Enquête sur l’existence des Anges gardiens

 

 

Enquête sur l'existence des anges gardiens

Présentation : 400 pages – 1993

ch1. De l’influence des Anges sur la vie quotidienne : 

Ce livre s’ouvre sur un fait survenu en janvier 1988 à Fremont – Californie. Pierre Jovanovic, passager d’une auto conduite par son amie, se déporte brusquement dans l’habitacle et évite ainsi une balle qui traverse le pare-brise dans  la seconde qui suit.

A l’occasion de déjeuners  l’auteur évoque parfois cet événement qui l’a marqué. Et s’ensuivent  alors des échanges à propos de cas similaires chez d’autres participants. Ces observations font naître chez l’auteur l’idée de la réalisation d’une enquête qui durera 4 ans avant d’aboutir à ce livre.

Cette enquête sera menée en partie aux USA avec les interviews :

de médecins spécialistes des NDE : Dr Elisabeth Kübler Ross, Pr Kenneth Ring, Dr Melvin Morse.

de spécialistes des niveaux de conscience comme le Dr John Lilly mondialement connu pour ses travaux sur les dauphins.

des spécialistes de sorties hors du corps comme Robert Monroe.

des spécialistes des Anges comme Terry Taylor.

L’autre partie de cette enquête journalistique se déroule essentiellement en France et tout au long de celle-ci,  l’auteur lira des quantités de livres écrits sur tous les sujets autour des Anges, des NDE, des apparitions de la Vierge, des phénomènes extraordaires vécus par les grand(e)s mystiques.

ch2. Des Anges dans les tunnels
  • parution en 1975 du livre : « Life after Life » du Dr Raymond Moody – traduit en français en 1984: « La vie après la vie » .
  • Depuis l’apparition des microprocesseurs en 1975 le nombre de réanimés croît de façon exponentielle et explique l’accroissement des témoignages recueillis sur les NDE et sorties hors du corps.
  • C’est en 1965, alors qu’il est étudiant, que Moody rencontre le médecin psychiatre George Ritchie de Charlotsville qui lui raconte sa mort en 1943 suite à une pneumonie puis un peu plus tard son retour à la vie. Durant ce moment entre sa mort médicale et le retour à la vie, il dit avoir rencontré dans  une lumière extraordinaire un être fait aussi de lumière, totalement viril et il lui vint cette certitude : « tu es en présence du fils de Dieu ». Mais il ne ressemblait pas au Jésus des livres de catéchisme. Ce qui émanait de lui était un amour inconditionnel au delà de ses rêves les plus fous. Le Christ lui demande : « qu’as-tu fait de ta vie que tu puisses me montrer ? » Puis il l’emmène visiter cinq de ses autres réalités… Plus tard il revient à la réalité terrestre et retrouve le médecin qui le soigne.
  • Moody fut impressionné à la fois par l’histoire et celui qui la raconte. Il passe son doctorat de philosophie en Caroline du Nord puis commence une petite enquête sur des histoires semblables à celles de Ritchie, parallèlement il s’inscrit à la faculté de médecine. Il trouve ainsi 150 cas semblables à celui de Ritchie et découvre qu’hormis Elisabeth Kübler-Ross, personne ne s’est intéressé encore à ce sujet.
  • Sur la base de ces enquêtes il écrit donc en 1975 son livre « Life After Life« . Alors que son éditeur s’attend à vendre environ 2000 exemplaires de ce livre, c’est actuellement un succès colossal avec près de 10 millions de ventes en 15 langues différentes. Dans son livre, il avait identifié 14 caractéristiques communes aux patients qui étaient revenus à la vie.
  • S’agissant des anges, sujet de ce livre, Moody le traite avec retenue au chapitre 7, conscient des révélations déjà contenues dans son livre. –cf la présentation de son  livre sur les Carnets du yoga  de septembre 2016 et présenté par l’Union comtoise de yoga à Besançon-
  • Trois ans après la sortie de son livre, un cardiologue réputé, le Dr Maurice Rawlings écrit aussi un livre sur le sujet- cf sur le site cielvisite.com. Le Dr Rawlings est un vrai cartésien, ancien médecin militaire à Francfort, spécialiste de la chirurgie de guerre puis cardiologue dans l’US Navy avant de terminer sa carrière au Pentagone et de se retirer ensuite dans le Tennessee. Maurice Rawlings n’était pas croyant et n’avait selon ses dires jamais mis les pieds dans une église. Il raconte l’histoire de sa lutte pour ramener plusieurs fois en vie un homme qui lui demande de le sortir de l’enfer dans lequel il se trouve à chaque perte de connaissance. Pour enfin se résoudre à répondre à cette demande il lui vient l’idée de demander à ce patient de  prier Jésus.
  • Bouleversé par cette expérience médicale il se mit à interroger tous ses patients opérés à chaud  et il découvrit, stupéfait, des sorties hors du corps, des tunnels, des rencontres avec des membres décédés de la famille, des Anges, la Lumière ineffable etc…
  • Comme le Dr Moody, il arriva aussi à la conclusion que la vie ne s’arrête pas au moment de la mort du corps. Il regroupa ses témoignages dans un livre publié en 1978 où il parle aussi de sa conversion personnelle ce que ne lui pardonna pas la communauté scientifique qui l’ignora.

Kenneth Ring  est professeur de psychologie à l’université du Connecticut. C’est lui qui va fournir le contexte scientifique aux NDE. En 1977, il traverse une période de déprime et lit à cette occasion le livre de Moody. Comme il cherchait un sujet original il part à la recherche des « survivants » afin de réaliser une enquête scientifique.

