Blog

Djamel, musulman de 32 ans

Vu sur le Monde des Religions :

pour lire l’article 

Pratique religieuse et monde moderne

“Pour tout musulman qui souhaite pratiquer, il est parfois difficile de concilier religion et activités du monde moderne. Rien en effet n’incite à se tourner vers Dieu, rien n’est prévu pour pratiquer sa foi, et il m’est arrivé de me sentir mal jugé simplement parce que je priais dans un lieu public, bien que je puisse comprendre l’appréhension des gens. J’ai parfois l’impression que l’environnement général (la publicité, le stress etc. qui nous entoure) se concilie mal avec une pratique apaisée. Face à ces conditions difficiles, certains réagissent en se repliant, en mettant des barrières entre eux et le monde moderne. C’est par exemple le cas de certains salafistes. Pour ma part, cela me pousse au contraire à travailler une spiritualité intérieure, à chercher Dieu dans mon cœur et à transcender les petites perturbations quotidiennes. Je peux donc dire que finalement, malgré certains moments de gêne, j’arrive à vivre ma religion de manière apaisée et spirituelle sans trop concéder aux distractions qui m’entourent.”

Pourquoi pratiquer

“Le profane est dans l’oubli, et le sacré est dans le souvenir. L’idée de l’islam c’est de dire qu’à chaque instant, il faut être dans le souvenir de Dieu, et donc demeurer dans le sacré. C’est vivre le moment présent en toute gratitude, loin de la colère, des tensions etc. Evidemment, plus on rentre en relation, plus on s’insère dans le monde, plus les difficultés surviennent. Il n’y a donc que deux solutions, soit s’isoler – ce qui n’est pas le but -, soit rythmer son quotidien en pratiquant, pour rester dans le souvenir. Pour moi, la prière est un moment majeur de la journée, c’est un moment où je tente de me déconnecter totalement, de relativiser et de libérer tous mes résidus égotiques. J’en ressors apaisé, plus lucide, plus à même de retourner dans le monde. Sans cette pratique régulière, sans cette discipline, je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à cheminer spirituellement. C’est donc devenu une nécessité pour moi.”

«Etre vieux serait la dernière des maladies»

INTERVIEW : Le gériatre Olivier Saint-Jean dénonce une surmédicalisation dans la prise en charge des personnes âgées depuis dix ans.

Par ERIC FAVEREAU

 

C’est un débat essentiel, mais il reste à bas bruit : la vieillesse est-elle une maladie ? Faut-il la médicaliser ? La médecine est-elle une chance pour les vieux ? Le professeur Olivier Saint-Jean, chef du service de gériatrie à l’hôpital européen Georges-Pompidou (Paris), a toujours questionné le rôle de la médecine dans le grand âge. Il fait partie du jury qui suit les débats sur la vieillesse organisés par le Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin, en partenariat avec France Culture et Libération.

Ce qui vient de se passer autour des médicaments anti-Alzheimer – à savoir on continue de les rembourser alors que leur intérêt thérapeutique est nul -, est-ce le symbole de l’ambiguïté autour la médicalisation de la vieillesse ?

C’est en tout cas un très bel exemple de surmédicalisation, faute de savoir penser une médecine différente pour les personnes âgées. Dans la maladie d’Alzheimer, que voit-on ? D’un côté, il y a une tendance à identifier le déficit cognitif, c’est-à-dire les pertes de la personne, puis à essayer de les compenser. De l’autre, on va multiplier les examens, les analyses, faire des ponctions lombaires, lancer des IRM à la recherche d’éventuels marqueurs de maladie. Cela peut avoir du sens en matière de recherche, mais cela ne change en rien la prise en charge de ces malades. Tout cela n’a pas de sens, sauf celui de satisfaire cette logique biomédicale sur la vieillesse qui cherche à s’imposer.

pour lire la suite de l’article 

 

 

les oubliés de la démocratie

Editeur : MICHALON -6 octobre 2011-

François Miquet-Marty

Sociologue et sondeur, François Miquet-Marty est président de Viavoice, institut d’édutes et de conseil en opinions. Il a notamment publié L’idéal et le Réel: enquête sur l’identité de la gauche(Plon, 2006)

