comment diriger démocratiquement nos sociétés

 

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Under_The_Moon   31 mars 2018

 

Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie.

Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle [volonté d’ ?] intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir (la proposition est dans le roman d’Aldous Huxley).

 

2 réflexions sur « comment diriger démocratiquement nos sociétés »

  1. Très bien,
    Il faudrait juste ajouter le poids d’internet et du monde virtuel entretenant une société du spectacle déconnecté du réel et de toute velléité de le changer.

    1. Bien avant internet , avant même la télévision, le dirigeant de la future Vième République portait déjà un regard aigu sur le comportement de ses concitoyens.
      “Les français sont des veaux.”
      Dans son livre « De Gaulle, mon père « , Philippe de Gaulle indique que le général à prononcé ces mots en 1940 à Londres, après la signature de l’armistice entre la France de Pétain et l’Allemagne. Le général aurait dit : « Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent. » – http://citations.webescence.com/citations/charles-de-gaulle-

      On peut même remonter à l’époque romaine :

      « Déjà, dans L’Empire Romain, le poète Juvénal disait que pour gouverner, il fallait donner au peuple « pain et Jeux » (traduction de « Panem et circenses »). Ainsi, le peuple pouvait se nourrir et se divertir. On assistait alors à une Paix sociale mettant ainsi le peuple hors du jeu politique, et évitant conflits, révoltes, soulèvements.

      Aujourd’hui, dans notre société actuelle, on assiste à peu de chose près au même cas de figure. Les divertissements sportifs (coupe du monde de football, rugby…), les divertissements télévisés (émissions, jeux, téléréalité…) remplacent cette fausse aux lions.
      De la même façon, les jeux vidéo, Internet et les réseaux sociaux virtuels occupent et distraient les esprits ; ils peuvent être comparés aux jeux des Romains, dans le but de calmer les peuples.

      Téléspectateurs comme internautes, figés et hypnotisés devant leur écran, sont ainsi loin de la réalité politique, de la misère, de la corruption, du jeu de pouvoir. Consommation, marketing, propagande, et sur-médiatisation alimentent leur plaisirs fictifs, créant ainsi une société de spectacle. Pire encore, ces nouveaux moyens de communications endorment cette société de spectacle qui réclame elle-même davantage de distractions.

      Comme le dit si bien Guillaume de Thieulloy, « la communication a bien plus d’importance que le discours », cette nouvelle communication serait-elle un leurre ? Sommes-nous esclaves ou victimes de nos propres exigences ? »- http://cybercommunication.over-blog.com/article-donnez-leur-du-pain-et-des-jeux-64802111.html-

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