Manifeste pour maîtriser la science

metrologie

Science et Société

19 mars 1988

Par Jean Marc Levy Leblond

Né en 1940 Jean-Marc Lévy Leblond   est docteur d’État en  sciences physiques (physique théorique) -université d’Orsay en 1965-professeur à l’université Paris 7, et à Nice.  Il a enseigné dans les départements de physique, de philosophie et de communication. Il fut directeur de programme au Collège international de philosophie de 2001 à 2007. Il a publié de nombreux articles sur ses travaux de recherche qui portent principalement sur la physique théorique et mathématique et sur l’épistémologie.« Depuis longtemps, Jean-Marc Lévy-Leblond tire la sonnette d’alarme sur la nécessité d’une intelligence publique des sciences, où se noueraient savoirs, recherche, culture et politique.”

Cet article est paru dans l’édition du Monde du 19.03.88. Il a également été diffusé en anglais dans la revue Nature (télécharger la version anglaise en pdf).

Ce texte est signé par de nombreuses personnalités scientifiques ( cf ci-dessous renvoi 1)

Le désir de connaitre le monde est aujourd’hui débordé par le besoin de l’exploiter. La production des connaissances scientifiques et des innovations est largement prise en charge par des institutions à buts technologiques. La recherche, qu’elle soit dite “fondamentale” ou “appliquée”, est orientée par des choix économiques, sociaux, sanitaires ou militaires.

Le chercheur ne peut ignorer cette orientation, et la société est en droit de la juger. Fonctionnant sur un mode réductionniste, en ignorant toute autre forme de connaissance et de vérité, la science entre en conflit avec la nature, la culture et les personnes.

Ainsi, sauf à être contrôlée et maîtrisée, elle fait courir des risques graves à l’environnement, aux peuples et aux individus. Pourtant le processus de développement scientifique s’auto-accélère avec l’assentiment naïf de sociétés qui acceptent de ne rêver l’avenir que dans l’artifice technique, alors que l’identification de la production scientifique au progrès, et même au bonheur, est largement une mystification.

Au nom de la vérité scientifique, la vie est réduite à ses aspects mesurables. La spécialisation de plus en plus étroite des chercheurs encourage leur myopie quant à leur fonction dans la société et crée des cloisons étanches entre les disciplines scientifiques.

Nous croyons que la lucidité doit primer sur l’efficacité et la direction sur la vitesse. Nous croyons que la réflexion doit précéder le projet scientifique, plutôt que succéder à l’innovation. Nous croyons que cette réflexion est de caractère philosophique avant d’être technique et doit se mener dans la transdisciplinarité et l’ouverture à tous les citoyens.

(1)Ce texte a été signé par les personnes suivantes : Jean Arsac, informatique, univ. Paris-VI ; Michel Bounias, biochimie, univ. Avignon ; Michel Cassé, astrophysique, CEA Saclay ; Jean-Paul Deleage, physique, univ. Paris-VII ; André Gsponer, physique des hautes énergies, ISRI, Genève ; Albert Jacquard, génétique, INED Paris ; Jean-Marc Levy-Leblond, physique théorique, univ. nice ; Jean-Marc Meyer, embryologie, univ. Strasbourg ; Michel, pneumologie, univ. Montpellier ; Jacques Panijel, immunologie, CNRS-Pasteur ; Bernard Prum, statistique médicale, univ. Paris-V ; Jean-Paul Renard, embryologie, INRA-Pasteur ; Jean-Claude Salomon, cancérologie, CNRS, Villejuif ; Jean-Louis Scheidecker, astronomie, CNRS, Nice ; Jean-Paul Shapira, physique nucléaire, Orsay ; Michel Sintzoff, informatique, univ. Louvain ; Jacques Testart, biologie, INSERM, Clamart

 

 

 

Emergence d’une communauté technocritique-Conférence Paris 29 mai 2019

Communauté technocritique

 

 

« Pourquoi (et comment) critiquer la technologie à l’heure de la crise sociale et écologique ?

Pour l’émergence d’une communauté technocritique !

 

 

Sciences Critiques invite à deux conférences-débats le mercredi 29 mai, à Paris, de 15h à 22h30 :

 

Seront présents avec nous : Paul Jorion, Serge Latouche (sous réserve), Jean-Baptiste Fressoz, Alain Gras, François Jarrige, Fabrice Flipo, Célia Izoard, Cédric Biagini et Joël Decarsin

Nous aborderons, entre autres sujets, l’histoire du mouvement technocritique en Europe, les imaginaires du progrès technique, l’apparition de l’Anthropocène comme conséquence de la « démesure technicienne », les effets et les méfaits du techno-capitalisme et enfin la nécessité de faire émerger une communauté technocritique aujourd’hui, à travers notamment le projet politique alternatif de la décroissance, l’action directe contre les machines ou encore le retour à une véritable culture humaniste.

