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Jacques Ellul ou l’impasse de la technique

 

 

sur le journal du Mauss : par Jean-Pierre Jéséquel

Pourquoi Jacques Ellul, l’un des principaux penseurs de la technique, précurseur de la décroissance, français, reste-t-il somme toute si mal connu, et notamment en France ? Sans doute, conclut J-P. Jézéquel au terme d’un exposé très éclairant de sa doctrine, parce que cette critique du règne de la technique s’inscrit dans une perspective en dernière instance théologique. Reste à le reprendre en des termes purement laïques.

Jacques Ellul est un des penseurs français les plus considérables de la seconde moitié du vingtième siècle. C’est aussi l’un des plus méconnus ; méconnu, mais pas tout à fait inconnu. Cette affirmation quelque peu péremptoire repose sur le constat de son travail précurseur, original et visionnaire consacré au phénomène technique dans nos sociétés. On peut dire que, chaque jour, l’actualité économique, socio-politique ou climatique fournit des illustrations de la pertinence de ses analyses prémonitoires.

La technique : une question centrale, une analyse incontournable

Au cœur d’une production éditoriale prolifique qui comprend une cinquantaine d’ouvrage, Ellul a publié trois ouvrages consacrés exclusivement à la technique.
La technique ou l’enjeu du siècle  , écrit dès 1950 mais publié seulement quatre ans plus tard est l’ouvrage fondateur. Le système technicien  sorti en 1977 systématise sa pensée sur le phénomène. En 1988, le bluff technologique  actualise ses réflexions avec en particulier de longs développements sur la généralisation de l’informatique. Il n’est pas question de résumer ici un travail qui s’étale sur les quelque 1220 pages que totalisent ces trois ouvrages, sans compter les articles consacrés directement ou indirectement à ce sujet ni le cours enseigné à l’IEP de Bordeaux tout au long de sa carrière universitaire. Il s’agit d’abord de retracer l’originalité de ses analyses et la permanence de leur portée…

Pour Ellul, la technique ne se définit pas par une accumulation de machines. Il se distingue en cela d’un précédent observateur du phénomène technique, Lewis Mumford [6]. La technique a un rapport étroit avec la rationalité : c’est la recherche du moyen le plus efficace dans tous les domaines. Le développement technique s’exprime donc autant dans le domaine matériel que dans l’immatériel, en particulier dans le domaine de l’organisation sociale. A partir de cette définition large, Ellul a longuement analysé les caractères de la technique. D’abord, la technique est devenue un phénomène autonome : autonomie par rapport à l’économique, le politique, le culturel, la morale et, en fin de compte, autonomie par rapport à l’homme lui-même. Il y a une automaticité du progrès technique : une avancée dans tel domaine en provoque inéluctablement une autre dans un domaine voisin ou plus éloigné. Il s’opère une dissolution des fins (assignables par une collectivité humaine) dans les moyens de la technique : « la technique se développe parce qu’elle se développe ». Cette confusion des moyens et des fins est un des points-clé de l’analyse. La technique est devenue globale, universelle. Cette extension de la technique concerne l’ensemble des domaines d’activités de l’homme ainsi que l’ensemble des sociétés . Ellul a été souvent classé, à tort, dans les technophobes, source de contresens majeur sur ses analyses,. Pour lui, la technique n’est ni bonne, ni mauvaise ; elle est ambivalente.

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Viens vers moi doux silence

 

 

Permettez-moi de partager avec vous , si vous l’ acceptez , un poème sur le Silence inspiré par l’ un de mes amis angéliques et qui semble illustrer ce qui a été dit sur le silence dans votre article du 13 mars 2017 .

Tinfena Lucienne

 

Viens vers moi , doux silence

Et apaise mon âme

Ton charme mystérieux

Emplit mes yeux d’ Amour

Entends-tu le roseau qui siffle sur l’ étang ?

La Musique est silence

Et la danse , divine

Ouvre la Porte à Dieu

Et dans son coeur ardent

Tu trouveras l’ écho

Des Silences d’ antan .

Le spirituel, comme base de notre avenir

 

 

 

L’OBS – 4 février 2017

REGARD. Nos candidats à l’élection présidentielle sont restés enfermés dans le périmètre du politique tel que défini par les XIXe et XXe siècles. C’est pourquoi ils ne soulèvent plus aucune espérance collective, estime le philosophe Abdennour Bidar.

Pourquoi aucun de nos candidats à l’élection présidentielle n’incarne-il l’avenir ? Ils sont restés enfermés dans le périmètre du politique tel que défini par les XIXe et XXe siècles… Libéralisme ? Etatisme ? Socialisme ? Souverainisme ? Nationalisme ? Ces catégories ne captent plus rien du monde que nous voudrions voir advenir. Ils ne soulèvent ni ne rassemblent plus aucune espérance collective.

Le nouveau moteur de l’histoire est ailleurs. Du côté de ce qu’on avait cru exclu pour toujours de nos existences sociales et politiques : ce spirituel que la sécularisation avait relégué et confiné dans l’espace de la vie privée. Or, surprise, c’est bien lui qui soudain remonte irrésistiblement du fond de la société et du fond de nos âmes !

Retour du « religieux » ? Non, c’est délibérément qu’ici je dis « spirituel » et non pas « religieux ». Car les religions qui reviennent aujourd’hui pour le meilleur (comme ressources de questionnement et de vie éthique) et pour le pire (avec leur cortège d’intolérances, de dogmatismes et d’aliénations) sont l’élément le plus visible d’un phénomène bien plus vaste : le retour de ce « spirituel » dont elles n’ont pas le monopole, quoi qu’elles en disent.

Abdennour Bidar, Philosophe, essayiste, spécialiste de l’islam et des évolutions contemporaines de la vie spirituelle.

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Quand les sciences pointent vers un sens de la vie

Dans son livre « notre existence a-t-elle un sens ? » paru en avril 2007  et présenté là,  Jean Staune, philosophe des sciences, essayiste, diplômé en paléonthologie, en mathématiques,  montre  le sens de la vie qu’il découvre dans les travaux de  scientifiques de diverses disciplines. La puissance de son livre résulte de son travail interdisciplinaire pour nous ouvrir à une autre vision de la science.

 

Jean-Michel Thomasson dans un article publié le 11 mars 2018 qui s’appuie sur un article publié le 24/01/2015 ( Roselyne 83-spiritualité) présente une interview de Jean Staune par  Patrice van Eersel sur Nouvelle Clé que je résume ici.

