La 5G – l’avancement des travaux dans le monde, en Europe et en France -(G3)

qu’est ce qu’une antenne relai ?

Jusqu’à l’apparition des réseaux 3G4G puis 5G, les antennes-relais implantées étaient des BTS (réseaux GSM et EDGE 2G)

Depuis le début des années 2000, les opérateurs ont installé de nouvelles antennes plus performantes : les Node B (pour les réseaux UMTS et HSDPA) (3G) et des eNode B (pour les réseaux LTE) (4G) et 5G

Les antennes-relais peuvent être connectées au cœur du réseau mobile par un faisceau hertzien, il s’agit d’une technologies radio différente, ou par des fibres optiques.

On distingue principalement 4 catégories d’antenne3 :

  • Les antennes femtocell : couverture résidentielle (une dizaine de mètres)
  • Les antennes picocellulaires : couverture de proximité (quelques dizaines de mètres)
  • Les antennes microcellulaires : couverture réseau de quelques centaines de mètres (gare, centre commercial) ; elles sont parfois appelées « metro cells » (cellules métropolitaines).
  • Les stations macrocellulaires : les plus visibles ; on les trouve généralement placées sur des supports de 12 à 50 mètres de hauteur, tels que des pylônes, les bâtiments, les toits d’immeubles.

Dans les antennes-relais micro et macrocellulaires, on retrouve généralement 3 sous-ensembles : les antennes, l’armoire technique (BTSNode B ou eNode B) et le coffret d’alimentation électrique. Une puissance électrique maximale de 10 à 60 W est appliquée à chaque antenne.

En milieu rural, ces antennes émettent pour couvrir des étendues de 10 à 30 kilomètres (la surface couverte étant plus grande, chaque utilisateur dispose de moins de débit), alors qu’en milieu urbain plus densément habité, la zone de couverture est d’environ 500 m pour Paris et de 1 000 à 2 000 m pour des villes moins denses comme Poitiers ; la puissance d’émission est répartie sur les bandes de fréquences dont dispose chaque opérateur.

 

Répartition spatiale

La structure des antennes utilisées (antennes panneaux multi-éléments) concentre l’énergie selon des directions précises.

Les antennes émettent le plus souvent dans un plan horizontal sur 120 degrés, et dans le plan vertical selon un lobe principal de 6 à 8 degrés de hauteur avec un gain 17 à 18 dbi et des lobes secondaires en dessous de celui-ci avec des gains de 0 à environ 8 dbi6.

Soit des coefficients de concentration de la puissance émise (PIRE) variant de 50 à 63 pour les lobes principaux, et entre 4 et 9 pour les lobes secondaires.

L’inclinaison de l’axe du lobe principal en degrés par rapport à l’horizontal s’appelle le tilt qui peut le plus souvent être réglé électriquement à distance.

 

Évolution dans une direction

Le champ électromagnétique généré par les antennes relais pour l’exposition des habitations sont pris en compte à des distances de l’antenne supérieures à plusieurs fois la longueur d’onde, il s’agit de champ lointain ou zone de diffraction de Fraunhofer selon la dénomination scientifique.

En champ lointain, les champs électriques (E) et magnétiques (H) sont liés et décroissent linéairement, la connaissance du seul champ électrique permet de calculer une densité surfacique de puissance.

Les champs électriques et magnétiques décroissent en 1/d et la densité de puissance P en 1/d2 en champ lointain.
P en watts, d en mètres, E en volts par mètre (V/m).

Exemple de mesure officielle à Antibes, site Cartoradio : 11,8 V/m à 30 mètres d’une antenne tri-bande, ce point de mesure (terrasse) étant en plein dans le lobe principal d’émission

 

cartoradio.fr 

le site de l’ANFR ( Agence  nationale des fréquences)

cartes des antennes relais (site basée sur les données du site cartoradio.fr

 

 

 

 

 

 

  • Selon un article du 5 février 2020 de Romain Pomian-Bonnemaison sur le site Phonandroid.com

Le déploiement de la 5G en France nécessitera l’installation d’environ 30% de sites d’antennes supplémentaires par rapport à la 4G pour obtenir une couverture équivalente, selon une étude du cabinet Tactis. Il en faudrait même jusqu’à trois fois davantage pour couvrir les zones rurales peu denses. 

