Introduire le principe de précaution dans la constitution pour la santé et la médecine

Lettre ouverte des Professeurs Luc Montagnier et Henri Joyeux au Président de la République 

Monsieur le Président de la République,

Tandis que la recherche scientifique repousse les limites du progrès médical et que l’offre de médicaments explose, les cinquante dernières années ont vu éclater de nombreux scandales sanitaires qui n’auraient jamais dû se produire.

Des procédures étaient censées faire barrage à des médicaments potentiellement dangereux. Pourtant rien n’a empêché que des êtres humains meurent ou souffrent de façon irréversible dans l’indifférence à cause de la diffusion de médicaments dont la mise sur le marché avait été autorisée et que des médecins croyaient pouvoir prescrire en toute bonne foi, sans faire encourir de risque à leurs patients…

 

 

pour lire la suite et signer la pétition

 

 

1/ Thalidomide : pour les nausées de la grossesse à l’origine de malformations 

Wikipedia : Thalidomide

Souvenons-nous de ce médicament contre les nausées donné aux femmes américaines enceintes dans les années 50. Des milliers de bébés sont nés sans bras, sans jambes.

50 ans après, le fabricant de la thalidomide s’excuse

2/ Distilbène, cause de malformations et de cancers sur plusieurs générations 

Wikipedia : Diéthylstilbestrol

Prescrit aux femmes enceintes pour éviter les fausses couches, ce médicament a provoqué des malformations. Il s’est aussi révélé être la cause de cancers sur trois générations, et dans bien des cas, de stérilité. 80 000 femmes en France ont été victimes.

Distilbène : des effets nocifs sur trois générations

3/ Sang contaminé 

Wikipedia : Affaire du sang contaminé

En 1984, l’Agence de transfusion sanguine n’a pas suffisamment contrôlé les produits dérivés du sang des donneurs, malgré l’épidémie de Sida. Rien qu’en France, 2 000 patients sont contaminés ; plus des trois quarts sont décédés.

l’affaire du Sang contaminé : un crime de sang

4/ Hormone de croissance contaminée : 111 enfants décédés

Wikipedia : Hormone de croissance

Malgré les mises en garde de l’un d’entre nous, les médecins ont prescrit à des enfants de l’hormone de croissance extraite de personnes décédées de différentes maladies neuro-dégénératives, d’encéphalite aiguë (maladie de la vache folle), de tumeur intracrânienne.

Des centaines d’enfants sont contaminés par un agent proche de la maladie de Creutzfeld-Jacob. Cent onze meurent dans d’indicibles souffrances, les autres devant vivre dans la crainte permanente que la maladie, qui peut mettre 30 ans avant de se déclencher, ne se réveille.

Hormone de croissance : le procès d’un scandale sanitaire

5/ Médiator
Wikipedia : Benfluorex
Tandis que le Médiator est retiré aux USA et chez nos voisins à cause de graves soupçons de toxicité, il reste prescrit en France pendant plus de 10 ans, jusqu’en 2009. Résultat : des centaines de personnes contractent une grave maladie du cœur (valvulopathie). A ce jour 220 décès sont officiellement reconnus comme causés par le médicament.

Mediator : pourquoi le parquet demande un procès contre les laboratoires Servier

 

 

6/ Vioxx, anti-inflammatoire « miracle » : près de 30 000 morts aux Etats-Unis 

Wikipedia : Rofécoxib

Cet anti-inflammatoire fabriqué par le laboratoire américain Merck fut prescrit aux USA entre 1999 et 2004. Il a provoqué officiellement 27 785 décès.

Le Vioxx, retrait mondial sur ordonnances

 

7/ Dépakine : les femmes enceintes à nouveau victimes 

Wikipedia : Acide valproïque

Plus récemment, c’est l’histoire de la Dépakine qui a défrayé la chronique. Entre 2007 et 2014, 14 322 femmes enceintes ont reçu ce médicament antiépileptique.

Il s’avère que ce médicament peut être responsable, pour les mères consommatrices, de 10 % d’anomalies de naissance et, dans 30 à 40 % de ces naissances, de retards intellectuels et de troubles du comportement.

France tv info : Dépakine

 

Pétition : ni TAFTA, ni CETA, ni MERCOSUR

 

 

Bruxelles, 7 février 2018 : L’Union européenne (UE) négocie actuellement une série d’accords de libre-échange (ALE) avec, notamment, le Japon, le Vietnam, l’Indonésie, le Mexique et le Mercosur (la zone économique d’Amérique du Sud regroupant le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay).