« Pourquoi (et comment) critiquer la technologie à l’heure de la crise sociale et écologique ?

Première table-ronde (de 15h à 18h)
– L’Anthropocène, ou les dégâts du Progrès
– Une (brève) histoire de la technocritique
– Les imaginaires de l’innovation technique
– Les effets et les méfaits du techno-capitalisme

Pour l’émergence d’une communauté technocritique ! ,

Seconde table-ronde (de 19h30 à 22h30)
– Pour l’émergence d’une communauté technocritique
– La décroissance pour sortir de la “Mégamachine”
– La révolte contre les machines aujourd’hui
– La culture face à la tyrannie technologique

 

Vous pouvez aborder les sujets suivants sur le site de Sciences critiques :

– “Se débarrasser du capitalisme est une question de survie”Un “Grand Entretien” avec Paul Jorion.

Paul Jorion (né le  à Bruxelles) est un anthropologue, sociologue et essayiste belge

Nous vivons aujourd’hui dans un système politique extrêmement inégal, qui engendre la concentration de la richesse par quelques-uns. Or, les personnes bénéficiaires de ce système bloquent l’accès à une vie meilleure pour tout le monde. 

Le développement technologique est indépendant du développement des sociétés. Il peut être une catastrophe uniquement parce qu’il manque autour de lui l’environnement pour le canaliser.

En janvier dernier, des chercheurs d’Oxford ont affirmé que la robotisation créera à l’horizon 2022 un million d’emplois aux États-Unis. 

En réalité, il y aura peut-être un million de travailleurs supplémentaires, mais 100 millions d’emplois vont disparaître dans le même temps… Il est très difficile, en réalité, d’imaginer les conséquences du développement technologique.

Ceux qui calculent combien d’emplois vont disparaître dans les années qui viennent sont naïfs, parce qu’ils considèrent que seul l’emploi manuel sera remplacé. Or, le système financier actuel conduit aussi à remplacer le travail qui coûte cher, même, et surtout, le travail intellectuel. 

Si l’on accepte le principe que c’est le marché qui dirige, c’est-à-dire le simple rapport de force entre la main-d’œuvre et les employeurs, les salaires se rapprocheront de zéro… A fortiori dans un monde où la concurrence entre les candidats pour un emploi augmente. Il n’y a plus de limite, c’est ça le problème ! 


– “Il faut décoloniser les sciences”Un “Grand Entretien” avec Serge Latouche.

Serge Latouche, né à Vannes le , est un économiste français, professeur émérite de l’université Paris-Sud.

La science occidentale – on la fait remonter à Galilée – part du principe que la nature serait more geometrico, qu’elle obéirait à la raison mathématique. Or, si les mathématiques sont effectivement une science abstraite − une formidable construction par ailleurs −, en revanche, la nature n’obéit pas à cette réalité mathématique.

la science qui pense qu’il n’y a pas de limite aux possibilités de l’homme de tout faire, de tout résoudre, c’est ce qu’on appelle « la science prométhéenne » 4, qui pense l’homme comme un démiurge. Cette science-là, il faut la réviser. 

Toutes les autres conceptions de la science avaient, bien sûr, un idéal de la connaissance, de la curiosité scientifique, mais elles n’étaient pas dévorées par la volonté de puissance, si caractéristique de notre conception. Toutes les autres conceptions de la science avaient, bien sûr, un idéal de la connaissance, de la curiosité scientifique, mais elles n’étaient pas dévorées par la volonté de puissance, si caractéristique de notre conception.

– Qu’est-ce que le progrès technique ?Une tribune libre d’Alain Gras.

Alain Gras, né le , est un sociologue français et professeur des universités émérite.

L’idée de progrès ne fait plus recette, c’est un fait. Les politiques, ou plutôt les acteurs de ce « pouvoir » qui n’est pas nécessairement politique, ont tiré depuis longtemps les leçons de cette désaffection et les économistes de service ont rebaptisé « croissance » le progrès en lui enlevant tout contenu éthique.

Mais qu’y a-t-il de plus absurde qu’une croissance illimité dans un monde limité ?

Dans le domaine techno-scientifique survit cet aphorisme archaïque : « On n’arrête pas le progrès ! ». Même si l’on sait que cette direction nous amène dans une voie sans issue !

L’une des raisons doit être, selon moi, à chercher dans la manière dont l’évolutionnisme progressiste bénéficie d’un privilège méta-philosophique.

Et de citer Peter Sloterdijk :

« C’est dans l’évolutionnisme qu’est la racine logique des cynismes théorisants qui jettent sur la réalité le regard olympien des maîtres.
Les théories de l’évolution recueillent l’héritage métaphysique au bénéfice des sciences.
Elles seules ont une force logique suffisante pour intégrer d’un regard englobant le Mal, la décadence, la Mort, la douleur, toute la somme des négativités qui sont la part de l’être vivant.
L’« évolution » (progrès) est pour cela la théodicée moderne, cette théodicée permet l’ultime interprétation logique de la négativité
. » 

– Aujourd’hui, il est trop tardUne tribune libre de Joël Decarsin.