L’ANFR –L’Agence nationale des fréquences–  s’apprête à attribuer les fréquences 5G 3,5 GHz aux opérateurs. Le cabinet d’analystes Tactis s’est intéressé aux facultés de propagation de cette bande, et mis au point des simulations qui permettent de se rendre compte du nombre d’antennes nécessaires pour couvrir le territoire en 5G avec un taux de couverture équivalent à la 4G. Et le constat est sans appel : « les déploiements 4G actuels utilisent notamment des fréquences basses, qui portent loin, tandis que les fréquences hautes qui seront utilisées pour les déploiements 5G, dans la bande des 3,5 GHz, offrent beaucoup de débit mais portent bien moins loin », explique Julien Renard chez Tactis.

« Compte tenu des orientations fixées par le gouvernement, l’Arcep – Arcep : Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse– a conduit pendant l’été une consultation publique sur le projet de modalités et conditions d’attribution d’autorisations d’utilisation de fréquences dans la bande 3,4 – 3,8 GHz, en France métropolitaine. L’Arcep prévoyait de proposer au Gouvernement, au cours des semaines suivant la consultation, un texte sur ces modalités et conditions d’attribution, en vue de conduire l’attribution des fréquences à l’automne.

L’Agence est intervenue sur plusieurs points en vue de faciliter la mise à disposition de cette bande pour le déploiement de la 5G : »

…Il faut ainsi plus d’antennes 3,5 GHz que d’antennes 700 MHz. Quant aux antennes dans la bande 26 GHz, elles ne portent que sur une centaine de mètres.

NIVEAU MONDIAL : ICNIRP (INTERNATIONAL COMMISSION ON NON-IONIZING RADIATION PROTECTION)

La ICNIRP est une commission scientifique indépendante mise en place par l’Association internationale de radioprotection (IRPA) pour promouvoir la protection contre les rayonnements non ionisants (RNI) dans l’intérêt de la population et de l’environnement. (L’IRPA est L’Association internationale de radioprotection, ou International Radiation Protection Association (IRPA), a été formée le  durant une réunion à Los Angeles. Les membres incluent des sociétés de radioprotection de 48 pays, ainsi que des personnes individuelles. -> site officiel IRPA. La SFRP – société française de radioprotection – est la société française membre de l’IRPA

Elle émet des avis et des recommandations d’ordre scientifique au sujet de la protection contre l’exposition aux RNI, formule en toute indépendance et sur la base de données scientifiques des principes généraux et des limites d’exposition de portée internationale aux RNI et elle représente les professionnels de la radioprotection dans le monde entier grâce aux rapports étroits qu’elle entretien avec l’IRPA.

La ICNIRP est l’organisation non-gouvernementale officiellement reconnue par l’OMS et l’ Organisation internationale du Travail (OIT) dans le domaine de RNI.

LE CADRE JURIDIQUE EUROPÉEN

comparaison des règlementations européennes

L’Agence a été engagée en amont dans l’élaboration du cadre réglementaire européen des fréquences. Les gestionnaires de fréquences des pays membres de l’Union européenne ont, dès novembre 2016, donné une impulsion politique décisive en recommandant la bande 3,5 GHz, comme bande principale pour l’introduction de la 5G, la bande 26 GHz étant considérée comme une bande pionnière au-dessus de 24 GHz (Document RSPG16-032 FINAL).

L’Agence a été engagée en amont dans l’élaboration du cadre réglementaire européen des fréquences. Les gestionnaires de fréquences des pays membres de l’Union européenne ont, dès novembre 2016, donné une impulsion politique décisive en recommandant la bande 3,5 GHz, comme bande principale pour l’introduction de la 5G, la bande 26 GHz étant considérée comme une bande pionnière au-dessus de 24 GHz (Document RSPG16-032 FINAL). La Commission européenne a alors donné mandat au début de l’année 2017 à la CEPT – conférence européenne pour les postes et télécommunications -pour qu’elle propose les conditions techniques d’utilisation des fréquences par la 5G dans ces deux bandes. Un second mandat a été donné au cours de l’année 2018 pour réviser les conditions techniques dans les bandes 900, 1800 MHz, 2 GHz et 2,6 GHz afin qu’elles soient compatibles avec une utilisation pour les technologies 5G.

Pour la bande 3.5 GHz, les conditions harmonisées font l’objet de la Décision (EU) 2019/235 adoptée le 24 janvier 2019, reprenant les recommandations du rapport CEPT (CEPT Report 067)  y compris pour la protection des radars militaires opérant en dessous de 3,4 GHz. Cette Décision, si elle impose un plan de fréquences TDD (le terminal et la station de base exploitent la même bande de fréquences en fonction du temps) laisse la flexibilité nécessaire au niveau national pour tenir des comptes des usages en place (par exemple, en France, en-dessous de 3490 MHz).