Le rapport « Le commerce à tout prix ? » des ONG foodwatch et Powershift examine l’impact potentiel de ces cinq accords dans les domaines socio-économiques et environnementaux.
Ces accords de commerce vont bien au-delà d’une simple ouverture des marchés et réduction des tarifs douaniers. Tout comme l’AECG (CETA) entre l’UE et le Canada et le projet en suspens TTIP/TAFTA entre l’UE et les États-Unis, ce sont des accords de nouvelle génération : ils visent la suppression de ce qu’il est convenu d’appeler les “obstacles non tarifaires ” au commerce, autrement dit toutes les normes, ce qui inclut non seulement des standards techniques, mais aussi les règles sociales, sanitaires et environnementales.
Ainsi l’étude des projets d’accords en cours de négociation met en lumière les menaces sur la protection des droits sociaux, des consommateurs et de l’environnement, sur l’agriculture et l’alimentation (importations de viande, pesticides, OGM, etc.). Si ces accords aboutissent en l’état, le
risque est grand que l’harmonisation des normes relatives à la protection des consommateurs et de la santé induise un nivellement par le bas et bloque la possibilité de renforcer ces niveaux de protection. La perte de souveraineté réglementaire pour les Etats et l’UE est préjudiciable à la
démocratie. Enfin, malgré l’importance de ces enjeux, les négociations se poursuivent dans la plus grande opacité.

cf les précédents articles sur TAFTA et CETA

Foodwatch est une organisation politique qui défend les droits du consommateur et qui veut que, dans un marché transparent, le consommateur puisse librement décider de ce qu’il mange, en toute connaissance de cause et sans risque.

Foodwatch travaille en tant qu’association à but non lucratif depuis 2002 en Allemagne. L’ONG se finance grâce aux cotisations et aux dons de plus de 25.000 donateurs (chiffres de décembre 2012). Depuis 2009, foodwatch compte aussi un bureau à Amsterdam (Pays-Bas). foodwatch France a été créée en juillet 2013 avec le statut d’association loi 1901.

rapport Foodwatch sur les accords en cours : Japon, Vietnam, Indonésie, Mexique, Mercosur ( Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay)

signer la pétition Foodwatch : ni TAFTA, ni CETA, ni MERCOSUR !

Recherches et observations à propos de l’aluminium dans les vaccins

Le 12 novembre 2012 sur FR5, le Professeur Gherardi directeur de l’unité de recherche INSERM à l’université de Paris Est et chef du service embryologie à l’hôpital Mendor de Créteil présente l’état de ses recherches sur les conséquences des sels d’aluminium contenus dans les vaccins – les études complémentaires sur des animaux concernent le vaccin contre l’hépatite B.

Les premières constatations sont des observations incidentes à d’autres recherches au cours desquelles il a été  relevé des troubles de fatigue chronique, des douleurs musculaires, des troubles de mémoire  chez certains patients vaccinés.

 

Ces observations ont conduit le professeur Gherardi et son équipe à orienter des recherches sur le parcours dans le corps des particules d’aluminium issues des vaccins. Ces recherches ont été diligentées à la demande  et en accord avec  l’ANSM – agence nationale du médicament alors appelée AFSSAPS –

Ces recherches se sont orientées vers la connaissance  du parcours des particules d’aluminium dans le corps injectées à l’occasion d’un vaccin contre l’hépatite B sur des animaux.

Contrairement aux affirmations médicales jusque là transmises selon lesquelles ces particules sont éliminées rapidement par le corps – au plus quelques semaines- les résultats de la recherche ont montré que les macrophages contenant des particules d’aluminium et situés d’abord autour du point de vaccination migraient pour certains dans les muscles puis dans le système lymphatique et se retrouvaient ensuite dans le cerveau. Ces observations ont été faites jusqu’à un an après la vaccination.

 

Etrangement, le Professeur Gherardi n’a pu, depuis ces résultats, obtenir de nouvelles subventions pour élargir ses recherches en ce domaine.

 

 

 

Comment naissent les maladies -professeur Belpomme

 

 

Après un cri d’alarme lancé en 2004 – « ces maladies créées par l’homme« – le Professeur Belpomme publie en 2016 ce nouveau livre : « comment naissent les maladies«  qui est le résultat de 10 années de recherches qui viennent confirmer les hypothèses déjà émises en 2004.

