
Voici un long article à propos de la résurrection de Jésus qui commence par une présentation générale de la cérémonie religieuse de Pâques chez les chrétiens.
Il se poursuit par les écrits des deux seules visionnaires de la vie de Jésus que sont Anne Catherine Emmerich, mystique allemande du XVIII et XIX siècle et Maria Valtorta mystique italienne qui eut ses visions durant la deuxième guerre mondiale mais dont l’Eglise refuse de reconnaître celles-ci.
L’article continue sur le même sujet par les révélations des anges Mom et Nume à Lulu Tinfena, la messagère des anges dont certaines révélations sont reproduites sur ce site. Il s’agit ici, de messages recueillis les jeudi et vendredi saints 13 et 14 avril 2017, messages qui se terminent par le poème sur le calvaire adressé par l’ange Nomi le 7 avril 2023.
Pâques commémore la résurrection de Jésus le troisième jour après sa crucifixion. Pour cette raison, c’est la fête la plus importante de l’année pour les chrétiens. La célébration de Pâques est fixée le premier dimanche après la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps. Cette année, Pâques sera fêtée le 20 avril aussi chez les orthoxes qui suivent toujours le calendrier julien introduit par Jules César en 46 av JC. Les catholiques ont adopté le calendrier grégorien promulgué par Grégoire XIII en 1582 afin de corriger la dérive faible qu’il y avait par rapport aux évéments astronomiques et faisant passer cette année là, du 9 au 20 décembre.
Le mot Pâque dérive du latin « Pascha » lui-même issu de l’hébreu « Pessah » qui veut dire « passage » et qui, chez les juifs, célèbre la libération des Hébreux en Egypte et leur passage de la Mer rouge..
La résurrection de Jésus pour les chrétiens constitue la preuve de sa divinité et la victoire sur la mort et le péché. Elle est l’espérance de la vie éternelle. Cette signification théologique est au coeur du message chrétien.
Dans les Evangiles, les quatre apôtres relatent cet événement en y apportant parfois des détails différents. Pierre, à qui Jésus confiera la responsabilité de son Eglise, témoignera de cette résurrection dans les Actes des Apôtres ( Acte 2:32). Paul, à qui Jésus parle après sa résurrection, dit à ses disciples que sa prédication et leur foi sont vaines si Christ n’est pas ressuscité ( 1 Corinthiens 15:14). Les apôtres Marc, Mathieu, Luc et Jean rapportent tous l’événement de la résurrection et la présence de Marie de Magdala, Marie-Madeleine, comme premier témoin de cette résurrection. Pour Jean, elle apparaît seule, alors que pour les trois autres elle est accompagnée d’autres femmes.
Selon les Evangiles, Marie Madeleine a trouvé la pierre roulée devant le tombeau et celui-ci était vide. Un ange, sous la forme d’un homme en blanc lui indique que Jésus est ressuscité.
Puis, après sa résurrection, Jésus apparaît à plusieurs reprises et pendant encore quarante jours à ses apôtres et parfois aussi à ses disciples dans des lieux différents. Après cette période, ses apôtres se dispersent pour prêcher l’Evangile, contribuant ainsi, et en premier, à ce qui deviendra ce qu’on appellera ensuite le christianisme.
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Les visions d’Anne Catherine Emmerich (1774-1824) mystique catholique allemande
Anne-Catherine Emmerich, stigmatisée du XVIIIe siècle et béatifiée par Jean-Paul II, a eu de nombreuses visions de la passion et de la résurrection du Christ. Après un extrait de ses visions concernant la nuit de la résurrection, en voici un autre sur la résurrection du Christ elle-même. Il doit être néanmoins précisé que ces visions et réévalations ont été consignées par un poète, Clémens Brentano, sur 16 000 feuillets. Ceux-ci ont été publiés en 1833 pour une première partie par Brentano lui-même puis, une seconde partie après sa mort, par son frère Christian en 1852 et enfin une troisième partie en 1858-1860 par K.E. Schmöger. Les études de ces révélations ont montré que ces écrits contiennent de nombreux emprunts à d’autres publications antérieures.
C’est donc avec ses réserves que sont reproduits ici les passages concernant la résurrection de Jésus-Christ :
» Bientôt après, je vis le tombeau du Seigneur. Tout était calme et tranquille alentour. Il y avait six à sept gardes, les uns assis, les autres debout. Cassius, qui avait reçu de grandes grâces, n’avait presque pas quitté sa place dans le fossé, à l’entrée de la grotte, pendant toute la journée. Il se trouvait encore là, dans la contemplation et dans l’attente.
Il faisait nuit. Les lanternes placées devant la grotte jetaient une vive lueur sur les parages. Le saint corps était enveloppé dans son linceul, entouré de lumière, et reposait entre deux anges que j’avais vus constamment en adoration à la tête et aux pieds du Sauveur, depuis la mise au tombeau. Ces anges avaient l’air de prêtres. Leur posture et leurs bras croisés sur la poitrine me rappelèrent les chérubins de l’Arche d’alliance, mais je ne leur vis pas d’ailes. Du reste, le saint sépulcre tout entier me rappela l’arche d’alliance à différentes époques de son histoire. Peut-être cette lumière et la présence des anges étaient-elles visibles pour Cassius, car il était en contemplation près de la porte du tombeau, comme quelqu’un qui adore le Saint-Sacrement (lire aussi : qu’est-ce que l’eucharistie ?).
Quatre des gardes étaient allés chercher quelque chose en ville quand il y eut une secousse dans le rocher. Les trois autres tombèrent presque sans connaissance. Ils crurent à un tremblement de terre. Mais Cassius fut très ému, car il voyait quelque chose de ce qui se passait, quoique cela ne soit pas très clair pour lui. Toutefois, il resta à sa place, attendant dans un grand recueillement ce qui allait arriver.
Entre temps, les soldats absents étaient revenus. Les saintes femmes avaient fini de préparer et d’empaqueter leurs aromates et s’étaient retirées dans leurs cellules. Elles ne s’étaient pas couchées pour dormir, s’appuyant seulement sur les couvertures roulées. Elles voulaient se rendre au tombeau avant le jour, car elles craignaient que les ennemis de Jésus ne leur tendent des embûches lorsqu’elles sortiraient.