 

 

Présentation de l’éditeur

Pour choisir notre avenir nous sommes tous appelés aux urnes.
Et pourtant pensons-nous avoir encore un lien avec cette démocratie? Combien, dans la France d’aujourd’hui, se sentent en réalité ignorés, laissés pour compte? Combien estiment que leurs voix ne sont plus entendues ? Pour mener l’enquête, François Miquet-Marty a rencontré des Français de tous horizons. A Paris, en Touraine, à Toulouse ou ailleurs. Étudiants, ouvriers, retraités ou autres. Tous ont parlé de leur quotidien et de ce qui, à leurs yeux, peut en améliorer le cours. Ou ne le peut pas. Cette investigation sans concession dresse un portrait inquiétant de notre société. Une société clivée et sourde à elle-même. Enrichie par des entretiens avec des dirigeants politiques, cette exploration propose également des scénarios pour l’avenir de la démocratie. Afin de mieux imaginer le sens d’une action collective en faveur de nos vies.

 

 

la voie de l’hozho chez les navaros

vu sur Clé, par 

Par Philippe Jost

Comment les Navajos s’adaptent-t-il à la modernité ? Comment vivent-ils leur double appartenance indienne et américaine ? Pour affronter le XXI° siècle, ils ont choisi de former des « nouveaux guerriers » capables d’évoluer dans deux mondes sans renier leur culture ni leur mode de vie. Voyage dans un monde qui vit à des années lumières de l’American Dream et qui place plus haut que tout l’Hohzo : la quête de la beauté, de l’harmonie et de la santé.

….

Loin de l’American Dream : la voie de l’Hohzo

Un autre monde. Aux antipodes du modèle américain. Au culte du changement, les Navajos opposent la tradition ; à l’esprit de compétition, la coopération ; à l’individualisme, la solidarité du clan ; au culte de la jeunesse, la sagesse des anciens ; et surtout au « toujours plus » de l’American Dream, la quête de l’Hohzo, le fondement de la culture Diné. Hozho signifie « beauté ». Mais il veut aussi dire « harmonie » et « santé ». Le savoir-vivre Navajo exige que la poursuite de cet état où « tout doit être à sa juste place », imprègne, de la naissance à la mort, toutes les gestes quotidiens : de la prévention ou du traitement de la maladie au règlement des différents, des relations de couple à la préservation de la nature, de l’économie à la politique tribale. La quête de la beauté, comme un chemin pour apprendre à être humain au cœur même d’un autre pays qui, à coups de pubs, de feuilletons télé, de paillettes, prétend, comme disent les Diné « conduire à la féerie mais invente un cauchemar ».

 …..

Parler aux arbres et à la pluie

En Navajo, le mot « religion » n’existe pas. Il n’y a, de même, aucun terme pour désigner l’art. C’est que l’art et la religion font partie intégrante du quotidien. Respirer, boire, marcher, parler, être ensemble, aimer. Un mode de vie où les hommes ne doivent se sentir ni supérieurs à leurs semblables, ni extérieurs à leur environnement, parce que tous les éléments, humains et animaux, minéraux et végétaux, animés ou non, sont vivants. Tous parents. Tous dotés d’une conscience. Capables de ressentir et de recevoir de nous, des impressions. _ « Chaque matin quand je me lève pour boire un verre d’eau, dit Philmer, je n’oublie jamais de remercier la pluie. Impossible, de même, d’imaginer cueillir un plan de maïs, abattre un arbre ou tuer un mouton sans lui expliquer l’usage qu’on en fera, sans lui adresser une prière, lui demander son pardon pour l’avoir violenté et lui faire une offrande, du tabac ou du pollen… »
Une façon de me rappeler la relation intime qui existe pour les Navajos entre les hommes et la nature et la responsabilité qu’ils ont à son égard. Et attention ! Gare aux écarts de conduite, car, en cas de mal-traitance, les forces naturelles sont toujours présentes, et parfois menaçantes.

….

 

Cancers et environnement : où en est-on ?