Cette masse de donnée étudiées montre très clairement qu’il y a un lien entre la pollution de notre milieu de vie et l’apparition d’un certain nombre de pathologies. On comprend mieux aujourd’hui comment l’environnement intervient pour crééer des maladies.

Au cours des deux ou trois dernières décennies, il y a eu une augmentation drastique et continue à travers le monde de l’incidence de nombreuses maladies ou affections telles que le cancer, le diabète de type 2, l’obésité, les allergies, la maladie d’Alzheimer, l’autisme, l’hypofertilité, les malformations congénitales, les maladies rares, etc. Aujourd’hui, la recherche est de plus en plus orientée vers les altérations biologiques (moléculaires) de l’organisme pouvant être associées à ces maladies ou troubles, et non vers les véritables causes qui les sous-tendent. Cela peut expliquer pourquoi la plupart de ces maladies ou troubles sont actuellement considérés comme idiopathiques, c’est à dire sans explication causale exhaustive. Toutefois, l’hypothèse selon laquelle cette augmentation de l’incidence est liée à des facteurs environnementaux, y compris la modification du régime alimentaire et / ou chimique, physique et / ou la dégradation biologique de l’environnement, a récemment vu le jour.

L’ECERI a donc été créé pour contribuer à combler le manque de connaissances scientifiques actuelles sur les causes environnementales de la maladie, tant dans la pratique médicale que dans la recherche, car seules quelques institutions de recherche spécifiquement consacrées à l’étude des causes environnementales des maladies, en particulier du cancer existent aujourd’hui.

L’intestin, ce nouveau cerveau

Est Républicain

Habité par 100.000 milliards de bactéries, notre intestin est l’endroit sur Terre où la densité d’êtres vivants est la plus élevée… Ça vous dégoûte ? C’est que vous avez encore échappé à la campagne de réhabilitation de nos précieux microbes, entamée avec « Le charme discret de l’intestin » – best-seller depuis un an – et qui se poursuit avec des livres proclamant que les bactéries sont nos « amies » .

cf sur Amazon : (1) (2) (3)

Jusqu’ici, ce sont surtout les méchantes, résistantes aux antibiotiques, qui ont défrayé la chronique comme Escherichia coli, tueuse – entre autres – de 30 consommateurs allemands de graines germées en 2011. Mais qui connaît Lactobacillus reuteri et son pouvoir d’éliminer le cholestérol ?

pour lire la suite

 

 

Le Professeur Henri Joyeux radié de l’Ordre à compter du 1/12/2016

Par cette décision du 8 juillet (prise par la chambre disciplinaire du Conseil Régional de l’Ordre des Médecins, Languedoc-Roussillon), on veut lui interdire d’exercer son métier de médecin cancérologue.

Pourtant il ne lui est rien reproché sur le plan strictement professionnel.

Le Conseil de l’Ordre des Médecins de l’ Hérault, son département, a décidé de faire appel face à la gravité de la sanction.

Avant tout, le Professeur Henri Joyeux  réfute le principe même de toute faute déontologique.

Les accusations portées contre sa personne sont entachées selon lui de nombreuses erreurs. La plus importante est dit-il qu’il n’est pas contre les vaccins, en particulier ceux qui sont obligatoires, mais lanceur d’alerte contre les abus consistant à imposer des vaccins non nécessaires à un nouveau né de 2 mois et même avant sa mise au monde.

Il demande à ce que le carnet de vaccination soit revu de fond en comble, afin que l’allaitement maternel soit proposé en première intention et que les vaccinations dites recommandées restent de la responsabilité exclusive des médecins référents.

En dehors de cas très particuliers, la vaccination à 2 mois contre l’hépatite B et dès 9 à 12 ans contre les papilloma virus responsables de maladies sexuellement transmissibles, est totalement abusive et impose de résister à de fausses bonnes solutions car prises en dépit de certaines réalités et parfois du bon sens.

A la mi-août, la pétition ”Vaccin obligatoire : les Français piégés par la loi et les laboratoires !” <http://petition.ipsn.eu/penurie-vaccin-dt-polioa été signée par un grand nombre de personnes, dépassant 1 million et 74 000 signataires. Il faut continuer à la faire connaître.

