L’appel de l’Inde

l’appel de l’Inde

parAnne de Grossouvre –

  •  éditions Jouvence -1 septembre 2008-
  • Collection : Savoir et agir pour ce siècle

Les pages suivantes 1 à 6 du livre sont sur  : www.terre-du-ciel.fr/telechargements/appelinde.pdf

 

 

 

Le témoignage que l’on va lire est représentatif de ce qu’ont cherché et parfois vécu peu ou prou nombre d’Occidentaux. Il ne prétend donc à aucune singularité, et sa valeur tient à la qualité d’analyse et à la compréhension d’un vécu. Pourquoi vers l’Inde ? A cette question, l’intéressée semble répondre : parce qu’elle nous restitue tout ce dont on nous a privé,

tout ce que l’on nous a caché, nous rend tout ce que nous avons oublié ou perdu, pour la recherche du « seul nécessaire ». La cohérence d’un immense patrimoine de connaissances métaphysiques, mythologiques, psychologiques et pratiques, qui éclairent toutes les saisons de l’homme, dans les dimensions du visible et de l’invisible, et où, quelle que soit sa maturité, il pourra puiser. Des techniques d’intériorisation longuement éprouvées par une sagesse intemporelle qui a toujours proclamé le primat du faire et de l’expérience. Et, par dessus tout, pour aborder l’aventure suprême, la présence vivante de guides spirituels entrés dans la consécration intérieure et dont la raison d’être est désormais de donner.

De l’Occident à l’Orient

« Je pars pour l’Inde cet été. Tu viens avec moi ?…

Non, surtout pas ! » Il y a environ vingt-cinq ans, telle avait été ma réponse au premier appel de l’Inde. Dans mon imaginaire, ce pays évoquait des files de mendiants en guenilles, tendant un moignon vers une improbable aumône. Tout sauf un lieu de vacances. J’ étais partie vers l’ Ouest, l’ Amérique Centrale, et cela m’avait guérie à tout jamais du tourisme. La honte de faire partie de ceux qui dépensent en un mois ce que d’autres ne gagnent pas en un an avait sonné la fin de mes grandes migrations et le début d’un long cheminement intérieur. De touriste, j’étais devenue pèlerin.

Les pistes de ce chemin sont cependant bien brouillées. Je portais depuis toujours en moi un appel, une nostalgie, une soif que rien ne venait étancher. Le Christ auquel je me sentais reliée était trop loin de celui qu’on évoquait dans les églises et j’avais déserté les messes du dimanche. J’entrais cependant encore parfois dans les églises vides parce que je m’y sen- tais chez moi, et y lançais à Dieu, selon les jours, une supplique ou le défi de répondre à mes appels. La vie ne pouvait pas se résumer à ce que j’ en voyais, c’ était insupportable. Aussi, la plupart du temps, je vivais anesthésiée et remplissais docilement ma tâche dans la société. La vie s’est chargée de me rappeler brutalement à l’ ordre, me retirant un à un mes centres d’ intérêt, m’offrant en échange des ennuis de santé. Il me fallait comprendre, je pris une année sabbatique. Je commençai par les seuls outils que m’offrait ma culture : la science et la philosophie. Elles séduisirent mon esprit sans étancher ma soif.

 

Au demeurant, la Providence veillait. En pleine errance, sans travail, elle me mit en main les premiers livres sérieux et le temps pour les lire. Je lus tout René Guénon en l’espace de quelques mois. Si j’étais loin de tout comprendre, j’avais cependant le sentiment de retrouver ma verticalité : le monde, l’être, avaient un sens et un devenir.

Et ce fut le second appel de l’ Inde : le livre L’homme et son devenir selon le Védânta m’offrait la vision d’une vie destinée au dépassement de l’humain, à la réalisation du Divin en soi. Quelque chose manquait cependant. Ces lectures me semblaient à la longue sèches, étrangères à ma vie intime, bloquées dans la sphère cérébrale. Je voulais y trouver plus.