Il y a ceux qui pensent que, spirituellement, la science ne saurait être qu’annexe –   » ce serviteur qui se prend pour le maître  » , dit la voix des Dialogues avec l’ange. Toute une école philosophique récente, qui va de Heiddeger aux écologistes ultra (animistes), pense que la science, désormais inséparable d’une technologie surpuissante, est un labyrinthe où les démons du mental nous mènent droit à notre perte…

Et puis il y a ceux qui, à l’inverse, pensent que c’est par la science que le monde moderne va retrouver la spiritualité.   » Une grande porte s’ouvre, disent-ils, voici l’heure du réenchantement du monde ! « …Surprise : arrivée tout au bout de sa glaciation, la science semble inverser sa course, nous faisant découvrir qu’à l’opposé des certitudes naïves du XIXe siècle, qui se croyaient à deux doigts d’élucider le mystère du monde, plus la connaissance avance, plus l’inconnu augmente et, avec lui, la démesure de notre émerveillement. Le défaut de cette nouvelle vision émerveillée est évidemment le risque scientiste, cette tendance à vouloir ramener l’expérience spirituelle à du démontrable. Tenter d’attraper l’Infini dans les filets d’une équation, constitue un vieux piège et ils sont nombreux aujourd’hui, dans la nébuleuse New Age notamment, à vouloir   » scientifiquement prouver   » le moindre battement d’aile d’ange.

Mais le risque couru par les anti-scientifiques n’est pas moins grand : ils quittent le vaisseau terrestre actuel, que la science mène à toute allure – si vite, il est vrai, et dans un tel désordre, que plus personne ne contrôle plus grand-chose, mais justement : faut-il renoncer à influer sur sa course ? Le   » lâcher-prise  » si nécessaire dont nous parlent les sages signifie-t-il déserter tous les postes de commandement ? Les deux camps ont des arguments puissants. Comment s’en sortir ?

Il est temps que la science, et avec elle toute la modernité, sorte de l’adolescence, devienne adulte, qu’elle s’incline devant ce qui la dépasse – découvrant qu’il est une façon de s’incliner qui vous grandit, celle dont Einstein disait :   » Plus je découvre, plus c’est beau, plus je m’incline, plus je découvre, plus c’est beau…  « . Double hélice d’ADN, trous noirs, synapses, quarks : savants, que de merveilles vous nous faites découvrir, devant lesquelles nous ne pouvons que nous incliner ! Mais la merveille n’est-elle pas décuplée si, par les chemins de la science, nous retrouvons – au-delà d’elle – le Sens qui a déjà nourri toutes les autres civilisations humaines ?

Rien ne sert, dit Jean Staune, de s’agiter ni de parler de spiritualité à propos de n’importe quelle découverte. Si vous ne changez pas l’ADN de la société, entendez son programme central, celui qui sera enseigné aux enfants, alors vous n’avez rien fait.   Pour changer le   » programme central   » de la société, il faut se lever de bonne heure. Jean Staune est un homme qui a décidé de se lever à cette heure-là.

A propos de la mécanique quantique et de l’astrophysique :

…Pour résumer hardiment, il est vrai que la  » dématérialisation  » des fondements mêmes de la matière, provoquée par la Mécanique quantique, est mortelle pour la vision réductionniste. Quant à la théorie du Big bang, je lui adjoindrais volontiers le  » principe d’anthropie  » des astrophysiciens Dyson et Trinh Xuan Thuan, selon lequel, d’une manière ou d’une autre, nous (où plus largement, des êtres pourvus de conscience) avons forcément été  » prévus  » dès le début du cosmos.

A propos des sciences du vivant :

J’y vois deux grandes révolutions en œuvre en ce moment même, qui vont prolonger le séisme quantique jusque dans notre chair. Il s’agit : 1- de la remise en cause radicale du darwinisme comme théorie de l’évolution du vivant ; 2- de l’infirmation expérimentale de l’Homme neuronal, c’est-à-dire de l’idée que notre conscience est réductible aux états de notre cerveau.

Commençons par l’évolutionnisme. Les darwiniens se divisent actuellement en deux camps : d’un côté, vous avez les purs et durs comme Dawkins ou Mayr qui s’accrochent à l’axiome darwinien de base, le gradualisme, selon lequel la vie serait un gigantesque fleuve continu, les espèces vivantes se transformant les unes dans les autres au gré de milliards de micromutations, purement accidentelles mais procurant à leurs  » titulaires  » un léger avantage dans la sélection naturelle…

En face, vous avez les réformistes comme Gould, qui se rendent bien compte que le gradualisme ne tient pas la route et que, comme le disait Thomas Huxley, pourtant grand ami de Darwin :  » Natura saltum facit  » – la nature fait des sauts. Autrement dit, l’évolution s’est faite de manière discontinue. Ces réformistes sont beaucoup plus en accord avec ce qu’on trouve sur le terrain, par contre leurs modèles présentent de grosses faiblesses de cohérence interne.

Prenez cette fresque bien connue, souvent utilisée en publicité, où l’on voit un singe à quatre pattes lentement se redresser, pour peu à peu devenir un homme. Eh bien cette séquence est vraisemblablement fausse. Tout tend à prouver que le redressement du bassin s’est fait d’un coup. Les calculs les plus récents montrent en effet qu’il n’y a pas de maillon intermédiaire possible : du point de vue de votre bassin, soit vous êtes un quadrupède, soit vous êtes un bipède. Un bassin  » à 45° » n’est mécaniquement pas viable.

…il n’existe pas, comme pourrait le laisser supposer le gradualisme darwinien, des hommes  » un peu moins humains  » que les autres. Ou vous êtes humain ou vous ne l’êtes pas, c’est net et carré…(il y a en fait des « macromutations »)

Pourquoi avons-nous du mal à concevoir ces  » macromutations «  ? Mais parce qu’elles sont rarissimes ! Elles ne se produisent sans doute que tous les cent ou deux cent mille ans, et nous sommes selon toute vraisemblance le résultat de la dernière en date !

…L’un des chercheurs les plus en pointe dans ce domaine, Michael Denton, qui dirige un centre de biologie moléculaire en Australie, rappelle dans son livre magnifique L’évolution, une théorie en crise, que nous ne sommes capables de reconnaître un niveau de complexité dans la nature que dans la mesure où notre propre technologie a atteint un niveau comparable.

…Nous sommes, grosso modo, construits avec les mêmes matériaux de base que nos lointains ancêtres bactériens (ADN, ARN, acides aminés…), pourtant nous sommes très différents….

Où sont les  » plans  » qui coordonnent les macromutations et dirigent ainsi l’évolution du vivant ? Depuis quel niveau de réalité agissent-ils ? Pourquoi se déclenchent-ils ? Voilà les questions auxquelles on aboutit aujourd’hui.