Cancers et environnement : où en est-on ?

Le colloque international « Cancers et expositions environnementales »
s’est tenu le 12 décembre 2011 à la Maison internationale de la Cité
internationale universitaire de Paris. Organisé par l’Anses, l’Institut
national du cancer (INCa) et l’Alliance nationale pour les sciences de la
vie et de la santé (Aviesan), les scientifiques ont dressé un bilan des
connaissances liant cancer et exposition environnementale.

Aujourd’hui, l’adage «  la dose fait le poison » est devenu trop simpliste. C’est du moins l’avis des spécialistes réunis au colloque international « Cancer et Environnement » organisé le 12 décembre 2011 par l’Anses. « La dose est importante, mais il y a de nombreux autres facteurs tels que la susceptibilité génétique qui doivent être étudiés », indique Bette Meek, directrice adjointe de
l’évaluation des risque chimiques au Centre McLaughlin (Canada).
« L’âge et le sexe sont également d’importants facteurs » ajoute le docteur Christopher Wild, directeur du CIRC. D’autres facteurs ne restent pas en laisse : population vieillissante, évolution des modes de vie, pollution, etc.

« Il y a des facteurs modifiables et des facteurs non modifiables à l’origine de la hausse observée des cancers » insiste Françoise Clavel-Chapelon, initiatrice de la cohorte E3N en 1990. Le tabac serait responsable de 37 % des décès par cancers, l’alcool de 9 % et l’obésité de 1 %. 49 % des décès auraient une cause encore non identifiée. Les marges de recherche sont donc importantes. Une fois écartée la part attribuable principalement aux comportements ou au mode de vie (tabac, alcool, exposition solaire, alimentation, activité physique…) et au vieillissement démographique, reste à apprécier le poids relatif des facteurs
environnementaux physico-chimiques et microbiologiques car la très grande majorité des cancers ont des causes multifactorielles.

De nombreuses voies d’amélioration

Les mêmes données, exploitées avec des modèles différents estiment souvent des risques différents. Il faut donc « harmoniser la terminologie, les méthodes de calcul d’exposition, notamment les modèles et les calculs d’incertitudes pour pouvoir comparer les
conclusions », insiste Gerhard Heinemeyer, responsable du groupe évaluation de l’exposition et normalisation à l’Institut fédéral d’évaluation des risques  (Allemagne). Les incertitudes sont pour lui une question cruciale.
« Si j’affirme qu’il fera 15°C la semaine prochaine, ou si  je soutiens qu’il fera entre 12 et 18°C, à quelle affirmation donnerez-vous le plus de crédit ? », s’interroge le
chercheur.

Outre l’harmonisation, il faut augmenter le nombre de données disponibles. En France, beaucoup de départements n’ont pas encore de registres de cancers. L’estimation au niveau national est donc sujette à de nombreuses incertitudes et il y a souvent un
manque de connaissances des expositions. Etudier la survenue d’un cancer, c’est pourtant connaître l’exposition in utero, jusqu’au développement. Une période de 20 à 40 ans doit être couverte. « Dans le cas des études se faisant  a posteriori, il y a d’énormes problèmes de sous-évaluation », indique Anne Maître de l’équipe environnement et prédiction de la santé des populations au CHU de Grenoble. Les biomarqueurs peuvent jouer un rôle capital dans ce sens. Selon Anne Maître, « Il est nécessaire de développer des indicateurs biologiques d’exposition représentant une dose interne traduisant directement les effets toxiques observés à long terme ». Ces indicateurs doivent prendre en compte l’ensemble des sources d’exposition, des facteurs individuels des sujets et
des facteurs physico-chimiques des substances. Ainsi, le 1-hydroxypyrène est un métabolite du pyrène, bon indicateur de la contamination par les HAP.

Les causes socio-économiques sont également mal identifiées et pourraient avoir une influence non négligeable. Enfin, certains cancers n’ont aucune spécificité et sont dus à des affections multifactorielles. « Le défi est de créer des modèles sur des systèmes à multi-causes », d’après Agnès Buzyn. « L’un des enjeux cruciaux de la caractérisation des expositions environnementales consiste à prendre efficacement en compte les expositions combinées à plusieurs produits chimiques », précise Jacqueline Clavel, médecin et épidémiologiste à l’Inserm.

