UTOPIA XXI

Ceci n’est pas un livre . C’est un voyage au centre d’une terre nouvelle, ce sont des pas sur une route à inventer. Il sera une fois un monde nommé UTOPIE.

Il sera une fois un monde nommé UTOPIE qui aura pour priorités le bonheur de chacun et la progression morale de l’humanité. Sur cette terre plus aucun être humain  ne manquera de l’essentiel pour vivre décemment, car chacun recevra de la naissance à la mort, l’assurance de sa subsistance, c’est à dire de quoi se loger, se nourrir et se vêtir.

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RMC :  Le Grand Oral d’Aymeric Caron, journaliste et auteur de “Utopia XXI” – 22/11/2017

Pour lire l’Utopie de Thomas Moore

droit des animaux : être le bien d’un autre

Etre le bien d’un autre Poche – 28 mars 2018

 

 

Le code civil ne dispose que de deux catégories : les personnes et les choses.

Depuis février 2015, le code civil définit les animaux comme des “êtres vivants doués de sensibilité”.

Malgré cette modification, ils demeurent soumis au régime des choses appropriables. Légalement, ces êtres existent pour servir l’humain, et non de manière intrinsèque. L’animal, comme l’esclave de la Rome antique, appartient à son maître. Il est son bien. Comment sortir de cette impasse ?

Quelle est la stratégie des défenseurs des droits des animaux ? Quel type de droits réclament-ils et sur quels fondements ? Dans ce texte engagé, Florence Burgat montre comment la notion de “personne” permet de faire évoluer le statut juridique des animaux vers un plus grand respect. Nul besoin de ressembler un humain adulte autonome et responsable pour être juridiquement une personne.

quelques regards – cf article Wikipédia -sur les  religions à propos de l’antispécisme

rappel : L’antispécisme est un mouvement datant des années 1970, qui affirme que l’espèce à laquelle appartient un animal n’est pas un critère pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter et de la considération morale qu’on doit lui accorder. L’antispécisme s’oppose au spécisme qui place l’espèce humaine avant toutes les autres.

Pour un chrétien, les autres espèces ont été créées par Dieu pour servir à l’homme : même si elles méritent le respect que leur confère le statut de créatures de Dieu, elles restent inférieures et n’ont pas droit au salut, ni aux sacrements, etc. Les interprétations des théologiens ont subi l’influence des Pères de l’Église, adeptes du néoplatonisme7, qui instille une rupture entre l’homme et les autres créatures. (pour aller plus loin cf l’étude en lecture libre : Le christianisme et l’animal, une histoire difficile -d’Eric Baratay)

Certaines religions ou cultures majeures paraissent se rapprocher de l’antispécisme. La croyance en la réincarnation dans l’hindouisme (qui est plus une culture avec des courants religieux en son sein, liés au shivaïsme, au vishnouisme, shaktisme, etc.), le jaïnisme, le bouddhisme et le sikhisme amène à proscrire la consommation des animaux et à éviter autant que possible de les tuer, de les faire souffrir. La notion d’être sensible, quelle que soit l’espèce à laquelle il appartient, est centrale dans l’hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme. C’est parce que tous les animaux sont dotés de cette âme commune, principe vital commun à tout être vivant (même « vouloir-vivre » selon le philosophe Arthur Schopenhauer) qu’il convient de ne pas les blesser, les tuer (voir à hindouisme et non-violence). Tous les textes sacrés, qu’ils soient hindous, bouddhistes, sikhs ou jaïns, enseignent le respect envers toutes les créatures vivantes (notion de l’ahimsa) comme valeur suprême, norme sociale, politique, et idéal le plus élevé.

Dans l’hindouisme, le jaïnisme et de manière générale dans les religions et philosophies indiennes (bouddhisme, ayyavazhi), la séparation entre humanité et animalité n’est pas en conséquence une séparation de nature mais une différence de degré.

Dans le monde chinois, selon les perspectives du taoïsme et du confucianisme, il n’y a pas de séparation nette entre humanité et animalité non plus, pas de séparation de « nature », mais différence de « degré » aussi, animaux et humains étant en réalité interdépendants ;

par rapport à l’humanisme : du fait de la double définition de l’humanisme, d’un côté décrit comme la généralisation de la compassion et de l’autre comme concept de royauté de l’homme, l’antispécisme peut être vu comme un humanisme compassionnel et dans le même temps comme l’antithèse de l’humanisme, puisque l’antispécisme met en question la supériorité de l’homme. La morale antispéciste peut donc être perçue soit comme une généralisation au-delà des frontières de l’espèce humaine de l’humanisme, donc une sorte d’universalisme de la compassion ; soit comme un anti-humanisme, dans le sens où elle refuse à l’être humain une essence qui le placerait au-dessus des autres animaux (par exemple, dans la culture hindoue, contrairement à la culture chrétienne, l’humanité a une différence de « degré » avec les autres animaux, non de « nature »).

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Onfray : vision spéciste ou anti-spéciste du monde

lire l’article sur Kaizen

Avez-vous déjà entendu parler de l’antispécisme ? Cette approche part du principe qu’il n’existe pas de différences entre les espèces et considère ainsi que rien ne justifie l’exploitation des animaux par les humains “de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines”, indiquent les Cahiers antispécistes, référence actuelle du mouvement.

Le philosophe utilitariste Peter Singer, figure de proue de cette idéologie, estime en ce sens que tout être vivant sensible doit être protégé de la souffrance physique, et psychologique. En interrogeant directement les critères d’humanité et d’animalité, cette question a toujours soulevé de brûlants débats.

Aussi le philosophe Michel Onfray signait-il en août 2009 dans Siné Hebdo un article qui a été largement repris dans la communauté végétarienne. Pour cause, il soulignait à quel point les idées antispécistes, dont les fondements sont justes, peuvent atteindre des extrêmes malheureux.

Alors que l’exploitation excessive du vivant entraînée par la croissance de consommation carnée de nos régimes alimentaires est de plus en plus pointée du doigt, nous avions envie de l’interroger à nouveau sur cette question.