Joël Decarsin, artiste de formation et membre fondateur de l’association Technologos.

En novembre 2017, un cri d’alerte a été lancé par 15 364 scientifiques de 184 pays, dont la revue américaine BioScience puis le journal Le Monde ont fait leurs unes : « Notre planète est en danger, il sera bientôt trop tard. »

Refuser d’admettre que si l’idéologie de la croissance a pris l’ampleur que l’on connaît, c’est justement parce qu’elle a pour corolaire la sacralisation de l’État, quasiment théorisée dès le XVème siècle par Machiavel.

Parce que nous avons laissé les scientifiques − dont ceux qui poussent aujourd’hui des cris d’orfraie… − jouer aux apprentis-sorciers en triturant la matière dans ses plus intimes retranchements et parce que, contrairement à la fable de Goethe, aucun maître-sorcier ne viendra jamais mettre un terme au sortilège déclenché, la catastrophe est inéluctable.

– Impasse de la technoscienceUne tribune libre de Joël Decarsin.

Joël Decarsin, artiste de formation et membre fondateur de l’association Technologos.

L’idée domine par conséquent qu’on peut jouer avec le feu tant que l’on dispose d’extincteurs toujours plus performants, réalité que résume l’adage : « On n’arrête pas le progrès ».

Ce goût du risque est né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, après qu’il a été d’usage d’afficher sa foi dans ce fameux progrès et sans que l’on ait vraiment pris la peine ensuite de peser le sens de ce mot. Aux tranchées de Verdun avaient succédé les Années folles, Hiroshima et Auschwitz ont distillé un parfum d’angoisse et d’incertitude : chacun a appris que les applications de la science pouvaient être létales à grande échelle.

e qui la lie à la science et à la technique à la fois et ce sur quoi elle s’appuie quand elle prétend en même temps comprendre la société et agir sur elle, c’est l’exercice de la modélisation.

« Je propose, écrit Saint-Simon vers 1830, de substituer le message suivant à celui de l’Évangile : l’homme doit travailler. L’homme le plus heureux est celui qui travaille, la famille la plus heureuse est celle dont tous les membres emploient utilement leur temps ».

Et dix ans plus tard, Ernest Renan déclare : « Organiser scientifiquement l’humanité, tel est le dernier mot de la science moderne, telle est son audacieuse mais légitime prétention. » Or, c’est là précisément l’objectif que s’assignent l’économiste – du moins dans sa version néo-classique, qui domine aujourd’hui – puis l’entrepreneur.

– L’université sous hypnose numériqueUne tribune libre de François Jarrige.

François Jarrige est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne

L’UNIVERSITÉ française et la science qu’elle produit sont en phase de mutation accélérée. Elles sont lancées dans une course effrénée à l’innovation, sans cesse stimulée par les injonctions de l’État et des milieux économiques, ainsi que par la mode des classements internationaux, tel celui de Shanghai.

Depuis les années 1980, les innovations et les trajectoires technoscientifiques sont de plus en plus modelées par un nouveau régime de production néolibéral des sciences avec sa flexibilité accrue, sa valorisation des performances à court terme et son pilotage croissant de la recherche par les grandes firmes et les marchés financiers.

Comme de nombreux autres secteurs de la société, l’université est envahie par les outils et les discours du numérique censés résoudre « la crise ». En dépit des idéologies de l’horizontalité et du partage qui devaient accompagner les nouvelles technologies numériques, c’est bien l’imposition par en haut qui l’emporte dans les faits. Mais à l’égard du numérique, les universitaires semblent plongés dans une véritable hypnose collective qui met en péril leur capacité critique. 

– La technologie est une politiqueUne tribune libre de Philippe Godard.

Philippe Godard, né en 1959, est un écrivain et essayiste français. Il écrit notamment, pour la jeunesse, des ouvrages documentaires sur des sujets de société et, pour les adultes, des essais. Il est par ailleurs intervenant à l’Institut Régional du Travail Social de Franche-Comté et a été directeur de collections chez différents éditeurs.

La rationalité politique n’est plus compréhensible par les citoyens puisqu’elle est dominée par une autre rationalité, cachée, celle d’un système économique dominé par des réalités technologiques. Or, de nos jours, cette rationalité technologique, qui a envahi le champ du politique, rend encore plus illusoire une émancipation politique, culturelle et sociale, sans repolitisation du corps social.

– Religiosité de la technoscienceUne tribune libre de Simon Charbonneau.

Simon Charbonneau, est né en 1941, il a été  professeur de droit de l’environnement à l’Université de Bordeaux Montesquieu et à l’Université d’Aix-Marseille, a publié de nombreux ouvrages et articles sur le thème de l’écologie militante, dans la lignée de son père Bernard Charbonneau.

