Blog

La lutte du collège des généralistes enseignants contre l’homéopathie

 
Le CNGE – le Collège national des généralistes enseignants – appelle par un communiqué de presse du 10 janvier 2019 au déremboursement des médicaments homéopathiques et demande que l’homéopathie sorte du champ universitaire.  il y a 22 heures

“Il est temps de dérembourser les médicaments homéopathiques. Il est temps que l’homéopathie sorte du champ universitaire” Après l’avis de son Conseil Scientifique il y a 3 jours, communiqué de presse du 1/

 

“La médecine générale est une spécialité scientifique utilisant aussi bien les avancées techniques et les progrès de la thérapeutique médicamenteuse que les sciences humaines et la com­munication pour mieux prendre soin des patients. Il est nécessaire d’abandonner les méthodes ésotériques qui appartiennent à l’histoire et qui aujourd’hui trompent les patients comme encore certains professionnels.”

Cette prise de position fait suite à la demande  du Conseil scientifique des Académies des sciences européennes (EASAC)du  29 septembre dernier, le Conseil scientifique des Académies des sciences européennes a demandé, dans un rapport rendu public, le non-remboursement de l’homéopathie.

Le motif évoqué par le rapport est l’absence de preuve solide et reproductible de l’efficacité des produits homéopathiques “même si il y a parfois un effet placebo. “

Les auteurs  prétendent même que “l’homéopathie peut avoir un effet nocif en retardant la consultation d’un médecin ou dissuadant le patient de rechercher les soins médicaux appropriés, qui seront basés sur des preuves scientifiques.”

“La promotion et l’utilisation des produits homéopathiques risquent d’entraîner des dommages importants, déjà mentionnés”.

Dans une note annexe l’EASAC rappelle ce qu’est ‘homéopathie : c’ “est un concept, créé en 1796 par Samuel Hahnemann, conduisant à la fabrication et l’utilisation de divers produits hautement dilués pour traiter les maladies. Cette doctrine était basée sur la notion de «remèdes similaires» : une substance qui provoque un symptôme peut être utilisée pour traiter le même symptôme de la  maladie. Un deuxième principe central est la «loi des infinitésimales», qui implique un processus de dilution en série et de « secousse » censé augmenter la puissance du produit. Certains praticiens affirment que l’homéopathie fonctionne en stimulant le corps à se soigner lui-même.
De nombreux scientifiques et médecins voient de façon très critique les prétentions d’effet positif sur la santé des produits et pratiques homéopathiques et considèrent que les explications avancées pour expliquer leur efficacité ne sont pas plausibles scientifiquement.

Voici donc le coeur du sujet : l’homéopathie est généralement une méthode de soin global de la personne qui ne peut de ce fait être reproductible contrairement à la science médicale réductionniste qui entraîne pourtant dans certains cas des conséquences délétères ou gravissimes : cf ici par exemple le rappel des scandales et problèmes occasionnés par le Médiator (5 millions de personnes concernées et 2 à 3000 décès pouvant lui être imputés) , le lévothynox (70 000 appels en 2 jours suite à la nouvelle formule), la Dépakine (2100 à 4100 malformations infantiles et 16 à 30 000 enfants ayant subi un retard de développement), le Dengvaxia ( plainte déposée en 2017 par le gouvernement philippin suite au décès de 12 enfants après vaccination), le Gardasil (Il est accusée de provoquer de graves effets secondaires comme la sclérose en plaque ou encore des décès (des milliers à travers le monde). Cependant, aucune preuve formelle n’a été démontrée. Il est disponible sur le marché français depuis 2006, destiné à la prévention du cancer du col et de l’utérus. A la fin de l’année 2013, 9 nouvelles plaintes ont été déposés par des femmes âgées de 18 à 24 ans ayant contracté de graves maladies après la vaccination : maladie de Verneuil (affection chronique de la peau ), lupus (maladie chronique créant des lésions), et la maladie de Guillain-Barré (maladie provoquant une atteinte aux nerfs périphériques et une paralysie)).


Deuxième axe de mise en cause : leur efficacité n’est pas plausible scientifiquement. Nous sommes ici au coeur du rejet par la pensée scientifique basée exclusivement sur la matière et qui ignore ou semble ignorer les avancées de la physique quantique qui dépasse la matière. 

Un bref rappel sur le sujet de la physique quantique peut être vu ici . Une autre page évoque les mystère de l’eau . et présente dans une vidéo l’expérience réalisée par les Professeurs Montagnier, Marc Henry et Vitiello qui rappelle celle de leur précurseur Jacques Benvéniste et montre le pouvoir de transmission de la mémoire de l’eau en cas de dilutions de type homéopathique.

 

Comment des scientifiques peuvent ils encore oser lancer un tel appel qui apparaît comme une lutte pour le monopole d’une médecine essentiellement  basée sur la chimie, de surcroît dans une vision réductionniste de la médecine elle-même à l’origine de scandales sanitaires déjà révélés -cf plus haut- et de bien d’autres à venir et déjà évoqués par certains médias.

 Pétition adressée à Madame la Ministre de la santé 

 

 

 

 

 

 

C’est quoi la Vie ?

« Tat tvam asi : Tu es Cela  »

Chhāndogya Upanishad (VI.8.7)

Selon le site Nutriliberté , Le Pr Aziz EL AMRANI-JOUTEY est 

  • Docteur en médecine et sciences médicales
  • Endocrinologie et immunologie
  • Docteur en naturopathie et bio-énergétique
  • Diplôme Universitaire en neuro-endocrinologie et chronobiologie
  • Diplôme international d’écologie Humaine
  • Vice-président de la SIRES. (Société Internationale de Recherches sur l’Environnement et la Santé)
  • Vice-président de l’académie internationale de Lausanne en médecine complémentaire appliquée
  • Il développe l’Approche matricielle sur son site

    L’APPROCHE MATRICIELLE

     

    Cette approche scientifique holistique fait le lien entre les concepts les plus récents de la science moderne et la connaissance des anciennes traditions dans leur forme évolutive (soufisme, advaïta vedanta).

Dans cette vidéo de 6 mn il répond à la question fondamentale : qu’est ce que la vie ?

 

La vie ne se définit pas. 

La vie est un processus rythmé, ordonné qui se met en place.  La description de la vie n’est pas la vie. 

On s’aperçoit qu’on est prisonnier du processus de pensée et on se raconte des histoires.

C’est le silence qui est porteur du sens.

Bref regard sur le Temple des Consciences

C’est avec plaisir que le Temple des Consciences ouvert à toutes celles et ceux qui croient, voient, ressentent, sont inspirés par un au-delà de notre vie strictement matérialiste observe l’augmentation de sa fréquentation.

Depuis quelques temps celle-ci dépasse les 100 visiteurs par jour.

