Une conspiration contre la liberté spirituelle -Christiane Singer

 

 

Christiane Singer : Un espoir fou au coeur du désespoir 

Christiane Singer  née à Marseille le  et morte le  à Vienne en Autriche, à 64 ans, est une écrivaine, essayiste et romancière française.

Son père était d’origine juive hongroise et sa mère moitié russe et moitié tchèque. À cause de la persécution des juifs, ses parents fuient la Hongrie, puis l’Autriche, et s’installent en France, à Paris, en 1935. Elle naît huit ans après, en 1943, à Marseille.

En 1968, elle rencontre le Comte Georg von Thurn-Valsassina, architecte, qui deviendra son mari, et s’installe en 1973 dans son château médiéval de Rastenberg (Autriche), non loin de Vienne, et y élèvera ses deux fils. Ce château lui inspirera l’œuvre romanesque éponyme en 1996 Rastenberg. Elle organise également sur son domaine des séminaires de développement personnel, dans une maison qu’elle a conçue, et que son mari architecte a construite.

Elle a suivi l’enseignement de Karlfried Graf Dürckheim (Approche des sagesses orientales telle que le Zazen).

Son œuvre et sa réflexion personnelle sont tout entières centrées sur la prise en compte nécessaire du spirituel qui couve dans le cœur de chacun. Elle est un écrivain relativement prolifique, de sensibilité chrétienne imprégnée de sagesse orientale, qui s’abstient de donner des leçons de morale et exclut tout dogmatisme.

Elle fut notamment, en Suisse, lectrice à l’université de Bâle, puis chargée de cours à l’université de Fribourg.

Elle  a écrit une dizaine de roman et sept essai dont  dernier fragment d’un long voyage en 2007 qui est la rédaction du journal des six derniers mois qui lui reste à vivre après l’annonce de sa mort prochaine.

cf présentation sur le site d’Albin Michel

interview donnée au CICNS

Chaque société s’est défendue contre tout ce qui n’est pas son idéologie régnante. Par exemple voir l’affaire Calas pour laquelle Voltaire s’est engagé et qui est une illustration de cette constatation.

Notre société est toujours dominée par une croyance éperdue en la science et tout ce qui est de la rationalité la plus ardue est valorisé.

Deepak Chopra dit que toute société  vit sous une hypnose socialement programmée.

Quand je viens à Paris pour des conférences, moi qui vit en campagne autrichienne, j’entends par exemple  dans les cafés les publicités sirupeuses qui encouragent les cadeaux pour la fête des mères. Abandonnez de tels cadeaux et préférez consacrer du temps et de l’attention à vos mères.

J’ai cette liberté d’être dans cette société et d’y rayonner pour diffuser ce noyau qui nous habite. Plus jeune j’ai été un moment séduite par des actions contre ces dérives de nos sociétés sans spiritualité mais j’ai perçu que brandir des pancartes n’était que refléter les grimaces de l’adversaire.

Je défends cette contamination de lumière et témoigne de cette lumière. Je rends hommage au religieux, ce noyau indestructible. On peut le recouvrir de gravats mais il est toujours là.

Au coeur des pires répressions, ce coeur de la personne résiste. J’ai plaisir de parler de ce qui m’habite. Le fondamentalisme est autant dans l’anti-religieux que dans le religieux.

Il y a une chasse aux sorcières contre ceux qui se rassemblent pour parler de Dieu et les français se sont fait les chantres du matérialisme.

Il faut lire “Joe Bousquet, une vie à corps perdu” d’Edith de la Heronnière [pour découvrir la vie intense d’un jeune dandy qui eut les jambes brisées le 27 mai 1918 à Vailly et passera 32 ans dans une chambre aux volets clos à Carcassonne. Il décide de vivre le plus intensément possible en arpentant ses “territoires intérieurs”. Une étrange alchimie s’opère alors à travers l’écriture, l’amitié et l’amour. Bousquet entreprend de “changer en or le plomb de son malheur” et “d’habiter souverainement la douleur”. La morphine, l’opium, la cocaïne, ses “tisanes de sarments”, dont il se sert pour soulager ses souffrances, lui tiennent dangereusement compagnie.]

Je suis désespérée par les enfants qui sont massacrés dans les écoles où il n’y a aucune éducation de l’être, aucun agrandissement de l’être.

 

Les soulèvements de la Terre : acte 1 – rassemblement des Vaîtes à Besançon le 27 mars 2021

Les Soulèvements de la Terre – Acte 1, terres des Vaites

Un article du 30 mars sur Reporterre  et quelques photos du site les soulèvements de la terre .

Reportage — Étalement urbain

À Besançon, mobilisation contre l’urbanisation « écocide » des terres des Vaîtes

La première manifestation du mouvement « Les soulèvements de la terre », qui veut stopper l’artificialisation des sols par des occupations et des blocages, a eu lieu à Besançon sur le site du jardin des Vaîtes. Un espace maraîcher menacé par un projet « écoquartier ».

  • Besançon (Doubs), reportage

Des terres fertiles, historiquement maraîchères et occupées par de nombreux jardiniers sont en sursis, menacées par un projet « d’écoquartier » d’une superficie de 23 hectares. C’est pour les défendre que se sont rassemblées 650 personnes samedi 27 mars. Lors de cette première mobilisation de la campagne nationale Les soulèvements de la terre, la manifestation a cheminé du centre vers le quartier des Vaîtes, trois kilomètres plus loin, un écrin de verdure en pleine ville.

La municipalité de Besançon souhaite y construire des logements depuis presque cinquante ans. L’opposition s’est renforcée à mesure que le chantier s’accélérait. Plusieurs décisions de justice ont suspendu les travaux en attendant un jugement sur le fond et le site a été occupé en juin 2020 pour quelques mois à la suite de la « journée contre la réintoxication du monde ».

Un jardinier aux Vaîtes.

Anne Vignot, élue maire sous l’étiquette Europe Écologie — Les Verts aux dernières élections, souhaite « revisiter » le projet sans l’abandonner. Elle a instauré un groupe d’experts sur l’environnement et le climat, le Geec, sur le modèle du Giec [1] pour évaluer la pertinence de ce futur écoquartier. Leur rapport s’avère très critique, notamment sur l’aspect écologique, mais il n’a pas pu recueillir assez d’informations pour estimer s’il y avait un réel besoin de logements. Le projet ouvre pourtant la voie à l’urbanisation — moindre et plus vertueuse — de ces terres, dans la lignée du programme présenté par la majorité. Le sort des Vaîtes sera fixé en septembre, après une consultation numérique (en cours) et une conférence citoyenne à venir.

Les terres sont menacées par la construction d’un « écoquartier ».

« Le projet de bétonisation des Vaîtes est un projet écocide »

Pour les manifestants présents, l’heure n’était plus au compromis, ni à l’attente. « Nous réaffirmons que le projet de bétonisation des Vaîtes est un projet écocide, inutile, et qu’il doit être totalement abandonné et pas revu à la baisse ou réaménagé. Nous n’avons plus le luxe de nous satisfaire d’une destruction moindre face aux défis environnementaux. Si les travaux devaient reprendre, nous serions mobilisé·es pour nous y opposer », prévenait l’appel signé par plus de soixante organisations locales.