 

La science remplit dans notre société technicienne le rôle que la religion jouait jadis dans les sociétés du passé. C’est donc la posture de liberté d’esprit qui doit être aujourd’hui à l’origine de sa remise en question comme religion séculière.
– “Les deux cultures”, ou la défaite des humanitésUn texte du collectif Pièces et Main-d’Oeuvre (PMO).

Puisque le vivant est désormais computable, pourquoi la culture ne le serait-elle pas ? Bienvenue dans l’ère des humanités numériques, un mouvement qui a pris son essor dans les années 2000 au sein des sciences humaines et sociales, des arts et des lettres, pour les rendre, eux aussi, connectés, numérisés, big datés. Reductio ad numerouniverselle, dont l’objectif est d’annihiler toute humanité dans la compréhension et le récit du monde.

– La technologisation de la vie : du mythe à la réalitéUn article d’Anthony Laurent.

Après des années d’études de sciences naturelles à l’Université de Franche-Comté, à Montbéliard (Doubs), Anthony Laurent se tourne vers le journalisme scientifique. Deux années de formation à l’Université Paris 7-Denis Diderot l’ont ensuite conduit à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) où il obtient un Master de sociologie, histoire et philosophie des sciences au Centre Alexandre Koyré. Anthony s’intéresse notamment à la place de la technique dans la société contemporaine au sein de l’association Technologos. Il est co-créateur et rédacteur en chef du site Sciences Critiques (site d’information dédié exclusivement aux sciences, traitant tout particulièrement des sciences « en train de se faire », dans les laboratoires comme en-dehors – par opposition aux sciences « déjà faites » que sont les découvertes scientifiques et les innovations technologiques)

Le déferlement technologique bouleverse notre vie quotidienne. Le travail, les relations familiales et amicales, les loisirs, etc. Quasiment plus aucun pan de l’existence humaine, individuelle comme collective, n’échappe désormais à l’emprise numérique. Or, cette « technologisation » de la vie et de la société − largement impensée − a des effets déterminants, voire des impacts préoccupants, et pour la plupart irréversibles, sur la nature, la santé, la politique et in fine sur le devenir de notre « communauté de vie et de destin ». Dans le cadre d’une séance publique, tenue en janvier dernier à l’Université du Bien Commun à Paris ( cf ici  lancement de cette université), Sciences Critiques était invité à dresser un constat critique de cet état de fait. 

 

 

 

 

 

chamanisme et christianisme

 

 

Jacques Mabit dirige le centre Takiwasi  de réhabilitation et de traitement des toxicamanies, mais qui propose aussi des séminaires et retraites dans la forêt amazonienne et permet  également une recherche sur les médecines traditionnelles amazoniennes.

Takiwasi, ou “La maison qui chante” en langue quechua, est une association à but non lucratif, située dans la ville de Tarapoto, en Haute-Amazonie péruvienne. Sa fondation en 1992 fut le résultat d’un projet de recherche, commencé en 1986, sur les pratiques millénaires de la médecine traditionnelle amazonienne, dans l’une des régions du Pérou les plus riches en termes de connaissances ancestrales liées à l’utilisation des plantes médicinales et sacrées, qui contribuent à la guérison physique, mentale et spirituelle.

Depuis sa création, le Centre Takiwasi s’est consacré à l’amélioration des conditions de santé de la population et à la préservation de l’environnement, en développant des techniques et des modèles d’intervention innovants qui sauvegardent les connaissances traditionnelles amazoniennes et les articulent avec la science médicale moderne, tout en tenant compte des préoccupations thérapeutiques, scientifiques, écologiques, culturelles et humaines. cf “Ressources humaines”

Takiwasi est considérée comme la plus ancienne et la plus prestigieuse institution alliant la psychothérapie et les plantes médicinales pour des traitements de santé mentale. Avec une trentaine d’années d’expérience dans ce domaine, son modèle, offrant l’équilibre parfait entre médecine, psychologie et spiritualité, a été l’objet de plus de 50 travaux de recherche internationaux réunissant une communauté académique interdisciplinaire, intégrée par des institutions scientifiques d’excellence mondiale. (cf les publications des chercheurs externes)

voir là la documentation produite par  Takiwasi

Qui est Jacques Mabit ?  Voici sa présentation sur le site de Takiwasi.com

Jacques Mabit est médecin de formation. Au cours d’un parcours de vie très riche il découvre la médecine traditionnelle indienne et devient guérisseur.

Voir là la description du parcours de Jacques Mabit, les doutes et expériences traversées avant de devenir le créateur et directeur du centre Takiwasi .

chamanisme et christianisme

conférence de Jacques Mabit à Paris en mai 2016 ajoutée sur Youtube par François Delonnay le 11 octobre 2016

Quelques notes prises à l’écoute de cette vidéo  et complétées de certains liens hypertextes:

 

Jacques Mabit a une double appartenance : il est médecin conventionnel – faculté de Nantes- et il est guérisseur reconnu par les associations de guérisseurs.