Des « boites à outils » ont également été élaborées pour aider à la mise en œuvre de ces différentes conditions au niveau national. Pour la bande 3,5 GHz, un livrable (ECC Report 296), publié au début 2019, expose les enjeux et les atouts d’une synchronisation entre réseaux TDD (4G ou 5G) et propose des orientations pour sa mise en œuvre au niveau national. Sans synchronisation, les réseaux devraient respecter des bandes de garde ou des distances de séparation importantes. Une recommandation proposera prochainement les conditions à mettre en œuvre aux frontières pour éviter les brouillages entre réseaux 5G.

pour qu’elle propose les conditions techniques d’utilisation des fréquences par la 5G dans ces deux bandes. Un second mandat a été donné au cours de l’année 2018 pour réviser les conditions techniques dans les bandes 900, 1800 MHz, 2 GHz et 2,6 GHz afin qu’elles soient compatibles avec une utilisation pour les technologies 5G.

Pour la bande 3.5 GHz, les conditions harmonisées font l’objet de la Décision (EU) 2019/235 adoptée le 24 janvier 2019, reprenant les recommandations du rapport CEPT (CEPT Report 067)  y compris pour la protection des radars militaires opérant en dessous de 3,4 GHz. Cette Décision, si elle impose un plan de fréquences TDD (le terminal et la station de base exploitent la même bande de fréquences en fonction du temps) laisse la flexibilité nécessaire au niveau national pour tenir des comptes des usages en place (par exemple, en France, en-dessous de 3490 MHz).

Des « boites à outils » ont également été élaborées pour aider à la mise en œuvre de ces différentes conditions au niveau national. Pour la bande 3,5 GHz, un livrable (ECC Report 296), publié au début 2019, expose les enjeux et les atouts d’une synchronisation entre réseaux TDD (4G ou 5G) et propose des orientations pour sa mise en œuvre au niveau national. Sans synchronisation, les réseaux devraient respecter des bandes de garde ou des distances de séparation importantes. Une recommandation proposera prochainement les conditions à mettre en œuvre aux frontières pour éviter les brouillages entre réseaux 5G.

LE CADRE JURIDIQUE ET RÉGLEMENTAIRE FRANÇAIS

portail radio-fréquences santé environnement : les limites d’exposition

INERIS : ( L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) créé en 1990 et placé sous la tutelle du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire français   )   guide pour l’établissement de limites d’exposition aux champs électriques, magnétiques et électromagnétiques

Adapter le tableau national de répartition des bandes de fréquences

Le tableau national de répartition des bandes de fréquences (TNRBF) a été révisé afin de donner à l’ARCEP le cadre réglementaire indispensable à l’introduction de la 5G en France. Le Premier ministre a ainsi arrêté le 7 juin 2018 les modifications au TNRBF, précisant, entre autre, le calendrier de libération de la bande 3,5 GHz par le ministère de l’Intérieur pour permettre les futures autorisations « 5G » dans cette bande. Un calendrier ambitieux prévoit une libération progressive par département, en trois phases, pour au plus tard le 1er mars 2020. Ce projet est conforme à la décision communautaire (Décision (EU) 2019/235).

Le Fonds de réaménagement du spectre (FRS) finance depuis mai 2018 la migration des réseaux utilisant la bande 3,4-3,8 GHz afin d’accélérer la libération de fréquences préalable à l’introduction de la 5G en France.  Les sommes avancées par ce fonds seront ensuite remboursées par les opérateurs qui seront autorisés dans le cadre de la procédure d’attribution de la bande 3490-3800 MHz .

A la demande de l’Arcep, l’ANFR a réalisé des études d’impact préliminaires de la protection des stations terriennes recevant au-dessus de 3800 MHz vis-à-vis des stations de base 5G avec antennes actives (AAS) qui seront autorisées par l’Arcep dans la bande 3490-3800 MHz. Ces études ont été rassemblées dans un rapport. Des approfondissements pourraient être menés ultérieurement par exemple dans le cas de nouvelles informations sur le filtrage des équipements 5G ou sur le niveau de blocage des stations terriennes.

éléments du rapport : Le présent document vise à étudier la protection des stations terriennes du service fixe par satellite recevant au-dessus de 3,8GHz vis-à-vis des futurs réseaux mobiles (5G) bientôt autorisés par l’Arcep dans la bande de fréquence 3,49 – 3,8 GHz.
Dans cette étude d’impact préliminaire, seules les stations de base équipées avec des antennes actives à réseaux phasés (AAS), comme cela est prévu pour les réseaux 5G seront considérés.