Ce fut le troisième appel de l’Inde. Je lus les vies de Mâ Ananda Mayî, de Ramdas, de Ramana Maharshi. Je fus éblouie, mais, quoique mes contem- porains, ils étaient déjà tous morts et pour moi, aussi mythiques que saint François ou saint Bernard. J’eus l’envie de retourner à l’église mais je continuais à pré- férer les églises vides aux églises pleines. Comment vivre cela dans une Eglise qui se veut Communauté des croyants ? Et comment rester sincère quand ce que je ressentais était si loin de ce qu’il était convenu de ressentir ?

J’étais écartelée. Pourtant, je savais intuitivement que ma place était là, rassemblée dans une contemplation silencieuse. Il me fallait réunir les choses, mais comment ?

Et ce fut le quatrième appel de l’ Inde. Ce n’ était pas un voyage, mais un stage : yoga, chant, méditation. Je n’ avais jamais pratiqué, je n’ avais aucune attente particulière et pourtant, je m’inscrivis. La Providence veillait toujours. Je crois avoir dit à l’inévitable tour de présentation des débuts de stage que je ne savais pas pourquoi j’étais là. Ce que je savais par contre, c’est que mon chemin à présent était de déserter la terre des idées et de me laisser aller à être. Et j’ ai su, immédiatement su, sans besoin d’ aucune explication, que j’étais là où je devais être lorsque nous avons chanté notre premier mantra et que j’ai médité pour la première fois. C’était comme remonter la nef de l’église vide à la rencontre du Père, mais cette fois, la présence des autres ne me gênait pas, au contraire, je bénéficiais de leur force. J’étais enfin chez moi.

Ce que serait l’Inde pour moi

Mais où était-ce, «chez moi» et qu’est-ce que l’Inde avait à faire dans mon histoire ? Avec le recul, il me semble que tout était déjà inscrit dans les quatre appels lancés : l’Inde ne serait pas un lieu géographique, même si je devais y aller. Elle me proposerait un modèle philosophique dont la cohérence et l’éléva- tion m’éblouiraient. Elle me soutiendrait sur ma voie par la présence toujours vivante et le modèle de ses grands sages. Elle m’offrirait de faire l’expérience par moi-même de ce dont elle parlait et me fournirait les pratiques dont j’aurais besoin pour ce faire.

L’Inde géographique

Le voyage en Inde était prévu la troisième année de la formation de quatre ans que j’avais entreprise à l’issue du stage… Ce n’est pas la misère qui me sauta aux yeux alors, même si elle pointait parfois le visage. Non. Je me trouvais plongée dans une société qui me mon- trait d’où venait la nostalgie qui m’accompagnait depuis toujours en Occident. L’ Inde éclairait ma propre histoire. En Inde, Dieu est omniprésent, chez nous il est (ou presque) omni-absent. Je sentais la justesse d’une vie qui coule naturellement, de sa source créatrice aux gestes du quotidien, et qui s’est donné les moyens de s’en souvenir jour après jour. Chez nous, la foi se cache, en Inde, elle se montre. Quoi de plus beau qu’un vieillard entrant dans les eaux du Gange pour y faire ses ablutions rituelles, et pourtant là-bas, quoi de plus banal ? Quoi de plus beau qu’une femme en sari offrant des fleurs à un Shiva-lingam, et pourtant là-bas, quoi de plus banal ? Je comprenais que vivre cet ordre des choses qui va du Divin et ramène tout à lui donne sa fluidité à la vie indienne. Chez nous tout heurte le regard parce que tout – vie quotidienne, relations, architecture, arts – se dessine sur le fond d’une absence. Notre vie est trépidante, absurde, tronquée, elle s’inscrit dans le vide. La vie là-bas est trépidante aussi parfois, difficile souvent sans doute, mais elle s’inscrit sur du plein, du sens. C’est ce que je contemplais là-bas et les choses me semblaient en place parce que reliées. Il y avait, palpable dans l’air, dans l’énergie des lieux, visible dans les rituels, les temples, la Présence. L’ Inde expérimente la Présence. Nous expérimentons l’Absence. Pour moi, être en Inde, c’était être effectivement en « présence », et c’était ce après quoi j’avais confusément aspiré toute ma vie. De retour en Occident, puisque là était ma vie, il me faudrait me relier journellement à cette Présence. L’ Inde m’offrirait les moyens de le faire.