Voici, en quelques chiffres une vision globale de l’architecture du site :

Celle-ci est caractérisée par sa relation aux autres sites dans lesquels il puise ses racines : il est constitué de plus de 17 000 liens hypertextes dont 13 600 uniques vers lesquels il pointe pour enrichir et approfondir le contenu.

A la fois site et bog il est constitué de près de 550 pages et propose actuellement 540 articles.

Les dix premières pages ont été vues plus de 5000 fois .

 Voici les 10 premières pages :

Accueil

Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience 

En route vers un monde transrationnel dans un esprit intégratif 

 Samadhi – le film

Vers un monde transrationnel

Blogs scientifiques 

Théorie holofractographique de Nassim Haramein

Les travaux d’Emile Pinel 

L’ Esprit au-delà de la matière en parcourant les science

L’effet de l’ADN fantôme – Garjajev-Poponin

Les 9 premiers articles ont été vus plus de 1500 fois :

10 juillet 2016 : des nouvelles du glyphosate 

10 juin 2015 : Ken Robinson, le système éducatif tue la créativité 

19 juin 2018 : le projet TALAMANCA au Costa Rica

5 mai 2015 : A propos du transhumanisme 

9 septembre 2017 : lettre à M. Cedric Villani chargé d’une mission sur l’intelligence artificielle

20 novembre 2015 : Frédéric Lopez-ma (R)évolution intérieure

14 février 2017 : R∞ – L’hypothèse du Tout

3 avril 2016 : Pierre Rabhi lance son forum civique pour 2017 – C’est la société civile qui sauvera l’avenir 

1ier février 2016 : Paysan – un témoignage sur les erreurs et un engagement dans le sens de la vie 

 

 

 

 

 

 

Solitude -Poème de l’ Ange Mom

  « SOLITUDE »  ANGE MOM   SAMEDI 12 JANVIER 2019

 

  Solitude ,  je t’aime

 Quand  j’écoute le vent chanter dans la forêt .

 Solitude ,  je t’aime

 Quand les vagues mutines s’abandonnent au sable

  Et que je vois le ciel , inondé de lueurs .

 Le silence  se fige …Et montent les clameurs …

 Quel est ce bruit ?   Des battements de cœur ?

 Tout est calme .  On entendrait pleurer une hirondelle !

 Mais  je t’entends , mon cœur , et mes larmes  ruissellent

Où sont-ils donc ,  les gens qui m’aiment ?

Où sont-ils donc ?  Disparus ? envolés ?

Vers d’autres horizons  que je ne puis atteindre,

Vers des Ciels que mon âme ne peut imaginer ?

 Je suis seul .   La ville est bruyante .

Et pourtant un silence se vide autour de moi

 Tout est glacé .  Je ne respire plus .

Un tourbillon de rêves enveloppe mon être .

Des rêves de Bonheur , chauds et désespérés .

Seigneur , aide-moi ! Prends-moi dans tes bras !

 Le souffle de la vie ?   Il existe donc !

Si je pouvais renaître ,

 Accorde-moi le bruit ,  celui des doux baisers ,

Celui des cris d’enfants qui sourient à leur mère

 Et celui du vieillard qui fredonne , en rêvant

 A la chaleur d’un feu scintillant de lumière .                                                 

 

La vie et la nature sont à la fois matière et esprit

une interview de Satish Kumar sur Trilogies.org par Michel Maxime Egger

Satish Kumar (né le 9 août 1936 en Inde) est un activiste, un éditeur et un promoteur indien de la simplicité volontaire. Il a été moine jaïn, militant du désarmement nucléaire et pacifiste. Il vit en Angleterre où il a fondé un centre de formation international en écologie et une école. Il est rédacteur en chef du magazine Resurgence & Ecologist.

passer de l’énergie noire à l’énergie blanche

L’énergie noire, ce sont les combustibles fossiles, le charbon et le pétrole. Elle vient de l’« enfer », des profondeurs de la Terre. Elle est extrêmement polluante et condamnée à s’épuiser. L’énergie « blanche », ce sont le soleil, le vent, l’eau. Elle vient du « ciel » et est infinie. Elle est offerte de manière totalement gratuite à tous les êtres vivants. Cette transition est l’impératif majeur de notre temps, pour que les humains puissent vivre en paix entre eux et en harmonie avec le monde naturel.

L’enjeu est de transiter d’une économie linéaire à une économie circulaire, respectueuse des lois du vivant. Dans la nature, il n’y a ni déchets ni pollutions : tout est recyclé et réabsorbé.

La prospérité et le bien-être sont possibles pour tout le monde, au Nord et au Sud, à condition de passer d’une croissance centrée sur l’avoir à une croissance centrée sur l’être. 

….

La vieille histoire est celle de la séparation, de la domination et du contrôle. Elle nous a fait croire que la nature était en dehors de nous, que nous étions supérieurs aux autres espèces et que nous pouvions en user comme bon nous semble. On en voit aujourd’hui le résultat. La nouvelle histoire est celle de l’unité. Nous sommes uns avec la nature, dans une relation profonde d’interdépendance, et ce que nous lui faisons, c’est à nous-mêmes que nous le faisons. La nature a une valeur intrinsèque, et pas seulement en fonction de son utilité pour nous. Elle n’est pas simplement une ressource, mais la source de la vie même.

La transition n’est pas qu’extérieure et matérielle. Elle a une dimension spirituelle clé. 

Vers la sobriété heureuse

A notre époque nos vies sont déséquilibrées.

Alors que l’Occident est si riche,

Les gens n’ont pas de temps pour eux ni pour leurs familles.

S tu es riche pourquoi ne pas travailler moins ?

On est tellement obsédé par le fait de gagner de l’argent.

Ce mode de vie est très pauvre !

Nous devrions développer nos relations humaines.

Personne ne devrait être obligé de travailler plus de 4 heures par jour pour gagner sa vie.

Le reste du temps devrait servir à nourrir son esprit et son âme, à développer sa créativité.

La sobriété heureuse peut nous libérer de ce poids de toujours gagner de l’argent pour survivre.

L’Obscurité est venue…crois… l’obscurité est tombée

J’adresse mes voeux 2019, ce jour d’Epiphanie, à tous celles et ceux qui habituellement ou occasionnellement parcourent ce blog, feuillettent ses pages qui telles des branches aux nombreuses ramures vous emportent vers des ailleurs  que d’autres font vivre.

Epiphanie

Épiphanie  est un emprunt, par l’intermédiaire du latin chrétien Epiphania, au grec Ἐπιφάνεια (Epipháneia) qui signifie « manifestation » ou « apparition » du verbe φαίνω (phaínō), « se manifester, apparaître, être évident ».

L’utilisation du terme est antérieure au christianisme. Les « Épiphanes » sont, dans la culture grecque, les douze divinités de l’Olympe apparues aux hommes, avec en premier lieu, Zeus, le dieu de la Justice céleste.