CARACTERISTIQUES DU SFS
Dans la bande 3,8-4,2 GHz, les stations terriennes autorisées communiquent uniquement avec des satellites géostationnaires (GSO).

CONSULTATION FRANÇAISE PUBLIQUE DU 3 AU 25 SEPTEMBRE 2019 AUPRÈS DE 2 ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES – FFT, AFNUM,  2 GRANDES VILLES -PARIS ET LYON, 2 ASSOCIATIONS DE DÉFENSE DES CITOYENS – PRIARTEM, ET CNAFAL

ANFR : lignes directrices nationales sur la présentation des résultats de simulation de l’exposition aux ondes émises par les installations – version octobre 2019

Contributions à la consultation publique :

  • PRIARTEM   -(Réponse  du 25/9/19 à la consultation) –Sophie Pelletier, Présidente-Janine Le Calvez vice-présidente co-fondatrice de l’association( Association nationale agrée Pour rassembler, informer et agir sur les risques liés aux technologies électromagnétiques )

Priartem se bat depuis 2000  pour la protection de la santé et de l’environnement face aux risques liés à l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Elle a progressivement élargi son champ d’action à l’ensemble des technologies de la communication sans fil dans le domaine des radiofréquences (en 2004), puis, intégrant la problématique des personnes devenues électrosensibles, à l’ensemble des gammes de fréquences (en 2014).

A cette occasion, PRIARTEM a intégré en son sein le collectif des Electrosensibles de France, créé en 2008, par des personnes victimes de cette pathologie pour la faire reconnaître et défendre le droit des malades.

La CNAFAL sur son site rapporte le 8 juin 2017 les résultats d’une rencontre de l’ANSES -agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail- et des 14 présentations :

« Roger GENET, directeur général de l’ANSES a ouvert le colloque signalant que d’ici 2020 plus de 2 milliards d’objets connectés devraient être en service en France, ce qui pose de légitimes interrogations sanitaires. L’ANSES qui accorde beaucoup d’importance à cette question  a financé 45 projets de recherche depuis 2011 dans le cadre du programme national de recherche environnement-santé-travail (PNREST) pour un montant total de 9,1 M€. Ce programme dans lequel interviennent des équipes d’horizons variés, en partie étrangères, est financé par une taxe sur les objets connectés non filaires, directement reversée à l’ANSES, mode de financement sensé garantir l’indépendance de l’agence[1].

Les 14 études sont reprises ci-dessous  dans l’ordre de leur présentation. Les titres en gras ci-dessous reprennent textuellement  les dénominations des recherches évoquées. Plusieurs études couvrent des champs d’investigation très proches mais chacune vise un objectif différent. Les passages en italique sont des citations tirées du dossier remis aux participants. »

Analyse et caractérisation de l’exposition des très jeunes enfants.

L’objectif de cette étude est de déterminer un modèle pour caractériser les doses d’exposition subies par les très jeunes enfants qui ne peuvent être considérés comme des adultes en miniature du fait de leur morphologie particulière et de l’impact des ondes sur leur développement.

Le travail de l’équipe a abouti à mettre au point un modèle numérique spécifique pour cette tranche d’âge, prenant en compte des divers paramètres, disponible pour les chercheurs ainsi que les organismes chargés de fixer les normes et de veiller à leur application.

MOBI-EXPO : « caractérisation de l’utilisation du téléphone portable chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte dans le cadre d’une étude épidémiologique multicentrique ».

Cette recherche internationale (12 pays répartis sur plusieurs continents) est le préalable d’une étude épidémiologique de grande ampleur…

Le modèle mathématique qui a été validé apporte « de précieux éclairages sur la conception, l’analyse et l’interprétation de futures  études épidémiologiques » ainsi que la mise au point « de stratégies de réduction de l’exposition aux radiofréquences ».

Réponses physiologiques d’adaptation ou d’évitement du rat juvénile exposé aux ondes radiofréquences type antenne relai.

Il s’est agi de vérifier si des rats de laboratoire sont sensibles aux ondes en leur permettant de passer d’une cage exposée à une cage non exposée. Il est apparu qu’à température normale durant leur période d’activité, les rats ne sont pas perturbés par le champ électromagnétique (CEM), mais que pour leur période de repos ils choisissent la cage non exposée. Lorsque la température  augmente des perturbations apparaissent également durant la période d’activité. Tout ceci accrédite l’idée qu’ « il pourrait y avoir un lien entre ce type d’exposition et les symptômes et désagréments ressentis par les personnes qui se disent atteintes d’EHS, même pour des niveaux d’intensité très faibles ».

