d’apercevoir son visage . Nous le connaissons intuitivement et nous n’avons nul besoin de le voir .

L : Vous m’aviez dit que Jésus écoutait les conseils des êtres célestes, très haut placés dans la  hiérarchie.  Ils se tiennent autour de lui , ils parlent avec lui , sans doute mentalement , mais y-a-t-il vraiment un échange ?

_ Oui , il y a un échange , mais ce sont surtout des prières et des supplications , car Dieu connaît tout, de vous  , et nos informations sont inutiles . Seules comptent  nos prières et nos supplications , afin de  vous défendre et de vous trouver des excuses. Mais Jésus est toujours de votre côté, et intercède toujours , pour vous, auprès de son Père .