« C’est maintenant ou jamais qu’il faut s’organiser pour reprendre en main la terre », clamait Basile à l’arrivée aux Vaîtes, juché sur un petit tracteur rose. Il s’est attardé sur la philosophie de la campagne Les soulèvements de la terre : « Les luttes contre les différents projets d’artificialisation sont assez dispersées et disparates. On avait envie de prendre le marteau pour tous taper ensemble sur le même clou. » Pas de bla-bla, mais des actions. « Soit des prises de terres comme aujourd’hui, soit des blocages d’industries qui dévorent et bétonnent la terre », a-t-il poursuivi avant de décliner les prochains rendez-vous, calés sur plusieurs mois.

Claire Arnoux, présidente des Jardins des Vaîtes.

« On s’est indignés, on a voulu résister en faisant de la désobéissance civile et maintenant on se soulève collectivement contre ces enjeux d’accaparement et d’artificialisation, a enchaîné Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne. Parce que demain, il faudra que l’on soit davantage de paysannes et de paysans pour produire en quantité, en qualité et protéger nos biens communs. »

Sur le tracteur se sont succédé bien des militants : une paysanne du Jura, des émissaires de la Zad de la Colline, « la première de Suisse », les jardins de l’Engrenage, qui occupent une friche à Dijon, Miramap, qui aide des paysans à s’installer, le collectif de lycéens et d’étudiants bisontins les Eco-lié.e.s, qui organisent les marches pour le climat, Extinction Rebellion, qui avait initié l’occupation des Vaîtes l’été dernier avec ANVCOP21, l’union locale Solidaires pour qui « il est illusoire de croire qu’il puisse y avoir une justice sociale sans justice climatique », un maraîcher qui participe à un regroupement de fermes qui produisent et vendent leurs semences, l’association Les Jardins des Vaîtes

La journée, qui était également dédiée aux Lentillères« une lutte sœur » à Dijon, s’est terminée avec des visites des jardins, un spectacle, quelques notes de musique, une conférence… tandis que le petit tracteur rose préparait une nouvelle parcelle de terre à cultiver.

C’est maintenant que tout se joue…

La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, nous estimons qu’il doit occuper une place centrale dans le traitement de l’actualité.


Contrairement à de nombreux autres médias, nous avons fait des choix drastiques :

  • celui de l’indépendance éditoriale, ne laissant aucune prise aux influences de pouvoirs. Le journal n’appartient pas à un milliardaire ou à une entreprise; Reporterre est géré par une association d’intérêt général, à but non lucratif. Nous pensons qu’un média doit informer, et non être un outil d’influence de l’opinion au profit d’intérêts particuliers.
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En résumé, Reporterre est un exemple rare dans le paysage médiatique : totalement indépendant, à but non lucratif, en accès libre, et sans publicité.
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Radio Bip -Les Soulèvements de la Terre” – Aux Vaîtes et aux Lentillères, défendre les terres” à #Besançon

La planète des singes – La technoscience contre l’agriculture paysanne -Jean-Pierre Berlan

 

Le cas du maïs hybride : un mensonge historique des agronomes

Jean-Pierre Berlan est un économiste, ancien directeur de recherche en sciences économiques à l’Institut national de la recherche agronomique à Montpellier. Il est membre du conseil scientifique d’Attac France.

Il a développé, notamment aux côtés de la Confédération paysanne et d’ATTAC, une réflexion très critique envers l’évolution des pratiques actuelles des biotechnologies qu’il accuse d’être devenues des « sciences de la mort » contrairement à leur étymologie qui signifie « sciences de la vie ».

Il participe activement au débat autour des OGM et à la controverse sur les brevets du vivant. Il considère que le but des industriels des biotechnologies est de stériliser les espèces pour substituer au cycle de la reproduction celui de la production4. Il dénonce « le pillage et la marchandisation des ressources génétiques de la planète opérés par les États-Unis et l’Europe »

émission sur Radio Zinzine – racine de moins un : Jean-Pierre Berléan  (à partir de 4: 40)

 

 

sur : Et vous n’avez encore rien vu -27/08/2019

pour Jean-Pierre Berlan, ancien économiste de l’INRA, la confiscation du vivant à des fins de profit ne date pas d’hier.

Dans La Planète des clones (éd. La Lenteur, 2019), il montre que la grande innovation agronomique du XXe siècle, le maïs hybride, relève de la même logique : faire croire que les semences mises au point par des chercheurs sont plus productives que le grain récolté dans les champs. Ce livre se lit comme une enquête policière et démasque l’imposture du progrès le plus célébré de la science agronomique.

Les êtres vivants se reproduisent et se multiplient gratuitement.

Le principe de la Vie s’oppose donc à la poursuite du Profit.

La Vie existe par la singularité de chaque organisme, tandis que l’industrie s’impose par l’uniformité des marchandises.

Pour le capitalisme industriel, la Vie est donc doublement sacrilège.

Depuis la Révolution industrielle, réparer ce double sacrilège est une tâche essentielle des sciences agronomiques et de sa discipline phare, la sélection – devenue « amélioration génétique ». Cet ouvrage vise à montrer qu’en dépit des désastres qui s’accumulent en matière d’agriculture, d’alimentation et de santé, cette tâche s’impose si impérieusement aux scientifiques qu’elle leur enlève tout esprit critique.

La Révolution industrielle ne s’est pas limitée à l’utilisation d’une source nouvelle d’énergie, le charbon. Elle a également induit une transformation de la plupart des activités, et a fini par toucher tous les aspects de la société. Pendant un certain temps, l’agriculture et la paysannerie ont semblé y échapper car la machine à vapeur encombrante, lourde, peu mobile, ne pouvait aisément remplacer les chevaux dans les champs. Non seulement la Première Guerre mondiale décime la paysannerie, mais surtout elle accouche de trois innovations industrielles: les explosifs-engrais, les gaz de combat-pesticides et les chars de combat-tracteurs qui vont liquider la paysannerie, fondement des sociétés humaines depuis 10 000 ans. La « mort de la paysannerie est le changement social le plus spectaculaire et le plus lourd de conséquences de la seconde moitié du XXe siècle, celui qui nous coupe à jamais du monde passé », écrit l’historien Eric Hobsbawm.

Si les champs ont échappé un temps au capitalisme industriel, ce n’est pas le cas des plantes et des animaux que les sélectionneurs se sont efforcés d’adapter aux marchés de masse en formation, tout en créant une nouvelle source de profit : l’hérédité. Dès la fin du XVIIIe siècle, les premiers sélectionneurs professionnels, les éleveurs anglais Bakewell (1726-1795) et autres frères Collins, ne se contentent plus de sélectionner leur cheptel pour satisfaire la demande croissante de viande et de laine et accroître la rentabilité de leurs domaines. Ils s’attachent à quelque chose de nouveau : le profit qu’ils peuvent tirer du « sang » de leurs animaux. Ces éleveurs et hommes d’affaire créent de célèbres races de bovins et d’ovins, en définissent les standards, et reprennent pour leur cheptel le dispo­sitif bureaucratique de contrôle du « sang » des chevaux de course mis en place au cours du siècle écoulé par les aristocrates anglais : seuls les animaux dont le pedigree est inscrit au Livre des Origines appartiennent à la caste (Russell, 1986).

