Qu’est ce que l’Homme ? un colloque organisé le 13 avril

Un débat organisé par Jean Staune

 

Bertrand Vergely, philosophe, spécialiste des pères de l’Église, il écrit aussi sur de nombreux sujets d’actualités, son dernier livre est La tentation de l’Homme Dieu, vous pouvez en trouvez une note de lecture sur le blog de Jean Staune.

Thierry Magnin, Physicien et théologien, Recteur de l’université catholique de Lyon, il est un spécialiste des questions de bioéthiques et des rapports entre Science et Foi. Il est l’auteur de Les nouvelles biotechnologies en questions.

Jean François Lambert, Psychophysiologiste à l’Université Paris 8, il enseigne aussi à l’institut de philosophie comparée. Il est le Président de l’UIP.

Pierre Teilhard de Chardin -fins possibles

Vu sur Science et Conscience -Abel Chaouqui

 

Synchronicité ?   Alors que je commence la lecture d’un petit livre « Présence de Pierre Teilhard de Chardin «  par Roger Durand et édité en 2005 je découvre aujourd’hui le blog d’Abel Chaouqui : Science et Conscience et son  dernier article paru en mars 2006. »Pierre Teilhard de Chardin -fins possibles » 

Pierre Teilhard de Chardin était un prêtre jésuite français, chercheur, paléonthologue, théologien,philosophe français et scientifique de renommée internationale… et presque tombé dans l’oubli selon Roger Durand.

Dans Le Phénomène humain, il trace une histoire de l’Univers, depuis la pré-vie jusqu’à la Terre finale, en intégrant les connaissances de son époque, notamment en mécanique quantique et en thermodynamique.

Pour Teilhard, matière et esprit sont deux faces d’une même réalité. En tant que croyant, chrétien et prêtre de la Compagnie de Jésus, il donne un sens à sa foi chrétienne ou l’adhésion personnelle à la véracité du Christ, qu’il situe à la dimension de la cosmogenèse et non plus à l’échelle d’un cosmos statique comme l’entendait la tradition chrétienne se référant à la Genèse de la Bible.

Abel Chaouqui cite un article de  Pierre Berger journaliste au monde informatique à propos de l’impasse à laquelle nous arriverions et la vision qu’en dessinait Pierre Teilhard de Chardin : « Noosphère et hypermonde ».

Pierre Teilhard de Chardin conclut :

Si bien que le plus grand événement aujourd’hui en cours dans l’histoire de la Terre serait peut-être bien, tout justement, la découverte graduelle… non pas seulement de Quelque Chose, mais de Quelqu’un, au sommet engendré par la convergence sur lui-même de l’Univers en évolution. »

Alors, que pourrait-on prédire comme sortie du monde terrestre ?

Cela dépendra de nous, de notre refus ou de notre acceptation de ce « Quelqu’un », selon Teilhard.

Pierre Teilhard de Chardin disait qu’il y a ceux qui sont tournés vers la Religion et ne pensent qu’au ciel. De l’autre ceux qui son tournés vers la Science et ne voient la réalité que dans la matière et sur terre.

Il faut apprendre à connaître plus profondément la matière qui porte la vie au plus profond d’elle-même. L’énorme mouvement de la vie organique est un organe essentiel du monde. C’est une propriété de l’étoffe cosmique. La vie peut être regardée comme une pulsion depuis toujours présente dans l’univers. Elle est le secret mouvement imprimé aux choses par l’unité qui les domine.

Une religion de la Terre est en train de se faire contre la religion du ciel proposée par les Eglises jusqu’à ce jour.

Dans son encyclique Laudato Si, le pape François ouvre justement l’Eglise et invite le monde à cette religion de la Terre.