…Je vous signale de ce point de vue une recherche absolument passionnante, menée par une jeune paléontologue française, Anne Dambrincourt. En étudiant systématiquement les os crâniens de tous les mammifères disponibles depuis soixante cinq millions d’années, elle est parvenue à démontrer qu’il y avait une  » montée vers le plus complexe « . Ce que viennent d’ailleurs confirmer des approches comme celles du mathématicien et biologiste Schützenberger : au fil de l’évolution, les protéines des nouvelles espèces sont de plus en plus complexes. ( ces observations supposent une flèche d’évolution)

…Mais cette tension, cette flèche, comporte toute sorte de déviations et de chemins de traverse. En appliquant les théories du chaos, Anne Dambrincourt aboutit à l’idée qu’à l’intérieur de chaque grande séquence du vivant, il y a fluctuation chaotique : l’évolution peut éventuellement partir dans tous les sens. Mais il y aurait toujours un  » attracteur étrange  » pour finalement ramener le flux vivant vers une certaine destination…L’exemple le plus frappant est celui de l’homme de Néandertal…Un raté qui a tout de même survécu des centaines de milliers d’années, se fabriquait des outils, maîtrisait le feu, enterrait ses morts… Absolument. Mais il est probable qu’il ne parlait pratiquement pas. Ses méninges, et donc l’irrigation sanguine de son cortex étaient trop faibles. Il n’y a pas, selon cette approche, de transition graduelle entre les hommes archaïques et l’homme actuel.

…Attention, il n’est pas question de dire que l’idée de création est aujourd’hui scientifiquement prouvée. Mais désormais, plus rien n’interdit à quiconque d’inférer logiquement l’idée de création de la recherche scientifique. Le gros problème que nous rencontrons, que ce soit en matière d’évolution, de mécanique quantique ou de Big Bang, c’est que, chaque fois, nous aboutissons à l’idée qu’il existe, derrière le monde, un autre ordre de réalité (qu’on l’appelle  » ordre impliqué  » comme David Bohm,  » réel voilé  » comme Bernard d’Espagnat, ou  » monde des idées pures  » comme Platon), un ordre qui échappe à l’espace-temps où nous vivons, mais qui est néanmoins en interaction permanente avec ce dernier. Or il très difficile, mathématiquement, de concevoir une relation (une  » bijection « ) entre un monde avec temps et un monde sans temps. Cette bijection s’appelle peut-être l’homme !

La conscience est en avance de 0,5 seconde sur le monde

Toute une école de pensée, autour du célèbre Marvin Minsky du M.I.T. de Boston, et de ses élèves Hans Moravec et Ruiz de Gopégui, soutient aujourd’hui la thèse réductionniste maximale : l’homme ne serait en fait qu’un chaînon manquant entre l’animal et la machine. Dans son livre Une vie après la vie (6), Moravec annonce que, d’ici peu, on fabriquera des cerveaux artificiels qui penseront comme l’homme, et même mieux : comparés à eux, nous serons si nuls, qu’il faudra nous greffer des organes artificiels pour que nous puissions soutenir un dialogue. De Gopégui, de son côté, prédit que nos descendants seront, au mieux, « les garçons de course des robots du futur ».

Il y a une façon scientifique de prouver qu’ils ont tort : démontrer que, contrairement à ce que prétend aujourd’hui la thèse académique officielle, la conscience humaine n’est pas réductible à des états neuronaux. Or cette démonstration est en cours. Elle est même déjà faite, et c’est quelque chose de fabuleux !

La première expérience a été montée par le neurologue Jean-François Lambert, (maître de conférences, directeur-adjoint du Laboratoire de psychologie environnementale, Paris V) à la fac des sciences de Jussieu. Il a réussi à prendre les électroencéphalogrammes de lamas tibétains en train de méditer….Pendant la méditation, on envoie des flashs lumineux dans les yeux des lamas ce qui, en principe, se solde par un tracé particulier dans le cerveau, dit  » potentiel évoqué réflexe  » (p.e.r.). Là, non : la concentration des méditants est telle qu’ils effacent le p.e.r. de leurs tracés. D’après la loi française (loi Caillavet), cela signifie qu’ils sont en état de mort clinique…Viennent alors deux autres séries d’expériences, respectivement montées par les neurologues Kornhüber et Libet qui, elles, font vraiment avancer l’idée que nous avons de la conscience. Leurs protocoles expérimentaux sont terriblement rigoureux (celui de Libet, qui est officiellement un  » nobélisable « , fait 90 pages)….Selon ces expériences on peut en tirer la conclusion suivante : la conscience est aux états neuronaux ce que l’arbitre est aux footballeurs : la plupart du temps, elle laisse faire (la majorité de nos activités neuronales sont d’ailleurs inconscientes), mais de temps en temps, quand elle le juge utile, la conscience intervient. Les réductionnistes ne voient que le ballon et les joueurs, la présence de l’arbitre leur échappe – elle est pourtant cruciale.

La description des expériences du Pr Libet, de l’Université de Californie, demanderait plusieurs pages. On compare les temps que met un sujet à réagir quand on lui pique le doigt et quand on lui pique la zone du cerveau correspondant à ce doigt…( cf ici une présentation des expériences)

 De ses expériences ressort une conclusion étonnante : tout se passe comme si la conscience était capable d’anté-dater ce qui arrive à notre corps. Si Libet a raison, les mots que vous lisez en ce moment même arrivent en fait à votre cerveau une demi-seconde plus tard que vous ne vous l’imaginez. Notre conscience se serait arrangée (dans un but de stricte survie) pour que nous ayons tout le temps une petite avance sur les événements. Si la conscience peut avoir, ne serait-ce qu’une demi-seconde d’avance sur les processus neuronaux, cela ruine toutes les théories des Marvin Minsky et autres Jean-Pierre Changeux : la conscience devient en effet une entité pouvant acquérir une certaine indépendance par rapport aux lois de l’espace-temps et de l’énergétique.

Comment une entité non énergétique pourrait-elle agir sur la matière et nous faire bouger ?

…Il est donc scientifiquement légitime de postuler, sans violer le principe de Lavoisier, que la conscience, l’esprit, est une force capable de réorganiser le mouvement des vésicules synaptiques et d’influer sur la probabilité de leurs répartitions. L’influence sur l’ensemble des vésicules synaptiques concernées par une action prendrait une demi-seconde environ en moyenne, mais la conscience se serait arrangée pour  » gommer  » ce léger problème… Cette demi-seconde d’avance nous serait évidemment passée inaperçue si la recherche scientifique n’avait pas  » feinté  » la conscience, en piquant directement une zone du cerveau.

