Pour une médecine vivante -initiation à la psychosomatique

 

Vivre en amour avec la vie- Alain Scohy

Présentation d’Alain Scohy sur son site :

J’ai été tout d’abord Médecin de campagne (1973) dans l’Aveyron pendant cinq ans, à Salles-Curan.

Dans le cadre de sa pratique, j’ai été très rapidement effaré par la santé déplorable des petits enfants.
J’ai mis trois ans à en comprendre l’une des causes : la pratique des vaccinations multiples avant l’âge de 9 mois, c’est à dire pendant une période de la vie où les petits enfants sont en poussée de croissance majeure.

A partir de 1978 et jusqu’en 1996, j’ai exercé la médecine à Orange dans le Vaucluse en tant qu’homéopathe, acupuncteur et même psychanalyste aux alentours de 1995…

En 1996, j’ai été radié à vie de l’Ordre des Médecins pour délit d’opinion : j’avais osé demander à mes « pairs » l’application du principe de précaution et du Code de Déontologie Médicale (qui interdit l’utilisation de produits ou procédés dont l’intérêt et l’efficacité ne sont pas certains ou qui ne sont pas suffisamment éprouvés) lors de la campagne de vaccination contre l’hépatite B de 1994 dans les collèges et lycées : un vaccin nouveau, révolutionnaire, préparé sur des cellules OGM et testé à grands frais sur nos enfants. Dans cette affaire, le Conseil de l’Ordre des médecins était à la fois le plaignant et le juge !

À la suite de cette sanction, et avant qu’elle ne soit effective, j’ai préféré démissionner et continuer à travailler comme « accompagnateur-thérapeutes » (le thérapeute étant le malade).
Écrivain et conférencier dans le Gard jusqu’en novembre 2002, j’ai été obligé de m’expatrier en Espagne pendant 15 ans pour éviter une contrainte par corps (j’avais subi un redressement fiscal sur la base de mes revenus de médecin avant ma radiation alors que je n’avais plus aucun revenu propre : je travaillais pour des associations qui étaient de leur côté parfaitement en règle au plan fiscal).
 
En octobre 2017, je suis revenu vivre en France à Sauviac (33430).

Je travaille actuellement avec Brigitte, mon épouse, pour accueillir des malades et former des accompagnateurs-thérapeutes.

Ayant trouvé une véritable liberté de pensée, j’ai redécouvert les véritables scientifiques, médecins ou non, qui ont fait réellement avancer les connaissances en biologie et en médecine :
* Le Dr SEMMELWEIS (hygiène, contagion mais surtout respect du malade),
* Le Pr. Antoine BECHAMP (les microzymas),
* Le Pr. Louis-Claude VINCENT (la Bioélectronique),
* Le Dr MASCHI (la nocivité des champs électromagnétiques),
* Le Dr HAMER (La Médecine Nouvelle – apportant la clef des cancers, leucémies, sida, infarctus etc…)
* Le Dr KALOKERINOS (le problème de la mort subite du nouveau-né, la vitamine C), etc..
Je suis arrivé à une synthèse remarquable (sans cesse perfectible bien sûr) qui permet tous les espoirs pour demain, tant pour nous que pour nos enfants. L’univers est bienveillant par essence. Il suffit d’en comprendre les mécanismes et d’en respecter les règles du jeu pour garder une santé parfaite et vivre dans l’amour et l’harmonie.

 

 

 

( extraits du site d’Alain Scohy)

Il nous arrive d’avoir à vivre dans notre corps des mal-être, des inflammations, des douleurs, des anomalies diverses et variées. Diverses solutions nous sont alors proposées : régimes, « anti » de toutes sortes chimiques ou naturels (antibiotique, antiinflammatoire, antalgique, chimiothérapie), parfois une intervention chirurgicale ou de la radiothérapie, le renforcement du système immunitaire…
 
Essayons de considérer les choses « autrement » !
 
Si – au lieu d’entrer dans la guerre contre la vie – nous nous efforcions de comprendre et d’accompagner ces signaux, d’en tenir compte, et de commencer par mettre « un peu d’huile » dans les rouages de la machinerie du vivant ?
1- Notre monde d’aujourd’hui vit dans la peur des virus, des microbes, des cellules cancéreuses.
Et nous serions défendus par un système immunitaire que l’on peut stimuler par divers procédés.
Le nouveau paradigme psychosomatique que nous proposons voit dans la maladie un processus d’adaptation à une situation de stress psychique majeur.
Dans ce système, l’organisme humain peut se comparer à un ordinateur d’une puissance prodigieuse mais fonctionnant selon des programmes préenregistrés depuis la nuit des temps. La réponse au stress causal peut nous sembler inopportune, voire incohérente dans certains cas. La guérison relève alors d’une reprise en mains de cet ordinateur par notre esprit qui dispose de la conscience, de l’intelligence et de la liberté.
Ce travail se fait au moyen d’une approche psychologique et spirituelle. Elle ne peut venir que de la personne concernée et non d’une intervention extérieure. Un accompagnement semble la plupart du temps indispensable.
Pour approfondir l’origine de la double approche médicale : combattre la maladie ou modifier notre comportement physique, émotionnel et spirituel à l’origine de la maladie ->
voir cette page :

 

 

 

Big Chemical derrière Big Pharma, Big Food et Big Agra

Une seule logique dévastatrice : les puissances d’argent dans la CHIMIE

« Du berceau au tombeau, ceux qui nous empoisonnent nous vendront aussi leurs médicaments pour nous guérir, » ironise José Bové ( Vert-ALE ), pour qui la  fusion entre Bayer et Monsanto nous plonge dans un monde «  quasi-orwellien. » (cf l’Humanité Jean Jacques Régibier 24 mars 2018)
Tabou chez les politiques. Tabou dans les médias. Tabou même chez les médecins.
Ce sujet, c’est la véritable influence des puissances d’argent sur notre santé.

Tous ces « Big Business » suivent la même logique et ont les mêmes intérêts !

Déjà, dans les années 1980, on avait assisté à une première catastrophe avec la naissance des Big Pharma.
C’était la fin des entreprises pharmaceutiques de taille moyenne, dirigées par des grandes familles aux objectifs parfois généreux et philanthropiques.
Car elles ont commencé à fusionner entre elles, donnant naissance aux grandes multinationales comme Pfizer ( rachat du n°2 mondial Warner-Lambert en 2000), Sanofi ( achat d’Aventis en 2004), Merck ( notamment en 1994 joint venture avec Pasteur Mérieux, 2009 fusion avec les laboratoires Schering-Plough, 2014 Merck acquiert Cubist Pharmaceuticals) et GSK,(  avril 2014, GlaxoSmithKline acquiert les activités de Novartis dans les vaccins). Ces sociétés sont dirigées par des actionnaires anonymes uniquement intéressés par la rentabilité.
C’est comme cela qu’elles ont en partie mis la main sur les grands médias, les autorités de santé, les responsables politiques et la formation universitaire des médecins.
C’était déjà une évolution terrifiante… mais ce que nous vivons actuellement est encore pire.
Désormais, tous les Big Business se marient entre eux !
    • Procter & Gamble (qui faisait des produits d’entretien et cosmétiques) a annoncé l’acquisition des activités de santé grand public en avril 2018 du laboratoire allemand Merck – Big Chemical rencontre Big Pharma !