À l’origine, l’Épiphanie fait partie du cycle de Noël et tire son fond et son sens des célébrations païennes de la Lumière. En effet, Noël, avant d’être un jour, est d’abord un cycle qui atteint son apogée au jour marquant le solstice d’hiver, le 22 décembre. Cette nuit du solstice — la plus longue de l’année — annonce le rallongement des jours et — par extension — la renaissance de la Lumière censée être à l’origine de toutes choses. Puis la célébration se prolonge après le 25 décembre durant un nombre de jours hautement symbolique : 12 jours et 12 nuits.
Le nombre 12 représentant entre autres la Totalité (12 mois, 12 heures, 12 dieux olympiens, 12 tribus d’Israël, 12 apôtres, etc.)

Jusqu’à la fin du ive siècle, l’Épiphanie est la grande et unique fête chrétienne « de la manifestation du Christ dans le monde » (manifestation exprimée, d’abord, par la venue des mages puis par différents épisodes).

May It Be

May It Be est une chanson de la chanteuse irlandaise Enya, interprétée pour le générique du film le Seigneur des anneaux. La version longue 4:16 est la bande son du film (2001) le Seigneur des anneaux. C’est la deuxième version -3:30- qui est ici présentée. 

Les paroles ont été écrites par Roma Ryan, comme pour la majorité des chansons d’Enya. Elles sont courtes, comptant seulement 21 vers, essentiellement en anglais, mais comprenant deux phrases en quenya ou haut elfique, une des langues construites inventées par Tolkien pour la Terre du Milieu : Mornië utúlië (« les ténèbres sont venues ») et Mornië alantië (« les ténèbres ont chuté »). Il s’agit d’un chant allégorique et triste avant l’arrivée des ténèbres de Sauron, mais également plein d’espérance : May It Be, (Nai en quenya) est censé être une expression elfique pour exprimer un désir.

(vu sur le site de l’Union Comtoise de Yoga)

MAY IT BE {Puisse}
 

Paroles et traduction de la chanson «May It Be» par Enya
 

it be an evening star
Puisse une étoile du soir
Shines down upon you
Faire descendre sa lumière sur toi
May it be when darkness falls
Puisse, lorsque l’obscurité tombe,
Your heart will be true
Ton cœur devenir vrai
You walk a lonely road
Tu marches sur une route isolée
Oh ! How far you are from home…
Oh ! Quelle longue distance te sépare de chez toi…

 

[Chorus]
[Refrain]
Mornie utùlië (darkness has come)
Mornie utùlië (1) (l’obscurité est venue)
Believe and you will find your way…
Crois et tu trouveras ton chemin…
Mornie alantië (darkness has fallen)
Mornie alantië (1) (l’obscurité est tombée)
A promise lives within you now…
Une promesse vit maintenant en toi…

May it be the shadows call
Puisse le chant des ombres
Will fly away
S’envoler au loin
May it be your journey on
Puisse ton voyage continuer
To light the day
Pour éclairer le jour
When the night is overcome
Quand la nuit sera vaincue
You may rise to find the sun
Tu pourras t’élever afin de trouver le soleil

[Chorus]
[Refrain]
Mornie utùlië (darkness has come)
Mornie utùlië (1) (l’obscurité est venue)
Believe and you will find your way…
Crois et tu trouveras ton chemin…
Mornie alantië (darkness has fallen)
Mornie alantië (1) (l’obscurité est tombée)
A promise lives within you now…
Une promesse vit maintenant en toi…

A promise lives within you now…
Une promesse vit maintenant en toi…

VIBRATIONS – MESSAGE DU SAMEDI 15 DECEMBRE 2018

VIBRATIONS

 

MESSAGE DU SAMEDI 15 DECEMBRE 2018

 

Ce soir-là , plusieurs questions trottaient dans ma tête. Certaines réponses  avaient déjà été évoquées par mes Anges , mais leurs explications s’étaient avérées insuffisantes à ma compréhension . Il s’agissait de leur aptitude à se manifester et à communiquer , depuis les hauteurs du Ciel . Voici donc le récit intégral de cette rencontre . Je ne suis pas une scientifique , et j’ignore si ces informations célestes , peuvent être cautionnées ,par une approche de ce type .

L : Pourriez-vous éclaircir quelques points  concernant votre présence  parmi nous ?

Je ne songe pas aux  « Veilleurs de nuit » qui ont l’autorisation de s’incarner  pour être au plus près des Humains , mais à vous, mes angelots , mes chers Nomades. Vous dites que de temps en temps, vous contemplez les fabuleux orages qui balayent la Terre , ou bien  que vous êtes trop haut dans le Ciel, pour que vos vibrations arrivent jusqu’à nous. Et pourtant ! Je vous imagine si proches ! J’ai si souvent ressenti votre présence « physique », à mes côtés, devant moi , lorsque les feuillets et le stylo se déplacent tout seuls, tandis que votre main guide la mienne ! Comment comprendre ce phénomène ?

_ Tu sais fort bien que le phénomène s’explique par les vibrations. Ces vibrations peuvent être très lointaines ou très rapprochées. Nous sommes soumis aux mouvements de la Terre et de l’ Univers. Mais pour nous, être à la cime des montagnes célestes , comme nous te l’évoquons fréquemment, est la même chose, que nous trouver sur ton secrétaire, en train de faire se mouvoir les feuillets. Tu n’es pas, une scientifique, il faut donc que tu te renseignes sur ce point.

Te souviens-tu de notre dessin, dont tu as dit très justement, qu’il était une partition musicale, et que cette musique était faite de notes, jouées sur la portée de Dieu ?  Et bien, ce sont les vibrations de la musique céleste, qui nous amènent jusqu’à toi, et notre dialogue, est la partie chant de la partition .

Quant à l’impression physique que tu ressens, notre puissance est bien suffisante, pour faire se mouvoir ta main, ou des objets, ou pour intervenir sur la matière, dans des cas exceptionnels. Puisque tu te souviens du bruit des ailes, dans ton dos, il s’agissait des « Veilleurs de Nuit » qui t’ont rendu visite, ce soir-là , pour te conforter dans ta foi, et ainsi t’encourager dans ta mission.

En ce qui concerne les mouvements que nous te faisons accomplir, comme la Prière, ou bien la sensation d’un poids sur ton corps, cela est provoqué par notre volonté de te faire concevoir notre puissance, et la puissance de nos vibrations, lesquelles doivent être accordées aux vôtres, de façon à communiquer, ou à provoquer un événement physique ou mental .

L : Que se passe-t-il pour les personnes qui ont des visions ?

_ Ces visions, fort peu fréquentes, ne sont que très rarement des visions angéliques. Les visions du Christ sont encore plus rares et ne sont interprétées que par des personnes choisies, pour une raison bien précise.

L : Mais elles existent ?

_ Oui lulu, et nous aussi, on peut nous apercevoir quelquefois dans le ciel, de même que la Mère est apparue à de jeunes enfants innocents, toujours dans un but bien défini, vous faire comprendre que vous  n’êtes pas seuls, et que tout ce qui survient sur Terre, se décide au Ciel, et que tout ce qui est préparé au Ciel, surviendra sur cette Terre.