L’avenir réside donc dans la traçabilité des expositions pour faire de la prévention primaire : substitution des produits cancérigènes et création de groupes d’étude des groupes à risque. Il est nécessaire d’enregistrer, classer et conserver les mesures des expositions professionnelles aux agents CMR. Là encore se pose le problème d’évolution des parcours professionnels. Il faut être capable de suivre un actif sur l’intégralité de sa carrière et après celle-ci. Cela nécessite également de connaître l’exposition par secteur.

Les plus dur n’est pas le dosage des bioindicateurs, mais de remplir les fiches de renseignement pour chaque échantillon. En effet, il faut avoir une bonne connaissance de la contamination par les HAP dans ce cas, et être capable d’évaluer l’incidence du
tabac, du feu, de la pollution automobile, etc.

Il est nécessaire de développer les méthodologies et de faire des suivis continus. La Chine peut être un bon territoire d’expérimentation. Sa population s’élève à 750 millions. C’est plus que la population globale vivant sur la Terre au 18e siècle. Son
industrialisation rapide expose sa population à de nombreux polluants et à des bouleversements rapides dans leur mode de vie.

L’environnement, un rôle vraiment prépondérant ?

Les cancers n’ont pas la même incidence en fonction des zones géographiques. Le Docteur David Christiani, professeur à l’Ecole de santé publique de Harvard (Etats-Unis), rappelle que les cancers de l’estomac et du col de l’utérus sont plus fréquents dans les pays en développement, alors que ceux du sein et la prostate sont plus observés dans les pays développés. En revanche, le cancer du poumon s’observe partout dans des proportions semblables. « L’incidence des principaux cancers peut varier d’un facteur de 5 à 100 selon les populations, et lorsque des groupes de populations migrent d’une région à faible risque vers une
région à risque élevé, leur taux d’incidence rejoint presque toujours celui de leur nouvel environnement », relève David Christiani.

Il est important de définir ce que l’on entend par « environnement ». Au sens large, les facteurs de risque externes regroupent les expositions industrielles (lieu de travail, pollution de l’air, de l’eau et du sol), les expositions dues au mode de vie (tabac,
alimentation, inactivité physique, activité sexuelle), les expositions naturelles (UV, radon, eau, agents infectieux) et les expositions aux équipements médicaux. L’ensemble de ces facteurs externes est à l’origine d’environ 95 % des cancers. Les  facteurs internes comptent pour environ 5 % des cancers. On parle ici d’altération des gènes, de taux anormaux d’hormones, de déficience immunitaire, ou encore de mutations. En quelle proportion, la dégradation de l’environnement est-elle à l’origine des cancers ?
Selon les sources, on parle de 5 à 30 %. Cependant, ces chiffres semblent grandement sous-estimés, selon l’ensemble des scientifiques participant au débat.

Les scientifiques insistent sur l’importance de la communication, de l’éducation et de la transparence, trois domaines sur lesquels la recherche doit travailler. Le public doit bien comprendre que la plupart des études ne sont pas des points finaux, mais que « le tableau est construit au fur et à mesure des études » selon le Dr. Wild. La science permet de faire un état des lieux à un moment donné, mais ne constitue pas la vérité.

Le téléphone portable montre bien les limites des sciences. Le public veut une réponse claire immédiate, mais les études épidémiologiques montrent des conclusions controversées. Que fait-on entre-temps ? Le facteur temps est déterminant. Comment
répondre à la demande médiatique actuelle, alors même que les études sur le tabac ont duré 20 ans… ?

vu ,sur : http://www.natura-sciences.com/Developpement-durable/Cancers-et-environnement-point.html

Qu’est ce que l’Ayurveda ?