Dans le cas des plantes, dès le début du XIXe siècle, en Angleterre, des gentilshommes fermiers pratiquent pour les céréales la sélection par « isolement » qui assure l’uniformité des cultures. Mais contrôler les « saillies » des plantes et faire du « sang » des végétaux – on rencontre parfois cette métaphore – un monopole et une source de profit sont des tâches autrement difficiles. Ceci moins pour des raisons techniques que politiques. Car il s’agit d’interdire de semer le grain récolté, la pratique fondatrice de l’agriculture, et quelque part, de notre humanité; de démêler ce que la Vie confond, de séparer la production de la reproduction; idéalement de stériliser le grain récolté par un moyen quelconque – réglementaire, administratif, légal, biologique – pour faire de la reproduction une marchandise. Un objectif aussi mortifère et insensé ne peut aboutir qu’après une profonde transformation de la société, une exténuation de ses valeurs morales et humaines, une atrophie de l’espace public et de l’autonomie paysanne. Avec le brevetage du vivant, en cours depuis quelques décennies, cette tâche est désormais presque achevée pour les plantes et les animaux. Et elle a commencé pour les humains.

Dans un monde où les paysans étaient de loin majoritaires, où le vivant relevait du sacré et où la production de semences était entre les mains de petites entreprises, sans pouvoir économique ni politique, cet objectif était inaccessible. Il ne pouvait être atteint que masqué, par des moyens obliques, y compris aux yeux de ceux qui étaient chargés de le faire advenir. En divisant minutieusement le travail agricole pour remplacer les paysans autonomes par des techno-manants enfermés dans des filières étroitement spécialisées; en confiant les semences (sources de vie) aux fabricants de pesticides (herbicides, fongicides, insecticides, gamétocides, nématicides, bactéricides, acaricides, ovocides, molluscicides, etc.)…

La dynamique du capitalisme industriel impliquait, à terme, de faire en sorte que l’agriculteur ne puisse pas semer le grain qu’il récolte et qu’il soit obligé d’acheter ses semences. Tous les moyens d’Etat ont été, sont et seront utilisés pour y parvenir – scientifiques, administratifs, réglementaires, juridiques, économiques, policiers. Le plus décisif est scientifique: stériliser le grain récolté.

« Si l’agriculteur, écrit George Shull, l’inventeur du maïs hybride, veut reproduire les résultats splendides qu’il a obtenu avec le maïs hybride, son seul recours est de retourner chaque année auprès du même hybrideur (sélectionneur) auprès de qui il s’est procuré ses semences l’année précédente » (1946). Et pourtant, la propagande a réussi à faire de cette technique tournée contre les paysans, les peuples et la vie, le symbole des bienfaits de la Science au service des agriculteurs, de l’intérêt public et de l’humanité. […]

Dès l’origine, les généticiens, sélectionneurs et agronomes se contentent d’une explication bancale de l’hétérosis ou vigueur hybride…

Si bancale qu’en 1997, le Centre international d’amélioration du maïs et du blé (connu sous le signe Cimmyt) organise un colloque international sur l’hétérosis dans les cultures, car, indique l’appel à contributions, « nous comprenons mal (relatively little) la génétique, la physiologie, la biochimie, et les bases moléculaires de la vigueur hybride ». Ce que confirmeront tous les participants théoriciens. Arnel Hallauer, membre de l’Académie des sciences, reconnaît même : « La base génétique exacte de l’hétérosis ne sera peut-être jamais connue ou compréhensible » (Hallauer, 1997, p. 346). Si bancale que les hagiographes eux-mêmes sont tracassés par le doute.

Je ne compte pas en rester, comme les sélectionneurs et généticiens depuis un siècle, au constat d’une « étrange » lacune théorique que des tombereaux d’articles et de livres sur les fondements génétiques du maïs hybride pourraient un jour combler. Trop de forêts ont déjà été détruites en vain. Puisque depuis un siècle des généticiens et sélectionneurs extrêmement compétents, intellectuellement agiles, intimement convaincus que leur dévotion au Progrès scientifique sert les agriculteurs, l’intérêt public et l’humanité, et disposant maintenant des formidables outils de la génétique moléculaire, n’ont pu trouver une explication génétique à cette hétérosis sur laquelle la sélection moderne repose, c’est que – soyons logiques – la question n’est pas (ou n’est pas seulement) génétique. Il faut donc procéder autrement.

J’adopterai dans mon enquête sur cette innovation au-dessus de tout soupçon quatre principes méthodologiques : je m’intéresserai en priorité à ce que le Généticien-Sélectionner fait ou préconise de faire, plutôt qu’à ses constructions théoriques et aux justifications qu’elles apportent; je m’efforcerai de toujours vérifier le rapport entre les mots et expressions qu’il emploie et la réalité qu’ils désignent, pour éliminer les contresens et les confusions ; je rattacherai systématiquement les connaissances scientifiques à leur contexte historique ; enfin, je ne perdrai pas de vue les objectifs qu’assigne le capitalisme industriel.

La Fabrication du consentement vu du côté américain puis français

 

du côté américain  avec Noam Chomsky et Edward Herman :

sur Acrimed 28/11/2008

 

L’ouvrage de Noam Chomsky et Edward Herman, Manufacturing consent, vient de reparaître dans sa version intégrale sous le titre La fabrication du consentement : une nouvelle édition revue et actualisée, une nouvelle traduction [1] aux Editions Agone.

On lira ci-dessous, précédé d’une rapide présentation du livre, de très larges extraits (reproduits avec l’autorisation de l’éditeur) de l’analyse de l’un des filtres du « modèle de propagande » proposé par les auteurs : le filtre constitué par les sources d’information.

Présentation de l’éditeur

« Dans cet ouvrage, désormais un classique outre-Atlantique (1988, rééd. 2002), les auteurs présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants. Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers événements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et révolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres), ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent à l’information.
Ces facteurs structurels dessinent une grille qui révèle presque à coup sûr comment l’inscription des entreprises médiatiques dans le cadre de l’économie de marché en fait la propriété d’individus ou d’entreprises dont l’intérêt est exclusivement de faire du profit ; et comment elles dépendent, d’un point de vue financier, de leurs clients annonceurs publicitaires et, du point de vue des sources d’information, des administrations publiques et des grands groupes industriels. »

du côté français avec Pierre Chazal sur Agoravox -14/12/2020

Dans un entretien donné au Monde diplomatique datant du mois d’août 2007, l’intellectuel américain Noam Chomsky répondait ainsi à une question sur le fonctionnement du contrôle de la pensée dans une société démocratique : « Dans les pays totalitaires, l’Etat décide de la ligne à suivre et chacun doit ensuite s’y conformer. Les sociétés démocratiques opèrent autrement. La ligne n’est jamais énoncée comme telle, elle est sous-entendue. On procède, en quelque sorte, au lavage de cerveaux en liberté. Et même les débats passionnés dans les grands médias se situent dans le cadre des paramètres implicites consentis, lesquels tiennent en lisière nombre de points de vue contraires. Le système de contrôle des sociétés démocratiques est fort efficace ; il instille la ligne directrice comme l’air qu’on respire. On ne s’en aperçoit pas, et on s’imagine parfois être en présence d’un débat particulièrement vigoureux. Au fond, c’est infiniment plus performant que les systèmes totalitaires. »