Il sélectionna de façon sévère – au point de vue des critères- 102 personnes ayant effectué un court voyage dans l’au-delà et décida de les interroger. Pour y parvenir il réalisa une batterie de questions précises dont il tira 5 stades majeurs selon lesquels il classa les témoignages recueillis :

  1. sensation de paix et sérénité : 60%
  2. séparation du corps physique : 37%
  3. entrée dans l’obscurité (du tunnel) : 23%
  4. vision de lumière : 16%
  5. fusion avec la lumière : 10%

Comme pour Moody il ne remarqua pas d’Anges gardiens, sauf dans un cas qui fait partie du cinquième cas (fusion avec la lumière)

Le Pr Ring publia son étude en 1982 sous le titre « Life at Death ».

Deux autres livres furent publiés quasi simultanément :

 » Recollection of Death » écrit par Michael Sabom, cardiologue en Floride et « Adventures in Immortality » rédigé par George Gallup Jr, héritier du célèbre institut de sondage. Intéressé par les NDE et après avoir lu les livres de Moody et Kübler-Ross il décide d’en faire un sondage. Il a été surpris de constater qu’entre 5 et 15% de la population américaine avait connu une expérience inhabituelle de type NDE , sortie hors du corps, etc…).

Michael Sabom allait enfoncer le clou. C’est un cardiolgue « haute technologie » qui emploie les dernières techniques mises au point et qui ne croyait pas aux NDE et …qui tombe dedans. Pas d’anges chez Sabom mais une infinité de variété de tunnels avec cette Lumière inexplicable au bout.

Au début, il n’hésitait pas à affirmer que ces états provenaient d’un magma chimique : endorphines, anesthésiants etc…

Mais il y avait les témoignages de décorporation vérifiés, par exemple celui d’un agriculteur décrivant avec précision la salle d’opération et les phases d’intervention : boutons utilisés, flacons etc…

Par la suite, divers médecins et chercheurs confirment ces résultats : Stanislas Grof, Phyllis Atwater, Margot Grey, et le médecin français Devawrin, Craig Lundhal, Bruce Greyson, John Audette Arvins Gibson, Evelyne-Sarah Mercier etc…

Erlendur Laraldsson et Karl Osis ont mené une enquête rigoureuse dans le monde médical en Inde puis aux USA – près d’un millier de témoignages-pour déterminer les effets des croyances et du cadre culturel. Résultat : les témoignages sont identiques.

Le mouvement NDE se répandit et les studios d’Hollywood accouchèrent de deux succès mondiaux : « Ghost«  et « Flatliners« .

Avec l’enquête du Dr Melvin Morse et son livre « Closer to the Light », compte-rendu de NDE infantiles, le Dr Morse donna ses lettres de noblesse aux NDE. Le journal « Life » lui consacra sa couverture en mars 1992.

L’enquête menée en 1984 au Chidren Hospital par Morse et deux autres médecins collaborateurs montra que quel que soit leur âge, conditions sociales des parents, les sensations et émotions décrites par les enfants sont identiques à celles des adultes.

Dans son livre il évoque entre autre  le cas d’une fillette, Krystel Merzlock, 7 ans, qui survécut à près de 20 mn de mort clinique alors qu’au delà de 2 à 3 mn, des zones du cerveau sont déjà atteintes. Après quelques jours, à l’occasion d’une visite du médecin, elle évoqua « son Ange gardien », la demande du Père éternel de rester avec lui ou de retourner chez ses parents. Un détail a donné à Morse la preuve qu’elle ne mentait pas : elle l’avait vu mettre un tuyau dans son nez au cours de la réanimation et elle décrivait les médecins et personnels qui l’entouraient à cet instant. Melvin Morse, d’éducation juive mais non croyant, resta sceptique jusqu’à la prochaine NDE un mois plus tard. Il constitua alors un dossier avec d’un côté les enfants rescapés d’une NDE et de l’autre ceux en soins intensifs sans arrêt cardiaque. Sur 200 entretiens d’enfants de 3 à 16 ans, 33 décrirent précisément des NDE. Ils appartenaient tous au groupe d’enfants réanimés.

Dans son enquête, il distingue les visions pré-mort du type « je vois ma maman elle est venue me chercher » . Comme pour les NDE le pourcentage fluctue entre 4 et 8%.

type 1 Visions avant le dernier soupir

Pierre Jovanovic relate cinq cas d’apparition d’Anges à cet instant : des anges sur les escaliers, un concert d’Anges, un Ange avec moi, quelqu’un avec moi, un Ange qui prend la main.

Type 2  Rencontre après le tunnel ou des Anges dans les NDE

Nous entrons ici dans le célèbre tunnel au bout duquel brille une Lumière indescriptible en termes humains. Sur les expériences de NDE 10% ont le privilège de fusionner avec la Lumière et 10% découvrent une présence à leurs côtés.

« Nous ne sommes pas des Anges puisque tu ne crois pas aux Anges » voilà le message reçu par Nancy Meier arrivée au bout du tunnel.

Tel est l’un des passages des 27 cas de rencontres avec des entités, des Anges, étudiées et relatées par Pierre Jovanovic.