 

La pensée indienne

L’ Occident vit, comme l’a écrit l’écrivain Roger-Pol Droit, dans « l’oubli de l’Inde ». J’avais été nourrie philosophiquement au lycée, j’avais reçu des rudiments de théologie dans l’enfance, mais rien de la pensée indienne ne m’avait été transmis, si ce n’est la vague idée négative d’un polythéisme foisonnant. J’étais émerveillée par la richesse, d’une vertigineuse subtilité, des Ecritures indiennes. L’Inde a un mot pour chaque expérience humaine. Je découvrais que cet appel lancinant qui me taraudait depuis toujours s’appelle mumukshutva (intense désir de libération) et que, sans lui, rien ne pourrait être entrepris. Ainsi, cette nos- talgie qui m’avait si souvent semblé insupportable avait un sens, était le nécessaire aiguillon sans lequel je ne me serais pas mise en marche. Je constatais sur moi les règles des quatre âges de la vie, que j’avais bousculées sans le savoir : j’étais entrée dans grihastha (le deuxième âge de la vie, celui de la prise de responsabilité dans la société) sans être allée au bout de brahma- châria (le premier âge, celui de l’étude des Ecritures), et la vie m’avait ramenée à cet âge-là d’office au cours de mon année sabbatique. Je comprenais que ma vie, qu’intuitivement je situais en Occident, devait effectivement s’y accomplir pour terminer ce deuxième âge, avec l’éducation de mes enfants et leur lancement dans la vie qui supposaient que je gagne ma vie en tra- vaillant au service de la société. Je comprenais, à tra- vers moi, combien ces cycles étaient justes. J’apprenais, moi l’impatiente, à respecter le temps et les âges de la vie comme l’ordre naturel des choses qui me permettrait d’attendre sereinement l’âge suivant auquel quelque part j’aspirais, vânaprastha, le début de la vie « érémitique ». Je comprenais aussi ce qui, sans cela serait resté, comme c’est le cas en Occident, dans une confusion ombrée de culpabilité : que la vie a quatre buts, qu’il n’est pas mal en soi de connaître kâma, le plaisir, (car sans lui, comment pourrions-nous œuvrer dans la société), ni mal de désirer artha, la richesse, (car sans elle comment pourrions-nous être autonome dans cette même société) à condition de ne pas perdre de vue que les deux doivent s’inscrire dans le cadre du dharma (l’action juste) et dans le souvenir du but, moksha, (la libération). Les différentes aspirations humaines n’étaient ainsi pas à refouler mais à vivre bien au contraire, dans une juste perspective.

Plus avant, je découvrais les arcanes de l’esprit humain, que la psychologie contemporaine est loin d’entrevoir encore avec une aussi grande netteté, quand elle n’en occulte pas d’ailleurs le noyau central aham, pourtant si proche du « Je suis » de la Bible. Dans quelque direction que je regarde, je trouvais une pensée qui ne s’arrête jamais en chemin mais se lance vers l’ultime, une connaissance paradoxalement à la fois inépuisable et globale, qui n’ignore rien des détails de la vie, de ceux des gestes du quotidien, de la psychologie, des rapports humains, des rapports de l’humain au divin, et qui éclaire tout en le ramenant à sa source. Je redevenais adolescente en lisant l’ épopée du Mahâbhârata, ses histoires d’amour, de héros fringants ou courageux, mais je percevais qu’au-delà de l’histoire, se donnait en modèle la loi éternelle du sanâtana dharma. Je comprenais que les vraies histoires, les seules qui vaillent la peine d’être écrites et lues, sont celles qui nous conduisent de l’autre côté du miroir, au- delà de notre propre sphère mentale, vers le noyau de Sagesse.