« Davos, le Forum économique mondial, travaille à l’intégration économique planétaire, mais dans le seul intérêt des financiers, des banques et des fonds de pension. Puissances qui contrôlent aussi les médias. C’est leur conception de l’intégration globale, mais au service des investisseurs. Les médias dominants considèrent que cette intégration est la seule qui mérite, en quelque sorte, l’appellation officielle de mondialisation. (…) Dans ce monde, il existe des institutions tyranniques, ce sont les grandes entreprises. C’est ce qu’il y a de plus proche des institutions totalitaires. Elles n’ont, pour ainsi dire, aucun compte à rendre au public, à la société ; elles agissent à la manière de prédateurs dont d’autres entreprises seraient les proies. Pour s’en défendre, les populations ne disposent que d’un seul instrument : l’Etat. Or ce n’est pas un bouclier très efficace car il est, en général, étroitement lié aux prédateurs. »

L’avantage d’une presse qui peine à vendre, c’est qu’elle n’a, du coup, plus de comptes à rendre à ses lecteurs. Si une feuille de chou comme Libération peut accuser coup sur coup neuf millions (2018) puis six millions (2019) d’euros de pertes sans mettre la clé sous la porte, c’est que sa survie économique ne dépend plus de son lectorat mais du bon vouloir de ses bailleurs, à savoir ici l’Etat (six millions et demi de subventions versées en 2017) et le groupe Altice (qui s’est engagé à éponger les cinquante millions d’euros de dettes du journal). Pour la petite histoire, son PDG Patrick Drahi qui possède également L’ExpressRMC et BFM TV a fait entrer son fidèle lieutenant Bernard Mourad dans l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron en octobre 2016 en guise de remerciement pour avoir donné le feu vert, en 2014, au rachat de Numéricable par SFR Presse dont le PDG deviendra dans la foulée… Bernard Mourad.

Le journal Le Monde, un peu moins mal en point, avait toutefois reçu en 2017 la bagatelle de cinq millions d’euros d’aides publiques. Au titre de son supplément Afrique, le quotidien a également perçu depuis 2014 quatre millions de dollars de la Fondation Bill & Melinda Gates, donations en constante progression année après année. L’effet Macron ? Invité sur RTL le 12 décembre 2017, le philanthrope américain saluait le leadership du nouveau président français dans la lutte contre le réchauffement climatique au moment même ou Trump retirait les USA de l’Accord de Paris. Reçu à l’Elysée le 17 avril 2018, le couple se réjouissait à nouveau « de la relation que nous avons et de notre engagement grandissant pour améliorer la situation des pays en voie de développement. »

Le tirage et les ventes du Parisien sont, bien évidemment, en chute libre depuis de nombreuses années, mais le titre a d’ores et déjà touché sa quote-part des 483 millions d’aides exceptionnelles de l’Etat au nom de « l’importance du pluralisme » voulu par le chef de l’Etat.

il s’agit de maintenir tout au long de l’année un bruit de fond informationnel suffisamment fourni et homogène pour que dès qu’une télé s’allume, qu’une page internet s’ouvre ou qu’un ami ait la mauvaise idée ramener Le PointL’Obs ou L’Express à la maison, le nouvel homme libre qui n’avait rien demandé à personne soit rattrapé par la machine.

On n’échappe jamais totalement à Big Brother. Quelque soit le chemin qu’on choisisse pour s’émanciper du monde virtuel bâti patiemment par les médias pour faire concurrence au réel, il arrive toujours un moment où l’attention se relâche, où l’on met le pied dans une flaque. Et alors, très vite, si l’on n’y prend pas garde, c’est la rechute immédiate, la plongée en apnée dans l’univers impitoyable du narratif médiatique.

Témoins et garants de la légitimité des ébats, les médias corrompus et subventionnés doivent quant-à-eux s’assurer que personne n’ait oublié son carton d’invitation et que les déplaisants qui voudraient gâcher la cérémonie soient marqués au fer rouge ou enfermés dans la cave. L’usine P4 du consentement, inaugurée il y a de nombreuses années déjà, tourne désormais à plein régime et produit des résultats (41% de sondages favorables à Macron, 40% de Français prêts à se faire vacciner) dont l’ex-URSS serait verte de jalousie. Pour reprendre les mots de Noam Chomsky : « Comment se fait-il que nous disposions d’autant d’informations, mais que nous sachions si peu ? » Eléments de réponse par quelques tactiques médiatiques éprouvées à l’efficacité reconnue, et que cette campagne de 2020 aura permis de pousser à leur paroxysme.

Pour lire l’article 

 

 

 

Jean-Jacques Rousseau : “Rentrons en nous-même -Conscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix “

 

la question religieuse chez Jean-Jacques Rousseau –     Adrien Boniteau-

En 1762 paraissent à la fois l’Émile et Du Contrat social. Les deux ouvrages font scandale et sont vivement contestés, tant par les autorités politiques et religieuses que par la plupart des philosophes des Lumières. En particulier, le chapitre IV de l’Émile, connu sous le nom de Profession de foi du vicaire savoyard.

Comme l’a montré Bernard Cottret, la religion chrétienne entre au XVIIIe
siècle dans une véritable « crise de l’incarnation (Bernard Cottret, Le Christ des Lumières. Jésus de Newton à Voltaire, éd. du Cerf, Paris, 2011, p. 173-186 ». Le Jésus Fils de l’homme est préféré au Jésus Fils de Dieu, le Jésus de l’Histoire au Jésus de la théologie, le christianisme comme morale au christianisme comme religion.

Après de vains raisonnements et de multiples tentatives pour sortir, par la raison,de son doute radical, le vicaire savoyard parvient finalement à une solution : écouter sa « voix intérieure » (Jean-Jacques Rousseau, Profession de foi du vicaire Savoyard, Flammarion, Paris, 2010, p. 53.v[3] Ibid., p. 73)

Rousseau assure que la vraie religion ne vient pas de l’entendement mais du cœur. Le même refus de rendre la religion raisonnable pousse Rousseau à réfuter conjointement les théologiens, qui construisent des dogmes par leur intellect, et les philosophes, qui tentent de réfuter ces mêmes dogmes
par la raison.

La conception rousseauiste de la religion naturelle implique une injonction : l’introspection. « Rentrons en nous-même »

« Conscience ! conscience ! instinct divin,immortelle et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l’homme semblable à Dieu, c’est toi qui fait l’excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m’élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m’égarer d’erreurs en erreurs à l’aide d’un entendement sans règle et d’une raison sans principe. »

La morale et les actes de Jésus sont l’incarnation la plus parfaite de la religion naturelle. Ainsi, comparant Socrate et Jésus, Rousseau admet : « Oui, si la vie et la mort de Socrate sont d’un sage, la vie et la mort
de Jésus sont d’un Dieu”.

Le Fils de l’homme se voit donc nier sa divinité humaine, au profit de son humanité divine : Jésus dévoile les potentialités morales de tout être humain, la part divine, christique, de chaque homme.

Si la religion naturelle et, partant, le christianisme sont si élevés d’un point de vue individuel et moral, ils sont cependant inappropriés à la vie politique collective. Dans le chapitre VIII Du Contrat social, intitulé « De la religion civile », Rousseau montre que la religion « peut […] se diviser en deux espèces, savoir, la Religion de l’homme et celle du Citoyen ». Mais la « Religion de l’homme ou le Christianisme, non pas celui d’aujourd’hui, mais celui de l’Évangile », contrairement aux religions antiques qui poussaient au patriotisme, incite au mépris des affaires publiques.