Dans sa conclusion sur l’examen de ces cas, l’auteur conclut que les « guides », « gardiens », « présences », « amis », « compagnons » sont présents dans ce tunnel qui emmène vers la Lumière. 12 fois le témoin emploie le mot « Ange » et très loin derrière soit 4 fois, le mot « Être », 3 fois « gardien », et 2 fois « personne » et « dame ». Ensuite on trouve « entité », « puissance », « instructeur » etc… Ce sont les adultes qui emploie le mot « Ange » et non les enfants. Les descriptions parlent de présences brillantes avec un corps, des bras, des jambes, mais possédant rarement des ailes. Dans d’autres cas, le sujet ne les voit pas mais les sent à ses côtés, ils savent que quelqu’un les accompagne. Jamais il ne se présente en disant « je suis ton Ange gardien » mais plutôt « je suis ton gardien », je suis « celui qui te surveille ». Dans 60% des cas ils dialoguent avec le sujet et ce, toujours par télépathie. Autre détail significatif : dans moins d’un tiers des cas, l’examen de la vie vécue est évoqué, comme si, dit l’auteur, leur présence en dispensait le sujet. Ils sont tantôt masculin mais souvent féminins et généralement de couleur blanche. En clair, ils semblent fait de lumière mais dès que le sujet aperçoit la Lumière l’Ange disparait.

Pierre Jovanovic, après son enquête est convaincu de l’existence des Anges, contrairement d’ailleurs à la plupart des prêtres actuels qui n’y croient pas. Les témoignages recueillis des rescapés proviennent aussi bien des mormons, juifs, catholiques, protestants, hindous, orthodoxes, luthériens ou… athées. Plus que jamais, l’expérience de NDE le fait penser à un trou noir.

Il cite aussi le Dr William Serdahely, professeur de médecine au Montana, qui après l’étude de 80 cas, conclut que l’on dispose d’une aide aimante chaleureuse et prévenante de « l’autre côté ».

ch3. Des interventions…surnaturelles

Les interventions « surnaturelles » constituent une catégorie bien plus nombreuse que les expériences aux frontières de la mort.

A l’examen des NDE il semble que l’on ne peut mourir qu’à l’heure prévue dans l’agenda divin. On observe aussi, par exemple, des rêves prémonitoires, des synchronicités, des voix dont le cas le plus célèbre est évidemment pour nous celui de Jeanne d’Arc. Mais il y a aussi des gestes inexpliqués, des actions invisibles dans des situations dramatiques avec temps suspendu.

ch 4 Des dialogues avec les Anges
  1. On ne sort pas indemne du livre « Dialogues avec l’ange » de Gitta Mallasz qui raconte une aventure spirituelle à Budapest en 1943 vécue par elle, de confession catholique et ses trois amis de confession juive, Hanna, Lili, Joseph.

Chaque vendredi vers 3 heures, des êtres descendaient et utilisaient la voix de l’un ou l’autre pour répondre à leurs questions. Il y eu ainsi 88 dialogues scrupuleusement consignés sur des cahiers d’écolier et qui ont donné lieu au livre écrit par Gitta 33 ans plus tard avec cet avertissement page 8 : « je ne suis pas l’auteur des dialogues, je suis le scribe des dialogues« . Ses trois amis sont morts en déportation en 1944.

Gitta Mallasz insiste aussi en disant que personne n’a le droit d’enseigner le contenu des « Dialogues » car il s’agit d’un enseignement individuel.

Pierre Jovanovic va rencontrer d’autres familières des anges : Pat Devlin qui connut une guérison miraculeuse, Earline Chaney, Terry Taylor chacune ayant une approche particulière des anges mais « Dialogues avec l’ange » reste sa référence.

Il évoque aussi d’autres phénomènes surnaturels tels que le don des langues, et d’autres plus rares comme celui de sortir de son corps. Il évoque à ce  sujet Socrate, Plotin et même Plutarque et Platon qui parlait des « voyages de l’âme » et plus près de nous Rosemary Guiley et son « Harpers Encyclopedia of Mystrical & Paranormal« , Marcel Forhan (1884-1917) et son livre « pratique du voyage astral« , l’anglais Whiteman qui disait avoir fait 2000 sorties hors du corps, expériences détaillées dans son livre de 1961 « Mystical Life« , aux USA Sylvan Muldoon qui publia en 1929 « The Projection of the Astral Body »  qui compilait ses sorties depuis l’âge de 12 ans.

Il ya aussi Robert Monroe qui publia en 1971 « Journey out of the Body » qui retrace ses aventures nocturnes. Il explique comment il avait expérimenté d’autres niveaux de réalité, rencontré parfois des êtres bizarres se bagarrant avec d’autres. Il finit par se lasser jusqu’au jour où il utilisa la relaxation et la prière et alors il témoigna de ce que bon nombre ont parlé en revenant de NDE. Ingénieur de formation, il voulut étudier les conditions qui lui permettaient de sortir de son corps mais ne découvrit que ce qu’il savait déjà  à savoir les quatre stades électriques du cerveau : ondes bêta ( entre 16 et 12hz) en état éveillé, ondes alpha entre 12 et 7 hz en relaxation, ondes thêta entre 7 et 4 hz avant le sommeil et enfin ondes delta en-dessous de 3,5 hz au cours du sommeil. L’oreille humaine n’interprète pas les ondes inférieures à 30 hz, appelées extrême-basse. En envoyant des sons de longueur d’onde différente dans l’oreille gauche et droite il découvrit que le cerveau enregistrait uniquement un son correspondant à  la différence des fréquences reçues dans chacune des deux oreilles. Son travail le plus important est depuis 1981 d’avoir essayé d’apprendre à plus  de 8000 personnes qui se sont enfermées dans l’une de ses cabines, bardées d’électrodes, les voyages hors du corps. Un jour, en sortant d’une de ses cabines un journaliste  de Newsweek était en pleurs après avoir passé 2 heures dans la cabine et avoir rencontré… le Christ.