Vous avez en effet deux tendances, actuellement alliées contre le réductionnisme naïf mais qui se retrouveront face-à-face sitôt celui-ci éliminé. Après l’affrontement   » matérialisme contre spiritualité  » du XXè siècle, nous aurons, je vous le parie, l’affrontement   » auto-organisation contre incomplétude  » .

la vision de l’auto-organisation :

Ce sont deux niveaux du Nouveau Paradigme. Le premier, l’auto-organisation, est défendu aujourd’hui par des gens remarquables, comme Prigogine, Laszlo, Goodwin, Varéla, etc. Partant de la théorie du chaos, des structures dissipatives, de l’observation des systèmes vivants, notamment biosphériques, aussi bien que de la  » vie artificielle  » purement informatique, ils étudient, émerveillés, le fait que, dans certaines conditions, le réel s’auto-organise spontanément. Certains d’entre eux en tirent des conséquences philosophiques  » immanentistes «  :  » Ça s’organise spontanément !  » est leur cri de ralliement. Pour eux, le Sens Ultime est dans le monde et rien n’existe en dehors du monde.

la vision de l’incomplétude :

Le second niveau, celui de l’Incomplétude, serait représenté par des gens comme d’Espagnat, Trinh Xuan Thuan, David Bohm, Michael Denton. Ils ne nient pas l’auto-organisation, mais pour eux, celle-ci est forcément incomplète. Leur slogan serait cette phrase de Wittgenstein :  » Le Sens du Monde est aux marches du monde « , ou encore le théorème du mathématicien Gödel :  » Tout ensemble fini d’axiomes contient une proposition indécidable « , théorème magnifiquement illustré par de nombreux dessins d’Escher. Il y a toujours un trou au centre du monde, par où ce monde prend sens. Un trou au centre de la roue, qui fait qu’elle tourne. Que vous preniez la physique, l’astrophysique, la biologie, la neurologie ou la théorie de l’évolution, vous aboutissez chaque fois à un autre niveau de réalité, dont on ne peut rien dire, sauf qu’il existe.

En quoi le fait que la science nous ramène à ce grand dualisme vous plaît-il ?
Ce qui m’importe c’est que la nouvelle science rejoigne enfin ainsi l’une des intuitions majeures de l’humanité. Cette rencontre me semble l’évènement le plus important de cette fin de millénaire. Nous avons tant besoin de retrouver du sens ! La science ne donne pas le sens mais elle conduit vers ! Elle nous montre la faisabilité du concept ! S’il n’existe pas de sens, il n’existe pas de  » je « , et donc pas de responsabilité, pas d’éthique, pas de libertés publiques. La clé de toute civilisation est la quête du sens.

 

Sommet de la conscience

Le Sommet de la Conscience– 39 conférences- commence aujourd’hui et durera 10 jours . Les conférences du jour seront disponibles sur le net pendant 48 heures sur inscription. Ce sommet existe depuis 6 ans pour réveiller les coeurs et les consciences. Les experts de cette nouvelle édition vous attendent pour vous aider à transformer votre vie pour le meilleur

 

les participants 

le programme 2018

 

 Mercredi 21 mars

Ana Sandrea  : Ana Sandrea est Thérapeute et Coach de vie.
Elle maîtrise plusieurs types de thérapies, sa spécialité est la guérison des blessures émotionnelles.
Ana fait des accompagnements individuels et elle anime régulièrement différents types de stages de transformation, en France et à l’étranger.
En France depuis 1998, elle est une ancienne avocate de droit pénal au Vénézuela.

« Guérissez vous de vos blessures émotionnelles et connectez-vous à l’immense pouvoir contenue dans votre histoire. »

Isabelle Padovani :  

La Communification® est née de mon parcours de ces quarante dernières années en tant que cheminante, accompagnante et enseignante sur les plans spirituel, thérapeutique, relationnel et énergétique.
Mon constat, tout au long de ce parcours, a été qu’aucun de ces axes ne suffisait, seul, à pouvoir aider l’être à goûter une paix intérieure au quotidien.
La Communification® est ainsi née de l’alliance de trois voies permettant de vivre la danse du Vivant tant dans la dimension de lapersonnalité que dans celle de l’individu.

« Accueillir et exprimer ses limites pour mieux réaliser nos rêves »

Éric Laudière et Christian Flèche

le décodage biologique

Christian Flèche est de formation paramédicale, Infirmier, D. E. Il ne vient pas du monde de la psychologie, mais de celui de la biologie : le fonctionnement du corps humain, les maladies, sont une métaphore de nos besoins, de nos émotions, de nos expériences de vie.

Constellations familiales 

Les constellations familiales nous mettent au contact d’un « inconscient collectif » dans lequel nous baignons. S’appuyant sur le cerveau droit, sensoriel, intuitif et spatial, les constellations familiales, d’une grande simplicité, bousculent notre esprit rationnel.

« Partage d’expériences de guérison, de joie et de sacré. Imaginons que la joie soit ce qu’il y a de plus sacré dans cet univers… »

Mathieu Labonne

Mathieu Labonne assure le rôle de directeur de Colibris. Ingénieur Supaéro, ancien chercheur au CNRS sur le climat et expert sur les questions liées au carbone, Mathieu a mené de nombreux projets associatifs en utilisant les outils de gouvernance participative. Il coordonne la Ferme du Plessis / Centre Amma, ainsi que la création d’un écohameau.
« Spiritualité et engagement écologique »

 Jeudi 22 mars

Christine Lewicki

Faites appel à l’expertise de Christine Lewicki pour délivrer un message clair, vibrant et percutant à votre auditoire.

« Oser prendre sa place, une conférence pour les femmes (et les hommes qui les soutiennent) »

Marie Lise Labonté

En 1979, après avoir connu un processus important de guérison d’une maladie incurable: l’arthrite rhumatoïde, Marie Lise Labonté a quitté les chemins de l’orthophonie et l’audiologie pour se consacrer à la connaissance profonde du corps et de la relation corps / esprit.

1980, Marie Lise Labonté est partie parfaire ses études de psychothérapeute aux États-Unis. Elle y explore un dialogue plus profond avec l’inconscient à la fois chez ses patients et surtout sur elle-même.

En 1981, en tant qu’auditrice libre, Marie Lise Labonté s’est présentée au Colorado chez Ida Rolf, créatrice du Rolfing©, pour mieux saisir la relation entre le fascia, les muscles, les cuirasses et l’alignement du corps.

…Dès 1998, elle a ressenti le besoin de réunifier la vision énergétique à sa connaissance du corps et de l’inconscient

« La liberté de mourir »

 

Jacques Ferber et Aline Bordin

Tantra intégral : 

« Il existe un chemin dans lequel le sexe le plus intense, la méditation la plus profonde et l’amour le plus universel se trouve réunis, c’est le chemin que propose le Tantra. » Jacques Ferber

 

« Ras le bol des efforts… Je choisis le plaisir pour réussir ma vie ! »

Tarisayi De Cugnac

Avez-vous envie d’éduquer vos enfants dans la joie ?

« 7 clés pour que votre enfant exprime son plein potentiel »

 Vendredi 23 mars

Arnaud Riou

Je vous propose ici mes 21 conseils de pro qui vous aideront à vous concentrer sur la forme de votre communication. C’est en renforçant la conscience de votre image et la qualité du lien avec vos interlocuteurs que vous pourrez transmettre les messages les plus complexes en toutes circonstances.

