« La plupart du temps, c’est l’amour qui soigne »

L’Est Républicain

L’ADIEU DE LA SŒUR DE BOUJAILLES

Connue bien au-delà de la région pour ses talents de guérisseuse, la Sœur de Boujailles s’en est allée, dimanche, après 106 ans d’une vie d’exception. Hommage.

La Sœur de Boujailles, de son vrai nom Marie-Aloysia, recevait chez elle, sur sa rustique table en bois. Des milliers de gens sont passées entre ses mains rugueuses mais précises. Son dévouement pour les autres était sans faille. Photo W.G.

La Sœur de Boujailles, de son vrai nom Marie-Aloysia, recevait chez elle, sur sa rustique table en bois. Des milliers de gens sont passées entre ses mains rugueuses mais précises. Son dévouement pour les autres était sans faille. Photo W.G.

Il y a des gens qui forcent le respect, qui donnent sans compter, ni escompter un jour, à leur tour, recevoir. La Sœur de Boujailles était de cette trempe.

Une anecdote. Il y a un an, ils étaient nombreux à se masser dans la salle des fêtes du village, pour aider l’héroïne du jour à souffler ses 105 bougies. Quelques heures plus tôt, Marie-Aloysia – son nom de religieuse – était pourtant contrariée. « Je ne mérite pas ça, je ne fais plus rien », glissait-elle à’’La Michèle’’, sa fille adoptive, recueillie orpheline en 1952.

« Un magnétisme puissant »

Entrée dans les ordres à l’âge de 16 ans à Besançon, où elle reçut une formation d’infirmière, la sœur s’est installée à Boujailles en 1942. Jusqu’à l’aube de ses cent ans, elle soignera, écoutera et réconfortera à tour de bras et de mots. Ses mains étaient rudes et son caractère très affirmé.

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