Dave Wallis, le responsable de la recherche à l’Institut qui a étudié les comportements électriques des deux hémisphères sur plusieurs sujets a constaté que lorsque l’être spirituel s’exprimait à travers les cordes vocales de son « protégé » les ondes détectées étaient particulières et hors du spectre normalement atteignable par des êtres humains.

Monroe a pu établir 4 phases d’une rencontre hors du corps :

  1. ces êtres dégagent un amour qui rassure.
  2. ils se présentent avec un visage dissimulé et lorsque le sujet est habitué il ne voit plus qu’une lumière.
  3. lorsque cet Être parle il utilise le vocabulaire du sujet.
  4. Lorsqu’il utilise les cordes vocales du sujet le corps de celui-ci connaît des variations de voltage.
  5. Voici l’une des conversations enregistrées par l’Institut : « … Peut-être comprendrez-vous tout  cela si vous vous représentez 7 cercles, ce qui vous donnera 49 niveaux. Aux 3 premiers vous trouverez la matière physique : vos plantes, vos animaux, vos êtres humains. Le quatrième niveau est votre passerelle, votre domaine, votre centre. C’est là qu’une conscience peut choisir de revenir aux niveaux inférieurs ou de monter aux niveaux supérieurs. De nombreuses consciences choisissent de revenir à la forme physique, aux niveaux inférieurs. Les 3 cercles suivants reprsentent ce que que votre conscience qualifie de spirituel. A ce stade une bonne partie du travail est achevée. Je ne pourrais  guère aider quelqu’un qui ne se trouverait pas au niveau 18, parce que mon plan vibratoire est différent… Je peux vous communiquer des idées mais non l’orientation directe comme je le ferais si vous vous trouviez au niveau 18. Nos niveaux se touchent. »

On l’a compris, une bonne communication avec un Ange/Entité dépend intimement du niveau spirituel que l’on a atteint. Il a fallu environ 10 ans de voyages réguliers à Robert Monroe pour se rendre compte qu’il était aidé par des êtres qu’il a appelé INSPECTS. Ses descriptions correspondent parfaitement à celle de Gitta Mallesz. Il évoque la même sensation de chaleur, de brûlure au contact d’une entitée spirituelle. ( s’agissait-il de séraphins ? Terme qui veut dire « brûlant »)

Pierre Jovanovic rencontra Robert Monroe en Virginie. Il ne rencontra chez cet homme de 77 ans aucune trace de mégalomanie, de suffisance, contrairement à tant d’autres vedettes de l’irrationnel qui clament à tous vents être les seuls à détenir la vérité sur Dieu, les Anges, le Christ…

… Mes INSPECTS sont des Anges si vous voulez qu’ils le soient. Ce sont des figures de gloire. Oui, ils possèdent des pouvoirs dépassant les nôtres. Ils sont bien réels. Selon ma perspective, les Anges gardiens ne sont pas des messagers de Dieu. Chacun de nous dispose d’environ 2000 vies antérieures et chacune constitue un être à part. Pour moi votre ange gardien est vous-même, celui qui possède la mémoire des vies antérieures. Ce groupe de vie dispose d’une puissance et d’une connaissance consédérable grâce aux expériences regroupées. Ce n’est pas par votre prière que vous obtiendrez satisfaction mais plutôt par la puissance de votre émotion et de votre besoin… Si j’avais eu un fort système religieux ce sont des Anges qui seraient venus me voir. C’est pour cela que je suis arrivé en disant : « Hello, moi c’est Bob et vous ? Hello heureux de trouver enfin un éveillé… »

Selon Robert Monroe l’ange gardien n’est autre que le véritable moi qui vit hors du temps.

Pierre Jovanovic arriva  à la conclusion que quelle que soit l’origine spirituelle ou non des sujets qui ont vécu l’expérience et malgré  les divergences sur de nombreux points, il s’accordaient sur une chose : celle de l’Ange gardien unique et qui possède un niveau de conscience supérieur au nôtre. Il est vivant, indépendant et il ne se manifeste dans 99% des cas qu’au moment de la mort.

Ch 5. Elisabeth Kübler-Ross 

EKR ( 1926-2004)est une légende vivante. Personne au monde, sauf peut-être  Mère Theresa, n’a accompagné autant de malades jusqu’à leur dernier soupir. C’est elle qui a « inventé » l’accompagnement aux mourants. Docteur, professeur de faculté, elle  était La personne que je devais obligatoirement interviewer pour mon enquête sur les Anges. Je me rendis donc au centre EKR dans le George Washington National Forest. ( cf site américain, et site français)

Et arrive le moment où je lui pose la question : Quelle est votre religion ?

Je n’en ai pas. Sur le papier je suis protestante. Dans mon coeur, je crois comme les catholiques et j’ai été durant 20 ans mariée à un juif. Cela n’a aucune importance nous sommes tous les enfants d’un seul Dieu. Quand les patients ont commencé à me parler tout a changé.

Que pensez vous des Anges ?

Tout être humain possède un Ange gardien, c’est le compagnon. En Californie on les appelle « guides », je les appelle « spooks », les catholiques « Anges gardiens ».

Vous êtes en contact avec vos Anges ?

Oui ils m’aident, me guident, me guérissent.

Qaund avez-vous commencé à parler avec vos Anges ? Je ne sais plus, il y a 7 ans environ. Je pourrais vous en parler pendant encore 7 ans et je n’aurais pu alors vous expliquer qu’un millième de ce qu’ils m’ont appris !

