Aux origines de la décroissance

 

 

 

 

Dans un article publié le 10 mars l’Est Républicain,  sous la plume d‘Elodie Bécu , titre sur deux pages : “Comment les collapsologues se préparent à la fin du monde“. Elle interview Gauthier Chapelle coauteur avec Pablo Servigne et Raphaël Stevens de “Une autre fin du monde est possible”.

Elle rappelle qu’un  deuxième salon des survivalistes aura lieu à Paris du 22 au 24 mars.

Voilà un exemple qui montre que la presse régionale s’intéresse aux conséquences possibles et désastreuses de nos modèles économiques.

Cette dénonciation des orientations de nos modes de vie traverse déjà  la pensée  de nombreux  écrivains du XX siècle. Elle est à l’origine du terme décroissance employé pour la première fois par André Gorz en 1972 puis du mouvement et des actions qui s’y rattachent.

Sur sa page la décroissance,  Timothée Duverger rappelle l’histoire de cette idée de décroissance.

Timothée Duverger est docteur en histoire contemporaine, maître de conférences associé à Sciences Po Bordeaux et chercheur associé au Centre Émile Durkheim (CED). Il se présente comme  spécialiste de l’histoire des alternatives et ses  travaux portent sur la décroissance, l’économie sociale et solidaire et le revenu de base.

Voici quelques unes des idées qui caractérisent selon lui la décroissance :

Considérant que la croissance économique n’est ni possible ni souhaitable, elle dénonce le concept de développement durable, qualifié d’oxymore. C’est un concept-plateforme riche de plusieurs sens, travaillé par cinq sources de pensée :

1- la source écologiste, qui affirme le primat de la nature ;
2- la source bioéconomiste, qui assume les limites de la croissance économique ;
3- la source anthropologique, qui remet en cause l’uniformisation du monde ;
4- la source démocratique, qui re-légitime le débat public ;
5- la source spirituelle, qui répond à la crise de sens des sociétés modernes.

Cet article me donne l’occasion de présenter un long travail sur ce site effectué autour des penseurs à l’origine de l’idée de décroissance. Celui-ci est effectué à partir d’un ouvrage collectif paru en mars 2017 qui présente les 50 penseurs et écrivains qui au XX e siècle ont lancé des cris d’alarme et contesté l’orientation de notre société occidentale.

Cette page est visible dans “projets de lecture” avec le lien suivant : https://www.cielterrefc.fr/des-projets-de-lecture-des-videos/aux-origines-de-la-decroissance/

Voici d’abord quelques citations issues de cette page :

Edward Abbey, : Dans le Fou sur la montagne en 1962 Edward Abbey écrit “je me dis que dans 40 ans la civilisation sera effondrée”

Dans Désert solitaire en 1968 il écrit : “Car il y a un nuage à l’horizon. Un petit nuage noir pas plus gros que mon poing et dont le nom est progrès.”

Georges Bernanos

Dans une interview de 1944

A quoi bon distinguer entre le capitalisme d’Etat et le capitalisme privé ? Ils procèdent tout deux d’une même conception de la vie, de l’ordre, du bonheur..“.

Murray Bookchin

Dans une société à refaire (1989) : ” Une économie structurée autour de la maxime croître ou mourir doit nécessairement prendre le monde naturel comme adversaire…”

Albert Camus (discours de Suède 1957) :

“Chaque génération sans doute se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse.”

 Cornelius Castoriadis

Une société à la dérive. Entretiens (1974-1997) :”...il faut que l’idée que la seule finalité de la vie est de produire et consommer davantage -idée à la fois absurde et dégradante – soit abandonnée; il faut que l’imaginaire capitaliste d’une pseudo-maîtrise pseudo-rationnelle, d’une expansion illimitée soit abandonnée”

Bernard Charbonneau – le changement (2013) “La vraie question n’est plus de choisir entre capitalisme et socialisme mais de dominer un développement sans frein ne pouvant mener qu’à la destruction de la nature et de la liberté”

 Gilbert Keith Chesterton:  Plaidoyer pour une société anticapitaliste (1926) “Nous ne sommes pas tenus d’être plus riches, plus affairés plus efficaces, plus progressistes si tous nos efforts ne tendent pas à nous rendre plus heureux

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La vie et la nature sont à la fois matière et esprit

une interview de Satish Kumar sur Trilogies.org par Michel Maxime Egger

Satish Kumar (né le 9 août 1936 en Inde) est un activiste, un éditeur et un promoteur indien de la simplicité volontaire. Il a été moine jaïn, militant du désarmement nucléaire et pacifiste. Il vit en Angleterre où il a fondé un centre de formation international en écologie et une école. Il est rédacteur en chef du magazine Resurgence & Ecologist.

passer de l’énergie noire à l’énergie blanche

L’énergie noire, ce sont les combustibles fossiles, le charbon et le pétrole. Elle vient de l’« enfer », des profondeurs de la Terre. Elle est extrêmement polluante et condamnée à s’épuiser. L’énergie « blanche », ce sont le soleil, le vent, l’eau. Elle vient du « ciel » et est infinie. Elle est offerte de manière totalement gratuite à tous les êtres vivants. Cette transition est l’impératif majeur de notre temps, pour que les humains puissent vivre en paix entre eux et en harmonie avec le monde naturel.