La religion civique ne saurait donc être chrétienne : elle doit porter sur les choses de ce monde (la République des citoyens), non sur les choses de l’au-delà (le Royaume de Dieu).

Ne confie-t-il pas lui même : « je suis chrétien, et sincèrement Chrétien, selon la doctrine de l’Évangile. Je suis Chrétien non comme un disciple des Prêtres, mais comme un disciple de JésusChrist». Rousseau, Lettre à Christophe de Beaumont, cité in Cottret, Le Christ des Lumières, op. cit., p. 179.

A propos des vaccins “OGM” en particulier et des vaccins covid-19 en général

sur l’Usine Nouvelle -27/11/2020les explications d’Axel Kahn, généticien et spécialiste de l’éthique Axel Kahn, par ailleurs président de la Ligue contre le cancer.

Quelle est la spécificité des vaccins adénovirus recombinants ?

Ils utilisent de l’adénovirus humain, d’autres de l’adénovirus de singe, le vaccin russe Spoutnik fait les deux. Ils font appel à des virus vivants que j’ai moi-même beaucoup utilisés dans ma carrière de chercheur pour de la thérapie génique. J’avais notamment publié un article dans Nature montrant en quoi il était possible d’envisager la thérapie génique contre la myopathie de Duchenne. Dans mon équipe, le gène codant la protéine manquante avait été introduit dans un adénovirus recombinant.

Un vaccin OGM serait une première dans l’histoire des vaccins ?

Il n’en existe strictement aucun pour les humains [Actualisation du 3 décembre par la rédaction: Les vaccins d’AstraZeneca, J&J et Spoutnik ont été développés sur la base de la plate-forme utilisée par J&J pour son vaccin contre Ebola. Commercialisé depuis mai, ce vaccin – tout comme son concurrent du laboratoire MSD six mois plus tôt – a été génétiquement modifié pour contenir une protéine du virus Ebola. Tous deux disposent d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle, réservée à des circonstances exceptionnelles, et doivent encore fournir des preuves supplémentaires]. Mais des virus recombinants ont été utilisés par le passé pour vacciner des animaux : cela avait permis de stopper en France la propagation de la rage transmise par les renards en dispersant par voie aérienne des appâts imbibés de “vaccine recombinante”, grâce à une innovation du laboratoire français Transgene.

Cette technologie peut-elle avoir un impact sur le patrimoine génétique, l’ADN du patient ?

Normalement l’adénovirus ne s’intègre pas dans le génome, contrairement à d’autres vecteurs. Et il y a très rapidement une immunisation, le vecteur est rapidement rejeté. D’après les essais cliniques des vaccins à adénovirus recombinants, on voit que cela provoque parfois une réaction importante, mais pas de signes inquiétants. Un cas de symptômes plus sérieux a néanmoins été noté avec le vaccin AstraZeneca, une “myélite”, atteinte de la moelle épinière avec signe neurologiques réversibles. Elle a entrainé un arrêt provisoire des essais de phase 3.

Pourquoi suscitent-ils plus de méfiance alors que la thérapie génique, promue par le Téléthon et qui fait aussi appel à des technologies OGM, est pour sa part déjà utilisée en médecine?

On l’accepte pour soigner des maladies graves, alors que la mortalité du Covid-19 est de 0,05 %. Cela reste une thérapie utilisée presque dans un protocole compassionnel. Le premier médicament de thérapie génique autorisé, malheureusement devenu hors de prix [le Zolgensma de Novartis, ndlr] offre des améliorations cliniques très nettes pour les enfants atteints d’atrophie musculaire spinale, même si cela n’entraîne pas une guérison. Mais entre cela et un vaccin proposé à des centaines de millions de personnes, on n’est pas dans le même ordre de grandeur.

N’aurait-il néanmoins pas fallu des essais cliniques plus longs et robustes ?

Je peux comprendre la hâte avec laquelle on met en œuvre ces vaccins, car la présence du Covid-19 est mortifère pour les pays. On ne vit pas avec, on n’arrive pas à s’en sortir, les Etats-Unis n’ont jamais quitté une circulation active, ils déplorent 260 000 morts annoncés, sans doute 100 000 de plus. La société et l’économie sont bouleversées. Pour disposer d’une immunité collective, il faut prendre le petit risque d’un vaccin rapidement développé. Tout en restant très attaché au concept de la médecine basée sur des preuves et à la pharmacovigilance.

Les différentes étapes de l’essai vaccinal en procédure classique :

Les essai précliniques

Les vaccins sont d’abord étudiés en laboratoire et testés chez l’animal. Cette étape indispensable ne préjuge pas des résultats chez l’homme.

Les essais cliniques

La phase I (innocuité) dure de un à deux ans. Elle a pour objectif de déterminer

  • L’innocuité du candidat-vaccin chez l’homme : provoque-t-il des effets indésirables sérieux ?
  • Sa tolérance : comment le corps réagit-il au produit ?
  • Son immunogénicité : le candidat-vaccin génère-t-il une réponse immunitaire ?

La phase IIA (immunogénicité et dosage) dure de un à deux ans. Les essais sont réalisés sur un très petit nombre de volontaires.

  • On continue à vérifier la tolérance et l’innocuité du candidat-vaccin.
  • On continue à surveiller son immunogénicité.
  • On cherche à établir la dose optimale de vaccin à utiliser.

La phase IIB, encore appelée « preuve de concept » ou « validation de principe », dure de deux à cinq ans. Les essais sont réalisés sur un nombre plus élevé de volontaires et ont pour objectif de déterminer si :

  • Le vaccin procure bien une protection durable contre l’infection
  • La stratégie vaccinale (A quel moment, quelle dose, quelle fréquence adopter ?) est susceptible de fonctionner pour réduire le risque de transmission du pathogène
  • Un essai de phase III est envisageable

La phase III (efficacité et bénéfices/risques) dure de trois à cinq ans. Des essais testent sur des centaines, voire des milliers, de personnes le rapport bénéfices/risques du vaccin. Ces études pivots permettent de définir les conditions et les précautions d’emploi du vaccin et, à terme, de poser des demandes d’AMM auprès des agences du médicament.

Deux étapes de recherche peuvent être associées (essai de phase I/II par exemple), ce qui permet d’accélérer un peu le processus.

Les Agences du médicament examinent l’ensemble des éléments disponibles, autorisent ou non la commercialisation, définissent le cadre et les conditions d’utilisation du vaccin.

Le CTV élabore la stratégie vaccinale (quelles populations vacciner) en fonction des données épidémiologiques, des études bénéfice-risque individuel et collectif et d’études médico-économiques. Il propose aussi des adaptations pour la mise à jour du calendrier vaccinal.

Phase IV : Quand un vaccin est commercialisé, il entre en phase de pharmacovigilance, parfois appelée phase IV. Patients et médecins sont incités à déclarer des effets secondaires non signalés aux instances de surveillance (en France, l’ANSM). Cette phase dure tant que le vaccin reste commercialisé.

Les vaccins OGM, retour sur une décision en catimini au Parlement européen

interview de Michèle Rivasi le 7/9/20 sur France Soir

Michèle Rivasi, est députée européenne depuis 2009, et membre d’Europe Écologie Les Verts (EÉLV).  Elle est spécialiste des questions de santé environnementale et de santé publique au Parlement européen où elle mène un combat sans relâche pour la transparence et l’accès aux données et à l’information, contre les lobbys qui nous empoisonnent : agro-alimentaire, chimique, pharmaceutique.  Elle est professeure agrégée de sciences naturelles et titulaire d’un DEA en didactique des sciences.   