 

 

    • Syngenta est née de la fusion de deux Big Pharma (AstraZeneca et Novartis) pour produire un géant de l’agro-chimie (pesticides et semences industrielles)… et s’apprête aujourd’hui à être avalé par un autre géant Chinois, ChemChina !

 

  • Le géant américain de l’agriculture DuPont a récemment fusionné avec Dow Chemical (spécialisé dans la chimie), pour former un groupe à 150 milliards de dollars !
Et nous, petits citoyens, que pesons-nous dans tout ça ???

 

 

Leur influence sur votre santé est colossale, mais totalement sous-estimée !
On oublie souvent que la plupart des maladies graves de notre époque (cancer, Alzheimer, etc.) sont en partie causées par :
Voyez-vous, tous ces business sont ultra-cohérents entre eux.
Si vous élevez vos animaux en batterie, vous avez forcément besoin de quantités astronomiques d’antibiotiques et de vaccins contre les maladies de vos bêtes – Big Agra a besoin de Big Pharma.
 
Voir l’usage des antibiotiques dans l’élevage : En Europe, l’utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire est deux fois plus importante qu’en médecine humaine**. L’usage massif des antibiotiques pour les animaux d’élevage, en particulier les faibles doses ou les traitements incomplets, contribue au développement de l’antibio-résistance.
    • Les aliments ultra-transformés et bourrés d’additifs chimiques de Big Food : plats préparés, céréales du petit-déjeuner, chips industrielles, etc. ;
  • des déséquilibres fondamentaux sur la qualité de l’eau et son épuisement, la déforestation, la perte de biodiversité, la perte de qualité nutritionnelle des aliments

pollution de l’eau : causes , conséquences

épuisement des réserves en eau

déforestation 

perte en biodiversité

perte en qualité nutritionnelle des aliments

 

 

 

  • Et les produits chimiques en tous genres de Big Chemical : produits d’entretien ménagers, cosmétiques, etc.

Des dieux et des inutiles – conférence de Laurent Alexandre à Polytechnique

La République En Marche cautionne l’eugénisme numérique en conférence à Polytechnique – article Médiapart du 6 mars 2019

 

Amélie de Montchalin députée LREM de l’Essone introduit la conférence transhumaniste de Laurent Alexandre à Polytechnique dans le cadre des « Tables rondes du plateau de Saclay » du 14 au 18 janvier 2019 en tant que marraine de cet événement.  Trois grandes écoles de la République, Polytechnique, CentraleSupelec et Normale Sup, conviaient leurs étudiants pour « une semaine de réflexion sur l’homme augmenté » en organisant trois conférences et débats sur le thème du transhumanisme.

Amélie de Montchalin  a été recrutée en tant que consultante en stratégie par The Boston Consulting Group (BCG), un cabinet multinational, implanté à Paris pour des activités en science des données et intelligence artificielle appliquées à l’industrie, la finance et la santé.

Amélie de Montchalin est mariée à Guillaume de Lombard de Montchalin Directeur du bureau parisien du Boston Consulting Group depuis 2009. Son mari Guillaume a donc recruté sa femme, mais, concomitamment, Boston Consulting Group a ouvert en 2016 sur le plateau de Saclay, donc sur le lieu même de cette conférence, le territoire républicain d’Amélie de Montchalin, une usine-école pour l’industrie du futur, l’industrie dite 4.0 

Le centre du propos de Laurent Alexandre est le suivant : de notre chemin vers 2050, émergera une classe d’humains inutiles, la classe des gilets jaunes, une classe de personnes qui ne seront pas ou plus employables.

« cette affaire des gilets jaunes, nous en avons pour cent ans »« J’adore les gilets jaunes, ajoute-t’il, mais je ne pense pas que ce sont les gilets jaunes qui vont gérer la complexité du monde qui vient, […] le monde complexe de demain ne peut être géré que par des intellectuels. »

Au cours de cette conférence, il cite mais déforme les travaux de l’historien israélien Yuval Noah Harari dont il reprend  l’expression  » des dieux et des inutiles ».

Alexandre entérine froidement l’utilisation généralisée et inévitable des algorithmes pour façonner une nouvelle intelligence dite artificielle au profit d’une classe supérieure, alors que Harari nous alerte en écrivant que « plus que du chômage de masse, nous devrions nous inquiéter du glissement de l’autorité des hommes aux algorithmes, lequel risque de détruire le peu de foi qui subsiste dans le récit libéral et d’ouvrir la voie à l’essor de dictatures digitales ». ( « 21 leçons pour le 21ème siècle » – Y. N. Harari – p.61 ).

Harari présente là un risque qu’il faut prendre au sérieux, mais qui n’est aucunement une fatalité. Harari signale qu’il y a urgence pour le genre humain à garder le contrôle, et que s’impose une remise en cause des méthodes classiques et datées, devenues doctrines, par lesquelles nos sociétés se sont construites, en particulier le capitalisme.

Harari distingue le capitalisme du libéralisme, ce que ne fait pas Laurent Alexandre. Harari distingue aussi le libéralisme du libéralisme économique. Le capitalisme apparaît entre le 13ème et 14ème siècle en Europe occidentale entre la République de Venise et Bruges en Flandres. Ce sont les premières places marchandes où apparaissent les obligations pour financer les expéditions terrestres vers le marché oriental ou l’armement de flottes destinées au commerce maritime. Le moteur du capitalisme, comme le décrit Harari, est l’espoir d’un futur meilleur.

Dans une Angleterre en crise d’autorité religieuse, John Locke propose avec sa « Lettre sur la Tolérance » en 1667 et « Sur la différence entre pouvoir ecclésiastique et pouvoir civil » en 1674, une société où la conscience de l’homme, qui « connait l’état de nature », est libérée du sceau féodal et divin.

Dans notre modernité, depuis la République de 1789 et le développement des sciences et de la médecine, l’état de nature devient « l’égalité biologique ». C’est la conscience des Lumières qui fit émerger l’égalité biologique en donnant la même valeur à toutes les vies humaines : riche, noble, paysan, bourgeois, ouvrier, homme, femme. L’égalité biologique doit s’articuler avec l’égalité sociale grâce au « contrat social ».

Harari révèle que les connaissances amènent aujourd’hui les biologistes à considérer la vie humaine (et la vie en général) comme « un assemblage d’algorithmes organiques façonnés par la sélection naturelle » pour lesquels, finalement, le support organique ou inorganique importe peu ( « Homo Deus, une brève histoire du futur » – Y. N. Harari – p.343 ). Ce constat est le fruit du développement des sciences du 17ème siècle jusqu’à nos jours, un développement rationnel analytique, validé par les résultats spectaculaires des prédictions qui permettent tant de soigner une angine que de modifier un gène pour un maïs résistant à la pyrale et tolérant aux herbicides.

La vie biologique réduite à une somme d’algorithmes est baptisée « dataïsme » : l’accumulation et le traitement massif de la donnée (data en latin) alimentent les algorithmes et supplantent l’homo sapiens dans la maîtrise de la connaissance. L’homme « algorithme » devient transposable sur des supports inorganiques grâce aux biotechnologies, il devient « l’homme augmenté », un homme aux capacités physiologiques décuplées par la puissance du numérique.