Si votre mission est à haut risque vous en avez plusieurs, dans le cas contraire, vous pouvez n’en avoir qu’un. Les Anges se trouvent plutôt dans la réalité des NDE que dans celle des voyages hors du corps.

Que vous ont-ils appris à propos de la souffrance ? Si vous ne souffrez pas vous ne grandissez pas. Il faut passer par la douleur, la perte, les larmes et la colère. Votre tâche est de trouver la raison pour laquelle vous êtes venu sur Terre.

Croyez-vous au hasard, aux coïncidences ?

Non, non, ce sont des manipulations divines.

Où se trouve notre libre arbitre ?  

C’est le plus beau présent, vous choisissez vous-même vos parents, vos enfants, votre femme avant de vous incarner. Nous sommes dans cette vie pour apprendre.

La raison d’être de notre vie est de souffrir pour progresser vers la Lumière, pour être comme le Christ. La seule chose qui compte dans la vie est l’amour.

EKR était aussi doloriste que le plus strict des jésuites ou des stigmatisés.

Est-ce que vous priez ? 

Je prie quand je jardine, quand je nourris mes animaux, quand je cuisine, j’ai toujours besoin de faire quelque chose, je prie toujours. Toute votre vie est une prière, pas besoin de se mettre à genoux dans une église. Il faut demander à Dieu. On obtient toujours ce dont on a besoin mais pas toujours ce que l’on veut.

quand je vois les chrétiens aujourd’hui, je me dis qu’ils sont très loin de l’enseignement du Christ.

…les gens qui violent qui torturent ?

Un fois sortis de leur corps ils savent ce qui les attend, qu’ils doivent revivre intégralement avec toutes les consèquences sur les maris, les femmes etc… Le moinde détail compte. Cela peur durer des dizaines de milliers d’années car de l’autre côté le temps ne compte pas.

Ch 6.  Où sont les Anges dans les accidents ?

Le Dr Kenneth Ring interrogé sur sa vie spirituelle après ces livres sur les NDE répond que celles ci l’ont probablement rendu plus spirituel.

Je suis juif mais je me considère comme non pratiquant. La religion est une doctrine, une institution où la vie spirituelle n’est pas placée au premier plan. Beaucoup de gens des NDE deviennent extrêmement spirituels mais pas religieux. Bien sûr que je crois en Dieu mais je ne suis pas religieux.

Kenneth Ring était donc certain de l’existence de Dieu qu’il appelle Lumière et par extension des « guides ». Cependant cela n’explique pas la souffrance dont la distribution parfaitement inégale a passionné les thélogiens et philosophes tout au long des siècles. Le rabbin Harold Kushner en est même arrivé à penser que le Créateur était dépassé par sa création  tant sa famille fut éprouvée par la souffrance. Voilà l’éternelle question : « Comment peut-il me faire une chose pareille ! » Les doloristes diront : « c’est pour vous mettre à l’épreuve « . Les hindous diront « c’est votre karma ». Une autre question survient : Où sont les Anges gardiens dans les accidents ?  Il n’y a rien de plus facile que de rédiger un livre avec des histoires de gens sauvés mystérieusement et dire « les Anges existent« . Mais que penser alors du cas de cet adolescent qui, en 1992, est étranglé par d’autres adolescents qui l’ont surpris en train de prier. Que faisait l’Ange gardien de cet adolescent ?

C’est dans les « Dialogues avec l’Ange » que l’on trouve cette réponse qui nous paraît inhumaine :

Dure parole : la guerre est bonne. Soyez attentifs !

« La force utilisée à tort, la force dévastatrice, destructrice, ne s’arrêterait jamais s’il n’y avait pas de faibles, s’il n’y avait pas de victimes pour l’absorber. C’est le passé, il fallait que cela soit. Le mal, l’acte engagé, ne peut être redressé. La victime absorbe et éteint les horreurs. Le persécuteur trouve le persécuté et la mort est rassasiée. »

Le faible sera glorifié. L’Agneau ne sera plus égorgé sur l’autel. Il fallait que  ce soit la guerre…

Dans le « Traité de la divine providence » inspiré à Catherine de Sienne on découvre ce message :

 » Songe mon enfant, à ce qu’ils (les hommes) feraient s’ils ne trouvaient dans le monde que plaisir et repos ! C’est donc ma providence qui leur concède et leur donne de souffrir du monde... »

Ce qui revient à dire que toute chose, bonne et mauvaise, nous vient de Lui. Dans son livre « Return From Death » l’Anglaise Margot Grey rapporte le témoignage d’un de ses sujets qui eut une expérience profonde aux frontières de la mort : « Pendant mon expérience, je me rendis compte de tout ce qui s’était passé et de tout ce qui allait se passer…pour me faire comprendre que rien n’est totalement fixé et que tout dépend de notre libre arbitre.

Robert Monroe, en voyage hors du corps, rapporte les propos tenus par un Être spirituel duquel il n’avait pu s’approcher parce qu’il était…brûlant : « le libre arbitre est vital dans l’expérience de la connaissance humaine… Ces déviations par rapport à l’intention première sont connues d’avance. Ces ajustements ne sont rien de plus qu’un réglage de précision. »

Dans sa réponse à Lili le 26 novembre 1943 qui lui demande si tout le monde possède un guide -cf Dialogues avec l’ange-, la réponse fut sans appel :

« Nous sommes fait de foi. Celui qui a la foi a son Maître. Et la foi c’est sa Force.