L’enjeu est de transiter d’une économie linéaire à une économie circulaire, respectueuse des lois du vivant. Dans la nature, il n’y a ni déchets ni pollutions : tout est recyclé et réabsorbé.

La prospérité et le bien-être sont possibles pour tout le monde, au Nord et au Sud, à condition de passer d’une croissance centrée sur l’avoir à une croissance centrée sur l’être. 

….

La vieille histoire est celle de la séparation, de la domination et du contrôle. Elle nous a fait croire que la nature était en dehors de nous, que nous étions supérieurs aux autres espèces et que nous pouvions en user comme bon nous semble. On en voit aujourd’hui le résultat. La nouvelle histoire est celle de l’unité. Nous sommes uns avec la nature, dans une relation profonde d’interdépendance, et ce que nous lui faisons, c’est à nous-mêmes que nous le faisons. La nature a une valeur intrinsèque, et pas seulement en fonction de son utilité pour nous. Elle n’est pas simplement une ressource, mais la source de la vie même.

La transition n’est pas qu’extérieure et matérielle. Elle a une dimension spirituelle clé. 

Vers la sobriété heureuse

A notre époque nos vies sont déséquilibrées.

Alors que l’Occident est si riche,

Les gens n’ont pas de temps pour eux ni pour leurs familles.

S tu es riche pourquoi ne pas travailler moins ?

On est tellement obsédé par le fait de gagner de l’argent.

Ce mode de vie est très pauvre !

Nous devrions développer nos relations humaines.

Personne ne devrait être obligé de travailler plus de 4 heures par jour pour gagner sa vie.

Le reste du temps devrait servir à nourrir son esprit et son âme, à développer sa créativité.

La sobriété heureuse peut nous libérer de ce poids de toujours gagner de l’argent pour survivre.

le dernier mirage des techno-sciences : la géo-ingénierie pour lutter contre le réchauffement climatique

 

 

La géo-ingénierie c’est manipuler le climat en vue d’atténuer le réchauffement climatique

(Voici l’histoire de nouveaux pyromanes- pompiers  présentant au GIEC  d’autres  solutions technico-industrielles  en vue de réduire les effets  des orientations  négatives de nos sociétés)

Il faut que des débats publics s’engagent sur ces nouvelles orientations qui veulent mettre le climat sous contrôle de la techno-industrie. Ces orientations  montrent le vrai nez de ce que représente la notion de développement durable dans un monde laissé au capitalisme technico-industriel.

Cet article est publié à l’occasion de l’ouverture dans quelques jours de la Conférence de Katowice en Pologne sur le réchauffement climatique – COP 24-qui aura lieu à Katowice du 3 au 14 décembre 2018. Elle est la 24ᵉ des conférences annuelles de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Cet  article met en garde et informe sur l’orientation probable, totale ou partielle, de l’usage de la géo-ingénierie pour lutter contre le réchauffement climatique tout en maintenant le sacro-saint développement durable  projet commun au monde technologique et au monde industriel hélas partagé par une partie du courant qui se revendique de l’écologie.

 

La géo-ingénierie apparaît dans les années 1950. Elle trouve sa première grande application durant la guerre du Vietnam entre 1967 et 1972. Durant cette période l’opération Popeye a consisté a ensemencer  les nuages avec de l’iodure d’argent pour accentuer avec succès les effets de la mousson.

Dans la vidéo qui suit le présentateur expose que le GIEC a fait état pour la première fois de cette possibilité dans le résumé à l’intention des décideurs en 2013.

Amy Dahan directeur de recherche émérite au CNRS et co-auteur en 2015 de l’ouvrage “gouverner le climat ? vingt ans de négociations internationales” met en garde contre cette nouvelle orientation prométhéenne.

 

Il y a deux grandes orientations actuelles en ce sens qui ont déjà donné lieu à des dépôts de brevets :

La première s’appelle SRM – Solar Radiation Management-Elle consiste à émettre des aérosols stratosphériques pour réfléter les rayons du soleil.