« Naviguer dans les temps agités »

  • Me connaître pour savoir que manger… Ou les tempéraments hippocratiques.
  • 5 secrets pour retrouver votre équilibre acido-basique… Et la santé.
  • Les 5 meilleures cures détox, testées et approuvées par les naturopathes.
  • Les 4 clefs pour une santé au top.

« Nourrir l’esprit »

Nathalie Lefèvre

« C’est décidé je m’épouse : les clefs pour se lier inconditionnellement à soi »

Thierry Pardo

« Une éducation sans école »  : Ce blog témoigne de la diversité de mes recherches sur l’éducation en dehors du cadre scolaire.

 Samedi 24 mars

Arouna Lipschitz

J’ai exploré de nombreuses voies de sagesse avant d’arriver à la conviction que l’Amour, aussi sublime soit-il, ne garantit pas la compétence relationnelle. Aimer ça s’apprend ! Le cœur sans pensée fait naufrage. Le devoir sans plaisir éteint le désir. La morale sans éthique mortifie nos actions.

« «The Magic Moment» : Vivre à l’heure du temps ». La nostalgie de l’ailleurs 

Édith Lassiat

Edith Lassiat est une des leaders francophones de la croissance individuelle.
Auteure, coach et conférencière de réputation internationale. Elle a mené en parallèle une carrière à haut niveau, 2 enfants et un couple rayonnant.
Elle a toujours eu à cœur de vivre ses passions et de transmettre son profond goût du dépassement de soi pour réussir une vie intense et authentique …

« Changeons le monde, là où nous sommes ! »

Jean Marie Muller

Jean-Marie Muller

est sans conteste un enseignant spirituel d’une nouvelle génération qui ne s’encombre pas de formules prémâchées.

Il ose librement remettre en question certains principes des courants de pensées actuels et passés. Médium, chamane-guérisseur et holothérapeute, il s’inscrit dans la lignée des grands channels de notre époque. Il est également reconnu pour son travail thérapeutique d’exception.

« Présence de l’invisible : ces êtres de l’autre monde qui nous aident »

Sabrina Benmecheri

Zen Age.net : 

Mon parcours professionnel a été un long chemin d’apprentissage à travers la nature, mes voyages et des rencontres inspirantes.

Escale après escale, j’ai appris à construire des projets à désigner une destination, à transformer les déserts en oasis.

Ce parcours, m’a appris l’essence de ma mission, riche de cette expérience, c’est ce que je partage avec vous aujourd’hui à travers une démarche innovante le PIB. Oui, votre Produit Intérieur du Bonheur.

« Entreprendre votre projet en conscience avec la nature »

 Dimanche 25 mars

Phari Vieyra

Phari Vieyra, enseignant spirituel nous parle de son parcours atypique et aussi de la méditation, de la présence, des blessures, du couple comme outil de guérison…

« Darshan, le regard de l’âme »

Laurent Marchand

Après 30 ans d’une vie difficile, Laurent Marchand a décidé de transformer sa vie. 10 ans de travail intensif en développement personnel et la rencontre avec ses mentors en affaires ont fait de lui un homme riche et heureux. Laurent Marchand a compilé tous les secrets de la réussite dans les programmes Riche et Heureux et Formation réussite pro, des révélateurs incroyables pour tous ceux qui cherchent bonheur et la réussite.

Soyez heureux.com

« Osez créer une vie où tout est enfin possible »

LA ROUTE QUI A MENÉ PAUL DEWANDRE À MONTER SUR SCÈNE POUR PARLER DE LA RELATION DE COUPLE EST ASSEZ ORIGINALE.

« Mieux se comprendre pour mieux s’entendre »

Nicolas Pène

Chercheur de Trésors Intérieurs

…et fondateur de la 1ère école francophone de
formations numériques en Ennéagramme.

« Les 9 portes de l’âme : comment mieux vous connaître et exprimer pleinement qui vous êtes »

 Lundi 26 mars

Gilles Guyon et Vanessa Mielczareck

Gilles Guyon sur la télé de Lilou

Vivre en accord avec ses aspirations profondes , trouver sa voie. Etre coach de vie

« Et s’il n’y avait pas de hasard dans les relations… Du couple intérieur au couple réel »

François Breton

Fruit d’un long parcours initiatique personnel et d’années de voyages, de rencontres d’initiés, de Maîtres spirituels, de la cordillère des Andes jusqu’aux richesses profondes de l’Inde ancienne, son expérience personnelle lui permet aujourd’hui de faire le lien entre de nombreuses traditions et de pouvoir partager l’essence de ces pratiques et de ces multiples enseignements spirituels.
Ses pratiques initiatiques et spirituelles depuis de nombreuses années, sa sensibilité et son métier de jardinier paysagiste lui ont permis d’approfondir ce contact avec les mondes subtils et de comprendre la richesse d’une collaboration consciente avec les esprits de la nature, les enseignants et guides de lumière par qui il est accompagné et enseigné depuis très longtemps.
C’est avec le cœur et évidence qu’aujourd’hui il accompagne les autres vers un retour profond et sincère vers son véritable Soi.

holosynergie

« Le monde des esprits de la nature »

Je suis life coach, conférencier et enseignant de yoga et méditation. J’accompagne les personnes à franchir un cap dans leur vie personnelle et à vivre la vie à laquelle elles aspirent.

Mes trente années de stages et de formation en développement personnel où j’ai eu moi-même l’occasion d’être accompagné et coaché, m’ont permis de reprendre le pouvoir de ma vie et être plus heureux et positif

« Le chemin de la

compréhension de Soi et les 4 piliers de l’éveil de la Conscience »

Patricia Olive

Danse   et gens

Si vous souhaitez vous réconcilier avec votre corps, en apprenant à mieux respirer, vous ancrer, éveiller vos sens, vous sentir mieux dans votre peau, pour bouger librement, en conscience, je peux vous accompagner en tant que danseuse-chorégraphe, mais surtout praticienne et formatrice en équilibre corps/esprit.

« Le cycle des saisons, miroir de notre évolution »

 Mardi 27 mars

Mes stages s’adressent à ceux qui souhaitent vivre plus souvent dans le moment présent et nourrir cette aptitude dans leur quotidien.

Le réel pouvoir du moment présent réside dans la pratique de la présence au quotidien. Les concepts et la compréhension mentale des enseignements portant sur l’éveil des consciences ne font que très peut de différence dans nos vies si nous ne les vivons pas. Une profonde relation avec le moment présent nous apporte paix, amour et abondance dans tous les domaines de notre vie.