Si tu crois que j’ai une voix je peux parler, si tu crois que je suis toi, je le serai : c’est la foi placée en haut. Tu peux placer ta foi aussi en bas, cela ne dépend que de toi. Aujourd’hui les diables font du bruit et les Anges ne chantent pas. MAIS NOUS DESCENDONS A TRAVERS VOTRE FOI, CAR LA FOI C’EST LE PONT. »

Cela ne veut pas dire que certains n’ont pas d’Ange gardien mais simplement que l’Ange ne peut réellement intervenir qu’à travers la Foi de son protégé, par extension, la foi en l’Ange. Dans son film « les ailes du désir » Wim Wenders présente un jeune homme qui décide de se suicider en se jetant d’un pont. L’Ange lui parle mais il ne l’entend pas. En revanche si la croyance en l’Ange s’accroît, sa puissance ne cesse de grandir ce que Carl Jung appelle la synchronicité, les signes, les coïncidences. Le théologien italien Giovanni Sienna écrit que l’Ange gardien est inspiré par l’amour. Il nous aime d’un amour désintéressé.

ch 7. Des mystiques et des Anges

Après avoir traqué les Anges dans les tunnels des expériences aux frontières de la mort j’étais obligé de reconnaître les similitudes avec les descriptions des mystiques. A la lumière des NDE les textes religieux qui relatent ces histoires prennent un tout autre aspect. A la lueur des NDE, la Lumière dont parlait saint Jean et celle de Saül – Saint Paul- sur le chemin de Damas, devint soudain limpide. En fait, je découvris que les Evangiles abordaient souvent les NDE. La résurrection ? C’est le bout du tunnel. La combinaison NDE/ Anges allait me mener directement dans un domaine encore plus fascinant, celui des saints. Selon les NDE, personne ne meurt, il s’agit d’un changement de réalité.  Si avec les NDE nous nous trouvions aux portes d’une réalité qui nous dépasse, avec les mystiques on y saute à pieds joints.

Prenons la cas de la carmélite allemande Marie Anne Lindmayr. « …au cours de ces extases, j’ai reçu l’assurance que l’esprit ou l’âme sortait complétement du corps et le quittait complètement. Cette extase a toujours produit comme conséquence une telle force, qu’il est impossible de décrire… Mais c’est le corps qui est le plus surpris lorsque l’âme y rentre… »

Du coup, je me plongeai dans la vie des saints à la recherche de témoignages sur les Anges. Je n’aurais jamais pu imaginer que cette curiosité, transformée en acharnement, m’aurait conduit à de telles pieuses lectures ! Ils sont partout : on porte leurs prénoms, on vit leurs jours, on traverse leurs rues, leurs montagnes, villages et villes. De leur vivant et à quelques exceptions près comme Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne ou le Padre Pio, ils n’attiraient guère l’attention…affectés aux travaux les plus ingrats comme Catherine Labouré, Cherbel Makhlouf ou Juan Capistrano. Le Vatican n’a trouvé qu’une seule méthode pour distinguer un vrai saint d’un faux : lui demander de se manifester par des miracles. Voici quelques uns des signes : incorruptibilité du cadavre, écoulements inexplicables de la dépouille, manifestations surnaturelles de lumière, guérisons en tout genre médicalement inexplicables, parfums d’origine inconnue, apparition aux fidèles, stigmates. Parmi ce signes, le plus spectaculaire est celui de l’incorruptibilité : avec certaines dépouilles la nature se fige et le corps en bon état reste flexible, mou, propre comme s’il venait d’être enterré. Tel est le cas du moine Makhlouf au Liban. Pendant 45 jours, sa tombe fut entourée d’une lumière blanche. Qautre mois après l’inhumation, le supérieur en accord avec les autorités ecclésiatiques décida d’inhumer le corps : celui ci était en parfait état. Encore plus frappant celui de Bernadette Soubirous qui vit la Vierge lui apparaître 18 fois dans une grotte à Lourdes. A l’âge de 22 ans en proie à des dévotions hystériques elle se retire au couvent des petites soeurs de Nevers. Elle mourut à 35 ans après 13 ans de vie maladive. C’est en 1909 soit 30 ans après sa mort que son cadavre fut exhumé en présence des corps constitués. Ils découvrirent stupéfaits son visage resté intact. Une seconde exhumation eu lieu le 3 avril 1919, son corps toujours impeccable fut placé dans une châsse après que son visage ait reçu un très léger masque de cire. Dans son livre « des prodiges et des hommes » Hélène Renard journaliste s’est aussi intéressée au sujet. Sur les 108 cas de corps « incorruptibles » recensé par Joan Carrol Cruz , la proportion est de 59 hommes pour 44 femmes. Son ouvrage s’arrête sur le cas de Maria Assunta Pallotta en 1905.

Mais dans son astronomique et tout à fait exceptionnel ouvrage « Encyclopédie des phénomènes extraordinaires de la vie mystique » Joachim Boufflet a relevé les archives du Vatican et a trouvé aussi les cas de Léonie Van Den Dyck morte en 1949, de Joachim-Marie Stevan mort en 1949 et exhumé en 1951. En 1965, 25 ans après le décès du père Louis Orione, son tombeau fut ouvert en présence de médecins et chirurgiens : sa dépouille ne présentait aucun signe de dégradation. Il est précisé que seuls les procès en béatification exigent une exhumation avec une autopsie en règle.

Quel rapport avec les Anges ? Le témoignage des Anges n’est pas plus courant chez les saints que chez l’homme de la rue et celui-ci est donc assez rare.