La seconde dite CDR – Carbon Dioxyde Removal telles que la bioénergie avec captage et stockage du carbone – cf document sur ce sujet-, le biochar , la fertilisation des océans , l’ altération améliorée des conditions atmosphériques et la capture directe de l’air associée au stockage- capture et stockage du CO2-, envisage de capter le CO2.

Ce deuxième procédé est beaucoup plus avancé dans la réflexion des structures qui réfléchissent à limiter le réchauffement climatique ainsi qu’en témoigne les renseignements tirés de Wikipédia sur ce sujet :

Le besoin probable CDR a été publiquement exprimé par une série de personnes et organisations impliquées dans les questions de changement climatique, y compris du GIEC chef Rajendra Pachauri , [6] la CCNUCC secrétaire exécutif Christiana Figueres , [7] et le World Watch Institute . [8] Les institutions avec grands programmes mettant l’ accent sur les CDR comprennent le Centre Lenfest pour l’ énergie durable à l’ Institut de la Terre, Université de Columbia , [9] et la décision climatique Faire Center, [10] une collaboration internationale a été mise en place par le département d’ingénierie et de politique publique de l’université Carnegie-Mellon.”

cf là sur le site Mit Technology Review l’exposé de Julio Friedmann qui a supervisé les efforts de recherche et de développement sur le charbon propre et le captage du carbone à l’Office of Fossil Energy du département de l’Énergie des États-Unis. Il travaille entre autres avec le Global CCS Institute, la Energy Futures Initiative et Climeworks , une entreprise basée en Suisse qui construit déjà des usines pilotes qui extraient le dioxyde de carbone de l’air.

 

 

 

la capture et le stockage du carbone – CSC-sur le site de l’Agence internationale de l’énergie :

Le captage et stockage du carbone, ou CSC, est une famille de technologies et de techniques permettant de capter le dioxyde de carbone (CO ) provenant de la combustion de combustibles ou de procédés industriels, de transporter le CO  par des navires ou des pipelines et de le stocker sous terre, en épuisement. champs de pétrole et de gaz et formations salines profondes.

Le potentiel pour le captage et le stockage du CO2 de générer des émissions négatives lorsqu’il est associé à la bioénergie fait partie intégrante de l’utilisation de l’énergie et devient  neutre en émissions de CO 2 en 2060. La construction d’  infrastructures de transport et de stockage du CO 2 est essentielle pour débloquer le déploiement du captage à grande échelle.

Photo de 20 ans de captage et de stockage du carbone

Les technologies de captage et de stockage du carbone devraient jouer un rôle important dans la réponse climatique mondiale. Suite à la ratification de l’Accord de Paris, la capacité du CSC à réduire les émissions provenant de l’utilisation de combustibles fossiles dans la production d’électricité et les processus industriels – y compris des installations existantes – sera cruciale pour limiter les augmentations de température à “bien en dessous de 2 ° C”, comme prévu dans l’accord. La technologie CSC sera également nécessaire pour produire des “émissions négatives” dans la seconde moitié du siècle si nous voulons atteindre ces objectifs ambitieux.

Les technologies CCS ne sont pas nouvelles. Cette année marque la vingtième année d’activité du projet Sleipner CCS en Norvège, qui a capté près de 17 millions de tonnes de CO2 provenant d’une installation de production de gaz naturel en mer et les a stockées de manière permanente dans une formation de grès située sous le fond de la mer. Les applications individuelles du CSC sont utilisées dans les processus industriels depuis des décennies, et des projets d’injection de CO2 pour la récupération assistée du pétrole sont mis en œuvre aux États-Unis depuis le début des années 1970.

Cette publication examine les progrès réalisés par les technologies CSC au cours des 20 dernières années et examine leur rôle dans la réalisation des objectifs de 2 ° C et bien en dessous de 2 ° C. Sur la base du scénario 2 ° C de l’Agence internationale de l’énergie, il examine également les implications pour le changement climatique si le CSC ne faisait pas partie de la réponse. Il examine également les possibilités d’accélérer le déploiement futur du captage et du stockage du CO2 pour atteindre les objectifs climatiques fixés dans l’Accord de Paris.

cf les projets au 30 septembre 2016

Vers un climat artificiel ?

Sur le site climat artificiel. com, créateur du site l’observatoir du réelPatrice Hernu docteur en mathématiques et en économie appliquée indique que la géo-ingénierie s’oriente sur la pente glissante de la recherche non contrôlée

Les 10 et 11 octobre 2017, chercheurs et décideurs se réunissaient pour débattre de l’émergence de la géo-ingénierie, de ses procédés (BECCSCDRSRM [1]), des moyens de convaincre l’opinion public comme faire intervenir des responsables religieux, de la montée du populisme et de son influence sur l’implémentation de ces projets, des expérimentations passées et à venir (SCoPEx) : injection d’aérosols par ballon dirigeable à 20 000 m d’altitude à l’automne 2018 !