Ce 10 juillet a été voté en catimini au parlement européen sans vrai débat démocratique, en urgence, une loi sur les vaccins OGM qui pourrait nous impacter tous.  Michèle Rivasi nous explique.

Cette loi vise à alléger les exigences préalables aux démarrages d’essais cliniques avec des médicaments consistant ou contenant des OGM. Le texte a été adopté à une large majorité de 505 voix pour, contre 67 et 109 abstentions. Nous sommes près de 10 % des membres du Parlement européen à avoir voté contre, dont la quasi-totalité des eurodéputés français EELV.

Ce texte dangereux, dispense notamment les fabricants de ces traitements et vaccins basés sur des OGM à fournir l’étude d’évaluation des risques environnementaux et de biosécurité préalable à tout demande d’essai clinique et de mise sur le marché de tels médicaments que demandait jusqu’ici la législation OGM.

Tout part de la publication le 17 juin par la Commission Européenne de sa stratégie vaccins contre la Covid-19 de l’UE.

Suit alors, fin juin, l’information qu’une proposition de modification de règlement – proposée par la Commission Européenne, car c’est elle qui a le « pouvoir d’initiative » législatif – va être soumis au vote du Parlement via une procédure d’urgence.

Cette procédure d’urgence permet d’éviter de passer l’étape de la discussion et du vote en Commission Environnement du Parlement Européen et d’aller directement en plénière.

On court-circuite ainsi un premier niveau de débat politique. Ensuite, en plénière, le vote de cette résolution d’urgence s’est lui également déroulé sans débat public.

De son côté, le Conseil des Etats-Membres a voté le texte de la Commission le 3 juillet. Ensuite, lors de notre séance plénière de juillet, la seule de l’été, donc l’unique chance de faire adopter le texte avant septembre, le texte soumis par la commission européenne a donc été adopté le vendredi 10 juillet tel quel par le Parlement, sans modification, afin de ne pas retarder son application, effective depuis le 15 juillet.

Proposition de RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL  -adoption par la commisssion le 17 juin publiée le 17 juiillet 2020 et relatif à la conduite d’essais cliniques réalisés avec des médicaments à usage humain contenant des organismes génétiquement modifiés ou consistant en de tels organismes et destinés à traiter ou prévenir la maladie à coronavirus, ainsi qu’à la fourniture de ces médicaments.

document législatif consolidé 10 juillet 2020 première lecture 

(Étant donné l’accord intervenu entre le Parlement et le Conseil, la position du Parlement correspond à l’acte législatif final, le règlement (UE) 2020/1043.)

 

 

 

UNE ENQUÊTE DANS LE MONDE DES MAGNÉTISEURS, PAR UN MÉDECIN GÉNÉRALISTE.

Denis Piotte  (Avec la contribution de Jacques Kopferschmitt (Préface)

Denis Piott est médecin généraliste à Valdoie (90)

Jacques Kopferschmitt est Professeur, MD, PhD, Président du CUMIC, Université de Strasbourg, CHU Strasbourg, Strasbourg, France

Le Professeur Jacques Kopferschmitt est Interniste et Réanimateur Médical, il a dirigé le pôle des Urgence et Réanimation, et maintenant il est chargé de mission sur les T.C. Il est professeur de Thérapeutique Médicale, ce qui l’a orienté vers un pluralisme d’approche des préoccupations de Santé, notamment en innovant par l’introduction des Thérapies complémentaires au premier et deuxième cycle des études de Médecine. Il est responsable de l’enseignement de l’Acupuncture, de l’Auriculothérapie et de l’Hypnose Clinique. Il est vice-président du Groupe d’Évaluation des Thérapies complémentaires Personnalisées (GETCOP). En fondant l’association des Thérapies complémentaires aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, il coordonne l’introduction, l’enseignement et la recherche et a organisé de nombreux colloques à l’université. Il préside actuellement le Collège Universitaire de Médecine Intégrative et Complémentaire (CUMIC).

  • Éditeur : Christine Bonneton (6 janvier 2021)
  • Broché : 175 pages

 

 

Alors que la médecine conventionnelle connaît des progrès fantastiques, de
plus en plus de nos concitoyens se tournent vers des thérapies complémentaires comme celles proposées par les guérisseurs-magnétiseurs-barreurs de feu pour soulager des douleurs ou apaiser des souffrances.

Par une approche à la fois anthropologique et médicale, le Dr Denis Piotte s’interroge dans cet ouvrage sur le phénomène du magnétisme, sur les attentes de la population en la matière, sur les pathologies explorées par les magnétiseurs, et sur la perception de cette pratique par les médecins généralistes.
En allant à la rencontre de ces passeurs d’énergie, qui évoluent au carrefour de la magie, de la médecine et de la religion, il analyse les traits communs que l’on retrouve chez ces « guérisseurs de l’ombre », mais aussi les singularités qui apparaissent suivant le sens qu’ils donnent à leur démarche.

Le Dr Denis Piotte exerce une médecine très classique depuis près de quarante ans. En 2019, il décide pour des raisons qu’il expose dans ce livre de présenter une thèse intitulée « Place du magnétisme dans l’offre de soins en médecine générale à propos rencontre avec 25 guérisseurs-magnétiseurs et 120 médecins généralistes de l’Aire Urbaine Nord Franche-Comté ».

C’est la trame de cette thèse qui lui a servi à rédiger cet ouvrage. C’est aussi l’occasion pour lui, à travers le prisme du magnétisme, d’explorer la place des thérapies alternatives complémentaires dans notre système de soins,
d’aborder les autres thérapies énergétiques qui ont la plupart du temps en
commun le concept du corps et de l’esprit. Il défend à son tour l’idée d’une médecine intégrative qui associe notre médecine conventionnelle et l’approche holistique des thérapies alternatives. L’étude épidémiologique qu’il a effectuée avec son enquête dans le Nord Franche comté laisse entrevoir un frémissement dans l’attitude des médecins généralistes, qui ne repoussent pas cette collaboration, dès lors que l’on a affaire à des magnétiseurs -guérisseurs intègres.

Les dangers du New Age ou de la spiritualité en général

Cet article est un résumé d’une publication du 22/10/2016 de Laura Marie sur son site révolution vibratoire.fr

Laura Marie précise  d’abord  que son article ne dénonce pas le New Age ou la spiritualité en général puisque son travail consiste justement à éveiller les consciences sur la vraie nature de l’être humain. La vérité ne me rendra pas populaire auprès de la communauté spirituelle mais je me devais d’écrire ces choses trop graves pour ceux qui tombent dedans. Ma conscience ne peut se taire face à la souffrance d’autrui, et je pense que c’est cela la véritable compassion, préférer être vrai plutôt que d’être populaire ou aimé.

Ils ont commencé par mettre en place des « religions ». Ils ont détourné les messages des êtres venus sur Terre pour apporter des vérités importantes. Aucun de ces êtres ne s’était proclamé comme étant Dieu ni comme étant au dessus des autres. Ils étaient tous venus pour faire comprendre aux humains qu’ils étaient tous, Dieu.