Qu’est-ce que l’Ayurvéda ?
par Jonathan Léger Raymond le 07/05/10- sur le site de projetenvie.com

Qualifié d’art ou de science de la vie, l’Ayurvéda traditionnel désigne l’ensemble des pratiques thérapeutiques élaborées, accumulées et transmises au fil des siècles dans le sous-continent indien. Celles-ci ont été éventuellement regroupées en huit spécialités qui constituent l’ensemble de la pratique ayurvédique. En Sanskrit, « Ayur » signifie « Vie » et « Véda » signifie « Vérité » ou « Savoir ». Mais qu’est-ce que l’Ayurvéda entend par « Vie » ? Il s’agit, dans l’optique de la philosophie Nyaya/Vaisheshika, du flux unifiant le corps, les sens, l’intellect et l’esprit (Charaka, sutra 1:42). La vie est donc la connexion existant entre la conscience, l’intérieur, le noumène et le monde extérieur, le phénomène.

Les huits branches de l’Ayurvéda

1 – Kaya : Médecine interne
2 – Baala : Pédiatrie
3 – Graha : Métaphysique et psychiatrie
4 – Shalya : Chirurgie
5 – Shalakya : Ophtalmologie et oto-rhino-laryngologie (ORL)
6 – Prasuuti : Féminité, accouchement et post-natalité
7 – Jara : Gériatrie
8 – Vrisha : Aphrodisiaques (comment reproduire un enfant en santé)

 

 

 

Comment la vie a commencé

vu sur : http://www.science.gouv.fr/fr/a-decouvrir/bdd/res/4362/comment-la-vie-a-commence-/

Nouvelle édition

D’où vient la vie ? Comment est-elle apparue sur Terre ? Quels ont été les premiers organismes vivants ? À quoi ressemblaient les ancêtres de formes de vies actuelles ? Comment l’évolution a-t-elle sculpté le vivant au fil du temps ? L’auteur présente dans ce livre une synthèse des découvertes les plus récentes sur l’histoire de la vie.

Il distingue trois étapes innovantes majeures, ou genèses :

1. celle des premières bactéries
2. celle des premières cellules animales et végétales
3. et celle des organismes composés de plusieurs cellules (dont nous sommes).

Et quatre types d’événements fortuits ayant profondément façonné l’histoire du vivant sur Terre : trois événements « créatifs » (les mutations, la reproduction sexuée et la sélection naturelle), un quatrième destructeur (les grands cataclysmes comme celui qui vit disparaître les dinosaures il y a 65 millions d’années).

L’auteur, spécialiste des milieux marins et des premiers organismes ayant colonisé la Terre (les algues), aborde les mystères de la vie avec un éclairage original sur l’évolution du vivant, différent de celui des microbiologistes, des généticiens ou des paléontologues. Il agrémente son récit de ses expériences d’homme de terrain curieux de tout et amoureux fou de la nature… et d’un tableau, L’Astronome de Vermeer, qui sert de trame à son récit…

Cette nouvelle édition mise à jour tient compte de la découverte de fossiles exceptionnels au Gabon (cf. photo) qui signent une origine de la vie organisée et complexe beaucoup plus précoce qu’on ne le pensait jusque-là.

Alexandre MEINESZ est professeur à l’université de Nice-Sophia Antipolis (équipe ECOMERS). Il est l’auteur du Roman noir de l’algue tueuse.

Collection : Regards
Source : Editions Belin (septembre 2011)

Crédits photographiques
Fossiles découverts au Gabon reconstitués virtuellement en 3D grâce à la microtomographie. © El Albani -Mazurier

Sept expériences qui peuvent changer le monde

Broché: 265 pages

  • Editeur : Du Rocher (21 avril 2005)

 

 

 

 

 

Le biologiste Rupert Sheldrake propose sept expérience fascinantes qui pourraient bouleverser notre vision de la réalité. Les scientifiques n’ont jamais réussi à expliquer des phénomènes aussi courants que la migration des oiseaux, la construction des nids hautement complexes des termites ; le ” sixième sens ” de nos animaux domestiques. Ils en viennent même à se demander si les ” constantes fondamentales ” de la nature sont effectivement constantes !…. La nature renferme indubitablement des mystères qui défient les connaissances scientifiques les plus poussées. Plutôt  de les ignorer ou de les balayer d’un haussement d’épaules, Rupert Sheldrake propose de les attaquer de front. Pour ce faire, il suggère un véritable programme de recherche, qui présente l’avantage d’être à la portée de chacun, tant sur le plan de l’investissement que de la compréhension.
Parfaitement rigoureux en termes scientifiques, le protocole exposé renferme le germe d’une vision révolutionnaire de l’homme et de la nature.