La conférence de quatre jours a été organisée par l’ Institut de recherche sur la durabilité (IASS) à Potsdam, en Allemagne, et comprend des orateurs et des participants du monde entier, notamment du Japon, de la Jamaïque, des États-Unis et de l’Inde.

« Le rapport spécial du GIEC est paru le 8 octobre 2018. Il alerte sur les conséquences d’une augmentation des températures globales de 1,5°C à 2°C au-dessus des niveaux préindustriels. Il insiste sur l’urgence à agir, dresse la liste des actions à mener et décrit les procédés de géo-ingénierie visant à contenir cette augmentation. On y est : comment lutter contre les effets de la pollution industrielle avec une industrie manipulant le climat encore plus polluante mais compatible avec le modèle économique en place et les profits qu’il génère. »

Voici un passage du communiqué de presse du GIEC 2018 à l’intention des décideurs :

“Il est indiqué dans le rapport que la limitation du réchauffement planétaire à 1,5 °C nécessiterait des transitions «rapides et de grande envergure» dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’énergie, de l’industrie, du bâtiment, du transport et de l’urbanisme. Les émissions mondiales nettes de dioxyde de carbone (CO2) d’origine anthropique devraient être réduites d’environ 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d’ici à 2030, et il faudrait atteindre un «bilan nul» des émissions aux alentours de 2050, ce qui signifie que les émissions restantes devraient être compensées en éliminant du CO2 de l’atmosphère.
«Du point de vue des lois de la physique et de la chimie, la limitation du réchauffement planétaire à 1,5 ºC est possible, mais il faudrait, pour la réaliser, des changements sans précédent» a précisé Jim Skea, coprésident du Groupe de travail III du GIEC.
Laisser le réchauffement dépasser temporairement l’objectif de 1,5 ºC impliquerait une plus grande dépendance vis-à-vis des techniques d’élimination du CO2 atmosphérique si l’on souhaite ensuite revenir en dessous des 1,5 ºC en 2100. L’efficacité de ces techniques reste à prouver à grande échelle, certaines étant même susceptibles de représenter un risque considérable pour le développement durable, est-il précisé dans le rapport.” Communiqué de presse du 8 octobre 2018 : résumé à l’intention des décideurs

 

 

 

Géo-ingénierie : la science de la modification du climat, plongez au cœur de cette investigation incroyable sur une science aux méthodes singulières et aux conséquences climatiques et sanitaires sans précédent.

documentaire de  13 mn

journaliste et photographe professionnelle, Jacqueline Roche a toujours été à la recherche de fonds de ciels bleus pour son travail sur l’image. Avec le temps, elle observe que ces fonds ne sont plus aussi intensément bleus, que notre ciel est souvent voilé, nettement moins lumineux.

Ce constat l’entraîne dans une enquête sur les modifications climatiques, les accords les concernant, leurs enjeux, la mission intergouvernementale dédiée à l’évolution climatique et la controverse sur le réchauffement.

Elle rencontre alors une personnalité indépendante bien informée et connue pour ses avis documentés, Patrice Hernu. Celui-ci révèle que certains scenarii de la COP21 recourent à la géo-ingénierie.

Dès lors les questions se multiplient. Pourquoi ce manque d’informations ? Qu’est-ce que la géo-ingénierie ?

II s’agit d’une science ; une technologie industrielle qui consiste à pulvériser des aérosols dans l’atmosphère pour créer un ensemencement des nuages et filtrer le rayonnement solaire.

Quelles sont les conséquences ou les dangers de cette manipulation du climat ? Le réchauffement est-il la conséquence du niveau du CO2 dans l’atmosphère ou des modalités de son émission ?

Son enquête l’a conduite à la rencontre de Renaud Suquet, issu d’une famille d’agriculteurs de père en fils et directement concerné par le climat et ses changements.

Quelles conséquences sur l’acidification de notre corps ? S’agit-il d’un nouvel épisode sanitaire ? Sommes-nous correctement informé sur les recherches scientifiques liées au climat ? Sur la croissance des métaux lourds ? Les pics de pollution aux particules fines ? Les interactions de tous ces phénomènes climatiques ?… notre réalité ?

Ainsi les méthodes de géo-ingénierie, sont en passe de devenir la finalité d’une industrie émergente aux possibilités prometteuses, le discours sur le réchauffement climatique ne serait-il qu’un prétexte à défaut d’une légitimité ?

Si cette technologie recours à des projets réels et si les questions posées rejoignent celles d’autres citoyens du monde, il est juste de susciter un vrai débat citoyen et de commencer à l’alimenter sans parti pris.