Mais, signale Harari, la biologie et les sciences en général ne se sont jamais préoccupées de la conscience. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », écrit l’humaniste François Rabelais dans « Pantagruel » en 1532. C’était un credo politique et la question de la conscience est restée à ce jour une question politique, car nul ne peut témoigner de l’existence de l’âme… ni par la science, ni par les biotechnologies, ni par le numérique.

Aujourd’hui, ignorant la nature de la conscience, le capitalisme et sa classe dirigeante transfèrent le pouvoir aux algorithmes numériques pour créer l’intelligence artificielle qu’ils mettent en compétition, sur le terrain économique et social, avec l’intelligence humaine. Le numérique est une aubaine pour le capitalisme car, quelque soit la science, le numérique va plus vite, il est plus fiable et permet plus de profits.

Mais quel est le réel niveau d’intelligence de l’intelligence artificielle ? Est-ce que singer l’homme suffit à être intelligent ?

Le transhumanisme est le mouvement qui revendique l’adoption du nouveau mariage de l’intelligence artificielle aux biotechnologies. Il excelle à développer les sciences et les technologies numériques pour lutter contre la mort, la souffrance, la maladie, mais aussi le handicap physique ou mental et finalement à dessiner les contours d’un humain prétendument parfait. Et si le transhumanisme propose des conclusions politiques et philosophiques, il n’associe pas, au dessein de l’humanité, l’ensemble des cultures et des civilisations, l’ensemble des savoirs, l’ensemble des humains et des (autres) volontés politiques.

La posture du transhumanisme qui donne tous pouvoirs aux technologies numériques est prompte à produire un eugénisme bien plus féroce que celui des empereurs ou dictateurs de ces trois derniers millénaires. Le transhumanisme ouvre les portes de Gattaca. Ce nouvel eugénisme forge la sélection par la technologie, il est le moyen pour une nouvelle classe d’humains de s’arroger le pouvoir, de diriger le monde et de supplanter Homo Sapiens en lui faisant subir « ce que ce dernier à fait subir à tous les autres animaux » ( « Homo Deus, une brève histoire du futur » – Y. N. Harari – p.424 ).

Malgré la mesure et la bienveillance d’Harari, Laurent Alexandre, sur le ton du millénariste, se lance dans une conjecture sans considérer la question de la nature de l’humanité. Il affirme un monde futur empreint d’intelligences artificielles où le « capitalisme cognitif », troisième du nom après le capitalisme vénitien et le capitalisme industriel, poursuit, sans questionnement, son hégémonie féroce. Pour Alexandre, le capitalisme décomplexé des grandes puissances internationales s’empare des technologies numériques et des biotechnologies au bénéfice exclusif d’une classe qualifiée de supérieure par son intelligence. Pour Alexandre, l’Europe, déjà à la traîne, ne devrait plus tergiverser sur les questions de la morale, elle devrait se mêler à cette compétition transhumaniste et technologique. Alexandre accomplit ce que craint Harari.

Alors le conférencier, en cette tribune Polytechnique, grossit son trait en qualifiant le « camp des inutiles », le camp des gens à l’intelligence limitée voire absente, en « camp des gilets jaunes ».

Laurent Alexandre, chirurgien urologue, est co-fondateur de l’indispensable start-up Doctissimo, une start-up qui surfe sur l’émergence du juteux marché de l’auto-médication.

 

La thèse d’Alexandre rebondit sur l’émergence de l’intelligence artificielle, qui, selon lui, est la seule intelligence capable de gérer la complexité du monde : seule une élite hautement intellectuelle serait capable de gérer, de créer et de faire progresser l’humanité dans un monde farci d’intelligences artificielles.

Le conférencier est autoritaire, l’élite intellectuelle, « c’est vous, étudiants dans cette salle qui managerez ce monde » ( ne lisez pas « mangerez ce monde »). Étudiants de cette grande école Polytechnique, c’est vous qui serez sauvés… « Les inutiles sont des gilets jaunes » avec lesquels « il faudra en finir d’une manière ou d’une autre ».

C’est dit.

Là, il a gagné l’auditoire. 

pour lire l’intégralité de l’article sur Médiapart 

 

pour écouter l’intégralité de la conférence :

 

 

 

Civilisation contemporaine : la lie du réalisme matérialiste …

par Camille Loty Mallebranche

 

Je désigne sous le vocable de réalisme matérialiste, la manière d’introjection opportuniste de tous les principes idéologiques de réussite sociale via la prépondérance matérielle dont opèrent des individus et des groupes dominants dans notre société de clivage et d’étouffement des non opportunistes. C’est le matérialisme froid et morbide qui veut à tout prix maintenir la société telle qu’elle est, afin de profiter de ses horreurs, ses injustices aux dépens d’autrui toujours perçus comme moyen à utiliser… 

Le réalisme est ici un goulot strangulatoire contre les rêves dignes de ceux qui refusent de se salir en intériorisant la weltanschauung abjecte du succès comme fin justifiant tout…

Il faut constater que même au stade étatique, le réalisme matérialiste, le fameux pragmatisme économique des États poussé à l’excès, fait du monde qu’il influence, un espace blême et morbide sans rêve authentiquement humain car le rêve vrai est transcendance et donc par essence, contraire au réalisme utilitaire et ennemi du pragmatisme forcené.

C’est sans doute l’une des causes de l’effondrement outrancier des valeurs, le nœud de la crise axiologique apparemment indénouable qui sévit au monde. C’est que la civilisation a tellement plongé dans les grands fonds abyssaux, ténébreux du réalisme jusqu’à l’absurde, jusqu’à en être repue, surchargée qu’elle en a fini par devenir élément de la crasse sédimentaire dudit réalisme d’où elle n’arrive plus à s’envoler par le rêve.

Boire le calice du réel jusqu’à la lie, tue la vérité ailleurs qu’est le rêve… Les individus ne sont que les dépouilles hagardes, ombres desséchées du réalisme, singeant un sens inéprouvé quand la société ne mobilise que les pulsions et instincts matérialistes.

Les méfaits de la pensée positive

 

La roue des besoins humains

pour traduire nos émotions en termes de besoins sur apprendreaeduquer

 

Sur le site apprendreaeduquer.fr

La théorie de la pensée positive repose sur l‘idée que notre vie est le simple reflet de nos pensées : en les contrôlant, on pourrait avoir tout ce que l’on désire. Nos difficultés viendraient donc du fait que nous pensons négativement. La solution apportée par la pensée positive est donc de contrôler les émotions et pensées négatives, de les supprimer et de ne plus avoir que des pensées positives, afin de diriger notre vie vers la réussite et le bonheur.

Ilios Kotsou propose dans son livre Éloge de la lucidité de déconstruire la théorie de la pensée positive et le mythe de la loi de l’attraction en s’appuyant sur des études de psychologie et de neurosciences.

lios Kotsou cite l’expérience de Daniel Wegner, professeur de psychologie à Harvard, au cours de laquelle il a demandé à des individus de décrire verbalement ce qui leur passait par la tête pendant cinq minutes après qu’on leur ait donné la consigne de ne pas penser à un ours blanc. Ces individus étaient repartis en deux groupes :

  • dans le premier groupe, les individus devaient essayer, tout en continuant de décrire ce qui leur traversait l’esprit, de ne pas penser à un ours blanc.
  • dans le deuxième groupe, la consigne était inversée (on demandait aux individus d’abord de penser à un ours blanc puis de ne plus y penser).