L : Y-a-t-il des personnes qui voient les Anges ?

_ Oui , mais ils ne sont que quelques-uns, sur cette Terre, comme Padre Pio

L : Pourquoi pas moi , qui parle chaque jour , avec vous ?

_ Car nous ne le voulons pas . Cela te plongerait dans un état mystique d’une telle force , que tu ne réussirais plus à vivre avec tes semblables, et tu ne pourrais pas terminer ta mission. N’oublie pas qu’il y a encore deux livres à écrire  et les poèmes.  Tu tardes trop, à faire relier les manuscrits.

Pour ceux qui ont des visions angéliques, cela est réservé à quelques grands Saints, non connus de votre Humanité, et que vous ne pourriez soupçonner, d’être de grands visionnaires.

L : Je vois à quel point, tout cela est organisé, au Ciel !    Pourquoi Padre Pio a-t-il eu la permission, de faire savoir qu’il voyait les Anges ?

_  Car c’était la volonté de Dieu. Le premier grand Saint, dans ce siècle moderne,  avec énormément de preuves irréfutables de ses capacités extra-humaines, bilocation, stigmates, visions angéliques, etc…

L : A propos des stigmates ? Comment viennent-ils à certains mystiques ? Pourquoi ces mystiques sont-ils choisis,  et qu’éprouvent-ils ? Car cela doit être fort difficile et inconfortable ! Comment Marthe Robin a-t-elle pu vivre sans nourriture, pendant des années ?

_ Tu es une femme de peu de Foi , ma lulu ! Tu sais fort bien ce que peut provoquer, chez un être humain, une maladie psychosomatique. C’est un exemple, pour tenter de t’expliquer le phénomène stigmates. Ces personnes, choisies par Dieu, pour montrer la toute puissance du Ciel, acceptent de revivre les souffrances du Christ sur la croix. Ce sont des martyrs ou des Justes , comme Padre Pio, qui a cependant conservé son aptitude à prêcher et à servir la messe . Tout cela est voulu et décidé au royaume des Cieux . Il faut que les êtres humains, dans leur simplicité  d’esprit, prennent conscience de la complexité de leur existence, au travers de phénomènes extraordinaires, que nous provoquons, afin de les interpeller. Mais rien n’y fait, et les obscurs rationalistes, causent beaucoup de tort à l’ évolution de l’ Être humain, vers l’ Homme nouveau .

Combien faudra-t-il de châtiments , pour vous ouvrir à nous, par la Prière et la supplication ? Il ne suffira plus de faire le gros dos et de s’imaginer que les drames n’arrivent qu’aux autres. Chacun va être confronté à ses propres responsabilités, ainsi qu’ à des choix qui décideront de son futur .

Courage ,ma fille ! Tu vas devoir le faire comprendre, l’expliquer,  et faire accepter la Parole des Anges. Mais tu vas y parvenir, car nous sommes avec toi, autour de toi . Notre Amour te protège,et nous sommes tous unis  au service de Dieu .

L : Lorsque vous êtes près de moi , ce ne sont que des vibrations ?

_ Pas toujours, car certaines fois, nous parvenons jusqu’à toi , jusqu’à vous  et c’est pourquoi tu peux sentir une caresse dans tes cheveux, ou notre souffle dans ton cou .

L : Les Veilleurs de Nuit se mêlent-ils aux Humains ?

_  Oui , mon amie,  mais  il y a également des êtres  d’autres planètes, qui sont là pour vous aider, et je t’avais expliqué comment les reconnaître.

L : Mais ne sommes- nous pas les préférés de Dieu ? faits à son image ? Et si ces êtres venus d’ ailleurs  nous surpassent, que sont-ils, pour le Seigneur ?

_ Des êtres venus vous aider, de par sa décision, comme nous, les Anges .

Vous êtes le peuple de Dieu, avec d’énormes défauts et d’ énormes qualités,et le Seigneur vous adore et vous bénit .

L : Noël est proche. Que nous souhaitez-vous ? Comment nous comporter dans cette misérable période mondiale que nous vivons ?  Que pense Jésus de tout cela ?

_ Il vous souhaite de comprendre et d’accepter l’Amour sous toutes ses formes. Il vous souhaite la compassion et non la vengeance. Il vous souhaite d’accepter sa présence parmi vous, et l’Amour qui est dans son cœur, incommensurable et miséricordieux .

Il vous souhaite la Paix, et de lutter contre les penchants qui sont les vôtres , pour la guerre et la désolation. Rien ne se règle par la guerre. Il faut tout essayer avant d’ engager un combat, dont les victoires n’ apporteront que doute et chagrin .

L : Pourtant, vous dites qu’il faut combattre le Perverti ! Et vous êtes entourés d’anges guerriers, conduits par Saint Michel !

_  Tout cela est d’un autre ordre, qui ne vous concerne pas. Vous pouvez défendre vos enfants et vos familles, et si votre combat est juste, Dieu sera avec vous. Mais la notion de Justice varie selon les peuples, les mentalités et la tradition, et c’est pourquoi, ces luttes sont faussées et inutiles. Le seul et vrai combat est celui de l’Amour  et si vous n’y parvenez pas, l’Homme nouveau y parviendra  pour vous,  après la Purification de la Terre .

L :  Merci mes amis . Love love love !

“Moi et le Père nous sommes un” – (Jean 10 : 30)

Moi et le Père nous sommes un

Jean 10:30

Mellen-Thomas Benedict 

Jésus selon l’Inde

article largement inspiré de l’article du blog de Patrick Vigneau et de Cairn Info

 

Ramakrishna  (1836-1886), un saint du Bengale, se montrait ouvert aux autres religions et les comparait aux mots différents d’une langue à l’autre, mais qui renvoient pourtant à une même réalité. Il puisait dans les différentes religions pour sa sadhana.

Résultat de recherche d'images pour "ramakrishna"

Râmakrishna Paramahamsa, en bengali রামকৃষ্ণ পরমহংস (Ramkṛiṣṇo Pôromôhongśo), de son vrai nom Gadâdhar Chattopâdhyâya (গদাধর চট্টোপাধ্যায় (Gôdadhor Chôţţopaddhae)),  – Calcutta) est un mystique bengali hindouiste. Dévot de Kâlî et enseignant de l’Advaïta védanta, il professait que « toutes les religions recherchent le même but » et plaçait la spiritualité au-dessus de tout ritualisme. Il insista sur l’universalité de la voie de la bhakti (dévotion), ayant lui-même approché le christianisme et l’islam. Il est considéré comme « l’un des plus grands maîtres indiens de tous les temps » et serait un avatar de Vishnou.