Elles avaient manifesté plusieurs fois leur inquiétude, mais la sainte Vierge, pleine d’un nouveau courage depuis que son fils lui était apparu, les avait tranquillisées et leur avait dit qu’elles pouvaient prendre du repos et se rendre sans crainte au tombeau, car il ne leur arriverait pas de mal. Alors elles s’étaient un peu reposées.
Il était à peu près onze heures du soir lorsque la Sainte Vierge, poussée par l’amour et par un désir irrésistible, se leva, s’enveloppa dans un manteau gris, et quitta seule la maison.
Je me demandais avec inquiétude comment on laissa cette sainte mère, épuisée, si affligée, se risquer seule ainsi au milieu de tant de dangers.
Elle alla, plongée dans la tristesse, à la maison de Caïphe (le grand prêtre, ndlr), puis au palais de Pilate. Ceci l’obligeait a traverser une grande partie de la ville, et elle parcourut ainsi tout le chemin de la croix à travers les rues désertes, s’arrêtant à tous les endroits où le Sauveur eu quelque chose à souffrir, ou un outrage à essuyer. Elle semblait chercher un objet perdu. Souvent, elle se prosternait par terre et promenait sa main sur les pierres puis la portait à sa bouche, comme si elle avait touché quelque chose de saint.
La Sainte Vierge alla ainsi jusqu’au Calvaire, et comme elle s’en approchait, elle s’arrêta tout à coup. Je vis Jésus, portant son corps sacré, apparaître devant elle. Il était précédé d’un ange, il avait à ses cotes les deux anges du tombeau, et une troupe nombreuse d’âmes libérées le suivait. Il annonça à sa mère ce qu’il devait ressusciter et venir à elle avec son corps transfiguré. Elle devait l’attendre près de la pierre où il est était tombé au Calvaire.
L’apparition parut se diriger du côté de la ville, et la Sainte Vierge, enveloppée dans son manteau, alla s’agenouiller en priant à la place qui lui avait été désignée. Il pouvait bien être minuit passé, car Marie était restée assez longtemps sur le chemin de la croix. Je vois alors le cortège du Sauveur suivre ce même chemin, et tout le supplice de Jésus fut montré aux âmes des patriarches, dans ses moindres circonstances.
Les anges recueillaient, d’une manière mystérieuse, toutes les parcelles de sa substance sacrée qui avaient été arrachées à son corps.
Il me sembla ensuite que le corps du Seigneur reposait de nouveau dans le tombeau, et que les anges y replaçaient, d’une façon mystérieuse, tout ce que les bourreaux et leurs instruments de supplice en avaient enlevé.
Je le vis de nouveau resplendissant dans son linceul, avec les deux anges en adoration à la tête et aux pieds. Lorsque le ciel commença à blanchir à l’orient, je vis Madeleine, Marie de Cléophas, Jeanne Chusa et Salomé quitter le Cénacle, enveloppées dans leurs manteaux.
Elles portaient leurs fleurs, leurs sucs extraits de diverses plantes, leurs essences et leurs huiles empaquetées, et l’une d’elles avait une lumière allumée, mais cachée sous ses vêtements. Je les vis se diriger timidement vers la petite porte de Nicodème.
Je vis apparaître l’âme de Jésus comme une gloire resplendissante entre deux anges en habits de guerre (les deux anges que j’avais vus précédemment étaient en habits sacerdotaux) ; une multitude de figures lumineuses l’environnait. Pénétrant à travers le rocher, elle vint se reposer sur son corps très saint : elle sembla se pencher sur lui et se confondit tout d’un coup avec lui. Je vis alors les membres se remuer dans leurs enveloppes, et le corps vivant et resplendissant du Seigneur uni à son âme et à sa divinité, se dégager du linceul par le côté, comme s’il sortait de la plaie faite par la lance : cette vue me rappela Ève sortant du côté d’Adam. Tout était éblouissant de lumière.
Il me sembla au même moment qu’une forme monstrueuse sortait de terre au-dessous du tombeau. Elle avait une queue de serpent et une tête de dragon qu’elle levait contre Jésus ! Je crois me souvenir qu’elle avait en outre une tête humaine. Mais je vis à la main du Sauveur ressuscité un beau bâton blanc au haut duquel était un étendard flottant : il marcha sur la tête du dragon et frappa trois fois avec le bâton sur sa queue ; à chaque coup, je vis le monstre se replier davantage sur lui-même, diminuer de grosseur et disparaître : la tête du dragon était rentrée sous terre, la tête humaine paraissait encore. J’ai souvent eu cette vision lors de la résurrection, et j’ai vu un serpent pareil qui semblait en embuscade lors de la conception du Christ. Il me rappela celui du Paradis ; seulement il était encore plus horrible. Je pense que ceci se rapporte à la prophétie : “La semence de la femme écrasera la tête du serpent”. Tout cela me parut seulement un symbole de la victoire remportée sur la mort, car lorsque je vis le Sauveur écraser la tête du dragon, je ne vis plus de tombeau.
Je vis bientôt Jésus resplendissant s’élever à travers le rocher. La terre trembla ; un ange, semblable à un guerrier, se précipita comme un éclair du ciel dans le tombeau, mit la pierre à droite et s’assit dessus. La secousse fut telle que les lanternes s’agitèrent violemment et que la flamme jaillit de tous les côtés. A cette vue, les gardes tombèrent comme atteints de paralysie ; ils restèrent étendus par terre, les membres contournés et ne donnant plus signe de vie. Cassius, ébloui d’abord par l’éclat de la lumière, revint promptement à lui et s’approcha du tombeau : il entrouvrit la porte, toucha les linges vides, et se retira dans le dessein d’annoncer à Pilate ce qui était arrivé. Toutefois il attendit encore un peu, dans l’espoir de voir quelque chose de plus ; car il avait senti le tremblement de terre, il avait vu la pierre jetée de côté, l’ange assis dessus et le tombeau vide, mais il n’avait pas aperçu Jésus. Ces premiers événements furent racontés aux disciples soit par Cassius, soit par les gardes.