L’étude a montré que les participantes pensaient beaucoup plus à l’ours blanc quand on leur demande de ne pas y penser. Wegner en conclut que la tentative de supprimer une pensée conduit à une intensification de celle-ci : cela s’appelle “l’effet rebond“.

Ilios Kotsou conclut :

Il est difficile de contrôler ses pensées et cela l’est d’autant plus quand une personne ne va pas bien.

Présupposer que nous pouvons choisir librement le contenu de nos pensées présente donc un autre potentiel effet secondaire négatif : la culpabilité.

Par ailleurs, faire de la pensée positive une idéologie risque de nous conduire à un état appelé “fusion cognitive“. Cet état intervient quand nous ne parvenons plus à nous distancer de nos états mentaux et à en devenir esclaves.

De plus, Ilios Kotsou rappelle que nous souhaitons tous avoir un sentiment d’identité positif, stable et sécurisant (théorie de l’identité sociale). Cela nous amène à valoriser et à défendre ce dont cette identité dépend (groupe d’identification, idées, objets matériels symboles d’appartenance…). Cette défense se fait malheureusement souvent au détriment de celles et ceux qui n’en font pas partie ou qui n’adhèrent pas à cette idée.

Ainsi, Ilios Kotsou nous avertit des dangers de ce « nombrilisme » : plus nous nous identifions à quelque chose (ici la loi de l’attraction), plus cette chose nous fige, clôt notre identité à quelques descriptions limitées de nous-même, nous enferme et nous coupe des expériences contradictoires et des apprentissages que nous pourrions en faire. Cela revient à nous accrocher à l’histoire que nous nous racontons sur nous-même, envers et contre tout… faisant le lit de la violence.

La pensée positive ne porte pas de valeur éthique en soi : on peut souhaiter être riche sans pour autant développer un état de compassion (au risque d’écraser les autres), on peut souhaiter être aimé sans pour autant chercher à devenir une personne plus empathique, plus “aimable”…

Le rôle des émotions dites négatives

Il n’y a pas de raison, ni sur le plan sociologique ni sur le plan psychologique, de séparer les émotions positives et négatives. La vie est faite de sentiments mêlés et ambivalents et les émotions sont toutes des messagères au service de la vie.

Il est utile de savoir à quoi servent les émotions et quelle en est la véritable nature.  Les émotions saines durent quelques minutes (rarement plus de 5 minutes) et sont des réactions physiologiques qui servent la vie humaine en attirant l’attention sur des besoins fondamentaux insatisfaits (que les émotions durent plus longtemps, il s’agit d’autre chose que d’émotions primaires : de stress, de sentiments parasites socialement apprises, d’émotions élastiques ou encore de mémoire traumatique).

Chaque émotion est ressentie en lien avec des causes et des besoins différents :

  • la colère :
    • cause => frustration, injustice, impuissance, violation de l’intégrité (psychique ou physique)
    • besoin => écoute, compréhension, décharge de l’énergie, changement, réparation
  • la tristesse :
    • cause => perte, séparation, échec
    • besoin => réconfort, acceptation, expression émotionnelle (ex : pleurer), amour inconditionnel
  • la peur :
    • cause => danger, inconnu, insécurité, menace
    • besoin => protection, aide, compréhension sécurité, réassurance
  • la joie :
    • cause => réussite, émerveillement, rencontre, gratitude;
    • besoin => partage, lien, réjouissance
  • le dégoût :
    • cause => nocivité, irrespect pour l’intégrité physique (dont viol)
    • besoin => sécurité, respect, accueil des émotions, justice
  • la honte :
    • cause => non alignement avec les valeurs, moquerie, jugement
    • besoin => restauration de l’estime de soi et de la valeur personnelle, acceptation, amour inconditionnel.

Les neurosciences nous invitent donc à gagner en intelligence émotionnelle :

  • identifier les émotions (notamment à travers les sensations corporelles qui alertent sur la présence de telle ou telle émotion – voir ici)
  • comprendre les émotions (on a tendance à confondre le déclencheur (ex : une remarque, une critique) et l’émotion elle-même (ex : la colère, la peur, la tristesse). Par ailleurs, les émotions sont comme des visiteuses qui nous alertent sur un besoin non satisfait et repartent quand le besoin est comblé.
  • exprimer les émotions (mettre des mots sur les émotions  permet de les exprimer de manière constructive pour amener à la satisfaction du besoin insatisfait et au retour à l’équilibre. Exprimer ses émotions à la bonne personne, au bon moment, de la bonne manière et à la bonne intensité n’est pas facile !)

Remplacer la négation des émotions douloureuses par l’empathie

Souvent, une personne qui raconte ses soucis à une autre ne demande ni solution ni conseil mais a simplement besoin de compréhension et d’empathie, c’est-à-dire d’une oreille « amie » ou d’une épaule sur laquelle pleurer.

Cultiver des valeurs éthiques !

La pratique combinée de la Communication Non Violente (CNV) et de la pleine conscience peut être un chemin vers une vie guidée par des valeurs éthiques.

La pleine conscience est vivante quand elle est associée à une éthique dans une dynamique de vision, de parole, de pensée, de moyens d’action et d’efforts justes.

La Communication Non Violente (CNV) est une philosophie de vivre qui s’inscrit dans une communication de coeur à coeur, qui met la qualité de la relation au centre. Le processus de la CNV s’appuie sur les quatre étapes OSBD (observation, émotion, besoin, demande).

Ces quatre étapes OSBD sont à considérer comme une langue destinée à nous permettre de nous « rééduquer » plutôt qu’une langue destinée à être parlée, à être exprimée telle qu’elle dans une interaction avec autrui.

Les quatre étapes OSBD sont un outil de déconditionnement qui permet de démêler les jugements des observations, les pensées des émotions, les accusations des besoins et les exigences des demandes. Ces quatre étapes visent à séparer les pensées du reste de notre vécu personnel. Cette langue est donc intérieure et permet d’être au clair avec ce qui est chez nous.

happycratie : le développement personnel est-il l’arnaque du siècle ?

Slate -Jean-Laurent Cassely — 

L’essai «Happycratie» dénonce les techniques inspirées de la psychologie positive et du développement personnel, qui véhiculent une vision du monde moralement discutable.

Le top dix des ventes au 21 août 2018- chez Amazon, incluant les romans à l’eau de rose, les thrillers, les Harry Potter, les recettes de cuisine et les agendas d’organisation familiale à coller sur le frigo.-ressemble à celui du mois dernier, et à vrai dire à celui de l’année dernière: Raphaëlle Giordano et ses conseils d’épanouissement personnel romancés truste la deuxième place, Les quatre accords toltèques du chaman Miguel Ruiz, un classique de la littérature d’aide à soi-même («self-help») prenant son inspiration dans les mythes de ce peuple mésoaméricain, la talonne en troisième. Le gourou du développement personnel, Eckhart Tolle, et son best-seller mondial Le pouvoir du moment présent rode en permance autour du top 10, et ne descend jamais en dessous des cent meilleures ventes.

Ces best-sellers et tant d’autres se rattachent à la grande famille du développement personnel et de la pensée positive, ce que Eva Illouz et Edgar Cabanas, dans un essai à charge qui est paru le 23 août 2018, Happycratie (éd. Premier Parallèle), nomment «l’industrie du bonheur».