 

Il était attiré par une image de Marie à l’Enfant qu’il avait vue dans la maison d’un de ses disciples. Peu après, alors qu’il se promenait dans son jardin : Il vit une personne extraordinaire, un étranger, d’apparence sereine, qui le contemplait. Sri Ramakrishna sut dans son cœur que ce ne pouvait être que Jésus. C’est alors que le Fils de l’Homme l’embrassa et se fondit en lui, ce qui le transporta dans une profonde extase.

Ce que l’on voit ici, est la revendication d’une expérience personnelle du Christ en dehors des médiations ecclésiales. Il n’est pas le seul avoir connu cette expérience, et à n’avoir pas eu le besoin de se relier à une institution chrétienne. Car en son cœur cette relation à Jésus allait au-delà de tout.

Résultat de recherche d'images pour "vivekananda"

Ramakrishna tenait Jésus pour un avatarVivekananda (1863-1902),  le disciple préféré de Ramakrishna parlait aux moines, de son ordre, de la vie de Jésus comme de l’exemple à suivre ( Le , dans la nuit de Noël, il fonde « L’ordre de Râmakrishna » marquant par là sa parenté avec la religion chrétienne). La fête de Noël est célébrée chaque année dans les maisons de l’Ordre ( Mission Ramakrishna). Vivekananda considère que Jésus est un avatar c’est à dire une incarnation de Dieu (cf la vie de Vivekananda par Romain Rolland). Mais certainement pas la seule, car selon la tradition indienne, Dieu s’est incarné plusieurs fois au cours du temps.

Ainsi la spiritualité de l’Inde considère que Jésus est un avatar. Il s’est réveillé lors de son baptème à l’expérience de sa profonde unité, ou de sa non-dualité (advaita) , avec le divin. En tant que tel, il est un modèle pour tous car nous avons tous à nous réveiller sur notre nature originelle.

Jésus était de même nature que la nôtre en tant qu’être humain ; et il est devenu Christ ; c’est ce que nous pouvons et devons vivre. Christ et Bouddha désignent un état à atteindre, état qui fut manifesté dans les personnes de Jésus et de Gautama.
Il n’est pas nécessaire de devenir chrétien pour être disciple de Jésus :
Chacun doit s’inspirer de l’esprit des autres en prenant conscience de son individualité propre, et en s’appliquant à grandir selon la loi de sa propre croissance.
L’extrait suivant explique comment Vivekananda considérait Jésus Christ :

La Parole connaît deux manifestations, l’une générale, qui est celle de la Nature ; l’autre particulière, qui est celle des grandes Incarnations de Dieu — Krishna, Bouddha, Jésus et Ramakrishna. Christ, manifestation particulière de l’Absolu, est connu et connaissable. L’Absolu ne peut être connu ; nous ne pouvons connaître le Père, mais le Fils seulement. Il [le Christ] n’eut d’autre raison d’être, pas d’autre pensée que celle-là, qu’il est Esprit ; un esprit sans corps, sans entrave, sans limite. Mais, au delà, par son admirable vision, il a perçu que chaque homme, chaque femme, qu’il soit juif ou grec, riche ou pauvre, saint ou pécheur, était l’incarnation du même esprit immortel que lui. Ainsi l’œuvre dont témoigne sa vie entière fut d’appeler chacun à réaliser sa propre nature spirituelle. […] Vous êtes tous Fils de Dieu, Immortel Esprit. « Sachez, déclarait-il, que le royaume du Ciel est déjà en vous.»
« Moi-même et le Père sommes un »

sur Cairn info : Comment les Hindous voient le Christ

“Les recherches ininterrompues que j’ai menées sur la vérité religieuse m’ont conduit à la conviction que la doctrine du Christ est la plus favorable aux principes moraux ; elle est, parmi toutes celles dont j’ai pu avoir connaissance, la mieux adaptée à la pratique d’êtres rationnels.” (M.M. Thomas The Acknowledged Christ of the Indian..)

..

“Il (Ramakrisna) vit une personne extraordinaire, un étranger, d’apparence sereine, qui le contemplait. Sri Ramakrishna sut dans son cœur que ce ne pouvait être que le Christ. C’est alors que le Fils de l’Homme l’embrassa et se fondit en lui, ce qui le transporta dans une profonde extase .” (Swami Gambirananda, The History of the Ramakrishna Math…)

..

Jésus était de même nature que la nôtre ; il est devenu Christ ; c’est ce que nous pouvons et devons vivre. Christ et Bouddha désignent un état à atteindre, état qui fut manifesté dans les personnes de Jésus et de Gautama(The Complete Works of Swami Vivekananda (Almora, 1931), Vol.…)

..

La douce figure du Christ, si patient, si bon, si plein d’amour et de pardon qu’il a enseigné à ses disciples de ne pas répondre lorsqu’ils étaient abusés ou frappés, mais de tendre l’autre joue : quel bel exemple de l’homme parfait, pensais-je  […]Bien que je ne puisse pas me dire chrétien par appartenance religieuse, l’exemple donné par la souffrance de Jésus est un des fondements de ma foi en la non-violence ; il oriente toutes mes actions dans ce monde et ce temps. Jésus a vécu et est mort en vain s’il ne nous a pas appris à régler toute notre vie sur la Loi éternelle de l’Amour ( M.K. Gandhi The Message of Jesus Christ,Bombay 1940 p. 79..)

Je ne me ferais pas de souci si quelqu’un apportait la preuve qu’un homme appelé Jésus n’a jamais existé… car le Sermon sur la Montagne demeurerait vrai pour moi  […] Dieu n’a pas seulement porté la Croix il y a mille neuf cents ans, Il la porte aujourd’hui, et il meurt et ressuscite jour après jour. Ce serait un piètre réconfort pour le monde s’il lui fallait s’appuyer sur un Dieu « historique » mort il y a deux mille ans. Ne prêchez pas le Dieu de l’histoire, mais montrez-le tel qu’il vit aujourd’hui en vous… Le Christ vivant signifie une Croix vivante, sans elle la vie est une mort vivante […] La joie ne vient pas de la douleur que l’on inflige aux autres, mais de la douleur que l’on porte soi-même volontairement .Young India, 31 décembre 1931. Cité dans S. J. Samartha, op.….

L’hommage que rend Gandhi, dans sa maturité, à Jésus est le suivant :

“Je refuse de croire qu’il existe une personne aujourd’hui, ou qu’il aurait existé à d’autres époques une personne qui n’ait utilisé son exemple pour diminuer ses péchés… Les vies de chacun d’entre nous tous ont toutes été, à des degrés divers, modifiées par sa présence, ses actions et les paroles prononcées par sa voix divine. […] Il n’appartient pas seulement à la chrétienté mais au monde entier, à toutes les races et tous les peuples, même si leurs doctrines et leurs pratiques peuvent être différentes les unes des autres .”The Modern Review, octobre 1941. Cité par S. J. Samartha, op.….