Vous ferez l’expérience des enseignements d’Eckhart Tolle par la pratique d’exercices simples et variés et vous repartirez avec des outils concrets vous permettant de continuer à développer votre présence à vous-même, dans vos actions et dans vos relations.

« La sagesse de l’inconfort et le chemin de la joie :
Transformez vos inconforts en opportunités de libérations et retrouvez la paix que vous êtes déjà »

Thot

Thot interviewé par Ana Sandréa sur son parcours spirituel,

ses expériences d’illumination et de samadhi.

Qu’est ce que l’initiation ?

La situation mondiale vue par l’astrologie.

« L’astrologie initiatique et les trois grandes dimensions de l’existence »

Bénédicte Ann

Café de l’amour

LES CAFÉS ANIMÉS PAR BÉNÉDICTE ANN

Toutes les problématiques, tous les blocages sont abordés, mais plus particulièrement celles et ceux de l’amour

Une fois tous les deux/trois mois à Paris, à chaque passage dans les villes

Lors de ces soirées sont abordées toutes les questions que vous vous posez sur vos relations, leur inexistence, leur courte vie ou leur actualité… Les questions que vous vous posez aussi quant à vos sabotages, vos blocages, les pesanteurs de votre vie; toutes les réponses pour avancer sont apportées …

« Sortir de ses conditionnements pour vivre libre et épanoui dans tous les domaines, et plus particulièrement en amour »

Marc Vella au piano

« Rendre belles les fausses notes de la vie »

 Mercredi 28 mars

Diane Baran

l’art des relations humaines

Toute l’année je propose des stages d’introduction à la CNV, des stages d’approfondissement ainsi que sur des thèmes précis.

« Aimer ce qui est »

Marie Solange Raymond

connexion.news

« Guérir les caries par l’alimentation »

Chirurgien dentiste, artiste, thérapeute, enseignante passionnée du corps humain et de sa physiologie, clé  incontournable de notre santé et notre bien-être
Son approche holistique lui a permis de développer une vision unique, en marge des soins qui sont pratiqués habituellement.
Elle explique comment la santé de la bouche équilibrée conditionne le bien-être général et les techniques qu’elle a appliqué pour y parvenir.
En 2008 elle a réalisé un film: la bouche espace sacré, clé de notre équilibre et de notre liberté.
Elle se consacre désormais à l’artistique, l’écriture et l’enseignement d’une santé globale.

Le Don du Pardon

La référence depuis 2010. Disponible en 6 langues.

Ce livre relate l’expérience de pardon fondatrice que j’ai vécue en 1999 au Mexique avec don Miguel Ruiz (dont j’ai traduit tous les livres). Un témoignage fort qui a donné naissance à l’atelier Don du Pardon, animé dans de nombreux pays, et aux Cercles de Pardon qui se multiplient aujourd’hui.

  • Une vision du pardon à 180° de ce qu’on imagine habituellement.
  • Un chemin de guérison des blessures du cœur.
  • Une méthode pratique, sorte de yoga du cœur à pratiquer chez soi.
  • Une approche transpersonnelle à découvrir en groupe.

« Le pouvoir de l’inspiration : trouvez ce qui vous inspire, vous dilate, vous grandit ! »

 Jeudi 29 mars

Vincent Tardieu

Journaliste et écrivain scientifique depuis 1983, Vincent Tardieu vit aujourd’hui au cœur de la garrigue, dans les Hauts-Cantons de l’Hérault. Après avoir travaillé neuf ans au quotidien Libération (rubrique Sciences et Environnement) puis écrit durant sept ans pour Le Monde, il a collaboré à de nombreux magazines (L’Express,Géo, Terre Sauvage, Science&Vie…) et réalisé plusieurs documentaires pour la télévision (ARTE, France 3, France 2, TF1). Ayant un goût prononcé pour les enquêtes au long cours et pour le reportage, il a eu la chance de parcourir de nombreux pays sur tous les continents.

« Les alternatives à l’agriculture intensive »

Je suis coach depuis 2004, expert en motivation et stratégie pour vous accompagner dans la réalisation de vos objectifs santé, bien-être et perte de poids.

Vous pouvez vous faire coacher en ligne par Skype ou en présentiel.

L’approche peut se faire sur plusieurs axes:
-mental /émotionnel
-stratégique
-alimentaire
-pleine conscience

« Les secrets de l’alimentation en pleine conscience »

David Lerebours et Nergis El Berria

Ecole démocratique de Paris

David Lerebours : Ingénieur diplômé des Arts et Métiers, David a accompagné pendant 14 ans nombre d’entreprises dans leur transformation organisationnelle et humaine. Heureux papa de 2 jeunes merveilles créatives, il ne pouvait plus se satisfaire de tenter de changer le monde des grands alors que les enfants continuent à être formatés et soumis à un modèle qui atteint inexorablement ses limites. C’est ainsi qu’il décide de participer à l’aventure de l’Ecole Démocratique de Paris, pour des enfants qui s’épanouissent à leur rythme et selon des chemins qu’ils tracent eux-mêmes.

« Le moment est venu de libérer les enfants ! »

 Vendredi 30 mars

David Laroche

Une formation complète de 7 jours pour atteindre vos objectifs et gagner confiance en vous.

« Les 7 clefs pour tout donner et vivre la vie qui vous inspire vraiment »

Christian Junod

Christian Junod Conseil a pour objectif d’accompagner le changement, qu’il soit au niveau de l’individu, de l’équipe, de l’organisation et de la société.

Le changement qui donne plus de sens à la vie de celui qui l’accepte, le provoque ; le changement qui permet de remplir une mission au service du collectif, qui vise à rendre gagnant l’ensemble.

Nous portons et développons la marque Peter Koenig System car nous sommes convaincus de la pertinence de ses apports dans le monde d’aujourd’hui.

C’est avec joie que nous vous accompagnons sur ce chemin et que nous donnerons le meilleur de nous-mêmes afin d’être un partenaire inspirant et efficace.

« De l’argent à l’amour »

Charlotte Ducharme : éducation positive

« Parents, enfants : ne soyons pas parfaits, soyons heureux »

C’est sans crédibilité, sans contact et sans un sou en poche que Martin Latulippe s’est lancé à partir d’absolument rien, alors qu’il était encore étudiant, pour rapidement s’établir comme un des experts francophones les plus privilégiés de sa génération.

« Discussion à cœur ouvert! »

 

 

 

Facebook détecte notre classe sociale et déclenche la lutte (algorithmique) finale

 

 

Depuis le temps que je vous raconte que le projet des grandes plateformes de l’internet est avant tout un projet politique. Depuis le temps que je dénonce le risque d’un fascisme documentaire opposant une humanité sous-documentée à une humanité sur-documentée. …

Le 1er Février 2018 Facebook a obtenu la publication d’un brevet qu’il avait déposé en Juillet 2016, brevet intitulé « Socioeconomic group classification based on user features ». (disponible en pdf et en intégralité par ici)

 

La prédiction est le soupir de la créature opprimée.