La jonction entre chamanisme et christianisme se fait au niveau de la clinique. Et Jacques Mabit rappelle que le chamanisme est avant tout une médecine et n’est pas une religion. Par contre le christianisme devrait-être une religion guérissante : Jésus guérit et soigne puis il prêche.

Chamanisme et christianisme ont en commun de se relier à un autre monde. Jésus répond à Pilate mon royaume n’est pas de ce monde ” – Jean 18:36.

Actuellement de nombreux courants occidentaux néo-chamaniques ont créé une religion chamanique de l’ayahuasca comme le Santo Daime au Brésil. Il y a une explosion du néo-chamanisme dans le monde par exemple en Australie ou à Hawaï ( je rajoute : cf sciences et Avenir de septembre 2018 )

Dans le christianisme la théologie s’est détachée de l’expérience pour devenir spéculative. Je me réfère souvent aux écrits du Père Brune et je recommande son livre : Pour que l’homme devienne Dieu.

partie 1 : Je vais résumer notre clinique et les observations (points clé et voir convergence avec le christianisme).

Tout d’abord il faut insister sur le fait qu’au cours des procédures, les plantes ne créent rien. Elles amplifient ce qui est déjà là dans notre corps et qui remonte à nos ancêtres jusqu’à la création. Ces procédures aident à faire mémoire : je suis fils de qui ?

D’autre part toute parole prononcée avec les tripes ou le coeur est opératoire. La parole peut bénir ou maudire.

Les procédures sont d’abord purgatives : on se purge avant d’accéder à la connaissance et dans celles-ci le rituel est fondamental.

Dans ces procédures la notion de conscience morale est fondamentale : c’est un sérum de vérité et toute falsification va être mise en évidence. Il y a un ordre du monde, il y a des lois. Tout ce qui est New Age “je sens, je ne sens pas, c’est sympa…” n’est pas dans cette initiation.

Ces lois sont non jugeantes et le fait de dire est libératoire. Le pardon surgit spontanément : pardonner aux autres et soi-même.

Il y a apparition de la gratitude : remerciement pour la vie même si l’observation de notre ombre est parfois terrible mais tout va bien.

Dans cette procédure surgit toujours la conscience du mal que j’ai fait ou que j’ai subi.

Il apparaît que le corps sait déjà avant le coeur et la tête : d’abord des réactions corporelles puis émotionnelles et enfin compréhension.

Ce qui conditionne ces procédures est l’investissement. Il faut une sincérité de base, du coeur. Si on triche soit il ne se passe rien soit au contraire on reçoit une grande claque.

Avant la procédure il faut se mettre au clair . Il y a une confession : dire ce qu’on a fait  de mauvais. C’est très important il faut une médiation.

De même l’initiateur doit avoir aussi une intention claire, une sincérité de base. La bonne conscience n’est pas suffisante, il doit avoir un inconscient clair et une connaissance de ce qu’il fait.

Pour le patient il faut un abandon total au thérapeute. Il faut la foi, c’est fondamental.

Surgit alors un enseignement simple  -mais non simpliste– sous la forme de  ce que j’appelle la Voix de la Sagesse. Elle peut-être entendue, elle peut venir de l’intérieur, elle peut s’exprimer sous d’autres formes perceptibles aux autres sens, par exemple des odeurs. C’est une voix non jugeante, bienveillante mais ferme. C’est une voix non manipulable, peu bavarde, qui attire , ne présente pas d’arguments et ne se contredit jamais.

Pour la procédure il faut donner du temps à lui consacrer exclusivement en définissant combien ça va durer et aller au bout de ce temps car c’est alors que la voix s’exprime.

La procédure est une prise de contact avec les esprits : esprits des plantes, esprits des défunts ( notamment s’il y a eu contentieux du vivant), puissances angéliques bonnes ou mauvaises, figures du panthéon religieux ( pour les chrétiens souvent la Vierge.)

On peut cliniquement détecté les démons – à la fois vision par le patient et par le thérapeute- Cette emprise démoniaque peut-être suite à des expériences de contact et elle peut se poursuivre toute la vie. Les entités maléfiques sont représentées par des formes par notre cerveau. Ces problèmes peuvent être hérités de nos ancêtres.

partie 2 : cohérences chamanisme et christianisme ( cette deuxième partie – pourtant au centre de la conférence-est très abrégée en raison du temps consacré à la première )

