Veggie Pride Paris les 10 et 11 octobre et la cruauté dans les abattoirs, toute l’année

Veggie Pride

Nos sociétés exploitent et tuent des centaines de milliards d’animaux chaque année. Ces massacres ont lieu pour des motifs frivoles, pour nous procurer le superflu, des aliments non nécessaires ou d’autres types de matériaux plus ou moins utiles (cuir…). En se permettant d’agir ainsi à l’encontre des autres animaux, nous lésons gravement leurs intérêts fondamentaux à ne pas souffrir et à jouir de leur vie.

Jusqu’à récemment, nos sociétés se livraient à cette exploitation brutale et sanguinaire sans aucun scrupule, sans se poser de questions. Une idéologie omniprésente justifiait le mépris et l’indifférence envers le sort des êtres sentients qui ne font pas partie de notre espèce. On appelle cette idéologie : spécisme. Comme les autres idéologies similaires du mépris et de la domination (le racisme, le sexisme…), avec lesquelles il est d’ailleurs intriqué, le spécisme repose sur le mensonge, l’omission, le déni, la violence.

Aujourd’hui, l’ordre spéciste s’effrite. Il reste campé sur ses positions, mais celles-ci sont attaquées et succombent les unes après les autres. On reconnaît aujourd’hui de nombreuses capacités mentales aux animaux, qui jusqu’à récemment encore leur étaient déniées. On les ressent de plus en plus proches de « nous », humains, alors qu’on affirmait il y a quelques années encore qu’un abîme incommensurable nous séparait à jamais, « nous, êtres de liberté » et « eux, êtres de nature ». Surtout, on considère de plus en plus que ce qu’ils éprouvent importe, parce que cela leur importe, et que ce qu’ils vivent doit donc être pris en considération. Leurs vies et leurs morts sont essentielles pour eux, et pour cette raison sont extrêmement importantes en soi. Tout comme les nôtres, et pour les mêmes raisons. On sait aujourd’hui que nous n’avons aucune justification valable pour ne pas considérer que ce qu’ils éprouvent importe autant que ce que nous (humains) éprouvons. De plus en plus d’entre nous refusent de collaborer à leur exploitation et pensent que nous devrions considérer leurs intérêts fondamentaux de façon égale aux nôtres.

Au centre de l’ordre spéciste, la pratique banale qui consiste à manger les autres êtres sentients revient à nous signifier à nous-mêmes que leur vie ne vaut pas plus que la simple matière qui les constitue, et que notre intérêt dérisoire à sentir leurs os craquer sous nos dents vaut bien leurs vies et leurs morts. C’est un « Parce que nous le valons bien ! » que nous nous adressons à nous-mêmes et qui soude notre communauté humaine sur la distinction d’avec eux. Nous sommes les maîtres, ils sont les esclaves.

 

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Les abattoirs sont une véritable boîte noire tenue à l’écart du public. Pourtant nous avons le droit de savoir. Découvrez le dossier de L214 sur l’abattoir d’Alès

 

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