Pierre Jovanovic  classe les saints ayant vu des Anges en 4 groupes selon la combinaison des signes suivants : ils ont été stigmatisés, ont fait des miracles, ont eu un corps incorruptible.

Sont-ils vraiment humains tous ces mystiques ? Considérés de leur vivant par la médecine moderne comme des hystériques ( Gemma Galgani, Marthe Robin) par le Vatican comme des tricheurs (Padre Pio) ou ignorés de leur vivant ( Thérèse Musco) ils ont traversé l’histoire par des grâces surnaturelles. Pourtant, chaque année des dizaines de milliers de prêtres sont ordonnés dans le monde sans qu’ils soient tous « marqués » par le Très-Haut, ni avant, ni pendant, ni après ?

ch 8. Des saints « Formule 1 » et des Anges

4 cas selon les critères retenus par Pierre Jovanovic   sont exceptionnels, 4 cas de femmes qui ont épousé le Christ au cours d’un mariage invisible.

Anne-Catherine Emmerich (1774-1824). Elle est mondialement connue et dame le pion aux autres « élues ». Elle eut ses premières visions à 9 ans, d’abord celles de son Ange gardien ensuite celles du Christ et de Marie. Elle se retire dans un couvent en 1802.  En 1812, un an après la suppression des couvents par les Prussiens, apparaissent les stigmates. Chaque vendredi elle revivait et voyait la Passion du Christ. Comme la française Marthe Robin elle ne mangeait jamais et se nourrissait uniquement d’hosties de la communion. Anne Catherine lisait dans les pensées, elle lévitait régulièrement, était transportée par son Ange gardien à des milliers de kilomètres. Avec tant de grâces divines elle fut accusée de fraude et une commission fut chargée de faire le point sur son cas. Personne ne comprit grand chose à son cas et on parla de « magnétisme animal ». Voilà ce qu’elle disait de son Ange gardien qui lui était visible en permanence : « …parfois je passais mes journées avec lui. Il me montrait des personnes que je connaissais plus ou moins , parfois pas du tout. Nous traversions les mers à la vitesse de la pensée. Je pouvais voir très loin. Je n’ai jamais vu ses pieds bouger. Il est silencieux. Comme il est brillant et transparent, ses cheveux sont soyeux et flottants… »

Anne-Catherine mourut en 1824 à 50 ans.

Marie-Madeleine Pazzi . Son corps est toujours là, parfaitement conservé et visible dans l’église des Carmélites à Florence. Née en 1566, elle était la fille d’une des familles nobles les plus en vue de Florence. Elle allait marquer son couvent et son siècle par ses fréquentes lévitations, ses stigmates, ses visions christiques, ses extases, ses miracles et après son décès en 1607 par son corps incorruptible. Marie-Madeleine Pazzi a vécu ses 5 premières années sans aucun « miracle » et c’est seulement en 1590 qu’elle vécut sa première extase. Comme pour le curé d’Ars et le Padre Pio elle pouvait lire dans les pensées des gens, guérir les malades et surtout discerner les véritables postulantes. Elle nous a laissé des précisions sur la nature de l’amour entre l’Ange et l’homme.

 » Cet amour est loin d’égaler celui de Dieu… Cet amour rend l’âme sage et prudente : sage dans ses oeuvres qu’elle fait avec une intention droite pour la grande gloire de Dieu… »

Thérèse d’Avila ( 1515-1582)

La plus connue et surtout la plus mystérieuse des rencontres vécue par un être humain avec un Ange reste bien celle de Thérèse d’Avila , l’une des épouses du Christ.

« je voyais près de moi , du côté gauche, un Ange sous une forme corporelle…Il n’était pas grand et extrêmement beau. Il paraissait être des plus élevés parmi ceux qui semblent embrasés d’amour. Ce sont ceux qu’on appelle chérubins. Mais il y a dans le ciel, je le vois clairement, une si grande différence de certains Anges à d’autres que je ne saurais l’exprimer. »

Catherine de Sienne: Elle connut très tôt une NDE. Bien que presque illettrée, elle eu une influence considérable sur la vie politique et religieuse de son époque. Elle s’écroulait parfois dans l’église devant les autres fidèles, en pleine extase. En août 1370 son corps pris toutes les couleurs de la mort et elle fut installée dans son cercueil quelques heures plus tard. Catherine finit par ouvrir les yeux terrorisant les pauvres soeurs qui la gardaient.

Dès son adolescence elle ne cessa de se mortifier au point que sa mère la supplia d’arrêter de se mutiler. Devant un tel comportement, on ne résista pas à parler  de sadomasochisme ce qui est contesté par d’autres qui montrent les différences de son comportement avec cette déviance de pulsions sexuelles que constitue le sadomasochisme. Pierre Jovanovic conclut sur ce point qu’on peut peut-être parler de folie mais pas de sadomasochisme.