Et voilà tout. Qu’il soit ou non finalement utilisé, l’histoire de ce brevet de détection de la classe sociale, c’est une nouvelle histoire de l’oppression d’une classe sur une autre. Une oppression qui est une automatisation qui est elle-même une essentialisation. En fait, la conclusion de l’article que vous êtes en train de lire a déjà été écrite dans un ouvrage paru bien avant la publication du brevet des classes sociales, ouvrage de Virginia Eubanks titré « De l’automatisation des inégalités« , que je n’ai personnellement pas lu mais dont Hubert Guillaud nous livre, comme il en a l’habitude, une synthèse et une mise en perspective brillante et exhaustive.

En enquêtant sur une poignée de systèmes automatisés développés pour optimiser les programmes sociaux américains, elle dénonce une politique devenue performative … c’est-à-dire qui réalise ce qu’elle énonce. Selon elle, les programmes sociaux n’ont pas pour objectif de fonctionner, mais ont pour objectif d’accumuler de la stigmatisation sur les programmes sociaux et renforcer le discours montrant que ceux qui bénéficient de l’assistance sociale sont, au choix, des criminels, des paresseux ou des profiteurs. La rationalisation des programmes d’aide publics du fait de la crise et des coupes budgétaires les contraint à toujours plus de performance et d’efficacité. Or cette performance et cette efficacité s’incarnent dans des outils numériques qui n’ont rien de neutre, pointe la chercheuse. »

A lire tout cela on se souvient bien sûr de Lawrence Lessig et de son Code Is Law. De l’importance qu’il soulignait déjà en 1999 de former les ingénieurs et les développeurs à des questions juridiques, éthiques, philosophiques ; à ce qu’il racontait sur le fait que les programmes transmettaient avant tout des chaînes de valeurs, et que ces valeurs n’étaient pas uniquement des « variables » mais bien des postures et des postulats relevant de la morale. Une thèse reprise et développée par Virginia Eubanks :

« Quand on parle de technologies, on évoque toujours leurs qualités. Leurs promoteurs parlent de technologies disruptives, arguant combien elles secouent les relations de pouvoirs instituées, produisant une gouvernementalité plus transparente, plus responsable, plus efficace, et intrinsèquement plus démocratique. » Mais c’est oublier combien ces outils sont intégrés dans de vieux systèmes de pouvoirs et de privilèges. »

La métaphore de l’hospice numérique qu’elle utilise permet de résister à l’effacement du contexte historique, à la neutralité, que la technologie aimerait produire. L’hospice numérique produit les mêmes conséquences que les institutions de surveillance passées : elle limite le nombre de bénéficiaires des aides, entrave leur mobilité, sépare les familles, diminue les droits politiques, transforme les pauvres en sujets d’expérience, criminalise, construit des suspects et des classifications morales, créé une distance avec les autres classes sociales, reproduit les hiérarchies racistes et ségrégationnistes… Sa seule différence avec les institutions d’antan est de ne plus produire de l’enfermement physique. Certainement parce que l’enfermement dans les institutions de surveillance a pu produire des solidarités qui ont permis de les combattre … Les outils numériques produisent non seulement de la discrimination, mais aussi de l’isolement entre ceux qui partagent pourtant les mêmes souffrances.

 

DRH, la machine à broyer

Harceler et licencier en toute impunité.

 » L’entreprise a décidé de mettre un terme à votre contrat.  » J’annonce à Marie-Antoinette que ses trente années de service prennent fin. Option 1 : un licenciement dont le motif, infamant, reste à inventer ; option 2 : en échange d’une somme d’argent, la victime renonce à nous poursuivre. Surtout, éviter le blocage ; laisser croire au futur chômeur qu’il a une marge de manœuvre… Même si celle-ci revient à choisir entre la peste et le choléra.
Objectifs inatteignables, injonctions paradoxales, harcèlement moral, évaluations truquées, propagande corporate… Pour la première fois, un DRH dénonce la collusion entre les ressources humaines et les directions d’entreprise visant à dissoudre le lien social, et à instaurer une culture de la peur.
L’auteur révèle ici les techniques froides et cyniques de licenciement abusif, les pratiques scandaleuses et hypocrites de sa fonction qui n’a d’humain que l’adjectif. Les ressources humaines ne sont en réalité que des marionnettes dont les fils sont tirés par le pouvoir en place. Quant à l’individu, il est réduit à un coût que l’entreprise tolère et exploite en attendant de pouvoir s’en passer.

Un récit glaçant et décapant sur l’enfer des RH, où tous les coups bas sont permis.

 

Le Parisien

Dans un livre choc, un ancien DRH dévoile les techniques à la limite de la légalité utilisées contre les salariés des entreprises où il a sévi.

Il l’avoue sans gêne : « J’ai travaillé comme un automate, sans réfléchir, ni être affecté. » Puis un beau jour, début 2017, Didier Bille s’est réveillé brutalement. Après avoir procédé à un millier de licenciements, ce directeur des ressources humaines (DRH), ancien militaire, a choisi de « brûler les ponts » le reliant à sa vie d’avant.Harcèlement moral, évaluations truquées… Dans « DRH, la machine à broyer » (Éditions du Cherche-Midi, 18 euros), sorti la semaine dernière, il décrit ses pratiques à la frontière de la légalité qu’il a utilisées durant ses vingt-deux ans dans plusieurs grands groupes industriels (General Electric, Nortel, XP, une filiale de Bosch…). Pavé dans la mare, son ouvrage fourmille d’anecdotes où il décrit, sur un ton cynique et décapant, des méthodes qui, affirme-t-il, ont encore cours dans de nombreuses entreprises. Morceaux choisis.

Ici dans les Echos Executives on ne conteste pas les faits mais on s’émeut pour la profession de DRH qui ne ressemblerait en rien à ce que dit Didier Bille. La secrétaire générale de cette profession a une réaction proprement insultante : « Bénédicte Ravache, secrétaire générale de l’ANDRH (Association nationale des DRH), lance ainsi, comme un avertissement » : « Didier Bille ne dénonce que lui-même. Ne pas confondre professionnels RH et escrocs. »

… Un lien avec antisocial – la guerre sociale est déclarée ?

 

 

Antisocial- la guerre sociale est déclarée

 

 

 

Pour démarrer cet article je vous renvoie à celui publié le 10 mai 2016 : devenir veilleur, au nom d’une cohérence, d’une conscience 

En effet certains lecteurs pourraient s’interroger voire même contester le bien fondé d’un tel article de nature politique – au sens le plus élevé d’organisation de la cité- dans un blog qui propose d’élargir la conscience afin qu’elle s’extraie de la vision étroite du matérialisme et faire que cette vision telle la  chrysalide puisse devenir papillon ou abeille.