Au moment où l’ange entra dans le tombeau et où la terre trembla. je vis le Sauveur ressuscité apparaître à sa Mère près du Calvaire. Il était merveilleusement beau et radieux. Son vêtement, semblable à un manteau, flottait derrière lui, et semblait d’un blanc bleuâtre, comme la fumée vue au soleil. Ses blessures étaient larges et resplendissantes ; on pouvait passer le doigt dans celles des mains. Des rayons allaient du milieu des mains au bout des doigts. Les âmes des patriarches s’inclinèrent devant la Mère de Jésus à laquelle le Sauveur adressa quelques mots que j’ai oubliés pour lui dire qu’elle le reverrait. Il lui montra ses blessures, et, comme elle se prosternait à terre pour baiser ses pieds, il la prit par la main, la releva et disparut. Les lanternes brillaient prés du tombeau dans le lointain, et l’horizon blanchissait à l’orient au-dessus de Jérusalem.
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« L’évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta :
Maria Valtorta est née à Caserte le , bourgade de Campanie à une quarantaine de km au nord de Naples est morte le à Viareggio en Toscane. C’est une visionnaire et mystique italienne, membre du Tiers-ordre catholique des Servites de Marie et autrice d’écrits spirituels. (Le Tiers-Ordre « Séculier » constitue la troisième partie d’un Ordre religieux (après les Frères et les Moniales). Il s’adresse aux laïcs qui, vivant dans le monde, veulent suivre la spiritualité de l’Ordre auquel ils se rattachent. Pour eux, l’Ordre offre une spiritualité dédiée et adaptée à la vie hors des murs d’une communauté religieuse.)
À partir de 1943, elle transcrit, dans des cahiers, les visions et les dictées qu’elle dit recevoir. Les passages évoquant des scènes de la vie du Christ sont publiés sous le titre « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé« . Elle est assitée jusqu’à sa mort par Maria Diociotti, sa meilleure amie . Elle rédige environ 15 000 pages réparties sur 122 cahiers. Elle est immobilisée chez elle à Viarregio et devient totalement grabataire à partir de 1943. Elle meurt en 1961 et son corps est transféré à la Basilique de la Sainte Annonciation à Florence. Romualdo Migliorini, son directeur spirituel, est convaincu de l’exactitude des révélations et en 1948, le Pape PIe XII aurait dit au Père Berti de publier les écrits tels qu’ils sont, sans donner d’opinion sur ceux-ci. Ultérieurement, ces écrits alors étudiés par le Vatican conduisent celui-ci à les interdire.
Ces cahiers furent Interdits de publication en 1949 par le Saint-Office. Mais cet ouvrage fut pourtant publié en Italie entre 1956 et 1959. Il fut mis à l’Index des livres interdits le . Malgré l’abolition de l’Index en 1966, les autorités catholiques continuent de ne pas reconnaître l’origine surnaturelle des écrits de Maria Valtorta.
Malgré leur mise à l’Index, les écrits de Maria Valtorta sont à nouveau publiés en 10 volumes de 1961 à 1967 sans difficulté, dans la mesure où le catalogue de l’Index a été supprimé au lendemain du concile Vatican II. L’ouvrage est traduit en espagnol à partir de 1976, puis en français à partir de 1979 sous le titre de « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé« . C’est ce titre français qui sera adopté pour les autres traductions et pour la nouvelle édition italienne.
Le cardinal Joseph Ratzinger, futur pape Benoît XVI, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), est amené à deux reprises à émettre un avis négatif sur les écrits de Maria Valtorta. Une première fois, le 31 janvier 1985. Une seconde fois, le 9 septembre 1988.
Mais ces écrits font l’objet d’une large diffusion sur le net et sont défendus par des chrétiens convaincus de leur exactitude. Voici donc, malgré ces mises en garde, les visions de Maria Valtorta concernant la résurrection de Jésus :
la Résurrection
| Vision du dimanche 1er avril 1945 (jour de Pâques).617.1 Je revois la joyeuse et puissante Résurrection du Christ .Dans le jardin, tout n’est que silence et scintillement de la rosée. Au-dessus, le ciel devient d’un saphir de plus en plus clair, après avoir quitté sa couleur bleu-noir criblée d’étoiles qui, pendant toute la nuit, ont veillé sur le monde. L’aube repousse de l’orient vers l’occident les régions encore obscures, comme le fait l’eau, lors des marées hautes, qui avance toujours plus pour recouvrir la plage, et remplace le gris-noir du sable humide par le bleu des eaux marines. L’une ou l’autre étoile ne veut pas encore mourir et luit de plus en plus faiblement sous l’onde de lumière vert clair de l’aube, d’un blanc laiteux nuancé de gris, comme les feuillages des oliviers engourdis qui couronnent un coteau peu distant. Finalement, elle fait naufrage, submergée par l’onde de l’aube comme une terre que recouvre l’eau. Et puis en voilà une de moins… encore une … et une autre, et une autre. Le ciel perd ses troupeaux d’étoiles et ce n’est qu’à l’extrême occident que trois étoiles, puis deux, puis une, restent à regarder ce prodige quotidien qu’est l’aurore qui se lève. Quand, du côté de l’orient, un filet de rose trace une ligne sur la soie turquoise du ciel, un soupir de vent passe dans les feuillages et sur les herbes et avertit : « Réveillez-vous, le jour est revenu. » Mais il ne réveille que les herbes et les feuillages qui frissonnent sous leurs diamants de rosée et ont un bruissement ténu, mêlé à l’arpège des gouttes qui tombent.Les oiseaux ne se réveillent pas encore dans les branches touffues d’un cyprès de grande taille qui semble dominer comme un seigneur dans son royaume, ni dans l’entrelacs confus d’une haie de lauriers qui abrite de la tramontane.617.2 C’est dans des poses variées que les gardes, transis de froid, gagnés par l’ennui et ensommeillés, veillent sur le tombeau ; la porte de pierre a été renforcée, sur ses bords, par une épaisse couche de chaux, comme si c’était un contrefort, sur le blanc opaque de laquelle