Pour les sociologues, la discipline de la psychologie positive, élaborée aux États-Unis dans les années 1990, et ses multiples expressions plus ou moins savantes, sous forme de thérapies, de littérature de «self-help», de coaching, d’applications d’amélioration de soi et de techniques de relaxation diffusent un même récit décliné à l’infini: «Tout un chacun peut réinventer sa vie et atteindre le meilleur de lui-même en adoptant tout bonnement un regard plus positif sur soi et sur le monde environnant».

«Ce qui meut aujourd’hui le consommateur, écrivent les sociologues, ce qui le pousse à consommer toujours plus, c’est moins le désir de s’élever socialement que celui de se gouverner efficacement, c’est-à-dire de réguler sa vie émotionnelle.»

La thèse d’Happycratie est que les marchandises émotionnelles sont effectivement celles dont la philosophie sous-jacente possède le plus d’affinités avec les nouvelles exigences de flexibilité qui caractérisent le monde du travail et la vie en société.

Dans la période post-crise 2008, durant laquelle les inégalités se creusent, les chances de mobilité sociale s’amenuisent, le fonctionnement du marché du travail se durcit, l’appel à faire preuve d’enthousiasme, de positivité et d’autonomie contribue à faire porter sur les individus la responsabilité de tout ce qui dysfonctionne.

«Alors même que les populations n’ignorent en rien cette instabilité et cette précarité générales, les forces structurelles qui façonnent les existences individuelles restent à leurs yeux pour l’essentiel illisibles, incompréhensibles», notent Eva Illouz et Edgar Cabanas.

Une psychologue influente de ce courant de pensée, Sonja Lyubomirsky, nomme la solution des 40%. La moitié de notre niveau de bonheur (50%) dépendrait de notre héritage génétique et 10% découleraient des circonstances extérieures, que nous ne maîtrisons pas plus que notre biologie interne. Resterait donc une énorme marge de 40%, qui ne dépendrait que de l’état d’esprit de l’individu.

Au niveau collectif, «cette rhétorique de la résilience ne promeut-elle pas en vérité le conformisme? Et ne justifie-t-elle pas implicitement les hiérarchies et les idéologies dominantes?», se demandent Eva Illouz et Edgar Cabanas, qui diagnostiquent à raison «l’effondrement général de la dimension sociale au profit de la dimension psychologique».

Les auteurs convoqués dans Happycratie, tels Foucault et sa critique du néolibéralisme, Richard Sennett et son analyse de la culture du capitalisme ou Christopher Lasch et sa critique de la personnalité narcissique dans les années 1980, ont tous vu venir de très loin la montée en puissance d’un nouveau type d’individus, des «“happycondriaques”», anxieusement focalisés sur leur moi et continuellement soucieux de corriger leurs défaillances psychologiques, de se transformer et de s’améliorer».

«Le plaisir et la poursuite du bonheur ne peuvent l’emporter sur la réalité et la recherche du savoir –sur la pensée critique, la réflexion menée sur nous-mêmes et le monde qui nous entoure».

La barbarie

 

la barbarie sur le site de Michel Henry

Wikipédia : Michel Henry est un philosophe et un romancier français né le  à Haiphong (actuel Viêt Nam) et mort le  à Albi (France). Son œuvre appartient au courant de la phénoménologie française du xxe siècle.

 

Dans son essai La Barbarie (1987), Michel Henry s’interroge sur le lien entre barbarie et science ; celle-ci se fonde en effet sur l’idée d’une vérité universelle et comme telle objective et qui conduit donc à l’élimination des qualités sensibles du monde, à l’élimination de la sensibilité et de la vie.La science n’est pas mauvaise en soi aussi longtemps qu’elle se borne à étudier la nature, mais elle tend à exclure toutes les formes traditionnelles de culture, à savoir l’art, l’éthique et la religion. La science livrée à elle-même conduit à la technique dont les processus aveugles se développent d’eux-mêmes de façon monstrueuse sans référence à la vie.

 

 

Le propos de Michel Henry est de prendre en vue la catastrophe majeure de notre temps, la barbarie, et de mettre en lumière sa cause : on ne saurait y voir un fléchissement accidentel de civilisation comme il y en a tant eu. Il s’agit, montre M.H., d’une dénaturation de la vie tout entière dont l’essence est de faire effort pour se transformer et s’accomplir. Inversion de ce processus, la barbarie résulte de la progression aveugle de la technique, généralement considérée comme positive.

Ce qui ne s’était jamais vu :

Le développement sans précédent des savoirs scientifiques va de pair avec l’effondrement des autres activités et entraîne la ruine de l’homme.

I – Culture et barbarie :

Produit de l’auto-transformation de la vie, la culture est savoir originel, subjectif, de cette vie et diffère du savoir scientifique, objectif, tel que l’a formulé au XVIe siècle Galilée, fondateur de la science moderne : ce second savoir repose sur la mise hors jeu des qualités sensibles du monde et n’en retient que les formes abstraites ; d’autre part, ne s’occupant que de l’extériorité du monde, il ignore les limites de son champ de recherche.

II – La science jugée au critère de l’art

Ce n’est pas le savoir scientifique qui est en cause, mais l’idéologie actuelle qui le tient pour l’unique savoir.

III – La science seule : la technique

Les opérations que la science inspire à la technique reposent exclusivement sur l’auto développement d’un savoir théorique livré à lui-même qui ne sait rien des intérêts supérieurs de l’homme. Pourtant l’essence de la technè est originairement savoir-faire individuel. La mise en œuvre de nos pouvoirs subjectifs est la forme première de la culture. Mais quand ce déploiement de la praxis dépend d’une abstraction, il y a bouleversement ontologique, l’action cesse d’obéir aux prescriptions de la vie. Coupée de sa racine humaine, elle n’existe plus que sur un mode purement matériel…

L’univers technique prolifère à la manière d’un cancer.

IV – La maladie de la vie

Il s’agit essentiellement des sciences humaines dont l’éclosion caractérise la culture moderne. Théoriquement c’est l’homme qu’elles prennent en vue : langage, historicité, socialité etc. Toutefois elles font abstraction de l’Individu transcendantal que nous sommes, mettant hors jeu sa subjectivité, au mépris de leur finalité réelle. Leur traitement de type mathématique appauvrit le fait humain. Devant le suicide, la sexualité, l’angoisse, que valent des statistiques ? Plus on accumule de connaissances positives, plus on ignore ce qu’est l’homme. Et pourtant la vie, écartée à notre époque, n’en subsiste pas moins sous une forme élémentaire, vulgaire, voire dans son auto négation.

VI – Pratiques de la barbarie

Les figures de la barbarie sont là, comportements grossiers, fuite frénétique dans l’extériorité engendrant l’échec à se débarrasser de soi, idéologie scientiste, positiviste qui se substitue à la science, démission de la vie transcendantale, engluement dans la télévision qui est la vérité de la technique, avec sa recherche de la brutalité du fait, l’incohérence de ses images qui se substituent à la vie personnelle, sa censure idéologique qui rassemble les stéréotypes d’une époque.

 

Place du magnétisme dans l’offre de soins en médecine générale

(ouvrage que l’on trouve en vente sur le site du GNOMA)

Le Docteur en médecine Denis Piotte a effectué ce travail de recherche qu’il a présenté à la faculté de médecine de Besançon le 1ier  juin 2019. Il est l’aboutissement de rencontres avec 25 magnétiseurs -guérisseurs et 120 médecins de l’Aire urbaine nord Franche-Comté.