Le christianisme n’est pas un humanisme

 

 

 

Laurent Fourquet : « Les chrétiens doivent être les dissidents du monde moderne »

-Philitt.fr

Le christianisme n’est pas un humanisme  – 26 avril 2018
Né en 1964, agrégé de sciences sociales, normalien et énarque Laurent Fourquet a notamment publié, en 2011, aux Editions du Cerf l’Ere du Consommateur et, en 2014, aux éditions François Bourin le Moment M4. 
“Comment sortir de la caverne, quelle révolte peut être assez puissante pour s’opposer au mensonge de l’idéologie humaniste qui promettait l’émancipation de l’homme et qui aboutit à une domestication sans précédent de l’espèce humaine ?”
Laurent Fourquet rejoint la pensée de Baptiste Rappin lorsqu’il met en lumière le processus de néantisation qu’on peut identifier au projet technoscientifique du management (3).
La seule révolte à la hauteur d’un tel processus est d’ordre métaphysique :
«J’appelle révolte métaphysique, en effet, une révolte s’attaquant au système des forces qui nous empêchent de vivre» écrit Laurent Fourquet (p. 165).
Ce système de forces, nous l’avons vu, nie la vie parce qu’il ne peut la soumettre à la détermination :
«L’existence est un constat scientifique ; la vie est le contraire d’un constat scientifique. L’existence est ce qui se pose là ; la vie est ce qui ne se pose jamais là. L’existence est déterminable ; la vie ne l’est pas» (p. 166).
Toutefois, la vie laisse des traces. La révolte métaphysique est l’une de ces traces. Elle est le premier pas nécessaire pour sortir de l’humanisme. Elle manifeste le désir d’absolu inhérent à la vie. Elle requiert le sacrifice des idoles – l’argent, les marchandises qu’il promet –, elle exige un travail d’ascèse qui retranche l’insignifiant.
S’ouvre alors le vide où peut se poser la question essentielle : quel absolu désirer, quelle vérité chercher ? L’absolu est une «notion dangereuse» (p. 187), car il y a un absolu du mal. “
(3) «Cette domestication commencera par la conception de l’objet-embryon, qui sera soustraite au hasard de la nature pour être parfaitement programmée. […] Elle se poursuivra par l’organisation scientifique des désirs du sujet humain et la planification de la réponse économique et sociale de ces désirs. Elle se clôturera par la gestion bureaucratique de la mort, automatiquement activée dès lors que le sujet n’est plus apte à consommer, physiquement ou intellectuellement. Pendant ce temps, l’industrie du divertissement fournira les produits adéquats pour que l’homme, bombardé continûment d’images et de sons, de mots creux et de fantasmes, oublie sa domestication et finisse peut-être par l’aimer» (p. 168)

 

Votre titre à lui-seul constitue une provocation. Pensez-vous qu’elle est vraiment nécessaire et même urgente ?

Laurent Fourquet : Le fait même de percevoir mon titre comme une «  provocation  » témoigne du caractère hégémonique de l’humanisme dans la société occidentale, faisant de celui-ci l’une de nos ultimes vaches sacrées. Or, comme je tente de le démontrer dans mon ouvrage, l’humanisme procède d’une logique profonde qui, non seulement est différente de celle du christianisme, mais qui est à l’opposé de la parole chrétienne. Là où celle-ci valorise le don pur, libre et gratuit, l’humanisme, au contraire, est l’idéologie d’une appropriation généralisée du monde, et des choses au sein de ce monde, par le savoir qui les détermine, pour les classer et les ordonner au service d’une utilisation technique et/ou économique.

L’humanisme constitue ainsi l’une des formes les plus systématiques de la volonté de puissance dont on sait, dès le récit de la Genèse, comment elle contrevient au verbe de Dieu.
Dès lors, toutes les tentatives, naïves ou intéressées, pour «  sauver  » le christianisme en faisant de celui-ci une anticipation de l’humanisme, ou une forme spiritualisée de celui-ci, aboutissent au résultat contraire de celui souhaité par leurs promoteurs : non seulement parce qu’il n’est au pouvoir de personne de rendre un cercle carré, mais surtout parce que, en l’espèce, ce cercle et ce carré s’apparentent surtout à l’eau et le feu : deux principes qui s’excluent. Dès lors, toutes les tentatives de «  conciliation  », de limage des aspérités du christianisme pour ramener celui-ci à une simple sagesse humaniste vaguement spiritualisée ne seront jamais assez : il faut que le christianisme aille toujours plus loin dans la dénégation de soi et la soumission à une logique qui lui est étrangère ; il faut qu’il meure pour être accepté.

Voilà pourquoi il y a urgence à dénoncer de telles tentatives et une urgence de plus en plus urgente : c’est l’essence même de notre foi qui est en cause, et la possibilité d’entendre encore, en tout cas en Occident, une parole qui mette en cause l’appropriation nihiliste du monde, qui constitue le grand mouvement de notre époque.

Pensez-vous que cette identification humanisme/christianisme constitue un leurre, préjudiciable à l’annonce de l’Évangile ?

Pour les raisons que je viens de mentionner, il n’y a pas et il ne peut pas y avoir entre le christianisme et l’humanisme une relation d’indifférence polie où chacun d’eux rend un hommage distrait aux vertus de l’autre. Nous nous situons dans une contradiction métaphysique, qui nous oblige à choisir, quand bien même nous voudrions être dispensés d’un tel choix : soit l’humanisme «  a raison  », c’est-à-dire que la domestication du monde et de lui-même par l’homme, la course au pouvoir technique et économique, constituent la fin, dans les deux sens de ce terme, de l’aventure humaine et, dans cette hypothèse, le christianisme est définitivement discrédité puisqu’il promeut la désappropriation de soi au service des autres ; ou bien, nous considérons que le chemin actuellement emprunté par l’Occident (et le reste du monde «  occidentalisé  » avec lui) est un sentier de perdition, une course au néant, parce qu’aucun pouvoir, aussi sophistiqué soit-il, ne comblera ce que Pascal appelait la «  misère de l’homme sans Dieu  », l’homme n’étant grand que lorsqu’il parvient à contempler de face cette misère, et le christianisme retrouvera alors, pour les hommes de ce temps, sa jeunesse, son éternelle jeunesse.

Par-delà la relation à l’authenticité du christianisme, n’est-ce pas la civilisation contemporaine que vous visez dans ses fondements et ses pratiques ?

Même si je déplore la trahison de leur passé, dans ce qu’il eut de plus glorieux, qui caractérise les Occidentaux actuels, ce n’est pas cette sensation, en tant que telle, qui gouverne ma réflexion. En d’autres termes, je ne critique pas la modernité occidentale pour son infidélité au passé, mais pour ce qu’elle est aujourd’hui, pour son présent. Dans cette perspective, mon propos constitue, effectivement, une critique radicale de cette modernité et des forces qui la gouvernent, mais, pour moi, la critique de la modernité et la quête du sens le plus authentique du christianisme ne se dissocient pas.
C’est bien parce que cette quête gouverne ma réflexion que la «  modernité  » occidentale me paraît injustifiable, dès lors évidemment que l’on ne confond pas cette modernité avec, par exemple, le progrès scientifique mais que l’on saisit sous ce terme un système d’organisation et d’exploitation des choses au service de la volonté de puissance.