 

 

Extractivisme : l’envers de la mine

 

(Zite.fr)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sciences Critiques et le Festival du livre et de la presse d’écologie (Felipé)ont le plaisir de vous inviter à un débat sur l’extractivisme, intitulé “Extractivisme : l’envers de la mine”, le dimanche 14 octobre, à Paris, de 14h à 15h30.

Lieu :
100 Etablissement Culturel Solidaire (100 ECS)
100 rue de Charenton – 75012 PARIS
Accès : Gare-de-Lyon (métro 1 et RER A), Reuilly-Diderot (métros 1 et 8) et Ledru-Rollin (métro 8)

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L’extractivisme représente la face cachée, si ce n’est obscure, de notre société de croissance. Au soubassement de notre mode de vie occidental moderne, l’extraction minière – à l’histoire longue et mouvementée – figure parmi les activités industrielles les plus polluantes au monde. Contaminations irréversibles des écosystèmes, impacts néfastes sur les populations autochtones, mainmise des multinationales privées sur les biens communs naturels, etc. Les nuisances de l’exploitation industrielle de la nature – et, plus globalement, du productivisme – sont dévastatrices autant qu’insoutenables.

A l’instar d’autres pays (Brésil, Canada, Afrique du Sud…), la France n’est pas épargnée par la « folie extractive ». Le projet controversé de la mine de la Montagne d’Or, en Guyane, est une illustration de ce que certains élus, suivant le sillon des industriels, appellent le « renouveau minier français ». Sur le terrain – comme à Salau, en Ariège, ou encore en Bretagne –, les résistances s’organisent. Citoyens, collectifs, associations et ONG environnementales se mobilisent, en France comme dans le reste du monde, pour mettre en échec les méga-projets miniers, au cœur de conflits sociaux parfois violents.

Face à l’extractivisme forcené, que faire ? L’ouverture de mines « made in France », respectant les normes environnementales françaises, constitue-t-elle une alternative crédible à l’exploitation des mines dans les pays du Sud ? Que penser du concept de « mine responsable » défendu par le gouvernement ? Une solution durable ne réside-t-elle pas, en réalité, dans une décroissance de notre consommation de ressources naturelles – et, en premier lieu, de minerais et de métaux – et d’énergie ?
En présence de :
– Anna Bednik, journaliste indépendante, auteure de Extractivisme. Exploitation industrielle de la nature : logiques, conséquences, résistances (Le Passager clandestin, 2015) et de Creuser jusqu’où ? Les limites de la croissance (Ecosociété, 2015)
– Nicolas Sersiron, ex-président de CATDM-France (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes), auteur de Dette et extractivisme. La résistible ascension d’un duo destructeur (Éditions Utopia, 2014)
– Mathieu Brier, membre de la Revue itinérante d’enquête et de critique sociale Z, co-auteur de Mauvaises mines. Combattre l’industrie minière en France et dans le monde (Les Ami-e-s de Clark Kent, 2018) cf défaire l’industrie

NOUS VOULONS DES COQUELICOTS

 

Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides*

les 100 premiers signataires

Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides* en France. Assez de discours, des actes.

*de synthèse

Signer l’appel

 

Amis et visiteurs, attention, ceci n’est pas une pétition. Bien sûr, il vous faut signer cet Appel, qui est autant le vôtre que le nôtre, mais ce n’est qu’un tout petit début. Car l’Appel des coquelicots engage, vous engage à l’action. Nous rêvons d’un soulèvement pacifique de la société française qui seul permettra enfin de sortir du cauchemar des pesticides.

Vous le savez désormais, nous faisons fabriquer le symbole de notre aventure : un très beau coquelicot en tissu, avec un système d’attache qui permet de le porter à sa boutonnière. Vous allez l’acheter ici, massivement, mais après ? D’abord, nous cherchons des volontaires pour devenir des correspondants locaux ou régionaux de l’Appel. Ce ne sera pas du gâteau, soyons francs entre nous. Mais chaque mois que durera l’Appel – deux ans, soit 24 mois -, il y aura une récompense au bout. Le même jour et à la même heure, tous les porteurs de coquelicots se retrouveront sur les places des villes et villages où ils habitent. Pour se voir, se congratuler, s’embrasser et lancer ensemble de nouvelles actions.

On commence le vendredi 5 octobre à 18h30 et on recommencera chaque premier vendredi de chaque mois.

UTOPIA XXI

Ceci n’est pas un livre . C’est un voyage au centre d’une terre nouvelle, ce sont des pas sur une route à inventer. Il sera une fois un monde nommé UTOPIE.