  • la bonté précède la connaissance ( alors que c’est l’inverse dans la gnose à la base de toutes les sociétés secrètes)
  • des deux côtés il y a l’exigence  d’un coeur et corps purifié
  • il y a des deux côtés un rituel
  • la guérison est une grâce
  • contrairement au New Age   les deux approches supposent une certaine dose de souffrance
  • On accède à un monde réel, primordial
  • on accepte le combat spirituel
  • le chamanisme réveille ce qui est présent dans le corps de l’homme
  • le prêtre devrait guérir et enseigner au niveau du corps
  • la confession
  • je conseille de lire le Lévitique ( cf présentation sur Wikipedia). Les Thomistes en ont fait une interprétation symbolique qui a sa valeur mais qui ne doit pas occulter le premier niveau : oui les objets, les corps peuvent être chargés d’une puissance propre. Cette observation dans le chamanisme se retrouve aussi  dans la Bible. ( cf ici les mouchoirs de Saint-Paul , ou là.)
  • cf l’ombre de Saint-Pierre guérissante : « Par les mains des Apôtres, il se faisait de nombreux signes et prodiges parmi le peuple (…) à tel point qu’on allait jusqu’à transporter les malades dans les rues et à les déposer là sur des lits et des grabats, afin que tout au moins l’ombre de Saint Pierre, à son passage, couvrit l’un d’eux ». Actes des Apôtres, chapitre 5, versets 12 à 15

Dans son “récit du pélerin” autobiographie, Saint Ignace de Loyola, créateur de l’ordre des Jésuites,  évoque la présence démoniaque en lui au cours de sa vie .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matérialisme, Terreur, relativisme moral… : le côté obscur des Lumières

d’après l’interview de Paul Sugy Figarovox

 

Bertrand Vergely est normalien, agrégé de philosophie et théologien. Professeur en classes de Khâgne et enseignant à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, il vient de publier Obscures Lumières (éd. du Cerf, 2018), essai philosophique décapant qui fait voler en éclat certains des mythes qui entourent le siècle des Lumières, pour en révéler aussi la part d’ombre.

 

La religion est ce qui relie les hommes à Dieu. Vivre religieusement conduit à élever sa conscience au plus haut niveau qui soit. Mais les hommes peuvent détourner le religieux, et quand c’est le cas, cela donne les tyrannies et les sectes qui font basculer le religieux dans la violence.

La bonne réponse à l’obscurantisme religieux consiste à revenir au religieux authentique, celui de l’homme profond se purifiant de la soif de pouvoir afin de faire vivre une conscience transformée.

Au XVIIIe siècle, lors de la Révolution Française, c’est l‘inverse qui s’est produit. Sous prétexte de libérer la société de l’obscurantisme, les révolutionnaires opposent au pouvoir de l’obscurantisme religieux le pouvoir non religieux dit des Lumières. Ils ne suppriment pas la soif de pouvoir, ils la déplacent seulement de son expression cléricale vers une expression laïque.

Ils mettent en place une idolâtrie, celle de l’homme total contrôlant la nature et l’homme par la raison humaine.

Au XVIIIe siècle cette idolâtrie débouche sur la Terreur,

au XIXe siècle, sur le nihilisme intellectuel,

au XXe siècle, sur le totalitarisme.

Quand les villes se développent, une civilisation se développe avec elles, la civilisation commerçante et marchande. La bourgeoisie est l’expression de cette civilisation.

En Occident, le développement de cette civilisation aurait pu garder sa conscience religieuse. Tel n’a pas été le cas. La civilisation urbaine, commerçante et marchande qui s’est mise en place a décidé de se débarrasser de cette conscience en mettant à sa place une conscience se préoccupant non plus de l’être mais du bien être, non plus de la vie spirituelle mais de la vie matérielle. L’esprit bourgeois réside dans ce nouveau type de conscience. À sa base, on trouve un agnosticisme se muant en pragmatisme.

-Selon cet esprit bourgeois, ce que les hommes  veulent-,c’est pouvoir manger et être heureux. Cela donne l’empirisme et la quête du bonheur, le matérialisme, l’utilitarisme et l’hédonisme.

Quand on a comme projet de transformer ce qui fait l’essence de l’humanité, que peut-il se passer? Sur un plan théorique et culturel, on est obligé de se prendre pour Dieu en remplaçant la loi divine par la loi humaine qui devient une nouvelle loi divine. Hobbes dans le Léviathan réécrit le livre de la Genèse en faisant naître l’homme du contrat social et, derrière lui, du Droit humain. Résultat: c’est désormais l’État qui garantit le Droit, devenant en quelque sorte le nouveau Dieu sur terre.

La morale qu’ont inventée les Lumières est une morale libertine, dont j’ai montré qu’elle pouvait être illustrée par trois visages: la critique intellectuelle, Don Juan, et le Marquis de Sade. Cette nouvelle morale repose donc sur un triptyque: Liberté d’esprit – Séduction – Transgression. On retrouve ces valeurs, très présentes, en art contemporain!

