Pour une morale pleinement humaine

Intellection

L’exigence de sens, l’obligation de signification chez un être social qui interagit avec ses semblables et les structures au cœur de la société … aboutit nécessairement à des règles de vie qui commandent le mode d’être de l’individu dans son rapport à l’univers et à la société. Ce rapport de la conscience humaine au cosmos et au social est projeté de cet autre rapport insondable qui est le dialogue intérieur existentiel de l’homme avec lui-même, l’indescriptible et imprescriptible Rapport à Soi.

Naturellement, pour manipuler les hommes, après avoir émietté la morale et y avoir substitué une éthique fonctionnaliste-utilitariste, la ploutocratie ose parler de démocratie au moment même où elle utilise les hommes comme marchepied de son enrichissement dans le mode de production et de travail, pour la monopolisation de toutes les ressources planétaires et la violence et l’excès de toutes sortes contre l’humanité et l’environnement. ..

 

Contre la métaphysique des morales réactionnaires de fausse responsabilité du sujet humain pris au lasso du social et contre les mystifications d’un certain mysticisme oriental de soumission et d’opportunisme social de l’individu, la morale libérée et libératrice doit évaluer les vraies responsabilités personnelles de l’humain sans absoudre bêtement les manants profiteurs des structures…

Pour l’esprit de notre temps de prêche d’opportunisme moral prôné à l’individu pour qu’il profite des opportunités structurelles, La pensée du refus est impie car elle risque de maintenir l’individu dans la marge, mais la liberté, la dignité sont-elle négociables ? N’est-ce pas dignité, cette chose inestimable de la morale vraie, que d’affronter le social en confrontant ses bêtises idéologiques, plutôt que de se prostituer pour une aise matérielle déshumanisante ! Voilà pourquoi le christianisme authentique et sans cléricalisme, celui qui, rejetant toutes les églises, s’oppose à l’injustice sociale du monde sans la démagogie d’une nécessaire harmonisation de l’homme et du social, m’a toujours paru supérieur à toutes les morales orientales et leur « sociodicée mystique » mystificatrice, soi disant proposée en vue d’une « harmonie » supposée de l’individu avec la société, où il y a toujours en filigrane une culpabilisation personnelle du révolté ou marginal face au social qu’il n’accepte pas, un autodénigrement allant à l’autopunition de l’homme qui ne se laisse pas assimiler…

Le tribut à payer dans un monde de monstres idéologiques mangeurs d’homme, est la marginalisation de quiconque ose dire non aux ploutocrates et à leur horde barbare de proxénétisme et de réification de tous ! Le mode de cette corruption de l’essence humaine sied bien à nos maîtres corrupteurs vides de toute valeur sinon le besoin pathologique d’écraser leurs semblables en brandissant l’argent comme référence de grandeur et de supériorité par laquelle ils instituent leur propre idolâtrie chez les masses. Il s’agit ici du vide qui se pare de maniérisme et d’arrogance pour dominer…

Blessure spéculaire donc de monstres esclaves de leur propre avidité matérialiste, qui s’autoproclament maîtres des vies et des biens, seigneurs d’un monde qu’ils sont seuls à faire vivre par leur prétendu mode socio-économique immoral! Blessure spéculaire et cécité mentale de prédateurs pris au rétiaire de leur propre ignominie au point de se faire accroire que ni aucune autre société ni aucun monde différent au mode de vie plus humain n’est possible voire imaginable, fors leur ignoble bourbier abjectement inhumain, sinistrement matérialiste !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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