Il sera une fois un monde nommé UTOPIE qui aura pour priorités le bonheur de chacun et la progression morale de l’humanité. Sur cette terre plus aucun être humain  ne manquera de l’essentiel pour vivre décemment, car chacun recevra de la naissance à la mort, l’assurance de sa subsistance, c’est à dire de quoi se loger, se nourrir et se vêtir.

pour voir la présentation du livre

pour feuilleter le livre

 

 

RMC :  Le Grand Oral d’Aymeric Caron, journaliste et auteur de “Utopia XXI” – 22/11/2017

Pour lire l’Utopie de Thomas Moore

1ier août : le Jour du Dépassement

earth-overshoot-day

Le jour du dépassement, ou jour du dépassement de la Terre (en anglais : Earth Overshoot Day), correspond à la date de l’année où l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an (ressources renouvelables). Passé cette date, calculée chaque année par l’ONG américaine Global Footprint Network, l’humanité puiserait donc de manière irréversible dans les réserves naturelles de la Terre (ressources non renouvelables à l’échelle de temps humaine).

Le calcul est dérivé de celui de l’empreinte écologique globale, concept développé par Mathis Wackernagel1, président de Global Footprint Network.

Nous avons éclaté le budget de la Terre!

En 2018, Earth Overshoot Day débarque le 1er août. Le Jour de dépassement de la Terre marque la date à laquelle l’humanité a épuisé le budget de la nature pour l’année. Pour le reste de l’année, nous maintenons notre déficit écologique en réduisant les stocks de ressources locales et en accumulant du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Nous fonctionnons en dépassement.

 

 3 mn de présentation par WWF

selon Wikipédia

L’empreinte écologique

Les activités humaines consomment des ressources et produisent des déchets. Aux cinq types de surfaces bioproductives correspondent six types d’empreintes (5 pour les ressources, un pour un type de déchet : le CO2)

  • champs cultivés
  • pâturages
  • forêts pour le bois
  • forêts pour la séquestration du carbone (ou empreinte carbone)
  • pêcheries
  • terrains construits

Les forêts offrent donc deux services différents et en compétition : fournir des produits à base de bois ou séquestrer une partie du carbone émis par l’homme. Les forêts ne peuvent fournir les deux services à la fois : si l’on souhaite qu’une partie des forêts séquestrent du CO2 sur le long terme, il faut accepter de ne jamais les couper.

L’exemple simplifié qui suit permet de comprendre le principe de calcul utilisé pour chacune des empreintes partielles : 10 tonnes de bois sont nécessaires à une activité donnée ; or la productivité moyenne des forêts dans le monde est de 2 tonnes de bois par hectare par an. L’activité mobilise donc 5 hectares de forêts. On peut encore par la suite transformer les 5 hectares de forêts en hectares globaux ce qui permettra d’agréger les différentes empreintes partielles.

Ordres de grandeur mondiaux et tendances

Avec une biocapacité d’environ 12,22 Ghag (milliards d’« hectares globaux »)16 et une population de 7,3 milliards d’hommes, la biocapacité disponible par personne en 2014 était de 1,68 hag (« hectares globaux »). Or, un Terrien moyen avait besoin en 2014 de 2,84 hag. Le dépassement a donc été de 69 %, autrement dit il aurait fallu 1,69 planète pour fournir la consommation humaine de façon durable en 201417.

L’empreinte écologique mondiale a en fait dépassé la capacité biologique de la Terre à produire nos ressources et absorber nos déchets depuis le milieu des années 1980, ce qui signifie que l’on surconsomme déjà les réserves, en réalité en surexploitant les milieux.

La tendance à l’augmentation n’a pas encore pu être inversée, en raison de la difficulté de changer les modes de consommation et de production, en dépit des engagements et objectifs de développement durable établis aux sommets de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 et de Johannesburg en 2002.

Ordres de grandeur par grandes zones géographiques

Quelques repères pour l’année 201417 :

  • La moyenne mondiale de l’empreinte écologique est de 2,84 hag par personne alors que la biocapacité moyenne est de 1,68 hag par personne ; il faut donc 1,69 Terre pour couvrir la consommation de l’humanité ;
  • Un Français a besoin de 4,7 hag pour maintenir son niveau de vie. Si tous les humains consommaient autant qu’un Français, il faudrait disposer de 2,79 planètes ;
  • Un Américain a besoin de 8,37 hag pour sa consommation. Si tous les humains consommaient comme un Américain, il faudrait disposer de 4,97 planètes ;
  • Un Brésilien a une empreinte écologique de 3,08 hag (1,83 planète) ;
  • Un Chinois a une empreinte de 3,71 hag (2,21 planètes) ;
  • Un Indien a une empreinte de 1,12 hag (0,67 planète).
  • un Haîtien a une empreinte de 0,67 hag (0,4 planète).