Il prépare un argumentaire étayé qu’il enverra à ses collègues nommés par la ministre de la Santé pour le débat sur la vaccination (http://concertation-vaccination.fr) qui a commencé, auquel il n’a pas été convié. Ce débat citoyen a pour but ”de réconcilier les français avec la vaccination”.

Etre lanceur d’alerte auprès du grand public quand on n’est pas entendu par les responsables politiques est-il si répréhensible ? 

Les fruits de ma colère – Pierre Priolet

sur Francetvinfo


Pierre Priolet, une reconversion réussie

 

fruits de ma colère

Pierre Priolet produit des fruits en Provence. Il y a un an ses larmes en direct sur France Inter et Canal + ont bouleversé le pays. Jean-Pierre Elkabbach, Thierry Ardisson, Guillaume Durand et Michel Denisot l’ont invité dans leurs émissions et à chaque fois sa présence, sa colère, ses mots simples et justes ont déclenché une avalanche de courriers et d’appels. Il était temps : ils sont des milliers d’agriculteurs, pris comme lui à la gorge, à disparaître sans faire de bruit, dans l’indifférence. Parce qu’il a les mots pour raconter les vergers à l’abandon, le paysage français qui se désertifie, l’humiliation quotidienne de paysans infantilisés par les subventions, le scandale de la grande distribution qui les étrangle, les pesticides autorisés en Espagne alors qu’en France, les agriculteurs sont traités de pollueurs. Parce qu’il n’adhère peut-être aussi à aucun syndicat et que sa parole est libre, Pierre Priolet est devenu en quelques mois le porte-voix d’un monde qu’on assassine. Passionné, il ne se contente pas de dénoncer, il se veut aussi l’instigateur d’un projet pour bâtir un nouveau système de distribution qui se passerait des aides, et il se bat pour l’idée d’une société où l’on consommerait plus juste. Un livre bouleversant, un appel au secours, mais aussi une très efficace réflexion sur notre société et sur un système en bout de course.

 

 

Technique, médecine et santé, les envers d’un mythe du progrès

4 ième assises de Technologos : 16 et 17 septembre 2016

Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

105 bd Raspail , Paris 6

avec la collaboration du CRIIGEN 

Dans un grand nombre de pays industrialisés, l’espérance de vie plafonne, ou diminue, tandis que dans la classe moyenne américaine traditionnelle, autrefois fer de lance du progrès, la mortalité augmente par toxicomanie, suicide et affections environnementales (dites « maladies chroniques »). Le mieux-être n’embraye plus sur le progrès médical, malgré l’accroissement constant des ressources qui lui sont affectées. Activée par des mythes puissants (la science, la technique, le marché, la santé parfaite), la machinerie médicale s’emballe alors que les indices de sa contre-productivité et de ses impasses se multiplient.

Une première série de questions interroge le champ médical. Non pas seulement la culture commune de la corporation médicale du XXe siècle et du début du XXIe, mais bien la tradition héritée de l’antiquité grecque, qui appartient à tous (au même titre que la politique, la philosophie, les sciences, le théâtre). Comment s’opère la technicisation de la médecine ? Quels bénéfices, quels risques engendre-t-elle pour les soignants, pour les patients et pour les bien-portants ? Comment la science, la technique, le marché, la santé parfaite influencent-ils l’institution de la médecine dite moderne ? La médecine peut-elle s’affranchir du discours technicien moderne ? Peut-elle inspirer des traitements plus effectifs des grands maux collectifs, voire une authentique prévention ?

Une autre série de questions interroge les relations entre les organisations techno-industrielles au sens large, la santé des personnes et la salubrité de l’environnement. Enfin, l’importance des constructions mythologiques dans les actions humaines conduit à rechercher des imaginaires plus féconds susceptibles de préserver la permanence des conditions d’une vie humaine digne.

 

Où en est l’agriculture bio ?

 

sur Nexus n°102

En quelques chiffres la bio en France :

  • c’est 4% de la surface agricole utile (SAU) mais <1% en Nord- Pas de Calais contre 15% en PACA, Midi Pyrénée et Languedoc Roussillon
  • C’est 2,5% du marché alimentaire
  • C’est une augmentation régulière et constante des agriculteurs et distributeurs depuis 2007 ( environ 5% par an)
  • La bio est surtout présente dans les légumes secs ( 20% SAU) puis les plantes médicinales et aromatiques, l’arboriculture (13%) enfin la vigne (8%)

Dans le monde :

C’est une pratique de pays riches : 93% de la bio est en Europe et Amérique du Nord

La tendance actuelle et sa « percée » est plus à l’industrialisation qu’à l’avénement de l’agriculture paysanne. En Andalousie, d’immenses exploitations se sont orientées dans le « bio-business ».