L’épouse mystique mourut à 33 ans le 29 avril 1380. En 1385, soit 5 ans plus tard, lors d’un déménagement, son corps fut ouvert pour récupérer ses os c’est à dire ses reliques. Les témoins furent ébahis de le trouver intact. Son corps subit alors le même sort que celui de Thérèse d’Avila et son confesseur Raymond de Capoue lui arracha le coeur et lui coupa la tête pour l’envoyer comme relique à l’église Saint Dominique de Sienne qui hérita encore plus tard d’une main. Trois doigts partirent pour Venise, Rome garda l’autre main, Florence se satisfit d’une côte, les dents furent distribuées aux proches etc… Et six siècles plus tard, Paul VI ordonna Catherine de Sienne docteur de l’Eglise.

ch 9. Des stigmates et des Anges

Depuis fort longtemps, tout mystique éveille systématiquement la suspicion de Rome. Les preuves établissant une sainteté doivent être innombrables, accompagnées de miracles incontestables et d’un signe divin. « Nous attendons au minimum 50 ans pour examiner un dossier « . Sous-entendu : si la mémoire du disparu survit au temps grâce à des miracles, le dossier peut être accepté en première instance. La visionnaire suisse Maria Simma dans « Les Ames du purgatoire m’ont dit  » a très bien résumé les méfiances de l’Eglise : « Il vaut mieux que l’Eglise ne reconnaisse pas comme authentique dix cas que d’en reconnaître comme tel un seul qui ne le serait pas. »

Tous ceux qui pensent que les stigmatisés sont atteints d’une maladie mentale sont invités à rencontrer au choix les stigmatisés contemporains : Jane Hunt une anglaise née en 1957, Vera d’Agostino une italienne de Pescara née en 1957, ou le Père Jim Bruse de Lake Ridge , Virginie. C’est l’Américain Michael Freze -cf ses livres -qui a relevé les points communs de tous ces stigmatisés dans un des ouvrages les plus complets écrit sur ce phénomène : « They bore the wounds of Christ« .

Conclusion : les Anges préfèrent les femmes

Si toutes les rencontres angéliques ne sont pas aussi dramatiques que celles de Sainte Cécile on remarque qu’elles sont assez fréquentes. Dans les « Dialogues », les Anges préparent leurs interlocuteurs à l’holocauste, à la mort dans les camps nazis. Chez les Anges, soit ils préparent à une vie de souffrance, soit ils aiguisent en vue d’une apparition de la Vierge ou du Christ. Les 2 petits bergers de Fatima sont morts peu de temps après l’apparition de l’Ange et de Marie.

Chez les mystiques ils se laissent observer, discutent et rient même, comme on l’a vu avec le Padre Pio. Curieusement, peu nombreux sont les mystiques mâles à avoir vu des Anges ou leur Ange gardien. Dans le tome II des « Plus beaux textes sur les saints Anges » Vincent Klee dénombre que sur les 82 cas retenus par ce prêtre, 54 étaient des femmes et 27 des hommes soit une proportion de 67% contre 33%.

Dans notre étude sur le groupe I ( incorruptibles-stigmates-Anges ) on trouve 4 femmes sur 4.

Dans le groupe IIA (stigmates-Anges) la proportion monte à 9 femmes pour 1 homme.

Dans le groupe IIB (incorruptibles-Anges) on ne trouve aucun homme.

Dans le groupe III ( visionnaires -Anges) on arrive à 10 femmes pour seulement 2 hommes.

Les femmes seraient-elles plus contemplatives, plus sensibles au caractère spirituel et immatériel d’un Ange ?

Dans son livre « stigmata » Ian Wilson – cf ses livres –journaliste britannique a recensé de façon fort incomplète 88 personnes marquées par les blessures du Christ et examinées par des chirurgiens, psychiatres, ecclésiatiques. La proportion de femmes arrive à 89% ! En 1824 le Dr Imbert-Gourbeyre trouvait le même ratio : 280 femmes soit 86% contre seulement 41 hommes. (cf livres de Imbert-Gourbeyre)

Je ne peux m’enpêcher de revenir sur le cas qui me trouble encore plus que tous ceux déjà examinés, celui de Thérèse de l’Enfant-Jésus ou sainte Thérèse de Lisieux « petite fleur « pour les victimes. cf Wikipedia. Voilà une Carmélite qui ne reçut aucune grâce divine apparente : pas de stigmates, pas de prophéties comme Hildegarde de Bingen pas de bilocations comme Yvonne-Aimée de Malestroit, pas de trace de parfum comme Rencurel du Laus pas de lévitations comme Thérèse d’Avila, pas de visions d’Anges comme Gemma Galgani ni un corps incorruptible comme Catherine de Sienne…

Alors comment expliquer l’omniprésence de Thérèse de l’Enfant-Jésus dans la vie de Padre Pio, Thérèse Neumann, Marthe Robin, Hélène Kowalska ? Comment expliquer qu’elle soit la sainte la plus adorée et priée de la communauté catholique alors que son manuscrit « histoire d’une âme » ne fut même pas confié à un éditeur ?

N’oubliez jamais que l’Ange habite dans le sourire : « si tu veux me lire il faut que tu t’approches. J’habite dans le sourire. Je ne peux pas pleurer. (Dialogue avec l’Ange p. 212)

A lire en priorité

sur les NDE

cf la page des témoignages de la vie après la mort

Dr Melvin MORSE : « des enfants dans la lumière de l’au-delà »

Dr Kenneth RING : « Sur la frontière de la vie« 

Dr George RITCHIE : « Retour de l’au-delà« 

sur les OBE – Out of Body Experience – 

Voyage aux confins de la conscience -septembre 2016- étude scientifique menée à Genève par une biologiste moléculaire et un psychothérapeute spécialisé dans les états modifiés de conscience -> cf présentation sur ce site

sur les marques physiques du mysticisme 

Joachim BOUFFLET : Encyclopédie des phénomènes extraordinaires dans la vie mystique T1 etT2

sur les Anges

Gitta MALLASZ : Dialogues avec l’Ange

sur la vie des saints

Marie WINOWSKA : Le vrai visage de Padre PIO