Ils ont perverti les messages des plus grands, pour les détourner à leurs avantages pour ainsi contrôler l’humanité toute entière, chacun dans sa case, chacun suivant son propre Dieu, en ne comprenant pas qu’ils sont eux-même ce Dieu invisible qu’ils vénèrent.

La conscience humaine ne peut se limiter à un territoire, à une « religion », à des « croyances », à la vénération d’un seul « Dieu » et de surcroît extérieur à elle-même, car la conscience humaine est infinie, aussi vaste que l’univers et qu’elle est elle-même l’univers, simplement l’ombre d’un instant incarnée sous forme physique…

Aujourd’hui, la chose la plus importante pour un être humain, c’est « d’être comme tout le monde ». L’humain qui se sent différent vivra comme dans un enfer où bien souvent dépression et idées suicidaires traverseront sa réalité, dans une société rejetant tant la différence, l’éveil, et l’ouverture d’esprit.

La sensibilité, la pureté, la beauté sont des valeurs qui seront ridiculisées, rejetées, bafouées au maximum afin que l’humain qui veuille créer le beau se sente anormal, afin que l’humain sensible soit rejeté et ridiculisé, voire hospitalisé, et afin que la pureté soit tellement non présente qu’on ait même oublié ce qu’elle était, remplacée par une noirceur tellement dense et tellement ancrée que la plupart baignent dedans sans même ne plus s’en apercevoir…

D’abord, ils les coupent de la Source, avec un formatage mental et émotionnel dès la naissance; puis, avec l’alimentation artificielle et chimique, les médicaments et autres substances qu’ils rendront exprès « cool » et « populaires » pour que l’humain s’auto-détruise de son plein gré, sans même avoir à lever le petit doigt – simplement à récolter les fonds.

Est apparu un autre « courant », qui se voulait en dehors des religions : le New Age (le mouvement « Spirituel »)

Il faut créer un autre dogme, il faut créer un autre formatage pour empêcher les âmes de se reconnecter par ce biais là aussi. Alors ils ont perverti aussi la spiritualité. Des « faux guru » sont apparus pour semer encore plus la confusion, pour détourner les vrais messages et pour affaiblir encore plus la race humaine, maintenue à nouveau dans un état de dépendance et de petitesse. Ils ont fait en sorte que tout ce qui touche à la « spiritualité » soit tourné en ridicule auprès des « masses », afin de les éloigner d’une éventuelle chance de s’éveiller à leur vraie nature. Et ils ont fait en sorte de créer une autre « matrice » au sein même de la « matrice », pour que ceux qui s’éveillent à la première matrice, tombent dans une autre… mais bien plus insidieuse car on pense venir pour y trouver un sauveur, du réconfort, des réponses, et au final on peut en ressortir encore plus confus, déconnecté et affaibli… (en particulier si on tombe dans les pièges décrits ci-dessous).

La Spiritualité dans l’inconscient collectif est désormais synonyme de « secte » ou d’une énième religion. A tort, et à raison… A tort, car la spiritualité c’est simplement se reconnecter à sa vraie nature, multidimensionnelle, existant sur différents plans, physiques et invisibles, tangibles et intangibles; c’est se débarrasser de tous nos schémas destructeurs et basés sur l’ego « négatif », c’est s’ouvrir à d’autres réalités (vie dans d’autres dimensions et sur d’autres planètes), c’est tout simplement élargir son champ de conscience. Et à raison, car une fois qu’on a mis le pied dedans, on se rend vite compte des nouveaux « codes » qu’il faut adopter si l’on veut être considéré comme véritablement « spirituel » auprès de ceux qui sont déjà présents dans cette communauté… On s’aperçoit rapidement qu’il faut à nouveau correspondre à un « moule », à une autre forme de formatage, avec de nouveaux codes de conduite, de façons de parler, de styles de musiques à écouter, de façons de s’habiller, d’alimentation, d’endroits où partir en voyage, d’activités à faire, de livres à lire, de guru à suivre.. et que toute personne ne correspondant pas à l’un de ces critères sera jugée négativement voire exclue de cette nouvelle « matrice ».

N’ayons pas peur de le dire, le domaine de la « spiritualité » s’est tellement démocratisé et est devenu tellement populaire ces dernières années que maintenant il est devenu également une « mode », un autre moyen de ressentir son appartenance à quelque chose, en dehors de la matrice et des religions, mais sans se rendre compte que l’on applique les mêmes systèmes, jugements et comportements destructeurs que dans les deux autres… Encore une fois, ne quittons pas une matrice pour entrer dans une autre, et surtout, ne reproduisons pas les mêmes erreurs que nous effectuons ailleurs !

Non, « être spirituel » cela ne veut pas obligatoirement dire s’habiller en guenilles, ne plus s’épiler, ne plus se maquiller, ne plus prendre soin de soi, faire du yoga, se nourrir de prana, faire des câlins aux arbres, dire Namasté, boire de la spiruline, faire des retraites où l’on ne parle pas pendant trois semaines, faire vœu de chasteté, être pauvre, sentir le patchouli, mettre de l’encens chez soi, méditer, dire « ommm », et utiliser les termes « amour inconditionnel », « égo », « lâcher-prise », « enfant intérieur », et « focalises-toi sur le positif » à chaque fois qu’on le peut, peu importe la question posée ou le sujet évoqué. Pendant combien de temps encore allons-nous subir cette image dans l’inconscient collectif ?

A partir du moment où l’on répète les mêmes choses que les autres et que l’on fait les choses pour correspondre à un « moule », alors on sait qu’on est entré dans une autre matrice.

C’est dans la nature profonde de l’être humain que de vouloir se sentir appartenir à une communauté, et la communauté spirituelle semble être la communauté « idéale » puisqu’elle nous promet « amour inconditionnel », « compassion », et « absence de jugement »: l’opposé tout ce que nous avons fuit de l’autre « matrice » et espérions ne jamais plus revoir. Normal que nous soyons séduits ! : « Enfin, tous mes soucis vont disparaître, tout le monde va me comprendre et m’aimer, je vais me faire plein d’amis, je vais être dans le rire et la joie et l’innocence tous les jours et ne plus jamais rencontrer quoi que ce soit de « négatif » ou de contrariant car tout le monde est beau et gentil ! Et puisque tout est paix et Amour, Namasté ! » 🙂

Cela demande un courage énorme d’oser être pleinement soi, être assez fort mentalement et émotionnellement pour être totalement différent surtout dans une communauté aussi « formatée » que la communauté spirituelle (idem pour les religions). Je pense que si les enseignants spirituels / Emblèmes de Dieux du passé pouvaient revenir et nous parler aujourd’hui (cette fois-ci directement, sans que leurs paroles soient détournées), la première chose qu’ils nous diraient serait : « Mais pendant combien de temps encore allez-vous essayer de nous ressembler ou de vouloir que tout le Monde nous ressemble, au lieu d’être pleinement VOUS et de les laisser être pleinement EUX, et de remplir le rôle que VOUS êtes sensés remplir sur Terre ?

Pendant combien d’années encore allez-vous encourager tous ces dogmes et toutes ces croyances qui détruisent des millions de gens ? Pensez-vous réellement, que c’est cela, la VIE ? La Spiritualité ? La spiritualité doit être l’expansion de la vie en vous… son exacerbation… sa libération, et non sa restriction ! Pendant combien de temps encore ? Humanité, Réveillez-vous !!! »

1) Enseignement 1 : Se détacher de son Ego

La déviation dangereuse de cet enseignement est : Passer à la place dans « l’ego spirituel » – et/ou se perdre et ne plus avoir aucune personnalité (devenir « vide », sans « vie »).