Réciproquement, c’est bien parce que la civilisation contemporaine est régie, à un point jusqu’alors jamais atteint dans l’histoire, par des forces de dévastation de l’environnement tout autant que de l’esprit, par la recherche obsessionnelle du pouvoir et du profit, par une gestion organisée des désirs au bénéfice de ceux-là seuls qui ont les moyens de satisfaire ceux-ci, c’est bien parce que ce monde et cette société, bâtis autour de la domination et de l’appropriation, sont, dans les faits, de plus en plus pauvres, de plus en plus tristes, que seul un christianisme vécu véritablement me paraît pouvoir nous sortir de l’ornière dans laquelle nous enfonçons chaque jour davantage.

voir aussi l’interview de Laurent Fourquet  sur Philitt

et ses réponses au questionnement suivant :

PHILITT : Votre ouvrage, Le christianisme n’est pas un humanisme, s’inscrit dans la continuité de vos deux premiers livres, L’Ère du consommateur et Le Moment M4, qui critiquent tous deux la société de consommation actuelle. Néanmoins, vous proposez ici une critique spécifiquement chrétienne de notre époque. En quoi le christianisme constitue-t-il une force de subversion de la modernité ?

Vous insistez sur le lien historique et logique qui existerait entre l’idéal humaniste, dont vous situez l’apparition au XVIIIe siècle, et l’apparition de la figure contemporaine du consommateur. Une telle évolution est-elle inéluctable ?

Beaucoup en appellent à la tradition et au passé contre la modernité. Cependant, vous refusez de prendre parti entre le progressisme et la figure de celui que vous appelez le « réactionnaire révolutionnaire ». Pouvez-vous revenir sur cette opposition et montrer pour quelles raisons elle s’avère fictive ?

Le titre de votre ouvrage, Le christianisme n’est pas un humanisme, paraît renvoyer, en s’y opposant, au célèbre L’existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre. D’autre part, en insistant sur la vie, l’absolu et l’impossibilité de déterminer Dieu par la raison, vous semblez assez proche des figures de l’existentialisme chrétien comme Søren Kierkegaard. Opposeriez-vous un existentialisme athée, symptôme du subjectivisme moderne que vous combattez, et un existentialisme chrétien que vous adopteriez ?

Vous proposez, pour lutter contre l’imaginaire marchand de notre société, de penser une éthique du don absolu. Quelles en seraient les caractéristiques ? En quoi le chrétien serait-il plus perméable qu’un autre à une telle éthique ?

Vous prédisez, à la fin de votre ouvrage, une inimitié du « monde du Consommateur » de plus en plus accrue contre le christianisme et vous incitez les chrétiens à devenir des dissidents. Comment se manifesterait, selon vous, cette dissidence ? Quelles formes pourrait-elle prendre ?

Grandeur du Petit Peuple

sur le blog de Michel Onfray

J’ai dit quels moyens le pouvoir utilisait pour salir et discréditer le mouvement des gilets-jaunes -mépris, mensonge, criminalisation, diabolisation, attaque ad hominem, essentialisation, déconsidération, dramatisation. On peut en ajouter un autre : le procès en immaturité politique -la dévalorisation. Ces gens-là sont trop bêtes, trop provinciaux, trop incultes, trop illettrés, trop débiles, trop “beaufs”, fut -il dit un peu partout, ils sont trop sous-diplômés. On n’a pas dit: “affreux, sales et méchants”, mais il s’en est fallu de peu.

Depuis Maastricht (1992), ce sont les mêmes éléments de langage avariés qui sont servis par les dominants afin de discréditer quiconque ne souscrit pas à l’Europe libérale, non pas parce qu’elle est “Europe”, ce que personne ne refuse plus, mais parce qu’elle est “libérale”, ce que beaucoup repoussent. Ce sont les mêmes insultes qui ont été sorties pour les partisans du Brexit -qui n’a toujours pas eu lieu car, méditons cette belle leçon de démocratie, pour sortir de l’Europe maastrichtienne, il faut l’autorisation de l’Europe maastrichtienne ! C’est ainsi que fonctionnent toutes les dictatures : on ne peut en sortir légalement -ce que les gilets-jaunes ont compris…

Le système maastrichtien a son clergé. Il est formé à l’École nationale d’administration, à Sciences-Po, dans les écoles de journalisme, à Polytechnique, à l’École normale supérieure. Pendant leurs années d’études, on gave les impétrants d’une idéologie qu’ils rabâchent, répètent, réitèrent, reproduisent, ressassent ensuite dans tous les endroits où ils sont embauchés : grands corps d’État, haute administration, université, journalisme, édition, direction des médias, conseil d’État, sans oublier la politique politicienne qui est le prolétariat de ces gens-là.

Tout ce petit monde a la tête extrêmement bien pleine, mais très mal faite. Cette engeance est formée comme des commandos de rhéteurs et de sophistes, de beaux-parleurs et d’enfumeurs, de dialecticiens et de casuistes, d’orateurs et d’ergoteurs. Elle produit son meilleur effet dans un conseil d’administration, dans un comité de rédaction ou de lecture, dans un amphithéâtre, dans les colonnes d’un  éditorial ou dans les réunions des patrons de médias, à l’Assemblée nationale ou au Sénat, dans un conseil des ministres ou dans les palais de la République, sur un plateau de télévision ou comme “consultants” ou “experts” sur les chaînes d’information continue -ou dans “Le Siècle”, un club très fermé où l’on mange du gilet-jaune à tous les repas…

Comme les sophistes grecs, cette caste peut soutenir n’importe quelle cause parce que leur formation met le paquet sur la forme, rien que la forme, tout sur la forme, et qu’elle se contente pour tout fond de l’idéologie dominante. Ces gros cerveaux de compétition sont ceux de petits perroquets.

Bien sûr, ces gens-là estiment que les gilets-jaunes ne sont pas habilités à faire de la politique sous prétexte qu’il faut laisser ces choses-là, trop sérieuses pour le peuple, aux experts que sont les instances dirigeantes des syndicats et des partis (qui sont de mèche avec les autres puissants contre leur base…), et aux élus de tous les échelons de la politique politicienne. La démocratie doit être représentative, disent-ils, et non pas directe. Nous, oui ; eux, non.