 

Enfin, je sentais que je gravissais avec cette sagesse les marches d’un formidable escalier dont le sommet se perdait dans la lumière, parcouru bien avant moi par d’autres, défriché par d’autres qui ne me demandaient pas de contempler cet escalier comme un chef-d’œuvre accompli, mais d’en faire moi-même l’escalade.

La rencontre fondatrice

Cependant l’envolée de l’escalier, l’abîme duquel il fallait soulever mon propre poids, avaient de quoi décourager. J’avais ce sentiment : « trop haut, trop vaste, trop puissant, tu n’y arriveras pas malgré tout ton désir. Tes forces, ta compréhension, ton courage sont trop faibles. Ceux qui y sont arrivés sont d’une autre trempe. »

Oui, et c’est bien ainsi. Nous manquons cruellement en Occident de ces héros d’une autre trempe. Qui nous donne-t-on à admirer ? Un chanteur, un sportif ? En quoi peuvent-ils être une aide dans la vie ?

L’ Inde m’offrait ses modèles. Son sol avait été sillonné en tous sens par des saints, des chercheurs de Vérité, des fous de Dieu. Son sol était encore sillonné par eux.

Quand le désir s’exacerbe, la réponse vient. A l’instar de Vivekananda, je voulais « voir l’homme qui a vu Dieu ». Je l’ai vu. De cette rencontre, rien ne peut être dit. Cela se passe hors des mots, hors du temps, l’espace d’une seconde compte pour l’éternité. C’est de l’ordre de l’Evidence. Pour celui qui fait cette rencontre, rien ne sera plus comme avant, rien ne pourra faire qu’il n’ait pas ressenti ce qu’il a ressenti, ni lui ôter le goût de cette expérience, c’est gravé à l’âme. Cela change tout. Et en même temps cela ne change rien. Les difficultés demeurent, le chemin se fait toujours pas à pas, les marches de l’escalier sont toujours aussi hautes. Cependant, l’impulsion a été donnée. Ici, on entre dans le Mystère. Il n’y a d’autres solutions que de l’accepter. Un phare s’est allumé, qui dessine à la fois le chemin et montre le but. Mais ce que l’on en fait nous appartient.

Pour moi commençait ce grand combat qui consistait à tenir ensemble un maître indien et le Christ. Il me fallut du temps pour cesser de lutter, pour accepter, comme le formule Krishnamurti, de « voir ce qui est ». Mon unique réalité, ma vérité même, était la coexistence en moi de ces deux reliances. Quelles que soient les idées que j’avais sur la justesse de ce qui m’arrivait, c’était ce qui était et il me faudrait faire avec. J’apprenais ainsi que ces deux lignages apparents, loin d’être ma déchirure, étaient ma richesse, mon originalité même, ce qui m’était donné à moi pour faire mon chemin. J’apprenais qu’il n’y avait là rien de bien ni de mal, que c’était ma « donne » à partir de laquelle je devais devenir le créateur de mon destin, aussi étrange que cela ait pu paraître. Il me fallait faire l’unité entre ce qui m’était donné et ce que j’en ferais. L’ Inde m’y aidait, elle qui donne parfois comme mantra « Om Jésus ». Je sais maintenant que cette apparente contra- diction a bien été à la source d’un long périple vers la liberté. Liberté d’être ce que j’étais, libre des préjugés, des conditionnements, des jugements. Avec son corollaire, la liberté laissée aux autres d’être ce qu’ils étaient, quels qu’ils soient, sans jugement. De ce combat est née la paix. L’ Inde m’apprenait qu’il ne faut pas fuir le combat de la vie, mais s’y jeter de toute son âme et en faire son expérience.