Il expose en préambule les motifs d’un tel travail de recherche qui résulte de sa réflexion globale sur la vie et une approche holistique du malade, le constat des possibilités étonnantes d’auto-réparation d’un malade. Il souligne sa prédisposition personnelle avec la pratique de l’activité de sourcier puis celle d’apprenti-magnétiseur. Mais la raison principale résulte selon lui de l’épisode de santé qu’il a rencontré après une période d’ engagements divers et intenses.

interview de Denis Piotte par l’Est Républicain

 

 

Son travail a consisté à sélectionner et retenir 25 magnétiseurs de son secteur ne faisant pas appel à la publicité. Il a proposé un questionnaire type puis rencontré ceux-ci et parallèlement soumis un autre questionnaire type à 120 confrères de sa région.

Le résultat de ce travail  et de ses rencontres avec les magnétiseurs est présenté dans son livre mais dans cet article je voudrais d’abord m’attacher à quelques rappels historiques, bibliographiques  et constats généraux auxquels a abouti le docteur Piotte qui conclut son préambule en espérant que son travail permettra d’éclairer les esprits dans  » un monde qui s’éloigne de plus en plus de l’authentique ».

Je soulignerai d’abord dans l’introduction certaines références à des livres sur le sujet :

Alexandre Grigoriantz  qui a publié entre autre Guérisseurs de l’ombre » : Ce livre présente ainsi une série de témoignages dans lesquels magnétiseurs, coupeurs de feu, personnels hospitaliers, médecins et patients partagent leur expérience, leur éthique, leurs nombreux succès mais surtout les difficultés qu’ils rencontrent encore parfois pour faire rentrer ces soins énergétiques dans le protocole « officiel » de traitement.

Il faut souligner aussi la thèse en médecine du docteur Nicolas Perret en 2007 consultable ici.

Jean Dominique Michel et son livre Chamans, guérisseurs, médiums –cf là

Jean-Dominique MICHEL a suivi une formation classique en anthropologie médicale. Il a travaillé pendant quinze ans en santé mentale et santé publique, enseignant dans divers programmes universitaires et de hautes écoles spécialisées.

Passionné par les processus d’évolution personnelle et de guérison, il s’est formé dans de nombreuses disciplines (psychothérapie émotionnelle, thérapies groupales, psychanalyse, mais aussi ostéopathie énergétique, magnétisme et biogénéalogie). Il a également étudié auprès de différents guérisseurs et chamans, en Occident ainsi que dans des contextes traditionnels. 

Pour Jean Dominique Michel , aucune opposition entre la psychothérapie, le chamanisme, la spiritualité et la médecine scientifique : il est au contraire convaincu de la complémentarité de ces approches, qu’il décrit ici dans la double perspective de l’anthropologue et du thérapeute.

Jean Claude COLLARD , le guérisseur de Chatillon – cf là-

Le directeur de collection aux éditions Guy Trédaniel,  a longuement hésité avant de recommander l’édition d’un livre signé par un guérisseur.

« Journaliste d’investigation, donc à la fois sceptique par nature et par profession, je ne pouvais prendre le risque d’une publication n’atteignant pas le niveau habituel de sérieux auquel ont droit nos lecteurs. J’ai alors décidé de réactiver, pour quelques semaines, mes méthodes indiscrètes de reporter. Et, partant du principe qu’un magnétiseur sans réel talent pouvait tromper ses visiteurs occasionnels pour un temps, mais qu’il est pratiquement impossible d’abuser pendant plusieurs décennies une clientèle de proximité, c’est à une enquête de voisinage que je me suis livré. Sans complaisance, cette enquête m’a stupéfait par la profusion de patients satisfaits depuis plus d’un quart de siècle : des verrues à l’eczéma, des entorses aux piqûres de frelons, de l’arthrose aux épines calcanéennes et autres excroissances osseuses, du nanisme a la stérilité, des abcès dentaires aux rhino-pharyngites, des cystites aux coliques néphrétiques, et jusqu’aux comas interrompus à distance… les témoignages se superposent à un dictionnaire de médecine ! Mais, plus que ces résultats étonnants, ce sont ses méthodes qui ont valu à Jean-Claude Collard une célébrité débordant nos frontières. Elles sont dévoilées dans cet ouvrage. »

Docteur Marianne DencausseMédecine et magnétisme, une nouvelle voie vers le mieux être – cf là

Tout en répondant à ces nombreuses questions, Marianne Dencausse, habitée par le désir de contribuer à la mise en place de cet humanisme médical que réclament aujourd’hui tant de personnes, nous expose sa conception du rôle du magnétisme dans le traitement des patients, tout en analysant les conditions d’application, mais aussi les limites de cette énergie.
Ce faisant, en s’appuyant sur des exemples concrets, elle établit un certain nombre de règles que tout magnétiseur se doit de respecter dans une attention constante à l’autre et une confiance réciproque. Abordant les questions éthiques et métaphysiques qu’implique une telle démarche, l’auteur envisage des perspectives d’ordre spirituel pour la médecine de demain qui, certes, sera technologiquement très performante mais devra également instaurer entre soignants-soignés une relation où l’amour, la compassion et la générosité ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre la souffrance et la mort.
En proposant un nouvel art de soigner, Marianne Dencausse propose un nouvel art de vivre.

Le docteur Piotte poursuit son exposé par une rapide histoire du magnétisme en partant  d’Hippocrate (460-356 av JC) qui utilisait déjà le magnétisme. Il  cite Françoise Dolto qui présentait Jésus comme guérisseur, rappelle les barreurs de feu du Moyen-Âge, les rois dont Saint Louis qui guérissaient les écrouelles.

Le rôle spécifique de l’Eglise fait l’objet d’un chapitre particulier. De la fin du Moyen-Âge jusqu’au XVII ème siècle les guérisseuses était satanisées et souvent brûlées ou noyées – cf la chasse aux sorcières. Il faut attendre un décret pontifical de 1657 pour mettre en garde contre les erreurs et abus des procès en sorcellerie puis l’ édit de Louis XIV de 1682 qui mettra fin à ces procès.

Après la consécration du magnétisme animal par Messmer –cf là -l’Eglise réagit, l’apparente à de la magie et donc le suspecte de satanisme – décret  du Saint Office de 1856-

Au cours du XIX ème  siècle sa position évolue et le concept de radiesthésie est dédiabolisé alors que certains prêtres , abbé Bouly, abbé Mermet puis plus tard Jean-Marie Vianney curé d’Ars sont adeptes de ces théories. L’emploi médical du magnétisme est alors toléré. Le Père Maxime dans les « panseurs de secrets  » évoque l’emploi du souffle pour certains leveurs de maux – cf là  extrait FR3 -.  André Julliard dans  » le don du guérisseur : une position religieuse obligée « – lire là -analyse de façon précise la relation entre le Don et la Foi chez les leveurs de maux. Il conclut que la majorité des formules secrètes composées d’éléments empruntés à l’histoire sainte n’implique pas une situation particulière de  croyances et pratiques religieuses.