se détachent les larges rosaces de cire rouge portant le sceau du Temple, imprimé avec d’autres, directement dans la chaux fraîche.Haut de (239) Les gardes doivent avoir allumé du feu pendant la nuit, car on voit encore de la cendre et des tisons mal éteints sur le sol. Ils ont aussi joué et mangé, car je vois, répandus sur le sol, des restes de nourriture et des osselets bien polis qui ont servi certainement pour quelque jeu, comme notre jeu de domino ou nos billes ; ils ont pour cela utilisé un échiquier rudimentaire tracé sur le sentier. Puis ils ont tout laissé en plan par lassitude et essayé de trouver des positions plus ou moins commodes pour dormir ou veiller.617.3 À l’orient, une étendue rose s’agrandit de plus en plus dans le ciel serein, où, par ailleurs, il n’y a pas encore de rayon de soleil. C’est alors que surgit de profondeurs inconnues, un météore resplendissant qui descend, tel une boule de feu à l’éclat insoutenable, suivi d’un sillage rutilant qui peut-être n’est que le souvenir de son rayonnement sur notre rétine. Il descend à grande vitesse vers la terre, en répandant une lumière si intense, si fantasmagorique, à la beauté si effrayante, que la lumière rosée de l’aurore en est éclipsée et disparaît.Surpris, les gardes lèvent la tête, parce que cette lumière s’accompagne d’un grondement puissant, harmonieux, solennel, qui remplit toute la Création. Il provient de profondeurs paradisiaques. C’est l’alléluia, la gloire angélique qui suit l’Esprit du Christ revenant dans sa chair glorieuse. Le météore s’abat contre l’inutile fermeture du tombeau, l’arrache, la jette par terre, foudroie de terreur et de bruit les gardes placés comme geôliers du Maître de l’univers en provoquant, avec son retour sur la terre, un nouveau tremblement de terre comme cet Esprit du Seigneur en avait produit en fuyant la terre. Il entre, éclaire le tombeau de sa lumière indescriptible, et pendant qu’il reste suspendu dans l’air immobile, l’Esprit se réinfuse dans le corps du Christ sans mouvement sous les bandes funèbres.Tout cela se passe, non en une minute, mais en une fraction de minute, tant l’apparition, la descente, la pénétration et la disparition de la Lumière de Dieu a été rapide…617.4 Le » Je le veux » du divin Esprit à sa chair froide n’a pas de son. L’ordre est donné par l’Essence à la matière immobile. Aucune parole n’est audible par l’oreille humaine .La chair reçoit le commandement et lui obéit en poussant un profond soupir… Rien d’autre pendant quelques minutes. Sous le suaire et le linceul, la chair glorieuse se recompose en une beauté éternelle, se réveille du sommeil de la mort, revient du « rien » où elle était, vit après avoir été morte. Certainement, le cœur se réveille et se remet à battre, il pousse dans les veines le sang glacé qui reste et en crée d’un seul coup la quantité nécessaire dans les artères vides, dans les poumons immobiles, dans le cerveau obscurci, et il y ramène la chaleur, la santé, la force, la pensée. Un moment passe, et voilà que se produit un mouvement soudain sous le lourd linceul. C’est si soudain, depuis l’instant où Jésus bouge sûrement ses mains croisées, jusqu’au moment où il se tient debout, majestueux, splendide dans son vêtement de matière immatérielle, surnaturellement beau et imposant, avec une gravité qui le change et l’élève tout en le laissant lui-même, que l’œil n’a qu’à peine le temps d’en suivre le développement. Et maintenant, il l’admire : Jésus est fort différent de ce que la pensée peut rappeler, il est en pleine forme, sans blessures ni sang, mais seulement éblouissant de la lumière qui jaillit à flots des cinq plaies et sort par tous les pores de son épiderme. Il fait son premier pas : dans son mouvement, les rayons qui jaillissent des mains et des pieds l’auréolent de lames de lumière. depuis la tête nimbée d’un diadème composé des innombrables blessures de la couronne d’épines qui ne donnent plus de sang mais seulement de la splendeur, jusqu’au bord du vêtement quand, en ouvrant les bras qu’il a croisés sur sa poitrine, il découvre la zone de luminosité très vive qui filtre de son habit en lui donnant l’éclat d’un soleil à la hauteur du cœur. Alors, c’est réellement la « Lumière » qui a pris corps. Il ne s’agit pas de la faible lumière de la terre, ni du pauvre éclat des astres ou du soleil. C’est la Lumière de Dieu : toute la splendeur paradisiaque se rassemble en un seul Être et lui donne un bleu azur inconcevable dans les yeux, des feux d’or en guise de cheveux, des blancs purs et angéliques pour vêtement et coloris et, ce qui est indescriptible par des mots humains, la suréminente ardeur de la très sainte Trinité, dont la puissance anéantit tout feux du Paradis en l’absorbant en elle-même, pour l’engendrer à nouveau à chaque instant du Temps éternel : c’est le cœur du Ciel qui attire et diffuse son sang, les innombrables gouttes de son sang incorporel : les bienheureux, les anges, tout ce qui constitue le Paradis : l’amour de Dieu, l’amour pour Dieu, voilà la Lumière qu’est le Christ ressuscité et qui lui donne forme. Lorsqu’il se dirige vers la sortie, et dès que l’œil peut voir autre chose que son éclat, voici que m’apparaissent deux clartés très belles, mais semblables à des étoiles par rapport au soleil, chacune d’un côté du seuil, prosternées en adoration pour leur Dieu qui passe, enveloppé de sa lumière, avec un sourire qui béatifie. Il quitte la grotte funèbre et revient fouler la terre que la joie réveille et qui resplendit sous sa rosée, parmi les couleurs des herbes et des rosiers, sous les innombrables corolles des pommiers qui s’ouvrent par prodige aux premiers rayons du soleil qui les frappent, et au Soleil éternel qui avance sous eux. Les gardes sont évanouis… Les forces corrompues de l’homme ne voient pas Dieu alors que les forces pures de l’univers : les fleurs, les herbes, les oiseaux admirent et vénèrent le Puissant qui passe, nimbé de sa propre Lumière et de celle du soleil. Devant son sourire, et sous son regard qui se pose sur les fleurs, sur les ramilles, puis s’élève vers le ciel serein, tout devient plus beau. Les millions de pétales qui forment une mousse fleurie au-dessus de la tête du Vainqueur prennent une teinte plus soyeuse, plus nuancée. Les diamants de rosée se font plus vifs. Et plus bleu est le ciel que réfléchissent ses yeux resplendissants, et plus joyeux le soleil qui peint de gaieté un petit nuage porté par un vent léger qui vient baiser son Roi avec des parfums enlevés aux jardins et des caresses de pétales soyeux. |