Technologies de communication, environnement et tumeurs cérébrales chez les jeunes.

Cette étude internationale (14 pays) compare l’exposition aux ondes d’une population significative de jeunes (10 à 24 ans) opérés pour des tumeurs cérébrales avec celle d’un groupe témoin équivalent opéré pour appendicite à partir du recueil des informations de chaque individu quant son usage de la téléphonie mobile avec prise en compte du biais de mémorisation. L’analyse des données est en cours. « Au vu de la forte utilisation de téléphone chez les jeunes, les résultats de cette étude sont très importants pour évaluer l’existence ou non d’une augmentation de risque d’une des tumeurs les plus fréquentes ».

Analyse de l’impact des ondes millimétriques sur la différentiation des cellules nerveuses.

A partir de 2020 devrait se déployer le réseau téléphonique 5G qui a recours aux ondes millimétriques (OMM), de 30 à 300 Ghz. L’impact sanitaire de ces fréquences n’étant pas connu, il était important de l’étudier avant la généralisation des OMM. La pénétration des  OMM dans  le corps humain s’arrêtant aux couches profondes de la peau, il fallait vérifier leur impact sur les cellules nerveuses périphériques. Les résultats de l’étude in vitro ne montrent pas d’effet délétère sur des expositions de courte durée (24h), mais « ne présagent en rien de l’innocuité de ces ondes en ce qui concerne les effets à long terme ou les effets sur l’activité électrique des neurones ».

Caractérisation des expositions induites par les futurs systèmes de transfert d’énergie sans fil.

Peu connue du grand public, cette technologie émergente permet  de recharger des batteries et d’alimenter des appareils électriques sans fil, sur de courtes distances, par ondes pulsées. ..

Les premiers résultats indiquent que « dans certains scénarios d’exposition, la limite en termes de densité de courant peut être atteinte plus rapidement que celui en DAS », en d’autres termes que l’irradiation peut être assez conséquente.

Etude en temps réel des effets cellulaires globaux des radiofréquences.

Les effets biologiques des radiofréquences sont encore mal connus au niveau cellulaire. Toute la difficulté reposait dans l’absence d’appareillage expérimental ad hoc. L’équipe chargée de ce projet a réussi à mettre au point un système permettant d’étudier les variations métaboliques de cellules en culture soumises à des champs électromagnétiques. Pour l’instant l’expérimentation n’a porté que sur des cellules très spécifiques (kératinocytes et neuroblastes humains) mais la poursuite du programme portant sur des cellules primaires devrait permettre de contribuer « de manière solide à l’évaluation du risque sanitaire présenté par l’exposition aux champs radiofréquences ».

Développement d’un scanner de débit d’absorption spécifique à haute résolution basé sur un capteur électro-optique.

La mesure de la dose de rayonnement radiofréquence reçue par une personne (DAS) se fait à l’aide de capteurs spécifiques pour chaque gamme de fréquences, dont les sondes métalliques influencent la mesure…

Une équipe a mis au point une sonde optique capable de couvrir une très large bande de fréquences, permettant une mesure en 3D et ne perturbant pas la mesure car n’étant pas métallique. Les mesures de DAS en seront facilitées, gagneront en précision et pourront s’appliquer à des domaines nouveaux. L’ambition finale du projet est d’ « établir l’art dans la métrologie du champ électrique pour l’évaluation du taux d’exposition radiofréquence »

L’étude Cosmos, une cohorte prospective européenne sur la téléphonie mobile et la santé

Faisant suite à de précédentes études contestées pour des biais méthodologiques, Cosmos porte sur les données de 290 000 adultes européens volontaires (plus de 310 000 à terme) répondant à des questionnaires sur leurs usages de téléphonie et autres objets communicants, données corrigées du biais de mémorisation. Un croisement de ces données avec celles de l’épidémiologie « permettra l’étude de risques éventuels de maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, neurologiques, de symptômes spécifiques tels que acouphènes, maux de tête, troubles du sommeil, impact éventuels sur la reproduction) ». Le traitement des données se fera au niveau européen, mais également dans chaque pays participant. En France ce traitement  sera croisé avec l’étude épidémiologique « Constances ». « Grace à sa taille, à la diversité des pays d’étude et des événements de santé qui seront étudiés, Cosmos contribuera aux connaissances scientifiques et sanitaires sur les risques éventuels associés à l’usage intensif et à long terme de téléphone

Représentation du risque et coproduction de savoirs experts et profanes dans la résolution des controverses liées aux radiofréquences en France et au Québec (RISQUE).