 

 

 

 

Explorer des solutions avec earth overshoot day

Villes

pâté de maison

On prévoit que 80% de la population mondiale vivra dans les villes d’ici 2050. Par conséquent, les stratégies d’urbanisme et de développement urbain sont essentielles pour équilibrer l’offre de capital naturel et la demande de la population. Apprendre encore plus

Énergie

énergie

Décarboner l’économie est notre meilleure chance de faire face aux changements climatiques et d’améliorer l’équilibre entre notre empreinte écologique et les ressources naturelles renouvelables de la planète. Apprendre encore plus

Aliments

aliments

La façon dont nous répondons à l’un de nos besoins les plus fondamentaux – la nourriture – est un moyen puissant d’influencer la durabilité. Le fait de s’approvisionner localement et d’éviter les aliments hautement transformés peut réduire l’empreinte écologique. Apprendre encore plus

Population

gens

S’engager envers tous ceux qui vivent en sécurité dans un monde de ressources limitées nécessite de s’attaquer à la croissance démographique. L’autonomisation des femmes est essentielle pour la durabilité mondiale. Apprendre encore plus

Imposer la technologie du véhicule électrique est une folie, estime Carlos Tavares

Publié ici dans autoactu le 13/09/17

Cet emballement mondial contre les motorisations thermiques et la suspicion sur l’ensemble de l’industrie automobile vont se retourner contre les citoyens estime Carlos Tavares, patron de PSA, qui résume ainsi sa pensée :
“Toute cette agitation, tout ce chaos, va se retourner contre nous parce que nous aurons pris de mauvaises décisions dans des contextes émotionnels, pas suffisamment réfléchies et pas avec suffisamment de recul”, a dit le patron de PSA. “Le fait qu’on nous donne l’instruction d’aller dans une direction qui est un choix technologique qui appartient aux autorités c’est un gros tournant”. “Je ne voudrais pas que dans 30 ans on ait découvert les uns et les autres quelque chose qui n’est pas aussi beau que ça en a l’air sur le recyclage des batteries, l’utilisation des matières rares de la planète, sur les émissions électromagnétiques de la batterie en situation de recharge”, a-t-il ajouté.
Outre d’éventuelles conséquences sanitaires qui ne sont pas prises en compte, il y aura également en Europe des conséquences économiques à l’arrêt des véhicules thermiques. 27
“Pendant un siècle les Chinois ont couru après le moteur à combustion interne en versant des royalties à l’occident. Là, ils ont trouvé le point de rupture et maintenant ils prennent le lead sur le véhicule électrique qui est le symétrique pour le prochain siècle de ce qu’ils ont vécu au cours du précédent”, a dit Carlos Tavares.

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CHRISTIANISME CONTRE CAPITALISME : ENTRETIEN AVEC FALK VAN GAVER

Revue LIMITE

Proche de la revue Limite, à laquelle il a contribué plusieurs fois, Falk van Gaver vient de publier un livre important : Christianisme contre capitalisme ? L’économie Selon Jésus-Christ (Le Cerf, août 2017). Seconde partie de notre entretien avec l’un des précurseurs de l’« écologie intégrale ».

Vous êtes l’un des inventeurs de l’expression «écologie intégrale». Quel sens lui donnez-vous?

Un sens de plus en plus intégral ! L’écologie intégrale est née en contexte chrétien mais elle est destinée à le déborder. Je suis éco-futuriste. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui vient. L’à venir. C’est ce qui vient et devient. Le critère c’est l’écologie. Ainsi je suis écodémocrate, écolaïque, écoféministe, écoprogressiste, écohumaniste et écosocialiste ! Ce que j’entends par écofuturisme ? Essayer d’entrer dans la post-postmodernité, existentiellement, intellectuellement, mentalement, spirituellement. Ne plus vivre sur les débris et les ruines de la modernité et des traditions. Dépassement de la postmodernité. Vivre dans le nouveau grand paradigme, le paradigme du futur. L’écologie. L’écologie générale, intégrale, radicale, profonde. L’écologie scientifique, mentale, sociale, politique.

Vous avez fréquenté les milieux anarcho-autonomes, notamment lors du Contre-G20 à Gênes, en 2001.Et vous rappelez queanastasis, en grec, signifie à la fois «résurrection» et «insurrection». Nous faut-il prendre les armes pour renverser Mammon et suivre le Christ?