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Vision du lundi 21 février 1944. Marie maintenant est prosternée le visage contre terre. On dirait une pauvre chose abattue. On dirait cette fleur morte de soif dont elle a parlé. La fenêtre close s’ouvre avec un impétueux battement de ses lourds volets et, avec le premier rayon de soleil, Jésus entre. Marie, qui s’est secouée au bruit et qui lève la tête pour voir quel vent a ouvert les volets, voit son Fils rayonnant : beau, infiniment plus beau qu’il ne l’était avant d’avoir souffert, souriant, vivant, plus lumineux que le soleil, vêtu d’un blanc qui paraît de la lumière tissée, et qui s’avance vers elle. Elle se redresse sur ses genoux et, joignant en croix les mains sur sa poitrine, elle dit dans un sanglot qui est rire et pleur : « Seigneur, mon Dieu. » Et elle reste ainsi ravie dans sa contemplation, le visage tout baigné de larmes, mais devenu serein, pacifié par le sourire et l’extase. Mais Lui ne veut pas la voir, sa Maman, à genoux comme une servante. Et il l’appelle en lui tendant les mains, des blessures desquelles sortent des rayons qui rendent encore plus lumineuse sa Chair glorieuse : « Maman ! » Mais ce n’est pas la parole affligée des colloques et des adieux d’avant la Passion, ni la lamentation déchirée de la rencontre sur le Calvaire et de l’agonie. C’est un cri de triomphe, de joie, de libération, de fête, d’amour, de gratitude. Et il se penche sur sa Mère qui n’ose pas le toucher et lui met les mains sous ses coudes pliés, la lève, la serre sur son Cœur et l’embrasse. Oh ! alors Marie comprend que ce n’est pas une vision, que c’est son Fils réellement ressuscité, que c’est son Jésus, le Fils qui l’aime encore en Fils. Et avec un cri elle se jette à son cou, l’embrasse et le baise, en riant dans ses pleurs. Elle baise son front où il n’y a plus de blessures, sa tête qui n’est plus dépeignée ni couverte de sang, ses yeux éblouissants, ses joues guéries, sa bouche qui n’est plus enflée. Et puis elle Lui prend les mains et en baise le dessus et la paume, sur les blessures rayonnantes, et tout à coup se baisse à ses pieds, les découvre de dessous son vêtement de splendeur et les baise. Mais Lui sourit et comprend. Il entrouvre son vêtement sur la poitrine et il dit : « Et celle-là, Maman, tu ne la baise pas, celle qui t’a fait si mal et que toi seule es digne de baiser ? Embrasse-moi sur le Cœur, Maman. Ton baiser m’enlèvera le dernier souvenir de tout ce qui est douleur et me donnera cette joie qui manque encore à ma Joie de Ressuscité. » Il prend dans ses mains le visage de sa Mère et en pose les lèvres sur la lèvre de la blessure du Côté, d’où sortent des flots de lumière très vive. Le visage de Marie est auréolé par cette lumière, plongé comme il l’est dans ses rayons. Elle l’embrasse, l’embrasse pendant que Jésus la caresse. Elle ne se lasse pas de l’embrasser. On dirait un assoiffé qui ait attaché sa bouche à la source et en boit la vie qui lui échappait. Maintenant Jésus parle. « Tout est fini, Maman. Maintenant tu ne dois plus pleurer pour ton Fils. L’épreuve est accomplie. La Rédemption est arrivée. Maman, merci de m’avoir conçu, élevé, aidé dans la vie et dans la mort. J’ai senti venir à Moi tes prières. Elles ont été ma force dans la douleur, mes compagnes dans mon voyage sur la Terre et au delà de la Terre. Elles sont venues avec Moi sur la Croix et dans les Limbes. Elles étaient l’encens qui précédait le Pontife qui allait appeler ses serviteurs pour les amener dans le temple qui ne meurt pas : dans mon Ciel. Elles sont venues avec Moi dans le Paradis, précédant comme une voix angélique le cortège des rachetés guidés par le Rédempteur pour que les anges fussent prêts pour saluer le Vainqueur qui revenait dans son Royaume. Elles ont été entendues et vues par le Père et par l’Esprit qui en ont souri comme de la fleur la plus belle et du chant le plus doux nés dans le Paradis. Elles ont été connues par les Patriarches et les nouveaux Saints, par les nouveaux, les premiers habitants de ma Jérusalem, et Moi je t’apporte leurs remerciements, Maman, en même temps que le baiser des parents et que leur bénédiction et celle de Joseph, ton époux d’âme. Le Ciel tout entier chante son hosanna à toi, ma Mère, Maman Sainte ! Un hosanna qui ne meurt pas, qui n’est pas menteur comme celui qui m’a été donné il y a quelques jours. Maintenant je vais trouver le Père avec mon vêtement humain. Le Paradis doit voir le Vainqueur dans son vêtement d’Homme avec lequel il a vaincu le Péché de l’Homme. Mais ensuite je viendrai encore. Je dois confirmer dans la Foi ceux qui ne croient pas encore et ont besoin de croire pour amener les autres à la foi, je dois fortifier ceux qui sont chétifs et qui auront besoin de tant de force pour résister au monde. Puis je monterai au Ciel, mais je ne te laisserai pas seule, Maman. Tu vois ce voile ? Dans mon anéantissement, j’ai dégagé encore une puissance de miracle pour Toi, pour te donner ce réconfort. Mais j’accomplis pour toi un autre miracle. Tu me posséderas dans le Sacrement, réel comme je l’étais quand tu me portais. Tu ne seras jamais seule. En ces jours tu l’as été. Mais pour ma Rédemption il fallait aussi cette douleur que tu as éprouvée. Beaucoup sera continuellement ajouté à la Rédemption car il sera continuellement créé beaucoup de Péché. J’appellerai tous mes serviteurs à cette coparticipation rédemptrice. Tu es celle qui à elle seule fera plus que tous les autres saints ensemble. C’est pour cela aussi qu’il fallait ce long abandon. Maintenant il est fini. Je ne suis plus séparé du Père. Tu ne seras plus séparée du Fils. Et ayant le Fils, tu as notre Trinité. Ciel vivant, tu porteras sur la Terre la Trinité parmi les hommes et tu sanctifieras l’Église, toi, Reine du Sacerdoce et Mère des Chrétiens. Puis je viendrai te prendre. Et ce ne sera plus Moi en toi, mais toi en Moi, dans mon Royaume, pour rendre plus beau le Paradis. Maintenant je m’en vais, Maman. Je vais rendre heureuse l’autre Marie. Puis je monte vers le Père. C’est de là que je viendrai à ceux qui ne croient pas. Maman, ton baiser pour bénédiction, et ma Paix à toi pour compagne. Adieu. » |