Les Français consomment trop de benzodiazépines

La France est le second plus gros consommateur de benzodiazépines en Europe, selon un nouveau rapport de l’Afssaps, qui veut réduire cette consommation d’anxiolytiques et de somnifères.

les benzodiazépines sont définies par une structure chimique cyclique qui associe une molécule de benzène et une molécule contenant deux atomes d’azote  (diazépine). Dans la nomenclature internationale, on les reconnait au suffixe -azépam. Les molécules apparentées, comme le zopiclone ou le zolpidem, n’ont pas la même structure chimique mais le même mode d’action. Les BZD agissent au niveau du système nerveux central (cerveau) via les récepteurs Gaba (canaux ioniques insérés dans les membranes de certains neurones). Elles ont un effet inhibiteur sur les neurones (d’où les propriétés relaxantes, sédatives, hypnotiques…). 
Les BZD sont prescrites contre l’anxiété, l’insomnie, les contractions musculaires douloureuses, l’épilepsie ou encore pour le traitement de l’alcoolisme (sevrage).

le magazine Sciences et Avenir donnait en octobre 2011 un coup de projecteur sur le lien possible entre la prise de benzodiazépines (BZD) et la survenue d’une démence,notamment la maladie d’Alzheimer. Suite à cet article, qui s’appuyait sur les travaux de Bernard Bégaud, épidémiologiste à l’Inserm, l’Afssaps s’est procuré une note sur l’étude en cours, précise le rapport d’expertise publié cette semaine. Cette association entre BZD n ’est pas établie pour l’instant mais «cette problématique est en cours d’évaluation», précise l’Afssaps.

 

 

 

 

L’occident malade de l’Occident

Broché: 315 pages

  • Editeur : Fayard (7 octobre 2009)

 Martine Bulard, économiste, est rédactrice en chef adjointe du Monde diplomatique, responsable du secteur Asie. Elle est l’auteure de Chine, Inde : la course du dragon et de l’éléphant (Fayard, 2008). Jack Dion est directeur adjoint de la rédaction de Marianne. Il est coauteur de Sur la piste des grandes fortunes (Messidor, 1987).

Présentation de l’éditeur

L’Occident se vit aujourd’hui comme une citadelle assiégée. Miné de l’intérieur par une crise systémique, donc durable, voyant son leadership de plus en plus contesté, il se sent assailli par une multitude d'”ennemis ” extérieurs. Vu à travers le prisme occidentalo-centriste, le monde se résume à un éternel affrontement entre ” eux ” – les Chinois, les Russes, les Arabo-musulmans… – et ” nous “. Singulière réécriture du passé, singulière lecture du présent. L’élite oublie que l’Occident ne représente qu’une partie de l’humanité et que d’autres puissances, anciennes ou nouvelles, sont en droit de revendiquer une place sur l’échiquier mondial. Elle omet de rappeler que la domination occidentale n’a pas toujours existé. Elle ignore les échanges perpétuels entre civilisations, entre cultures, entre peuples, qui ont bâti les fondements d’une humaine civilisation dont personne ne peut revendiquer le monopole. A travers un vaste panorama des événements internationaux de ces dernières années – de la crise géorgienne d’août 2008 à l’élection de Barack Obama, en passant par le retour de la France dans le giron de l’OTAN -, Martine Bulard et Jack Dion prennent à contrepied le discours dominant. Au lieu de s’arc-bouter sur des mythes qui ont disparu avec le xxe siècle, il est temps, selon eux, de prendre acte de la nouvelle donne planétaire et de définir un nouvel universalisme. Car de quoi l’Occident est-il malade, sinon de lui-même ?