Cette étude se situe dans le champ sociocognitif et comporte 4 étapes : détermination des  représentations sociales du risque lié aux radiofréquences lors d’entretiens libres ; études de cas par l’intermédiaire d’entretiens semi-directifs ; recension systématiques des écrits ; établissement d’un cadre de référence sur une approche de dialogue. L’objectif est de mieux appréhender  les inquiétudes de la population pour « comprendre comment une communauté/collectivité peut planifier ses stratégies d’adaptation et de développement ».

Caractérisation des effets d’un champ électromagnétique GSM sur des modèles de vulnérabilité cérébrale : développement, neuro-inflammation et hypersensibilité.

Cette recherche a porté sur des rates gestantes ainsi que des rats juvéniles exposés durant leur développement, conjointement aux radio-ondes et à des agents infectieux pour vérifier si l’exposition aux CEM affaiblissait leur organisme et modifiait leur comportement. Les résultats montrent que « chez le rat adulte, des comportements pourraient être modifiés de manière dose-dépendante par les CEM suite à une trace laissée par un événement inflammatoire au moment de la gestation ou de l’adolescence »  ainsi que l’ « existence d’interactions avec le tissu biologique et de possibles effets sanitaires pour des DAS cumulés élevés. » Débit d’Absorption Spécifique

Effets des ondes GSM 1800 Mhz sur les cellules microgliales et la neurotransmission dans un contexte neuroinflammatoire.

Proche de l’étude précédente celle-ci cherche à vérifier l’impact des radiofréquences sur un « cerveau affecté par un processus pathologique » en raison du constat que « de nombreux états neuropathologiques ont une composante neuro-inflammatoire associant des réactions morphologiques et fonctionnelles des cellules microgliales à des modifications de l’activité ou de l’intégrité des réseaux neuronaux ». Les résultats de cette étude portant sur l’analyse d’un certain nombre de marqueurs biologiques dans différentes conditions s’avèrent « statistiquement significatifs 24h après l’exposition des animaux ; ils ne le sont plus 72h après l’exposition ». Ils mettent nettement en évidence « la sensibilité ou la réponse de cellules cérébrales à des radiofréquences utilisées pour la téléphonie mobile peuvent être augmentées lors d’un épisode neuro-inflammatoire aigu. »

Effets biologiques de l’exposition aux radiofréquences des cellules neuronales. Projet MOTUS.

Il est connu que l’exposition à des ondes GSM (téléphonie 2G) entraine « une diminution significative de l’activité électrique des réseaux de neurones in vitro » et  de la « prolifération des cellules souches dans le cerveau du rat », contrairement  à celle à des ondes UMTS (3 G). Le projet Motus se fixe pour objectif de caractériser et comprendre cette différence de réaction cellulaire entre l’exposition aux ondes GSM et celle aux ondes entretenues (CW en anglais). La recherche s’est fixée 5 tâches successives dont pour l’instant 4 ont été abordées. Les premiers résultats « tendent à prouver la robustesse de l’effet d’inhibition de l’activité électrophysiologique sous exposition radiofréquences […] in vitro ». Les essais in vivo et l’immunochimie sont en cours et il est trop tôt pour se prononcer sur les différences de réactions des tissus cérébraux en fonction de la nature des ondes.

Analyse moléculaire et cellulaire des effets des radiofréquences sur les membranes des cellules.

Une étude antérieure avait montré « un effet des signaux GSM sur l’endocytose des cellules ». Le projet MARFEM a étudié « l’oxydation des lipides membranaires suite à l’exposition de membranes biologiques à des radiofréquences et à des impulsions électriques ».

Les résultats de l’étude montrent des effets avérés en matière d’oxydation et de peroxydation des lipides avec production de radicaux libres, différenciés selon l’intensité et la nature des rayonnements. « MARFEM a donc permis de mettre en évidence d’une part, des mécanismes moléculaires d’interaction des radiofréquences et d’autre part l’effet extrêmement limité des GSM »

conclusion de François Vetter – Président du CDAFAL 70 :

« Il est très difficile pour le profane, même initié de suivre les démarches des chercheurs dans les présentations de leurs études, mais il appartient au citoyen de se faire une opinion et de choisir dans quelle société il veut vivre. En essayant de prendre de la hauteur sur les travaux présentés, il ressort que l’exposition du vivant aux ondes électromagnétiques a des effets avérés, d’importance variable selon l’organisme, l’individu, la nature et l’intensité des ondes, sans que l’on sache encore bien décrire les mécanismes biologiques en jeu.