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| Et Jésus disparaît dans le soleil qui descend à flots du ciel serein du matin. | ||||
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Jésus dit : “Les prières ardentes de Marie ont anticipé de quelque temps ma Résurrection. J’avais dit: “Le Fils de l’homme va être tué mais il ressuscitera le troisième jour”. J’étais mort à trois heures de l’après-midi du vendredi. Soit que vous comptiez les jours par leurs noms, soit que vous comptiez les heures, ce n’était pas l’aube du dimanche qui devait me voir ressusciter. Comme heures, il y avait seulement trente-huit heures au lieu de soixante-douze que mon Corps était resté sans vie. Comme jours, je devais au moins arriver au soir de ce troisième jour pour dire que j’avais été trois jours dans la tombe. Mais Marie a anticipé le miracle. De la même manière que, par sa prière, elle a ouvert les Cieux, quelques années avant l’époque fixée, pour donner au monde son Salut, ainsi maintenant elle obtient d’anticiper de quelques heures pour donner du réconfort à son cœur mourant. Et Moi, au début de l’aube du troisième jour, je suis descendu comme le soleil et par ma splendeur j’ai brisé les sceaux des hommes, si inutiles devant la puissance de Dieu. J’ai fait levier avec ma force pour renverser la pierre veillée inutilement, de mon apparition, j’ai fait la foudre qui a terrassé les gardes trois fois inutiles mis pour la garde d’une mort qui était Vie, que nulle force humaine ne pouvait empêcher d’être telle. Bien plus puissant que votre courant électrique, mon Esprit est entré comme une épée de Feu divin pour réchauffer la froide dépouille de mon Cadavre et au nouvel Adam l’Esprit de Dieu a insufflé la vie, en se disant à Lui-même: « Vis. Je le veux ». Moi qui avais ressuscité les morts quand je n’étais que le Fils de l’homme, la Victime désignée pour porter les fautes du monde, ne devais-je pas pouvoir me ressusciter Moi-même maintenant que j’étais le Fils de Dieu, le Premier et le Dernier, le Vivant éternel, Celui qui a dans ses mains les clefs de la Vie et de la Mort ? Et mon Cadavre a senti la Vie revenir en Lui. Regarde : comme un homme qui s’éveille après le sommeil produit par une énorme fatigue, j’ai une respiration profonde et je n’ouvre pas encore les yeux. Le sang revient circuler dans les veines, peu rapide encore, il ramène la pensée à l’esprit. Mais je viens de si loin ! Regarde: comme un blessé qu’une puissance miraculeuse guérit, le sang revient dans les veines vides, remplit le cœur, réchauffe les membres, les blessures se cicatrisent, les bleus et les blessures disparaissent, la force revient. Mais j’étais tellement blessé! Voilà: la Force agit. Je suis guéri. Je suis éveillé. Je suis revenu à la Vie. J’étais mort. Maintenant je vis! Maintenant je ressuscite ! Je secoue les linges de mort, je jette l’enveloppe des onguents. Je n’ai pas besoin d’eux pour paraître la Beauté éternelle, l’éternelle Intégrité. Je me revêts d’un vêtement qui n’est pas de cette Terre, mais tissé par Celui qui est mon Père et qui a tissé la soie des lys virginaux. Je suis revêtu de splendeur. Je suis orné de mes plaies qui ne suintent plus du sang mais dégagent de la lumière. Cette lumière qui sera la joie de ma Mère et des bienheureux, et la vue insoutenable des maudits et des démons sur la Terre et au dernier jour. L’ange de ma vie d’homme et l’ange de ma douleur sont prosternés devant Moi et adorent ma Gloire. Ils sont ici tous les deux mes anges. L’un pour jouir de la vue de Celui qu’il a gardé et qui maintenant n’a plus besoin de défense angélique. L’autre, qui a vu mes larmes pour voir mon sourire, qui a vu mon combat pour voir ma victoire, qui a vu ma douleur pour voir ma joie. Et je sors dans le jardin plein de boutons de fleurs et de rosée. Et les pommiers ouvrent leurs corolles pour faire un arc fleuri au-dessus de ma tête de Roi, et les plantes font un tapis de gemmes et de corolles à mes pieds qui reviennent fouler la Terre rachetée après que j’ai été élevé sur elle pour la racheter. Et ils me saluent le premier soleil, et le doux vent d’avril, et la nuée légère qui passe, rose comme la joue d’un enfant, et les oiseaux dans les feuillages. Je suis leur Dieu. Ils m’adorent. Je passe parmi les gardes évanouis, symbole des âmes en faute mortelle qui ne sentent pas le passage de Dieu. C’est Pâques, Marie ! C’est bien le “Passage de l’Ange de Dieu” ! Son Passage de la mort à la vie. Son Passage pour donner la Vie à ceux qui croient en son Nom. C’est Pâques ! C’est la Paix qui passe dans le monde. La Paix qui n’est plus voilée par la condition d’homme mais qui est libre, complète dans l’efficience de Dieu qui lui est revenue. Et je vais trouver la Mère. Il est bien juste que j’y aille. Cela l’a été pour mes anges. Ce doit l’être bien plus pour celle qui, en plus d’être ma gardienne et mon réconfort, a été celle qui m’a donné la vie. Avant encore de revenir au Père dans mon vêtement d’Homme glorifié, .je vais voir ma Mère. J’y vais dans la splendeur de