 

 

Jean-Marie PELT : regards sur la Vie à travers une soixantaine d’ouvrages

Pour découvrir ses réflexions sur Dieu, les Hommes et ses connaissances sur la Nature et les plantes je vous invite à parcourir la soixantaine d’ouvrages qu’il a écrits entre 1969 et 2015 en rejoignant la page suivante des projets de lecture : http://www.cielterrefc.fr/les-lectures-essentielles/jean-marie-pelt-dieu-lhomme-et-la-nature-en-une-soixantaine-de-livres/

Adieu Jean-Marie Pelt

Selon une information parue hier dans le quotidien l’Est Républicain  les obsèques de Jean-Marie Pelt auront lieu aujourd’hui 29 décembre 2015 à 10heures:

Selon ses dernières volontés, Jean-Marie Pelt souhaitait « un enterrement simple et recueilli à l’église et au cimetière de Rodemack ». Il a demandé qu’aucun discours ne soit prononcé.

 

Créateur et animateur du Temple des Consciences, je me sens si proche du message que Jean-Marie Pelt essayait de transmettre que je vous fais partager cette vidéo qu’il avait faite récemment pour le forum  du 13 au 16/11/2015 à Aix-les-Bains organisé par  A ciel ouvert auquel, déjà, il n’avait pu participer. Suivent des  témoignages recueillis sur la même page. C’est ici et l’enregistrement dure environ 16 mn. C’est sa contribution au forum « Imparfait mais debout » dont j’extrais ci dessous l’essentiel du message.

Imparfait :

Nous vivons une période particulièrement anxiogène. Mais de telles périodes ont déjà existé, voire encore plus sombres, par exemple celle de la peste noire au XIVè siècle durant laquelle au moins  1/3 de la population de la France a disparu, ou les guerres de religions, ou les deux guerres mondiales…

Car nous sommes imparfaits … et le mal dans notre monde et dans nos coeurs est très puissant.

On dit actuellement que l’on va améliorer l’homme et nous pensons par là une amélioration sur le plan moral, sur le plan éthique mais ce n’est pas du tout ça. Le projet est de peut -être  rendre l’homme immortel. C’est le projet fou que Jean-Marie Pelt condamnait absolument et qu’il considère comme un projet inquiétant : c’est le projet transhumaniste. ( cf les articles sur le transhumanisme sur ce blog – cf les livres sur le transhumanisme)

mais debout :

Nous avons un immense projet de réconciliation  à faire avec la nature mais comme le dit le Pape les politiques sont soumis à  la technologie et à la finance. Il faut sortir de cette société hyper-consumériste dans l’esprit de son ami Pierre Rabhi : vivre dans la sobriété heureuse.

Il invite à la lecture de la très belle encyclique du Pape François : Laudato Si dans laquelle le Pape insiste sur la nécessité d’une conversion écologique.

Enfin il nous dit de ne pas tout accepter, de ne pas accepter les projets fous et de nous rassembler autour d’un projet « Nous » solidaire qu’il oppose au projet « je » libertaire.

« Tout n’est pas foutu,

Tout commence« 

Il y a l’espoir de nos engagements et au-dessus de l’espoir il y a encore plus grand, l‘espérance, portée par la spiritualité et nous avons un grand besoin de spiritualité qu’elle soit chrétienne ou qu’elle soit laïque.

Avec toi et derrière toi, Jean-Marie,

Le Temple des Consciences

 

 

 

 

 

Dieu est à l’œuvre en cet âge

Abbaye de Citeaux

Hymne de Didier Rimaud pour le temps de l’avent

Dieu est à l’œuvre en cet âge, ces temps sont les derniers.
Dieu est à l’œuvre en cet âge, son jour va se lever !
Ne doutons pas du jour qui vient, la nuit touche à sa fin.
Et l’éclat du Seigneur va remplir l’Univers,
Mieux que l’eau ne couvre les mers !

Quelle est la tâche des hommes que Dieu vient rassembler,
Afin de bâtir le Royaume du Prince de la Paix ?
Que peut-on faire pour hâter ce jour tant espéré
Où l’éclat du Seigneur va remplir l’Univers,
Mieux que l’eau ne couvre les mers ?

Que notre marche s’éclaire au signe de Jésus !
Lui seul peut sauver notre terre où l’homme n’aime plus ;
Il faut défendre l’exploité, ouvrir au prisonnier,
Et l’éclat du Seigneur va remplir l’Univers,
Mieux que l’eau ne couvre les mers !