« Nous ne pouvons pas attendre d’être spirituellement accompli pour agir dans le monde, et nous ne pouvons pas agir sans nous perfectionner spirituellement. » (Swami Vivekananda)

Aujourd’hui j’ai choisi de présenter le livre de Thomas Guénolé  .

Mais avant de le faire revenons un instant sur cet article sur la presse mainstrean et les aides publiques à la presse   

qui nous indique de qui les grands médias sont les serviteurs.

En limitant le regard aux aides publiques on observe ceci :

« Les résultats de ce calcul sont sans appel : ce sont les personnes parmi les plus grosses fortunes de France qui bénéficient en premier lieu de l’argent public reversé à la presse. »

Le Parisien (Aujourd’hui en France) -Bernard Arnaud : 7,9 millions

(selon Challenge :Bernard Arnaud et sa famille  première fortune de France en 2017 avec près de 47 milliards d’€)

Libération -Patrick Drahi- : 6,3 millions

selon Challenge : Patrick Drahi 8ième fortune de France 2017 avec près de 15 milliards d’€)

Le Figaro – Serge Dassault – : 5,7 millions

selon Challenge  : Serge Dassault et sa famille 5ième fortune de France avec plus de 21 milliards d’€)

Le Monde – Xavier Niel- : 5 millions

selon Challenge : Xavier Niel et sa famille : 10 ième fortune de France en 2017 avec plus de 9 milliards d’€)

 

À ce titre, l’empire LVMH de Bernard Arnaud (« Le Parisien », « Les écho ») cumule plus de 12 millions d’euros d’aides publiques.

Dans la suite du classement, en troisième position on retrouve Patrick Drahi (« Libération », « L’express », « BFM, « RMC »), à qui revient au total 7 millions d’Euros,

suivi de près par Serge Dassault (« Le Figaro », « Le Figaro Magazine ») avec 6,3 millions d’Euros. L’argent public se concentre une nouvelle fois dans les mains des plus riches et des plus influents…

… on comprend mieux que les grands médias nous disent qu’il n’y a pas d’alternative …

Que nous dit Thomas Guénolé ?

Présentation de l’éditeur

Voici plus de trente ans que la mort du modèle social français est annoncée par diverses Cassandres. C’est une erreur. Réveillez-vous ! Cette fois-ci, c’est différent. Non, l’Antisocial ne va pas s’arrêter !Voici plus de trente ans que la mort du modèle social français est annoncée par diverses Cassandres. Il est donc tentant de réagir en haussant les épaules. Il est tentant de se rassurer en voyant dans ces réformes un mal nécessaire, qui n’ira quand même pas jusqu’à ratiboiser notre système de protection sociale tout entier. Spécifiquement chez les plus favorisés parmi les classes moyennes, il est tentant de se dire avec soulagement que soi-même l’on sera épargné ; et donc que tout compte fait, le fléau antisocial n’est pas si grave.
C’est une erreur. Réveillez-vous. Cette fois-ci, c’est différent. Non, l’Antisocial ne va pas s’arrêter ; non, si vous ne faites pas partie des 10% les plus riches, vous ne lui échapperez pas.
Anti-chômeurs, anti-grèves, anti-syndicats, anti-Code du travail, anti-fonctionnaires, anti-services publics, anti-protection sociale… Dans ce livre, Thomas Guénolé expose la propagande antisociale qui a envahi nos médias. Il démonte point par point ses mensonges. Il expose la démolition sociale terrible que subissent ses cibles. Il décrit la politique de destruction accélérée du modèle social français que cette propagande sert à justifier. Bataille des idées, front politique, front social, il explique comment une grande mobilisation générale peut vaincre l’Antisocial avant qu’il ne soit trop tard.

Biographie de l’auteur

Thomas Guénolé est politologue, chercheur associé à l’IRIS, enseignant (Université Paris-Est Créteil), essayiste, et éditorialiste (Europe 1). Disciple d’Emmanuel Todd, il est l’auteur du Petit Guide du mensonge en politique, de Les jeunes de banlieue mangent-ils les enfants ? et de La Mondialisation malheureuse. Depuis 2017, il est membre de La France insoumise.

 

 

Pétition : ni TAFTA, ni CETA, ni MERCOSUR

 

 

Bruxelles, 7 février 2018 : L’Union européenne (UE) négocie actuellement une série d’accords de libre-échange (ALE) avec, notamment, le Japon, le Vietnam, l’Indonésie, le Mexique et le Mercosur (la zone économique d’Amérique du Sud regroupant le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay).

Le rapport « Le commerce à tout prix ? » des ONG foodwatch et Powershift examine l’impact potentiel de ces cinq accords dans les domaines socio-économiques et environnementaux.
Ces accords de commerce vont bien au-delà d’une simple ouverture des marchés et réduction des tarifs douaniers. Tout comme l’AECG (CETA) entre l’UE et le Canada et le projet en suspens TTIP/TAFTA entre l’UE et les États-Unis, ce sont des accords de nouvelle génération : ils visent la suppression de ce qu’il est convenu d’appeler les “obstacles non tarifaires ” au commerce, autrement dit toutes les normes, ce qui inclut non seulement des standards techniques, mais aussi les règles sociales, sanitaires et environnementales.
Ainsi l’étude des projets d’accords en cours de négociation met en lumière les menaces sur la protection des droits sociaux, des consommateurs et de l’environnement, sur l’agriculture et l’alimentation (importations de viande, pesticides, OGM, etc.). Si ces accords aboutissent en l’état, le
risque est grand que l’harmonisation des normes relatives à la protection des consommateurs et de la santé induise un nivellement par le bas et bloque la possibilité de renforcer ces niveaux de protection. La perte de souveraineté réglementaire pour les Etats et l’UE est préjudiciable à la
démocratie. Enfin, malgré l’importance de ces enjeux, les négociations se poursuivent dans la plus grande opacité.

cf les précédents articles sur TAFTA et CETA

Foodwatch est une organisation politique qui défend les droits du consommateur et qui veut que, dans un marché transparent, le consommateur puisse librement décider de ce qu’il mange, en toute connaissance de cause et sans risque.

Foodwatch travaille en tant qu’association à but non lucratif depuis 2002 en Allemagne. L’ONG se finance grâce aux cotisations et aux dons de plus de 25.000 donateurs (chiffres de décembre 2012). Depuis 2009, foodwatch compte aussi un bureau à Amsterdam (Pays-Bas). foodwatch France a été créée en juillet 2013 avec le statut d’association loi 1901.

rapport Foodwatch sur les accords en cours : Japon, Vietnam, Indonésie, Mexique, Mercosur ( Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay)

signer la pétition Foodwatch : ni TAFTA, ni CETA, ni MERCOSUR !