mon vêtement paradisiaque et de mes Gemmes vivantes. Elle peut me toucher, elle peut me baiser car elle est la Pure, la Belle, l’Aimée, la Bénie, la Sainte de Dieu. Le nouvel Adam va à la nouvelle Ève. Le mal est entré dans le monde par la femme et c’est par la Femme qu’il a été vaincu. Le Fruit de la Femme a désintoxiqué les hommes de la bave de Lucifer. Maintenant s’ils veulent ils peuvent être sauvés. Elle a sauvé la femme restée si fragile après la blessure mortelle. Après m’être rendu auprès de la Toute-Pure – il était juste que son Fils-Dieu commence par elle, en vertu de son droit de sainteté et de maternité – je me présente à la femme rachetée, Marie-Madeleine. À celle qui est le chef de file, à celle qui représente toutes les créatures féminines que je suis venu délivrer de la morsure de la luxure, pour qu’elle dise à celles qui vont vers Moi pour guérir, qu’elles aient foi en Moi, qu’elles croient en ma Miséricorde qui comprend et pardonne, que pour vaincre Satan qui fouille leurs chairs, elles regardent ma Chair ornée des cinq plaies. Je ne me laisse pas toucher par elle. Elle n’est pas la Pure qui peut toucher sans le contaminer le Fils qui revient au Père. Elle a encore beaucoup à purifier par la pénitence, mais son amour mérite cette récompense. Elle a su ressusciter par sa volonté du tombeau de ses vices, étrangler Satan qui la possédait, défier le monde par amour pour son Sauveur, elle a su se dépouiller de tout ce qui n’est pas amour, elle a su n’être plus que l’amour qui se consume pour son Dieu. Et Dieu l’appelle : “Marie”. Entends-la répondre: “Rabbouni !” Il y a son cœur dans ce cri. C’est à elle, qui l’a mérité, que je donne la charge d’être la messagère de la Résurrection. Et encore une fois elle sera méprisée comme si elle avait déliré. Mais rien ne lui importe à Marie de Magdala, à Marie de Jésus, du jugement des hommes. Elle m’a vu ressuscité et cela lui donne une joie qui apaise tout autre sentiment. Tu vois comme j’aime même celui qui a été coupable, mais a voulu sortir de la faute? Ce n’est même pas à Jean que je me montre d’abord, mais à Marie-Madeleine. Jean avait déjà eu de Moi la qualité de fils. Il le pouvait avoir car il était pur et il pouvait être le fils non seulement spirituel, mais aussi donnant et recevant ces besoins et ces soins qui concernent la chair, à la Pure et de la Pure de Dieu. Marie-Madeleine, celle qui est ressuscitée à la Grâce, a la première vision de la Grâce Ressuscitée. Quand vous m’aimez jusqu’à vaincre tout pour Moi, je vous prends la tête et le cœur malades dans mes mains transpercées et je vous souffle au visage ma Puissance. Et je vous sauve, je vous sauve, fils que j’aime. Vous redevenez beaux, sains, libres, heureux. Vous redevenez les fils aimés du Seigneur. Je vous fais porteurs de ma Bonté parmi les pauvres hommes, les témoins de ma Bonté envers eux, pour les persuader d’Elle et de Moi. Ayez, ayez, ayez foi en Moi. Ayez l’amour. Ne craignez pas. Que vous rende sûrs de l’amour de votre Dieu tout ce que j’ai souffert pour vous sauver. |
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Et toi, petit Jean (=Maria Valtorta), souris après avoir pleuré. Ton Jésus ne souffre plus. Il n’y a plus ni Sang ni blessures, mais la lumière, la lumière, la lumière et la joie et la gloire. Ma joie et ma lumière sont en toi, jusqu’à ce que vienne l’heure du Ciel ».
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Messages de Mom et Numa à Lulu Tinfena les jeudi et vendredi saints 13 et 14 avril 2017
LE CALVAIRE DE JESUS
Nous sommes le jeudi Saint. Je viens tout juste d’écrire
quelques mots en hommage à Jésus , et je demande à
Mom ce qu’elle en pense :
_ Est-ce-que ce texte te plaît , Mom ?
_ Oui , mon amie , merci . Je suis très touchée , et je
pleure… Nous avons vécu la passion de Jésus et crois-
moi , la souffrance et l’horreur étaient bien réelles !
Marie était dans un état de prostration et de douleur
inimaginables . Elle regardait son fils pendant qu’on le
torturait , et cela était insupportable ! Mais elle est restée
près de lui jusqu’à la fin … et lorsque l’on a descendu le
corps , elle s’est effondrée sur Jésus en hurlant .
Nous étions présents , et nous avons beaucoup
souffert !
L : Que faisait Marie-Madeleine ?
_ Elle soutenait Marie et elle invectivait la foule et les
gardes . Plus rien ne comptait que de reprendre le corps
de son maître , pour l’ensevelir .
L : Où étaient les apôtres ?
_ Ils s’étaient éloignés , car ils avaient peur de subir le
même sort.
L : Il est donc mort tout seul ?
_ Il est mort tout seul , avec ses doutes et sa
souffrance. Il se voyait abandonné de tous et il souffrait
terriblement à cause de cela .
L : Qui écrit en ce moment ?
_ Numa
L : Merci d’être là , cher ange . Marie a-t-elle douté un
instant, que son fils était le fils de Dieu ?
_ Elle ne voulait plus rien savoir ni entendre .
L : Où était Joseph ? On n’en parle jamais ! On parle
surtout de Joseph d’Arimathie .
_ Joseph était resté à la maison familiale .
Il s’occupait de ses enfants . (Sans doute s’agit-il de ses
petits enfants )
L : Jésus ne l’évoque pas souvent .
_ Joseph a été le père nourricier du Messie . Il a joué
son rôle . Il lui a donné sa protection et un toit .
Mais Jésus a toujours su qu’il était le fils de Dieu, et
Joseph n’a représenté qu’une parenthèse dans sa vie .
L : Jésus avait-il des frères ?
_ Oui , les enfants de Joseph , qui étaient nés d’ un
premier mariage .
L : Marie a-t-elle eu un autre enfant ?
_ Marie est l’IMMACULEE CONCEPTION et elle ne pouvait
pas avoir d’autre enfant que le fils de Dieu .
L : Merci Numa pour tout ce qui a été dit . Mais je ne
comprends pas l’absence de Joseph sur le calvaire ?
_ C’était un homme simple et pieux et peut-être aussi ,
un peu craintif . Il savait que le destin de Jésus était
scellé et il ne pouvait rien faire qui n’ait été écrit par
Dieu .
L : Pourquoi n’ a-t-il pas soutenu Marie devant la
croix ?