C’est l’enseignement principal de la spiritualité : Nous devons réaliser que nous ne sommes pas ce corps physique, mais un être multidimensionnel qui existe sur différents plans, que nous avons choisi notre incarnation, que notre âme est immortelle et que nous ne sommes pas cette identité. Jusque là, tout va bien. Le problème intervient quand l’égo « normal » est camouflé au profit d’une nouvelle forme d’ego : l’ego spirituel.

2) Enseignement N°2 : Le non Jugement

Déviation dangereuse de cet enseignement : Devenir une proie facile à l’abus.

Qui a vu pires jugements que dans les communautés spirituelles ? On ne va pas passer par quatre chemins, aucune communauté ne juge plus que les communautés spirituelles et religieuses, ces mêmes communautés qui prônent justement le non-jugement. Ça, c’est la première déviation de l’enseignement réel de base, qui est de ne pas juger « hâtivement » les autres sans s’être mis dans leurs chaussures, et parce qu’on ne peut pas connaître leur « chemin de vie ».

3) Enseignement N°3 : « Il n’y a pas de bien et de mal – tout est parfait – Tout provient de la Source »

La déviation dangereuse de cet enseignement est : l’apathie (contraire de l’empathie), l’inaction, être une proie facile.

C’est le pire détournement d’un enseignement qui existe, et le pire fléau de la communauté spirituelle. L’inaction est devenue dans la communauté spirituelle le symbole de la plus haute forme d’élévation spirituelle. Toute personne s’indignant d’un fait de société, d’un comportement humain, d’abus, ou voulant changer quoique ce soit dans le Monde « n’est pas dans l’acceptation de ce qui est » et est donc « non spirituelle ». Elle est « encore dans la dualité » et n’est pas « dans le lâcher prise ». Heureusement que tout le monde n’a pas appliqué ces inepties sinon nous en serions encore à nous  guillotiner sur la place publique le dimanche. Jesus, Buddha, Gandhi et les autres n’étaient vraiment pas spirituels, la preuve ils ont eux-même agi et impacté des milliards de personnes.

4) Enseignement N°4 : Ne se focaliser que sur le positif

La déviation dangereuse de cet enseignement est : le Déni.

Sous prétexte que nous créons notre réalité en fonction de notre point de focus et de nos pensées, certains ont décidé de rejeter totalement tout ce qui leur parait « négatif ». Mais un être vraiment conscient ne fuit pas le « mal » ou le « négatif », il est simplement capable de le regarder en face ou de l’affronter sans que cela le fasse chuter et a compris que l’important était de ne pas y rester trop longtemps.

5) Enseignement N°5 : « Être dans l’amour inconditionnel »

La déviation dangereuse de cet enseignement est : L’acceptation de l’abus et le déni de sa guidance intérieure.

Pour reprendre les exemples cités ci-dessus, vous aurez beau avoir les yeux bandés dans la savane pour ne pas voir les lions, être dans l’amour inconditionnel de toute création de la Source, dire Namaste, être habillés en Yogi, penser que le bien et le mal n’existent pas; mis à part un miracle : vous serez quand même dévorés. Le prédateur qui souhaite plus que tout vous avoir, n’en a que faire de vos croyances. C’est tout de même logique, peut-on faire plus dans l’amour inconditionnel que Jésus, Gandhi, et tous les autres ? Cela les a-t-il empêché d’avoir été pour la plupart sauvagement assassinés ?

Le danger pour les personnes comprenant mal cet enseignement est de tomber dans l’acceptation de l’abus et dans le déni de leur guidance intérieure, lorsque leurs intuitions les préviennent d’un danger.

6) Enseignement N°6 : « Tu créés ta réalité et ce que tu vois à l’extérieur de toi n’est que le reflet de ton intérieur ».

La déviation dangereuse de cet enseignement est : La culpabilité décuplée pour tout ce qui nous arrive, pour tout ce que nous voyons dans le Monde, et l’apathie envers la souffrance des autres (puisque c’est eux qui l’ont créé).

La souffrance d’autrui ne doit JAMAIS être prise à la légère, ni ignorée. Que ce soit pour un humain, ou un animal. L’apathie est l’une des plus grandes déviations des enseignements spirituels, en plus d’être le fléau N°1 dans le Monde. Ne la laissons pas s’immiscer également au sein des personnes Conscientes !

7) Enseignement N°7 : Le désir et le matériel sont la source de toutes les souffrances

La déviation dangereuse de cet enseignement est : le rejet du désir (du « mieux » et donc de toute forme d’évolution) et de tout ce qui est matériel (y compris l’argent) ce qui aboutit sur une grande frustration puisque l’humain par nature est fait pour évoluer et créer et que dans notre monde actuel rien ne peut se créer sans argent.

C’est ainsi que celui qui tente d’appliquer à la lettre cet enseignement, se sent de plus en plus vide et déprimé, puisqu’il culpabilise à la moindre envie de mieux, et qu’il s’interdit toute chose dite « matérielle ». Il s’interdit l’abondance financière puisqu’il rejette l’argent, car « l’argent est sale », comme on lui a appris, mais il s’interdit par conséquent de réaliser ses rêves, puisque nous vivons dans un monde où tout doit se payer (prendre l’avion, voyager, créer une entreprise, acheter des matériaux, créer un refuge pour animaux, peu importe notre rêve). Celui qui s’interdit l’argent ou encourage cette pensée qu’être un « bon spirituel » c’est ne pas avoir d’argent (et que les « spirituels » qui ont de l’argent sont donc, à l’opposé, des charlatans), n’a pas compris qu’il s’interdit par la même occasion ses rêves, et qu’il interdit le principe même de sa vraie nature : la CRÉATION et l’ACTION. L’argent permet de créer et de faire, l’argent permet de sauver des vies, de construire, d’agir. Qu’est ce que la pauvreté permet ? Rien.

Maintenant, la clef pour savoir ce que vous devez écouter ou non, suivre ou non, demandez-vous tout simplement comment vous vous sentez dans votre cœur et dans votre corps à la lecture d’un enseignement, d’un article. Votre corps sait mieux que quiconque. Avez-vous une sensation d’expansion ou de restriction ? Ressentez vous de la joie, de la Force, de la Puissance, de l’Enthousiasme, ou êtes-vous diminué, affaibli, « vidé ». Tout ceux qui vous demandent de vous vider, de vous diminuer ne font que projeter sur vous leur propre vide. Certains enseignements sont également valables à certains stades de nos vies et ensuite il n’est pas forcément utile que nous y restions. L’univers lui-même est sans cesse en expansion, non dans la restriction ou la diminution. Nul ne peut s’accomplir dans l’inaction, dans la restriction, dans le dogme, dans le déni, dans le rejet.

La spiritualité n’est autre que la VIE, et la vie n’est autre que le PLEIN, que l’abondance, la Grandeur, la joie, la Beauté, la Créativité, l’Amour, la Conscience, la Force du cœur, la Puissance, l’enthousiasme, l’inspiration, l’évolution, et je le répète encore, au même titre que tout ce qui est dans l’univers : l’expansion.