Prendre les armes ? Non, si l’on suit vraiment le Christ : « Range l’épée au fourreau. » Après, comme disait Gandhi, pour qui la non-violence n’était ni lâcheté ni soumission mais au contraire révolte et insoumission – rappelons qu’il fut un leader anticolonialiste et nationaliste indien – mieux vaut encore la violence que la lâcheté, la paresse, la soumission ou la collaboration. Et pour ceux qui sont incapables de la perfection christique, la voie des armes est possible, et même dans certaines circonstances nécessaire, même si elle n’est jamais souhaitable. La montée de la radicalisation et de la violence légale (policière, pénale, militaire…)et illégale (criminelle, maffieuse, paramilitaire…) d’un capitalisme aux abois est à prévoir ces prochaines décennies, et la question de l’usage anticapitaliste de la violence se reposera certainement autrement que comme un simple jeu intellectuel. Mais la violence des émeutes des black blocs, à laquelle j’ai participé plus jeune, est bien loin de l’insurrection armée.

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Le sens de la technique est une question politique

Mr Mondialisation : À la veille des (f)Estives de la décroissance qui se tiendront du 20 au 23 juillet prochains sur le thème du « sens de la technique », Michel Lepesant, (p)artisan de la décroissance et membre de l’organisation, nous explique pourquoi il est urgent de penser de manière politique notre quotidien fait d’ordinateurs, de téléphones portables et d’intelligences artificielles. Interview.

la décroissance sur Wikipédia 

Le terme “décroissance” a été utilisé pour la première fois par André Gorz en 1972.

Selon les acteurs du mouvement de la décroissance, le processus d’industrialisation a trois conséquences négatives :

des dysfonctionnements de l’économie (chômage de masse, précarité, etc.),

l’aliénation au travail (stress, harcèlement moral, multiplication des accidents, etc.)

 la pollution, responsable de la détérioration des écosystèmes et de la disparition de milliers d’espèces animales.

L’action de l’homme sur la planète a fait entrer celle-ci dans ce que certains scientifiques considèrent comme une nouvelle époque géologique, appelée l’Anthropocène (qui aurait succédé à l’Holocène), et cette action menacerait l’espèce humaine elle-même. L’objectif de la décroissance est de cesser de faire de la croissance un objectif.

pour découvrir la décroissance sur Wikipédia

10e anniversaire des conférences internationales de la Décroissance

sur Médiapart : Federico Demaria,Recherche et Décroissance, Institute of Environmental Science and Technology, Universitat Autònoma de Barcelona-Article publié initialement en anglais dans The ecologist – TRADUCTION: Anne Robert

Nous célébrons cette année le 10e anniversaire de la première conférence internationale sur la décroissance tenue à Paris en 2008. Cet évènement marque la percée dans le monde anglophone du slogan militant français de la décroissance ainsi que l’entrée de ce concept dans la sphère académique où on s’y réfère sous le terme de «Degrowth».
Le collectif académique Research and Degrowth (R&D) vise à faciliter la mise en réseau et le partage d’idées entre les multiples acteurs qui travaillent sur la décroissance en particulier dans le milieu académique :première conférence (Paris, 2008), la deuxième (Barcelone, 2010) et a soutenu celle de groupes de soutien pour des  conférences à Montréal et à Venise (2012), à Leipzig 2014 et la cinquième à Budapest.

1) En 2018 auront lieu trois grandes rencontres internationales de la décroissance

La sixième conférence internationale sur la décroissance: «Les formes de dialogue par des temps difficiles» à Malmö en Suède les 21 et 25 août.

La première conférence nord-sud sur la décroissance: «Décoloniser l’imaginaire social»à Mexico les 4-6 septembre.

La décroissance au parlement européen : une conférence post-croissance pour remettre en question la pensée économique des institutions européennes en s’adressant à des acteurs importants de la formulation de politiques publiques au parlement européen les 18 et 19 septembre à Bruxelles (Belgique).

 

2) Publications académiques: éditions spéciales, articles et livres

En 2008, il n’existait qu’un nombre restreint de publications en anglais sur la décroissance (Latouche, 2004 et Fournier, 2008. Je pense que les huit éditions spéciales ont joué un rôle important et ont permis d’établir la légitimité des questions de recherches que soulèvent la décroissance en tant que concept académique. (Schneider et al. 2010Cattaneo et al 2012Saed 2012Kallis et al. 2012Sekulova et al 2013Whitehead, 2013Kosoy, 2013Asara et al, 2015).

Après cette première vague d’éditions généralistes, j’anticipe une deuxième vague sur des thèmes plus spécifiques: Technologie et décroissance par Kerschner et al 2015, à venir: Tourisme et décroissance dans le Journal of Sustainable Tourism, Justice environnementale et decroissance dans Ecological Economics et éventuellement un autre sur Féminisme et décroissance ou d’autres qui présenteraient la décroissance comme une discipline à part entière.