Que manque-t-il à la révolution des Lumières ? Il faudrait qu’elle prenne le chemin inverse de ce qu’elle a accompli dans l’histoire, à savoir tuer le religieux du cœur de l’homme occidental afin de le remplacer par une idolâtrie de l’homme total. Le cœur de l’homme recèle un potentiel et des richesses inouïes. Encore faut-il qu’il rentre en lui-même et qu’il accepte que ce potentiel et ces richesses lui soient donnés, au lieu de vouloir être un homme auto-créé dans une folle solitude.

 

MOÏRA LA PRINCESSE DE NAMIBIE SAMEDI 16 MARS 2019

 

DESSIN COIFFE DE MOÏRA EN FORME DE CORNE DE TAUREAU

COIFFE TRADITIONNELLE DE FEMME HERERO EN NAMIBIE

MOÏRA LA PRINCESSE DE NAMIBIE   XVème siècle

RENCONTRE DU SAMEDI 16 MARS 2019

Le récit qui va suivre est assez étrange. Il s’agit d’une rencontre avec une personne d’un autre siècle ,venue de l’au-delà . Je n’aime pas spécialement  communiquer  avec les défunts, car il ne faut pas les déranger dans leur évolution , mais je suis curieuse de connaître leur histoire , dès qu’ils se déplacent à travers le temps .  J’en profite alors, pour me projeter dans une autre époque , et découvrir des évènements  qui m’étaient inconnus.  Mes enquêtes aboutissent rarement , mais si les anges en sont d’accord , je passe un moment exceptionnel , avec des êtres, qui désirent témoigner   d’une existence quelquefois tragique ,afin de délivrer un message universel. Celui-ci  est d’autant plus bizarre , qu’il fait référence à deux faits de société, , qui sont toujours  d’actualité de nos jours .

Samedi matin , j’avais décidé de faire un portrait, pour voir si mon dessin rappelait celui des anges . Je ne sais pas dessiner , et bien sûr , le stylo  , de son propre chef, a commencé à tracer le visage d’une jeune femme , d’environ cinq centimètres ,portant une coiffe très haute et très pointue , plus large du côté droit . Elle se présente :                                                                        _  Je m’appelle Moïra .                                                                                                                Le visage est grave , et je comprends qu’un défunt  demande à me parler.      Je m’informe, malgré tout :  Es-tu un ange doré ?                                                         _ Non , je suis une princesse triste , et j’ai vécu au quinzième siècle , dans le fin fond de l’ Afrique, avec  d’autres épouses  d’un roi maudit .

L : Pourquoi désires-tu me voir ?                                                                                           _ Je réclame justice , pour toutes les femmes en esclavage , sur cette terre , esclaves de leurs maris , de leurs pères ou de leurs frères , ou de tyrans qui les empêchent  de vivre , de parler , d’ exister .

L : Tu as raison , Moïra ! Comme tu as dû souffrir !  C’est quoi , cette coiffe ornée de perles ?                                                                                                                            _ C’est une coiffe d’apparât , très lourde et très difficile à supporter .              L : Qui était ce roi dont tu parles ? Ton époux ?                                                             _ C’était le roi  Abdallah , roi de Namibie , un despote cruel et assoiffé de sang .                                                                                                                                                  Là-dessus , je fais quelques recherches ,mais il semble presque impossible d’avoir des renseignements précis sur la Namibie, avant la période de son évangélisation.  En 1486 , un Portugais du nom de Diego Cao , pose une croix sur le sol de ce pays , mais il faudra attendre 1589 pour qu’un soldat anglais Andrew Battels ,recruté en Angola , découvre le premier , l’intérieur du territoire ,de  l’actuelle Namibie .

