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Eloge de la folie de Dieu

            Comme vous le savez à présent (voir les précédents articlesaprès l’expérience d’effusion d’Esprit (ou de nouvelle naissance ?) que vivaient les premiers chrétiens et qu’il me fut donné  d’expérimenter le 23 février 1975, je n’eus de cesse d’interpeller mon Eglise catholique pour qu’elle retrouve ce vécu fondateur et accueille plus particulièrement le message qui la distingue du judaïsme dont elle est issue et qui me fut transmis à cette occasion : « Vous n’êtes plus sous la Loi mais (sous l’amour) sous la grâce » en Rm  6,14 .

                  Cette Parole me fit passer, en un instant, d’une relation de subordination à une « intimité de connivence avec Jésus et m’invita à oser dire un jour comme Saint-Paul en Gal 2,20 :« Je vis,mais ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi« . Est-ce l’aspiration de chaque chrétien ?

                En effet: « La Loi a servi de pédagogue jusqu’au Christ« (Gal.3,24) mais « maintenant elle nous révèle que nous sommes pécheurs (Rm. 3,20) et « est incapable de nous rendre parfait ( He. 10,1) car « nous ne sommes pas justifié en raison des oeuvres de la Loi »( Gal.2,16) .« Si par la Loi on atteint la justice,c’est donc pour rien que Christ est mort » (Gal.2,21 ). »Si on place notre justice dans la Loi, on a rompu avec Christ « ( Gal 5,4 ) . »On est choisi par grâce, et non en raison des oeuvres« ( Rm 11,6 )…..nous martèle Saint-Paul .

                Ce passage de la loi extérieure coercitive à l’Esprit  intérieur qui nous entraîne était déjà annoncé dans l’Ancien Testament par le prophète Ezéchiel : « Je mettrai en vous mon propre Esprit, Je vous ferai marcher selon mes lois, garder et pratiquer mes coutumes«  dit Dieu en Ez 36,27.

                Certes,cette Loi,que seul l’homme Jésus à entièrement respectée ( « Je ne suis pas venu abroger la Loi, mais l’accomplir« ( Mt 5,17 ) est encore bien utile, non pour nous commander mais pour nous aider à discerner notre degré de vie sous la mouvance de l’Esprit. Ainsi son respect reste pour l’extérieur, voire pour nous-même, un critère de notre « vie dans l’Esprit ».

                « Dieu est amour » (1 Jn 4,8 ) et son amour est premier.« Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est Lui qui nous a aimé (1 Jn 4,10) On n’a pas à vouloir Lui plaire,mais à Le laisser agir en nous et à travers nous. On n’a pas à faire des oeuvres pour Dieu, mais par Dieu .Encore faut-il être habité par l’Esprit-Saint.

                Mais « Le langage de la croix est folie pour ceux qui se perdent« (1 Cor 1,18) nous dit Saint-Paul. L’histoire d’un Dieu qui se fait homme, change l’eau en vin ,ressuscite les morts….et sauve les croyants de la mort en mourant Lui-même sur une croix pour ressusciter trois jours après n’a rien de rationnel ! Esaïe ( vers -740 ) disait déjà : »Si vous ne croyez pas , vous ne comprendrez pas »(Es.7,9) comme si la foi précédait l’intelligence. Ainsi, est-ce pour essayer de ramener à Dieu certains « raisonneurs de ce siècle« (1 Cor 12,20 ) que l’Eglise catholique appuya aussi ses dires sur des chercheurs intellectuels de Dieu, les Pères de l’Eglise, gommant ainsi la folie de la Croix (« La sagesse de ce monde est folie auprès de Dieu« 1 Cor 3,18-19) et contredisant  la bible ?

                Ainsi Saint-Thomas d’Aquin tenta de réconcilier foi et raison en s’appuyant sur la philosophie d’Aristote: »Foi et raison ne peuvent se contredire car elles émanent toutes les deux de Dieu » déclare-t-il .

                 Saint-Augustin d’Hippone, en quête constante de vérité, tente de réaliser la synthèse du christianisme et du platonicisme. Il déclare « qu’il faut comprendre pour croire » mais aussi que « les miracles ne sont pas en contradiction avec les lois de la nature mais avec ce que nous en savons« . C’est aussi un acte de foi,…..mais en la Science !

                Personnellement je dirais volontiers comme Pascal : » Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas. »  

A l’heure de la physique quantique ,on est sans doute moins choqué par l’irrationnel !