Il faut que la recherche continue à nous éclairer, mais dans le même temps il importe d’aller vers la modération électromagnétique en vertu du principe de précaution, du moins tant que l’innocuité des ondes sur la santé n’aura pas été démontrée. »

ARCEP : tableau de déploiement 5G

Plateforme d’expérimentation 5G ouverte en bande 26 GHz

 

A la suite de l’appel lancé conjointement par l’Arcep et le gouvernement en janvier 2019, l’Arcep a autorisé de premiers acteurs à exploiter des plateformes d’expérimentation 5G ouvertes en bande 26 GHz. Il s’agit de réseaux 5G expérimentaux qui ont obtenu une autorisation d’utilisation de fréquences de longue durée en bande 26 GHz, en contrepartie d’un engagement à permettre à des acteurs tiers (i.e. autres que le titulaire de l’autorisation) d’utiliser le réseau expérimental pour venir tester leurs propres cas d’usages de la 5G.

D’autres projets de plateformes d’expérimentation 5G ouvertes en bande 26 GHz sont en cours d’instruction par l’Arcep et seront, le cas échéant, ajoutées ci-dessous.

Les acteurs qui sont intéressés pour profiter de ces plateformes d’expérimentation 5G ouvertes en bande 26 GHz sont invités à se rapprocher des titulaires des autorisations listées ci-dessous. Ces derniers sont tenus alcomde publier les conditions d’accès à leur réseau.

Cité des sciences et de l’industrie ( Nokia) fréquence 26500-27300

Vélodrome national de Montigny-le-Bretonneux ( Saint-Quentin en Yvelines, Nokia, Qualcom, France TV)

Gare de Rennes ( Orange, SNCF)

Châtillon (Orange)

Nozay ( Acatel Lucent International)fréquence 26500-27500)

Puteaux (Paris la Défense) (fréquence 26500-27300)

Gare de Lyon Part-Dieu (Bouygues Telecom ( fréquence 26500-26900)

St-Priest ( Bouygues Telecom) ( fréquence 26500-26900)

Vélizy (Bouygues Telecom) ( fréquence 26500-26900)

Bordeaux ( Bordeaux Métropole, Bouygues Telecom) ( fréquence 26500-26900)

Le Havre (Grand POrt maritime du Havre, Siemens,EDF, Nokia) (fréquence 26500-27300)

Angoulême ( IP Direction) (fréquence 26500-27300)

Franconville (Syrtem, Orange, Unice, SDRF,Eurecom,TCL)

Puteaux (Icade, Orange, Ssco)

Panorama des expérimentations ( 57 implantations fin avril 2020)
Disponibilité des bandes de fréquence pour la 5G

la bande 3,5GHz(3,4-3,8GHz) Cette bande est attribuée partiellement jusqu’en juillet 2026 à différents acteurs : opérateurs de réseaux radio haut débit (THD)  ou réseaux à boucle en Wimax : bande 3410-3580)

Bolloré Telecom titulaire de 2 blocs de 15 MHz D

SHD (2 blocs de 15MHz)

différents utilisateurs de stations satellites terriennes  juqu’en 2023

la bande 26GHz (24,25 -27,5 GHz) La 5G utilisera de nouvelles fréquences bien supérieures à celles aujourd’hui utilisées dans les télécommunications civiles, dans les bandes millimétriques (supérieures à 24GHz) notamment pour les réseaux mobiles en zones très denses et pour de nouveaux services dédiés aux industries.

A ce jour seule la bande 26,5-27,5 est libre et peut-être utilisée dès 2020.

voir le grand dossier ARCEP sur la 5G 

notamment de bord des expérimentations 

les travaux de l’ARCEP pour préparer  la 5G

le plan d’action de la commission européenne 

tableau de bord ARCEP des expérimentation de la 5G en France (mise à jour 24 février 2020)

Arcep : procédure d’attribution de la bande 3,5-3,8 GHz (mise à jour 3 avril 2020)

alerte.ch : la drôle de guerre de la 5G contre l’humanité

lundi.am : la 5G infrastructure logique d’internet 

Coordonnées:

Claire Edwards: stop5gappeal@protonmail.com

Arthur Firstenberg: spaceappeal@fastmail.fm

www.5gspaceappeal.org/contact/

La 5G en Inde 

Business France .fr :

Znet.fr le 7 janvier 2020 : autorisation ou non de Huawei

carte de couverture en Inde : réseaux  CellOne ainsi que la couverture des réseaux mobiles AirtelVodafoneIdea CellularJio.