Pour terminer son exposé sur l’histoire du magnétisme Denis Piotte cite bien sûr le cas d’Yves Rocard ( 1903-1992) directeur du laboratoire de physique à l’Ecole normale supérieure, ancien directeur du CEA  qui a consacré 30 ans de sa vie à expliquer les mystères du magnétisme et de la radiesthésie. cf par exemple un de ses livres : les sourciers

Denis Piotte relève ensuite les travaux scientifiques de Joseph Kirschving   spécialiste du biomagnétisme et du paléo magnétisme qui a mis en évidence un sens magnétique chez l’homme. Il indique que les travaux du biologiste Bernard Grad ont montré que le magnétisme n’est pas dû à la suggestion mais à une interaction bioénergétique entre le praticien et son patient. cf là.

Denis Piotte examine ensuite les rapports du magnétisme ,et des médecines traditionnelles asiatiques – l’énergie chinoise du Qi utilisée par exemple en shia tsu ou le prana des indiens. Il évoque aussi la part du reiki dans les soins énergétiques en soulignant aussi les risques de dérives sectaires dans certaines de ces pratiques   Cette méthode de soins aux origines tibétaines ou hindoues remonterait à plus de 2500 ans et le médecin japonais Mikao Usui l’aurait redécouverte à la fin du  XIX è siècle.

Dans le cadre de son examen des médecines complémentaires alternatives (MCA) cf présentation)  il évoque l’évolution mondiale de la médecine par rapport à ces pratiques, souligne que l’OMS recense 400 médecines complémentaires  alors que l’ordre des médecins en France n’en reconnaît  que quatre. Il souligne le livre de l’ancien chirurgien et thérapeute  Thierry Janssen , la solution intérieure –cf làet rappelle que depuis 1998 le Congrès américain a voté la création de l’organisme des médecines complémentaires alternatives – NCCAM– alors que le Parlement européen a voté l’année précédente une résolution en faveur de la reconnaissance des médecines non conventionnelles.  Il relève des avancées législatives et pratiques dans le même sens  en Grande Bretagne, Espagne, Allemagne ( les Heilpratikers), Novège, Suède, Danemark, Suisse.

Au delà de l’examen de l’histoire du magnétisme, de l’examen de la pensée qui s’y rattache, de la bibliographie, Denis Piotte témoigne de ses rencontres avec les magnétiseurs et il en tire quelques traits communs.

Il observe que toutes et tous ont une forme de foi soit chrétienne  soit cosmique ou foi en des forces de vie. Cette foi est toujours une foi en l’homme avec cette envie d’aider, de mettre leur énergie au service de l’humain : c’est ce que l’on nomme intention chez le guérisseur. Il relève chez tous cette générosité et cette sensation qu’une force les guide, l’impression qu’ils ont une mission. Il note aussi chez chacun un sentiment de force et de sérénité, une fierté à pouvoir soulager et d’être complémentaires de la médecine conventionnelle.

Denis Piotte a constaté que la plupart des guérisseurs utilisent les mains mais le plus souvent sans toucher le patient. Il relève que certains utilisent le souffle, d’autres les pierres précieuses, des bijoux ou des aimants, des pendules voire certains accessoires de type échelle de Lecher –cf là ou de Turin pour mesurer les taux vibratoires.

Certains guérisseurs au nom d’une Foi chrétienne récitent en silence des prières soit universelles soit adressées à des Saints et selon la pathologie du patient ( ex : St Antoine de Padoue pour problèmes dermatologiques)

Ces observations l’ont conduit à une ébauche de classification :

  1. les coupeurs de feu, appelés aussi selon les lieux barreurs, leveurs de maux , panseurs de secrets. Ceux-ci utilisent souvent les prières ( prières du feu). ( je rajoute : cf Téle de Lilou)
  2. Ceux qu’il qualifie de magnétiseurs profanes  qui absorbent l’énergie liée à la pathologie et interviennent par imposition des mains. Ceux-ci décrivent tous une grande fatigue à l’occasion de cette pratique.
  3. Ceux qui sont des passeurs d’énergie, les bio énergéticiens. Ce sont les guérisseurs modernes qui ont pour mission de lever les noeuds d’énergie et de redistribuer le fluide vital retrouvant parfois des fuites d’énergie.

Venons- en à la conclusion :

Seul un quart des médecins ne recommande pas du tout le recours à des guérisseurs. Les médecins plus jeunes sont plus sensibles à ces pratiques.

La première conclusion est en rapport  avec la place croissante des médecines alternatives dans nos offres de soins. Il faudra que les médecins témoignent de plus d’humilité et admettre que le pouvoir médical a ses limites. En travaillant sur ce sujet Denis Piotte a découvert ce concept « corps-esprit » de l’homme dans son environnement et sa pratique médicale en a été changée.

Mais c’est son regard sur la vie qui a surtout été modifié et de citer Audrey Mouge :  » Et si l’extraordinaire nous permettait de voir le monde autrement ? »

Il cite aussi le Dr. Marianne Dencausse : « … la générosité de l’âme est en fait une générosité de l’esprit qui cherche à s’élever vers le Créateur pour donner à celui qui en a besoin une force qui ne peut venir que d’en haut : c’est la générosité la plus noble. C’est la générosité du magnétiseur dans sa quintessence ».

Il espère que son travail pourra contribuer à l’évolution de la médecine vers plus d’empathie et bienveillance c’est à dire  d’Amour.

 

 

 

Ô Hommes de peu de croyances !

septembre 2006 – édition 2016 revue et corrigée

Bruce Harold Lipton (né le 21 octobre 1944 à Mount Kisco, dans l’État de New York ) est un biologiste américain du développement reconnu pour son idée selon laquelle l’expression des gènes peut être influencée (via l’ épigénétique ) par des facteurs environnementaux. Il est l’auteur du livre The Biology of Belief et a été chercheur à la faculté de médecine de l’Université de Stanford .

Sens critique

Cet ouvrage constitue une percée dans le domaine de la nouvelle biologie. Cette synthèse des dernières recherches les plus poussées en biologie cellulaire et en physique quantique est profondément porteuse d’espoir et acclamée comme une découverte majeure prouvant qu’il est possible de changer notre corps en modifiant notre façon de penser. L’auteur, un biologiste cellulaire de grande renommée, décrit les voies moléculaires précises qui en sont responsables. Dans un langage simple, avec des illustrations, un soupçon d’humour et des exemples de tous les jours, il démontre comment la nouvelle science de l’épigénétique vient révolutionner notre compréhension du lien qui existe entre l’esprit et la matière, ainsi que les effets profonds de ce lien sur nos vies personnelles et la vie collective de notre espèce.

EXTRAIT DU LIVRE DU Dr BRUCE LIPTON LA BIOLOGIE DES CROYANCES  sur Médiapart (Ça va sûrement en transformer quelques-un(e)s, c’est cadeau !)

Les recherches alliant physique quantique, ingénierie électrique, chimie et biologie, sont particulièrement pertinentes, car elles pourraient donner naissance à des thérapies entraînant beaucoup moins d’effets secondaires que les médicaments. Or, ces recherches confirmeront ce que « savent » déjà, sans l’avoir réalisé, le scientifique et le non-scientifique : tout organisme, y compris l’humain, communique avec son environnement et le décode en évaluant les champs d’énergie. Comme l’humain dépend étroitement des langages parlé et écrit, il a négligé ses senseurs d’énergie en tant que système de communication. Comme pour toute fonction, le non-usage mène à l’atrophie. Les aborigènes utilisent encore quotidiennement cette fonction hypersensible, et il n’y a pas chez eux d’atrophie sensorielle. Ainsi, ils sont capables de sentir l’eau enfouie profondément dans le sable. Quand aux chamans de l’Amazonie, ils communiquent avec l’énergie des plantes médicinales.