_ On ne me tente pas sur la présence de Joseph ! (Pas
de polémique sur la présence de Joseph ) .
Il a consolé Marie pendant des mois et elle montrait son
chagrin à tous ceux qui la voyaient .
L : Avait-elle vu le Christ ressuscité ?
_ Non, elle ne l’a pas vu !
L : Avait-elle perdu la foi ? En son histoire ?
_ Elle était folle de douleur et même les anges ne
parvenaient pas à la consoler . Ensuite , le temps a
passé et Dieu lui a donné l’ absolution et l’oubli de sa
souffrance .
La prière l’a sauvée et elle a été transfigurée par Dieu .
L : Et Marie Madeleine ? Qu’est-elle devenue ?
_ Elle est devenue une apôtre du Christ et elle a prêché
la bonne parole avec Marie… ? et Marie Salomé .
L : Est-il vrai qu’elles sont arrivées un jour aux Saintes
Maries de la mer ?
_ Oui . Elles sont arrivées chez toi et elles y sont
mortes dans l’amour de Jésus .
L : Combien de temps Jésus a-t-il mis pour mourir , sur
cette croix infâme ?
_ Ce fut très long ! J’étais là , près de lui et il ne pouvait
plus respirer .
L : Tu ne pouvais rien faire ?
_ Rien . Je dois te rappeler que tout cela a été écrit par
le Seigneur et nul n’a le droit de s’immiscer dans les
décisions de Dieu .
L : Les prêtres juifs sont-ils fautifs ?
_ Ils étaient manipulés et ils étaient jaloux de lui . Rien
ne leur a paru très surprenant , venant de celui qui se
prétendait être le fils de Dieu . Ils ont été le bras par
lequel Jésus devait accomplir son destin .
L : Merci Numa , mon amie . Tout cela me rend triste .
Love you
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Message de l’ange Mom : Les Apôtres.
Vendredi Saint 14 Avril 2017
L : Quelqu’un est-il avec moi , en ce jour si particulier ?
_ Mom est avec toi. Je pense au calvaire de Jésus et je
suis triste .Toi aussi sans doute, et pourtant, moi je peux
le voir dans toute sa splendeur, au ciel.
L : Evoque-t-il son martyre ?
_ Il n’en parle jamais. Pour lui , la volonté de son père
était sacrée et sa souffrance d’être humain ,
transcendée par l’ Esprit Saint .
L : Il est une question que je n’ai jamais posée . Que
font les apôtres , au ciel et Saint Pierre ?
_ Les apôtres sont proches du trône de Dieu et ils
chantent les louanges du Seigneur .
L : Ils n’ont aucune activité ? Aucun rôle à jouer ?
_ Ils se reposent dans la béatitude des cieux .
L : Ils n’interviennent pas en voyant ce monde qui
s’effondre ?
_ Ils n’ont pas ce pouvoir. Ils sont devenus bienheureux ,
et plus rien ne peut les atteindre .
Ils ont fait ce qu’ils avaient à faire et ils ont été bénis
pour cela .
L : Pourtant , autour de Jésus , ils étaient-ils plutôt
craintifs et un peu lâches !
_ Nous le savons. Cependant , ils ont subi le martyre et
ils ont été pardonnés .
L : Et Saint Pierre ? A-t-il les clés du paradis ?
_ Il en est le gardien . Dieu lui a donné cette charge.
En dépit de tout , il aimait Jésus et a été supplicié en son
nom .
L : Qu’en est-il de Judas ?
_ Judas est le bras qui a livré le Messie afin que son
destin soit accompli . Il a été purifié et pardonné , mais il
pense toujours à sa trahison et ne se pardonne pas à
lui-même .
L : Il aurait pu se racheter , depuis ?
_ Non , car il ne peut quitter le paradis ,où il est tout de
même un membre actif de la justice divine .
L Quel paradoxe !
_ Au ciel , la justice tire toujours son épingle du jeu !
L : Il me semble avoir déjà entendu la formule !
_ Il me semble l’avoir déjà utilisée , il y a quelques
temps !
L : Que désirerait Jésus en ce jour de Vendredi Saint ?
_ Il voudrait que les grands de ce monde prennent
conscience de leur fragilité et de leur inconstance .
Il voudrait que toutes les âmes de bonne volonté ,
s’unissent pour lutter contre le Perverti .
Il voudrait que son nom ne soit plus vilipendé et traîné
dans la boue , par des hommes de peu de foi . Haut les
cœurs, humains ! Nous sommes avec l’agneau de
Dieu , qui ne sera pas donné en sacrifice , mais
reviendra parmi vous dans la plénitude de sa gloire et de
sa miséricorde , dans la splendeur de son amour pour
vous . Amen !
L : Merci , mes chers anges . Je m’incline devant vous.
Bénissez- nous et Protégez-nous ! Love you !
Concernant la remarque de l’ange Mom : « Au ciel la
justice tire toujours son épingle du jeu » Cette phrase
avait déjà été prononcée par l’ange Volo au cours des
premières rencontres et des premiers dialogues
rapportés en 1995 . Il y était question de la souffrance
des enfants et de leurs proches . (Quelques propos
angéliques recueillis au fil des pages et des années,
dans les petits carnets jaunes Mars- Octobre 1995 )
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CALVAIRE
POEME DE L’ANGE NOMI
VENDREDI SAINT 7 AVRIL 2023
Jésus est sur la croix …Il rêve…
Mère , je t’aime
Pierre , je t’aime
Judas , je t’aime
La douleur a jailli de mon sang vénéré
L’amour de mon Seigneur a envahi mes plaies
De mon flanc a surgi la misère du monde
Et je pleure … Je pleure sur vous tous
Je pleure et je supplie
Seigneur , pardonne-leur !
Car ils ne savent pas ce qu’ils font .
La lumière s’étend et dissipe la brume
Souffrance , joie et divin sacrifice
Larmes et plaies bénies .
J’agonise… J’entre dans mon royaume
Larmes de sang et de poussière
Larmes bénies , larmes de grâce et de mélancolie
Seigneur , je suis à toi et je suis à la foule
Pardonne-leur , bénis-les !
Accepte le blasphème . Reçois le sacrifice.
Je suis mort … Je suis vivant . Je suis ton fils …
Je te rends grâce sur la terre comme au ciel.