Contrairement aux États européens, le Japon n’a pas mis aux enchères ses fréquences. Le ministère des Affaires intérieures et des Communications les a gratuitement attribuées aux quatre opérateurs du pays (NTT Docomo, KDDI, Softbank et Rakuten) en avril 2019. Comme c’est le cas dans de nombreux  pays, cette attribution s’est assortie d’obligations en matière de couverture. Les deux plus grands opérateurs, NTT Docomo et KDDI, se sont engagés à couvrir plus de 90 % de la population japonaise

Cet accord passé entre les opérateurs et le gouvernement permet aux acteurs japonais de se concentrer sur les solutions d’équipement sans avoir à affronter l’enjeu des équipementiers à risque. Le Japon applique poliment une interdiction de facto de Huawei – sans jamais utiliser ce terme. Cette approche diffère de la posture américaine car elle évite une confrontation ouverte avec la Chine.
Parmi les quatre principaux opérateurs, seul Softbank utilise de la technologie Huawei dans son infrastructure 4G. Or en décembre 2019, Softbank a annoncé le retrait des équipements Huawei de son réseau 4G au profit de Nokia et d’Ericsson

La 5G en Corée du Sud

Les Echos 9 janvier 2020 : Premier pays au monde à avoir déployé la 5G, la Corée du Sud met les bouchées doubles pour développer la voiture connectée, les « smart cities » et les usines intelligentes. Itinéraire dans le monde de demain.
La Corée n’est pas peu fière d’avoir été le premier pays au monde à lancer, le 3 avril 2019, sa technologie 5G . De justesse certes mais dans un bel ensemble du côté des opérateurs. SK Telecom, LG U+ et KT ont démarré, avec l’appui de Samsung Electronics, leur offre de 5e génération à la barbe de leur concurrent américain Verizon Communications et bien avant la Chine.
Six mois plus tard, le pays affichait près de 4 millions d’abonnés, selon le ministère des Sciences et Technologies, et espérait franchir le seuil des 5 millions au tournant de l’année. SK Telecom (44 % de part de marché) devance KT (30 %) et LG U+ (25 %), le reste étant disputé par des opérateurs sans réseau propre.
La voiture connectée constitue, avec la ville et les usines intelligentes, l’un des débouchés les plus évidents et parmi les plus visibles de la 5G. Une partie des recherches sont menées à Pangyo Techno Valley, la Silicon Valley ultramoderne coréenne, située dans la province de Gyeonggi, dans le sud de Séoul à Seongnam
Les Echos -31/10/2019 : La Chine lance le plus grand réseau 5G au monde. Elle pourrait compter 110 millions d’utilisateurs fin 2020.  Pékin compte sur la 5G pour se hisser à la pointe de la prochaine révolution industrielle, mais aussi pour soutenir, son fleuron national Huawei attaqué par Washington.
Les services 5G de China Mobile et de ses concurrents China Telecom et China Unicom couvrent 50 grandes villes, parmi lesquelles Pékin, Shanghai, Canton et… Shenzhen, où se situe le siège de Huawei.
francetvinfo -6/1/2020 : Elle était attendue comme le messie : la 5G est arrivée aux Etats-Unis. Plus précisément, les opérateurs ont commencé à la déployer, en utilisant essentiellement les infrastructures existantes. Mais le processus va prendre plusieurs années, surtout dans un pays aussi immense que les Etats-Unis. Dans le monde, plus de quarante opérateurs ont commencé le déploiement, dans une vingtaine de pays. En tête, la Corée du Sud, mais aussi la Chine et le Japon, qui accueille les Jeux olympiques en 2020.
La 5G américaine existe en plusieurs parfums. En très haute fréquence, les utilisateurs peuvent escompter des vitesses très rapides – de l’ordre d’un Gigaoctet par seconde – mais il vaut mieux se trouver juste à côté de l’antenne, car les ondes dites « millimétriques » ne se propagent pas loin et sont limitées par toutes sortes d’obstacles (les murs, la pluie…). L’opérateur Verizon a pris le parti de déployer ce type de 5G, en commençant par quelques aires très restreintes dans une trentaine de centre-villes. Ces réseaux s’apparentent plutôt à de l’internet fixe, très haut débit, sans passer par la fibre.
Plus les fréquences sont basses, mieux elles se diffusent. Les opérateurs qui utilisent le spectre basse-fréquence de la 5G couvrent donc plus de territoire, mais fournissent des vitesses nettement moins élevées. C’est l’option choisie par T-Mobile, qui assure pouvoir desservir, potentiellement, 200 millions de personnes dans plus de 5 000 villes. A des vitesses seulement 20% plus rapides qu’avec la 4G, selon les experts du secteur.