Vous avez déjà eu, à l’occasion, un aperçu de cet ancien mécanisme sensoriel. Par exemple, vous est-il déjà arrivé de marcher dans une rue sombre la nuit et de vous sentir soudainement vidé de toute énergie ? Que pensez-vous avoir ressenti ? Tout simplement une interférence « destructive », comme les cailloux déphasés dans l’eau. Dans le jargon populaire, il s’agit de mauvaises vibrations, d’ondes négatives. Vous est-il déjà arrivé aussi de rencontrer inopinément une personne et d’être, au contraire, énergisé au point d’avoir l’impression de « planer » ? Dans ce cas, vous avez ressenti une interférence constructive, c’est-à-dire de bonnes vibrations ou des ondes positives.

Quand j’ai abandonné l’idée que nous sommes faits de matière inerte, j’ai non seulement compris que la science où je faisais carrière était dépassée, mais aussi que je devais favoriser davantage d’interférences constructives dans ma propre vie. J’avais besoin d’une mise au point quantique dans ma propre vie.

pour lire la suite sur Médiapart

épigénétique (pour partie sur wikipédia) :

On attribue la paternité de l’épigénétique dans son sens moderne au biologiste et embryologiste Conrad Hal Waddington qui la définit en 1942 comme une branche de la biologie étudiant les implications entre les systèmes gènes + environnement et leurs produits donnant naissance au phénotype d’un individu. Cette idée venait combler des lacunes du modèle génétique postulant une équivalence unique entre phénotype et génotype qui ne pouvait expliquer tous les phénomènes liés à la différenciation cellulaire. Il fut alors élaboré une théorie dans laquelle chaque cellule indifférenciée passait par un état critique qui serait responsable de son développement futur non uniquement lié à ses gènes, et pour cette raison qualifié d’épigénétique.

L’étape suivante qui se développe depuis les années 2000 est le travail sur le rôle de facteurs environnementaux sur l’expression génétique, comme en 2007 avec l’exposition au bisphénol A qui perturbe la méthylation de l’ADN de souris. On étudie alors la possibilité de transmission des caractères acquis et le rôle des gamètes pour savoir si elles peuvent conserver certains des marqueurs épigénétiques. Souvent polémique parce que non prévue par la théorie synthétique de l’évolution (bien que son principe ait été suggéré par Lamarck hors de toute connaissance génétique, et que Darwin lui-même laisse ouverte explicitement dans L’Origine des espèces la possibilité chez les chiens pointers d’effets cumulatifs du dressage), mais surtout parce que prises à tort par le grand public pour une réfutation de l’existant plutôt qu’un complément, ces études accordent volontiers à l’épigénétique un rôle davantage que marginal pour expliquer quelques mécanismes d’adaptation et d’évolution des formes vivantes.

 

Les caractères épigénétiques ne s’opposent pas aux théories génétiques associées à la sélection naturelle, mais les complètent. Ainsi, l’hérédité épigénétique « présente une plus grande sensibilité à l’environnement et une stabilité inférieure à celle des modifications de la séquence de l’ADN ».

Selon Jean-Claude Ameisen qui vulgarise le sujet, les expérimentations scientifiques dans le domaine se sont multipliées dans les années 2000 et 2010. Par exemple sur la transmission de caractères provoqués par le contexte, comme la présence d’une odeur ou un vécu traumatique. Chez la souris par exemple, un trauma précoce semble avoir des répercussions comportementales et métaboliques sur les générations suivantes, y compris si les descendants n’ont jamais été mis en contact avec les parents (fécondation in vitro et « mère porteuse »). Globalement l’étude de ce qui est transmis par les cellules séminales paternelles est utilisée afin d’isoler des caractères exclusivement innés.

On a récemment montré (2017) chez le rat de laboratoire que l’exposition d’une mère à de l’atrazine (désherbant) au moment de la formation des gonades de ses embryons faisait que cette molécule (ou le stress induit in utero par cette molécule) pouvait reprogrammer durablement des cellules souches gonadique et être source de problèmes épigénétiques dans les générations suivantes (susceptibilité aux maladies induites par l’atrazine, chez les mâles et les femelles). 
De même une chimiothérapie subie par un adolescent semble induire des effets épigénétiques (transmis donc à la descendance) via une modification qualitative du sperme (anomalies de l’ADN). C’est la 1ère démonstration du fait qu’une exposition chimique précoce peut reprogrammer durablement l’épigénome des cellules souches spermatogènes. Les épimutations de la lignée germinale (cellules du sperme) identifiées suggèrent que la chimiothérapie peut changer l’hérédité épigénétique à la génération suivante.

 

 

 

Première photo de photons intriqués

 

RESEARCH ARTICLEPHYSICS
Imaging Bell-type nonlocal behavior

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Science Advances  12 Jul 2019:
Vol. 5, no. 7, eaaw2563
DOI: 10.1126/sciadv.aaw2563
Des chercheurs de l’université de Glasgow sont parvenus à photographier pour la première fois l’intrication quantique entre deux particules, un phénomène physique si étrange qu’Albert Einstein l’avait baptisé « action effrayante à distance ». Explications.

« L’ACTION EFFRAYANTE À DISTANCE »

Également appelé intrication quantique, ce phénomène décrit une situation où les particules peuvent rester reliées entre elles de telle sorte que les propriétés physiques de l’une affectent l’autre, quelle que soit la distance les séparant. Détestant cette idée violant les descriptions classiques du monde, Einstein avait trouvé un moyen de faire coexister cette intrication avec la physique classique, en évoquant une variable inconnue, ou « cachée », agissant comme un messager entre les deux particules intriquées, et maintenant leur sort lié.

Le physicien John Bell avait mis au point un test réfutant l’existence de ces variables cachées dans les années 1960, mais il se trouve que des chercheurs de l’université de Glasgow sont récemment parvenus à capturer le premier cliché de cette fameuse intrication quantique.

Grâce à un système sophistiqué de lasers et de cristaux, les scientifiques écossais ont capturé la toute première photo d’intrication quantique, violant l’une des « inégalités de Bell ». Comme l’a expliqué Miles Padgett, auteur principal de cette recherche publiée dans la revue Science Advances : « Il s’agit d’une preuve cruciale de l’intrication quantique. Bien que les gens utilisent cette dernière et les inégalités de Bell dans des applications comme l’informatique et la cryptographie, il s’agit du premier cliché permettant de confirmer ce phénomène physique. »

Pour ce faire, Padgett et son équipe ont dû entremêler des photons, ou particules de lumière selon une méthode éprouvée : en frappant un cristal avec un laser ultraviolet, certains des photons du laser se sont séparés en deux, et « grâce à la conservation de l’énergie et de l’élan » chacune des paires de photons résultants étaient intriquées. Ces dernières se révélaient par ailleurs corrélées, ou synchronisées, beaucoup plus fréquemment que ce à quoi on pourrait s’attendre si une variable cachée était impliquée. Le cliché a été pris à l’aide d’un appareil photo spécial capable de détecter les photons.

Selon les chercheurs, cette expérience « montre que les effets quantiques modifient les types d’images pouvant être capturées ».

cf la page sur la physique quantique