Seuls et ensemble

Un article présenté par l’Union Comtoise de Yoga -UCY-

Sources n°29

Janvier/Février/Mars 2015

par Jean-Yves Leloup

Comme les anciens thérapeutes d’Alexandrie ou les pères du désert, les chartreux vivent seuls, chacun dans son ermitage, et pourtant ils sont ensemble ; ils partagent le même air (le ciel), le même lieu (la terre), le même Dieu (l’Amour), le même pain (l’eucharistie)…

 

Jamais seuls sans être ensemble.

Jamais ensemble sans demeurer seuls.

 

Chacun est lui-même, dans la mesure où il demeure centré dans Sa relation avec l’autre et dans le mouvement de la Vie (le cercle) où il se donne.

 

Les thérapeutes d’Alexandrie, les pères du désert, les chartreux… peuvent-ils nous aider ?

 non seulement à rêver, mais à réaliser cette communauté d’hommes, de femmes, d’animaux, de plantes et autres étoiles, cette société à l’image de l’Un-Trinité ?

…/…

 

Chacun est « seul » (Je suis),

au cœur de sa solitude il découvre qu’il n’est rien,

sans l’air qu’il respire,

sans le soleil qui lui donne la vie et la lumière,

sans la nourriture que lui donne la terre,

sans relation avec les autres ;

même isolé il est en relation avec ceux présents dans son code génétique,

sans relation avec l’Être qui fait être tout ce qui est,

il découvre que « Je suis » n’est « rien »,

il découvre qu’il est « seul ensemble ».

 

« Je suis » est : « nous-sommes »,

L’Un est Trinité, c’est-à-dire « Relation ».

« Il est Cela. »

« Tu es Cela. »

« Je suis Cela. »

« Nous sommes Cela. »

Ainsi sois-tu.

Ainsi soit-il.

Ainsi sommes-nous.

Que Cela soit ainsi.

 

Aum, Amen

Le pape fustige l’économie qui « tue » et qui « exclut »

pour la lecture complète de l’article : Le Monde

Le pape a prononcé, jeudi 9 juillet, à Santa Cruz, en Bolivie, l’un de ses discours les plus radicaux, les plus politiques, les plus longs… et les plus applaudis.

Dans un discours de près d’une heure, truffé de formules conçues pour frapper les esprits, le pape a expliqué pourquoi il voyait dans les mouvements populaires la promesse d’un modèle humain de développement capable d’être une alternative à « l’ambition sans retenue de l’argent qui commande », à « l’économie idolâtre » qu’il vilipende avec constance.
Selon lui, ils remplissent trois critères essentiels. D’abord, ils sont dans l’action et enracinés dans le réel des individus – « personne n’aime une idée, un concept. On aime les gens », a-t-il insisté. Avec son art particulier de la formule, il a affirmé que nos sociétés souffraient « d’un certain excès de diagnostic qui nous conduit parfois à un pessimisme charlatanesque ou à nous complaire dans le négatif ».

Au contraire, a-t-il lancé, même les plus démunis peuvent agir sans se cantonner à la seule revendication : « Vous, les plus humbles, les exploités, les pauvres et les exclus, vous pouvez et faites beaucoup. J’ose vous dire que l’avenir de l’humanité est, dans une grande mesure, dans vos mains, dans votre capacité à vous organiser et à promouvoir des alternatives créatives. (…) Ne vous sous-estimez pas ! Vous êtes des semeurs de changement. » Jorge Mario Bergoglio qui, depuis le début de sa visite en Amérique du Sud, dimanche, plaide pour une Eglise engagée, agissante, impliquée au cœur même du tissu social, a ajouté que « l’Eglise ne peut pas ni ne doit être étrangère à ce processus ».