La voie de l’expérience

« Je peux vous parler des heures durant du goût inimitable du miel, a dit un jour un sage indien, et vous n’en saurez toujours rien, le mieux est d’y goûter. »

Je l’ai dit, quand j’ai chanté et médité pour la première fois, j’ai su, sans doute possible parce que c’était ce que j’éprouvais, que là était ma joie. Pourquoi ne l’avais-je pas ressenti avant, ailleurs, restera un mystère. C’est ainsi. J’avais découvert l’enseignement à l’indienne : tu veux apprendre à chanter, « chante », tu veux apprendre à méditer, « médite », il n’y a d’autre instructeur que toi-même, tu dois faire le chemin toi- même, c’est ce qui rend vivante la transmission. C’était l’invitation à faire l’expérience de ce que décrivent les Ecritures. Non pas faire acte de foi, non pas se laisser séduire mentalement, mais goûter, aller chercher ce qu’il y avait de vrai, de fondateur pour moi. Toute expérience doit être entreprise et vécue dans cet état de conscience : si je suis en résonance avec ce que j’expérimente, cela devient mien, cela vit en moi et je sais immédiatement que c’est juste pour moi. Travail désarçonnant pour un Occidental qui veut savoir avant de faire, dressé très jeune à enregistrer des choses sans les vérifier ou à douter de tout et en premier lieu de lui- même et de son ressenti. L’ Inde m’enseignait que l’expérience est première. C’est elle qui sera à l’origine des certitudes qui permettront de confirmer les Ecritures, celles-ci seront là pour baliser la recherche et non pour imposer un dogme. J’apprenais où était ma vérité et que je ne devais surtout pas en craindre la relativité car elle ne pouvait qu’être relative. Elle était la Lumière vue à travers le prisme de ma vie, de mon niveau de compréhension, inévitable diffraction de la Vérité, de cette inaccessible Vérité, pourtant subtilement reliée à la mienne. J’apprenais aussi que je n’avais pas à m’accrocher à ma vérité parce qu’elle était destinée à muter, à grandir, à s’enrichir et que la quitter n’était pas me renier mais au contraire me trouver. Je quittais ainsi la peur, les contractions, les replis. « Ne pas s’attarder à ce qui nous quitte » (pensée, amitié, certitude, travail…), l’Inde aurait toujours une petite phrase en réserve, donnée par l’un de ses sages pour me remettre en piste lorsque je voudrais baisser les bras. Comment j’apprenais ? Là est le mystère. L’expérience appelle la compréhension, la compréhension appelle l’expérience, c’est sans fin. Une fois commencé, le chemin ne s’arrête pas. L’ Inde m’offrait la perspective d’une expérience à l’infini et même si j’avais du mal à le croire, elle me soufflait : « c’est toi le maître » ou « il n’y a qu’un seul maître », ce qui me semblait pareil…

Je vis en France. Je ne porte pas de sari. Je garde en moi la lumière d’un regard. C’est elle qui me porte dans mes moments de doute, me donne la force de continuer, m’attire comme un aimant. J’aime toujours remonter la nef des églises vides et lever mes yeux vers la croix. Je commence aussi à aimer les églises pleines. En fait, j’aime tous les temples pleins, les synagogues, les mosquées, les pagodes, les nuhès amérindiennes. J’aime tous les lieux où les hommes retrouvent le sens de leur verticalité. C’est curieux à dire, mais l’Inde m’a par dessus tout donné la certitude que je n’étais pas limitée par mes propres limitations, qu’elles sont la condition même de ma perfectibilité et que c’est le cas de tout être humain. Et ce sentiment d’être plus vaste que tout ce que je peux croire être est la source d’une inébranlable confiance. Non pas en moi, mais en la Vie, cette Vie qui me traverse de part en part alors même que je croyais ne faire que la traverser. L’  Inde m’a appelée à la Vie.

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