Or, chacun a pu voir comment le référendum sur le Traité européen qui était l’expression de la démocratie directe, bien que largement gagné, a été jugé comme nul et non avenu par les députés et les sénateurs qui étaient l’expression de la démocratie indirecte. Réunis à Versailles, lieu symbolique s’il en est un, il fut dit au Congrès qu’on se moquait de ce que le peuple pensait après qu’on lui eut tout de même demandé son avis. Ce coup d’État fut une leçon que le peuple a mis dans un coin de sa tête : avec lui, la démocratie indirecte a joué au grand jour un jeu contraire à celui de la démocratie véritable qui est gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple et non par ses seuls délégués. Les représentants du peuple ont dit au peuple qu’ils n’avaient que faire de son avis et que, d’ailleurs, ils iraient contre lui.

Les gilets-jaunes sont dans la rue parce qu’ils savent que l’Assemblée nationale et le Sénat sont leurs ennemis puisqu’ils ne les représentent pas sociologiquement ni politiquement. Le système représentatif, tant qu’il ne sera pas intégralement proportionnel, générera une oligarchie, une aristocratie, une caste, une tribu qui disposera de tous les pouvoirs : ce ne sera jamais une démocratie. Le pouvoir des élus n’est pas autre chose que la résultante d’un calcul tordu avec découpages électoraux effectués par le ministère de l’Intérieur et l’Élysée afin de déboucher sur une bipolarisation de la société : non plus entre droite et gauche, mais entre maastrichtiens libéraux de droite et de gauche et anti-maastrichtiens de droite et de gauche. Aux maastrichtiens libéraux de droite et de gauche sont réservés tous les pouvoirs -économiques, médiatiques, politiques, sociaux, universitaires, journalistiques ; aux anti-maastrichtiens de droite et de gauche, les premiers abandonnent le pouvoir verbal de l’opposant avec pour seule perspective de parler à vide indéfiniment…

Avec les gilets-jaunes dans la rue, toute cette aristocratie maastrichtienne se trouve mise à mal, critiquée, menacée. Certes, elle dispose de tous les pouvoirs, y compris celui d’insulter, de mépriser, de calomnier, de salir le peuple sur lequel s’exerce son pouvoir et ne s’en prive pas. Mais elle voit d’un très mauvais œil ce surgissement de velléités de démocratie directe.

“Ça n’a jamais marché”, pérore Christophe Barbier sur BFM le samedi 8 décembre : ça marche pourtant en Suisse…  La notice Wikipédia de ce normalien pas agrégé ayant fait une école de journalisme nous apprend ceci : en 2017, il déclare notamment au Journal du dimanche : “Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste. Son rôle est de donner son opinion, d’affirmer ses certitudes, par essence improuvables. Afficher avec force ses convictions permet aux lecteurs de s’y frotter pour former les leurs.” Et plus loin : “L’éditorialiste est comme un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever.” On comprend qu’il n’ait pas besoin de se confronter au terrain des gilets-jaunes, ce “lierre rampant”, afin d’éviter de se polluer l’esprit et de pouvoir affirmer et toute objectivité ses certitudes improuvables ! En passant, on apprend également qu’il a composé un rap en l’honneur d’Emmanuel Macron… Christophe Barbier est l’un des personnages emblématiques de cette aristocratie qui enjambe le peuple.

Or, quand on va sur le terrain, non content de ne pas s’y polluer l’esprit, on se l’éclaire et l’on peut obtenir un certain nombre de certitudes susceptibles d’être prouvées. J’en veux pour preuve ce tract ramassé dans une rue de Paris et envoyé par un ami. Il dit ceci :

 Nos 8 doléances

“Nous rentrerons chez nous quand ces mesures seront appliquées

1. Nous voulons de la démocratie directe à tous les niveaux. Nous voulons un gouvernement d’union nationale avec une régence d’exception pour éviter que les partis politiques, qui sont disqualifiés, n’instrumentalisent notre détresse et notre colère.

2. Nous voulons une baisse de 20% de toutes les taxes et les charges touchant la classe moyenne, les travailleurs pauvres et les entrepreneurs. Baisser ces taxes, c’est monter nos salaires. Nous voulons une action immédiate pour taxer ce qui vaut la peine d’être taxé: les GAFA et les transactions financières.

3. Nous voulons que la France arrête de vivre au-dessus de ses moyens et arrête d’accueillir la misère du monde parce qu’elle et déjà dans la misère avec ses millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Nous voulons une immigration choisie, qui ne nous détruise pas culturellement. Nous demandons ainsi un retrait du pacte de l’immigration de l’ONU.

4. Nous voulons une relocalisation de toutes les décisions dans les régions, les villes et les communes. L’Etat et ses fonctionnaires à Paris ne sont pas qualifiés pour décider de l’avenir de nos communes.

5. Nous voulons une sortie de la PAC qui corrompt nos agriculteurs en n’allouant ses aides qu’aux productivistes et aux empoisonneurs répandant le cancer en France. Nos impôts ne doivent en aucun cas servir à financer Bayer-Monsanto.

6. Nous voulons la création de barrières commerciales pour empêcher l’Allemagne de nous vendre des produits fabriqués en Roumanie, sous le label “Deutsche Qualität” et d’ainsi détruire nos emplois.

7. Nous voulons le retrait de toutes les aides à la presse pour une vraie séparation des pouvoirs médiatiques et politiques.

8. Nous voulons une action immédiate pour arrêter l’intégration dans l’Europe car elle ne se construit que sur la ruine des petites gens.

Qui dira qu’il n’y a pas là d’intelligence pratique? C’est un véritable programme politique. Il est anonyme, aucune signature, aucune de ces propositions ne ressemblent à quoi que ce soit de connu chez les jacobins. Il est débarrassé du verbiage technocratique ou qui relèverait de la politique politicienne.

C’est simple, clair, net, direct et programmatique :  la démocratie directe ; un gouvernement d’union nationale constitué en dehors des partis politiques parce qu’ils sont discrédités et qu’ils guettent la récupération ; une baisse des taxes et des charges pour la population la plus éprouvée ; une augmentation des salaires ; une taxation des GAFA et de ceux qui font de l’argent avec l’argent ; une politique migratoire rationnelle qui ne soit ni celle de la passoire ni celle du mur ; un communalisme et un régionalisme effectifs ; une autre politique agricole que celle du productivisme qui fait le jeu des multinationales, détruit la planète et intoxique les consommateurs ; l’instauration de barrières commerciales qui empêcheraient la concurrence entre les États de droit et les États voyous en matière de protection sociale; le retrait des aides à la presse, subventionnée par le contribuable afin de l’endoctriner et de le mépriser quand il refuse l’endoctrinement; une séparation des pouvoirs médiatiques et politiques; l’arrêt de l’intégration dans l’État maastrichtien…

J’aurais pu écrire ce tract auquel je ne retranche rien! Il est la feuille de route de la démocratie directe. C’est sur ce projet positif, concret, dynamique, qu’il faut désormais travailler.

En écrivant mon éloge de la démocratie proudhonienne il y a quelques jours, j’ai craint un temps avoir placé la barre un peu haut. Avec ce tract sans nom ramassé dans la rue, je suis désormais bien convaincu que non.

Michel Onfray