« Quand nous regardons le visage de ceux qui souffrent, a affirmé le pape, “nous avons vu et entendu, non pas la statistique froide, mais les blessures de l’humanité souffrante (…). Cela est très différent de la théorisation abstraite ou de l’indignation élégante. Cela nous émeut. (…) Cette émotion faite action (…) a un supplément de sens que seuls comprennent les peuples et qui donne aux vrais mouvements populaires leur mystique particulière. »

« Conversion du cœur »

La troisième qualité de ces mouvements, selon lui, est qu’ils conçoivent le changement en termes de processus et non de structures, ce qui prévient certaines dérives. « Le changement, conçu non pas comme quelque chose qui un jour se réalisera parce qu’on a imposé telle ou telle option politique ou parce que telle ou telle structure sociale a été instaurée. Nous avons appris douloureusement qu’un changement de structures qui n’est pas accompagné d’une conversion sincère des attitudes et du cœur finit tôt ou tard par se bureaucratiser, par se corrompre et par succomber », a-t-il déclaré. Ce qui n’est pas pour le pape synonyme de changement au rabais.

Pour la deuxième fois de sa semaine en Amérique latine, où ce mot est chargé de sens, il a mis en avant le caractère « révolutionnaire » de la foi au nom de laquelle il appelle à ce changement radical dans cette économie qui « tue », qui « exclut ». François a rappelé son plaidoyer pour l’écologie et son appel pressant à « défendre la mère Terre ». Il a aussi profité de la présence de nombreux Amérindiens pour demander « humblement un pardon (…) pour les crimes contre les peuples autochtones durant ce que l’on appelle la conquête de l’Amérique ».

Prière pour notre terre

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour pour que
nous protégions la vie et la beauté.
Inonde-nous de paix, pour que nous vivions
comme frères et sœurs
sans causer de dommages à personne.
Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre
qui valent tant à tes yeux.
Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde
et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté
et non la pollution ni la destruction.
Touche les cœurs
de ceux qui cherchent seulement des profits
aux dépens de la terre et des pauvres.
Apprends-nous à découvrir
la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures
sur notre chemin vers ta lumière infinie.
Merci parce que tu es avec nous tous les jours.
Soutiens-nous, nous t’en prions,
dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

 

Prière figurant dans

LA LETTRE ENCYCLIQUE
LAUDATO SI’
DU SAINT-PÈRE
FRANÇOIS
SUR LA SAUVEGARDE DE LA
MAISON COMMUNE

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 24 mai 2015, solennité de Pentecôte, en la troisième année de mon Pontificat.

Franciscus

 

 

 

« La plupart du temps, c’est l’amour qui soigne »

L’Est Républicain

L’ADIEU DE LA SŒUR DE BOUJAILLES

Connue bien au-delà de la région pour ses talents de guérisseuse, la Sœur de Boujailles s’en est allée, dimanche, après 106 ans d’une vie d’exception. Hommage.

La Sœur de Boujailles, de son vrai nom Marie-Aloysia, recevait chez elle, sur sa rustique table en bois. Des milliers de gens sont passées entre ses mains rugueuses mais précises. Son dévouement pour les autres était sans faille. Photo W.G.

La Sœur de Boujailles, de son vrai nom Marie-Aloysia, recevait chez elle, sur sa rustique table en bois. Des milliers de gens sont passées entre ses mains rugueuses mais précises. Son dévouement pour les autres était sans faille. Photo W.G.

Il y a des gens qui forcent le respect, qui donnent sans compter, ni escompter un jour, à leur tour, recevoir. La Sœur de Boujailles était de cette trempe.

Une anecdote. Il y a un an, ils étaient nombreux à se masser dans la salle des fêtes du village, pour aider l’héroïne du jour à souffler ses 105 bougies. Quelques heures plus tôt, Marie-Aloysia – son nom de religieuse – était pourtant contrariée. « Je ne mérite pas ça, je ne fais plus rien », glissait-elle à’’La Michèle’’, sa fille adoptive, recueillie orpheline en 1952.

« Un magnétisme puissant »

Entrée dans les ordres à l’âge de 16 ans à Besançon, où elle reçut une formation d’infirmière, la sœur s’est installée à Boujailles en 1942. Jusqu’à l’aube de ses cent ans, elle soignera, écoutera et réconfortera à tour de bras et de mots. Ses mains étaient rudes et son caractère très affirmé.