L :  Où te trouves-tu , ma Princesse , pendant que tu me parles ?                         _ Je suis dans un lieu doux et paisible , que je ne reconnais pas ; des anges viennent me rendre visite , de temps en temps , et me disent de ne pas m’inquiéter.                                                                                                                                    L : Tu peux les croire , mon amie . Voudrais-tu revenir sur cette terre, dans une époque plus moderne , celle où je vis , par exemple ?                                        _ Non , je suis trop effrayée !  J’ai trop souffert , et d’autres épouses , avec moi .                                                                                                                                                      L : As-tu eu des enfants ?                                                                                                      _  Oh oui , des enfants que je n’ai jamais vus , élevés par des serviteurs , des esclaves du Roi .  Je n’ai jamais pu aimer mes enfants .                                              L : Je te plains , Princesse ! Tu sembles si triste ! Les anges t’ont-ils appris qu’il existait un Dieu , notre Seigneur , et que tu devais l’ honorer  et l’aimer  car il est ton Père , qui t’a fait venir dans cette vie , et t’a rappelée à lui , pour vivre dans la paix ?                                                                                                                         _ Oui , ils me l’ont dit , mais moi , mon père m’a vendue, et je n’ai jamais su ce qu’était la joie , le bonheur , et ce que vous appelez l’amour .                      L : Les anges vont te l’apprendre , ma mie . Ne t’inquiète pas ! Un jour , tes larmes seront des larmes de bonheur . Ecoute -les, et ne crains rien !                _  Ils me font peur. Ils sont trop brillants et trop sévères .                                        L : Sévères avec toi ! Une victime ! Il faut que je leur parle ! Ce n’est pas possible !   Mom , où es-tu ?                                                                                                    _  Je suis là , lulu .                                                                                                                          L : Qui est cette Princesse ?                                                                                                      _  Elle a demandé à te parler , et nous avons accepté .                                                L : Pourquoi moi ?                                                                                                                        _  Je ne sais pas comment elle l’a appris, mais elle savait que tu pouvais communiquer avec nous.                                                                                                            L : C’est incroyable !                                                                                                                    _ Les chemins de Dieu sont pleins de mystères , lulu !                                                L : Elle se trouve au Paradis ?                                                                                                  _  Non, elle est dans une zone de détente et de repos . Il va falloir la former, lui apprendre l’ existence de Dieu , mais beaucoup plus tard .                                L : Elle dit que vous l’effrayez ! Pourtant , votre douceur et votre amour devraient l’envelopper  , et lui apporter un sentiment de confiance , non?     _  En effet ,  mais la vie qu’elle a eue , l’empêche de s’ouvrir aux autres, et  elle est très impressionnée par notre apparence .                                                          L : Ne peux-tu pas changer d’aspect , si tu le désires ?                                              _   Pas au Ciel , dans l’entourage de notre Seigneur . Nous brillons d’un éclat que tu ne peux imaginer , et même si cet éclat est doux , il peut éblouir et déconcerter.  Ne t’inquiète pas pour Moïra , nous allons bientôt nous occuper d’elle , et lorsqu’elle sera prête , nous l’éduquerons , et nous la remettrons dans les mains de Dieu .

L : J’ai de la peine pour toi Moïra ! Merci d’être venue me parler de ton destin si cruel ! Il faut le faire savoir , car cela existe toujours , hélas , même dans notre société du 21ème siècle ! Va en paix Moïra !  Les anges sont avec toi et ils t’aimeront pour toujours .                                                                                   _  Je vais suivre ton conseil ,  merci .

Je m’adresse alors à Mom  , pour lui faire part d’un détail du portrait qui m’avait interpellée .                                                                                                                     L : La coiffe de la princesse , vue latéralement , rappelle la coiffe traditionnelle, en forme de corne de taureau , des Héréros de Namibie. Etait-elle issue de ce peuple qui , plus tard, en 1906 ,subira un effroyable génocide , de la part des colons allemands ?                                                                     _  Elle n’était pas une Héréro , mais la coiffe rappelle , en effet ,la corne de taureau , sur le côté du visage . Pour le reste , la parure a été embellie , mais elle l’ a sans doute portée , car elle se plaint de son poids !

L : A-t-elle voulu attirer mon attention sur le génocide des Namibiens, sous Guillaume II ? Des milliers d’hommes , femmes et enfants ( environ cent mille) furent massacrés par les colonisateurs allemands, dirigés par Lothar Von Trotha . Les Héréros réclament toujours justice , à ce jour .                           Par contre ,aucune trace du Roi Adhallah de Namibie ,au quinzième siècle , où la religion musulmane ne semble pas être implantée , seulement des Abdhallahs du Moyen Orient ,  où les rois saoudiens possèdent de nombreuses épouses .                                                                                                                 Mom , ai-je bien compris les deux messages imbriqués ? D’une part, l’évocation d’un peuple martyr , et d’autre part ,sa propre expérience de femme d’un roi polygame,  comme cela existe encore de nos jours .    Penses-tu que l’intention de Moïra  , était que je parle  du génocide , ainsi que des rois polygames ?                                                                                                            _ Oui lulu , et c’est pourquoi le prénom du Roi est Abdhallah .

Quelques explications me paraissent nécessaires . Les messages du Ciel ne doivent pas être pris au pied de la lettre ,et on ne doit pas toujours y rechercher une vérité historique ,qui coïncide avec nos connaissances .         Ils sont avant tout symboliques , et cet échange avec la princesse en est un bon exemple . Ce qui importe c’est que le message soit reçu et compris .  C’est une clé qui ouvre notre esprit, vers la réflexion , et la compréhension des innombrables souffrances qui affectent nos sociétés .                                          Il y a tout de même des choses étranges !  Concernant ce récit, j’ai découvert la coiffe traditionnelle des Héréros  , en forme de corne de taureau , et j’en ai fait une photo que j’ai comparée au portrait de Moïra : « Tu as vu Mom , le dessin de la coiffe est identique ! Mais certains vont dire que  j’extrapole ! »

_  Non  mon amie , car le dessin et cette photo super bien choisie, sont surprenants !

Je vous  y laisse réfléchir !