En France, il faut lutter à chaque niveau local : préemption ou mise à disposition du foncier pour des projets éthiques et « bio », évolution du cahier des charges de la restauration collective, soutien aux agriculteurs pendant les années de reconversion du sol, création à grande échelle de filières alimentaires de proximité et de qualité pouvant aller jusqu’à la création de zones protégées « 100% bio ». Des communes comme Mouans-Sartoux ( SE de Grasse) et Loos-en-Goelle ( NO de Lens) démontrent les champs des possibles.

Pour agir : alimenTERRE – 

 

 

 

 

des nouvelles du glyphosate, d’abord commercialisé sous la marque Roundup

Stéphae Foucart – Le Monde – 26 octobre 2015

Voici un long article qui fait un point détaillé à propos des risques concernant le glyphosate connu essentiellement sous sa marque Roundup suite à une publication dans la revue Lancet le 20 mars 2015 des travaux du CIRC – Centre international de recherche sur le cancer – à propos du classement par l’OMS du glyphosate comme cancérogène probable.

La mère de toute les batailles est engagée : 

A l’évidence, le glyphosate n’est pas un pesticide comme les autres. Inventé en 1970 par Monsanto, dont le brevet mondial est arrivé à échéance en 1991, c’est le pesticide de synthèse le plus utilisé dans le monde. Mais c’est aussi la pierre angulaire de toute la stratégie de l’industrie des biotechnologies végétales. Selon les données de l’industrie, environ 80 % des plantes transgéniques actuellement en culture ont été modifiées pour être rendues tolérantes à un herbicide – le glyphosate, en grande majorité. Et ce, afin de permettre un usage simplifié du produit. Celui-ci détruit en effet toutes les adventices (les mauvaises herbes) sans nuire aux plantes transgéniques.

Comble de l’embarras  : l’Institut fédéral allemand d’évaluation du risque (le Bundesinstitut für Risikobewertung, ou BfR), chargé de le réévaluer au nom de l’Europe, a rendu en 2014, à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), un rapport de réévaluation écartant tout potentiel cancérogène et proposant même de relever de 60 % le seuil de sécurité actuel  !

La publication du CIRC a fait voler en éclats cette mécanique.

En France, le ministère de l’écologie a saisi en urgence, le 8 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), afin qu’elle rende un avis sur… l’avis du CIRC.

A l’agence européenne, basée à Parme (Italie) -Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA)-, la situation est source de profond embarras, car c’est elle qui devra, in fine, jouer le rôle d’arbitre et rédiger l’avis définitif à l’intention de la Commission européenne. En fin de compte, l’EFSA, qui cherche à réparer son image mise à mal par les accusations répétées de conflit d’intérêts, a prévu de consulter l’ensemble des agences de sécurité sanitaire européennes avant de se prononcer.

Comment expliquer de telles divergences  ? «  Une première raison est la nature des études qui ont été examinées par les deux groupes d’experts, explique Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l’Anses. Le BfR a notamment examiné des études conduites par les entreprises qui ne sont pas rendues publiques pour des questions de secret industriel, ce que n’a pas fait le CIRC.  » De fait, l’agence de l’OMS ne fonde ses avis que sur des données publiques ou sur des études publiées dans la littérature scientifique, et donc préalablement soumises à la revue par les pairs (peer review).

….

dernière minute : En l’absence d’une ultime décision en comité d’appel, « la Commission va respecter son obligation juridique. Nous savons très bien que nous avons une date butoir au 30 juin. Nous allons adopter une prolongation de 18 mois pour le glyphosate », a tranché le 28 juin Vytenis Andriukaitis, commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire, à l’issue du Conseil des ministres de l’Agriculture à Luxembourg. Le Copa-Cogeca, principal syndicat européen d’agriculteurs, avait alerté M. Andriukaitis des « coûts importants pour les agriculteurs et les consommateurs » engendrés si le glyphosate n’était pas renouvelé.

pour lire tout l’article qui fait un point bien plus approfondi que ces extraits