 

LA METAPHORE DU FAUTEUIL LES POUVOIRS MESSAGE DU 11 AVRIL 2018

LA METAPHORE DU FAUTEUIL

LES POUVOIRS

MESSAGE DU MERCREDI 11 AVRIL 2018

 

Nous discutions pouvoirs , pouvoirs psychiques , physiques , supranormaux etc… Et j’évoquais avec mes amis du Ciel ,  la vie de certains êtres humains,  que le Seigneur avait dotés de capacités extraordinaires , afin de nous faire entrevoir , ce que seraient les possibilités futures de l’Homme nouveau .

Il y a si longtemps que je me pose des questions, sur la grâce qui m’a été faite de pouvoir communiquer avec les Anges , par le biais de cette étrange calligraphie, aussi merveilleuse qu’ hermétique , porteuse de messages  à la fois intimistes et universels . Je n’y ai trouvé qu’une réponse mystique. Etait-ce mon destin ? Comme celui de beaucoup d’autres qui ont accepté les offres de Dieu , et se sont inclinés devant son insigne volonté ?                       Les Anges confirment . Mais pourquoi avoir autant attendu ? Je n’étais pas prête , disent-ils , et il était indispensable de me confronter à l’adversité, à toutes les embûches de ce monde qui sont notre lot quotidien .

Je suis née un 8 Décembre , le jour de l’ Immaculée Conception  , et je reste persuadée que la Vierge Marie a toujours été ma protectrice , alors que pendant des années , je n’y avais prêté aucune attention !  Je le regrette amèrement aujourd’hui !  Notre Mère a un tel pouvoir de consolation !

Dans mon enfance , j’ai toujours eu un lien particulier avec les objets qui m’entouraient; je pensais qu’ils avaient une âme . Je leur étais attachée comme l’on s’attache à un animal de compagnie , et cela avait grandement contribué à me forger une réputation de maniaque , peu prêteuse !                    Je comprends tout cela , aujourd’hui ; J’ai eu mes réponses , et je sais aussi,  pourquoi j’aime autant les arbres , les plantes et les fleurs , dont je devine le langage, et qui symbolisent  pour moi ,la  merveilleuse vie qui nous attend au Paradis !

Cette expérience hors du commun qu’il m’a été donnée de vivre ,inscrire sur une page ,la trace matérielle de la présence des Anges  parmi nous, guidée par leur seule volonté de mouvoir ma main , selon leur bon plaisir  et sans aucune intervention de ma part , ce phénomène  ,  comment  l’expliquer ? Comment le faire accepter ou seulement concevoir , par ceux dont la foi est trop faible ,  et surtout par ceux qui tenteraient de lui trouver une interprétation scientifique ?                                                                                                 Ainsi, j’ai demandé à mes Nomades , s’il existait dans notre monde , beaucoup de personnes avec de super pouvoirs et s’il serait possible , pour d’autres , d’en acquérir dans le Futur .

Voici leur réponse . C’est une métaphore un peu surprenante et assez difficile à intégrer !

_  Les Pouvoirs ne sont pas distribués , comme dans un fauteuil roulant , attendant d’ être propulsé dans les airs,  pour se désintégrer et se reconstituer aussitôt .

L : C’ est quoi , cette histoire de fauteuil roulant ?

_ Je veux te dire que rien n’est jamais acquis par magie,  ou par l’opération du Saint Esprit , comme vous dites .                                                                                  Il faut être un grand Saint pour obtenir des pouvoirs ,ou avoir été choisi, par Dieu lui-même . Quant à l’image du fauteuil roulant , tu sais qu’il sert à transporter des personnes souffrantes. Et bien là , il s’agit de l’affection  de votre âme , et ce don céleste ne peut être donné en cadeau , à des personnes dont l’âme est affaiblie.

L : Pourquoi , désintégré dans les airs ?

_ Car tout ce qui vient du Ciel , retourne au Ciel et reprend sa place dans le monde céleste . Même un fauteuil , autant dire un objet inanimé , y a sa place , et cela , tu le sais fort bien .  Je dois reconnaître que cette image pourrait surprendre et peut-être choquer ! Mais nous sommes des Anges , lulu, et nous , rien ne nous choque !

L : Je n’ai pas bien compris l’ image du fauteuil roulant, qui se désintègre dans l’azur , et se reconstitue aussitôt ?

_  Il est le fauteuil qui porte les pouvoirs de l’Âme altérée. Ces pouvoirs ne pourront pas être utilisés, et vont donc se disperser , se désintégrer , tandis que l’objet , lui, va renaître sur terre, dans son intégrité , mais sans les pouvoirs  . Le fauteuil n’est peut-être pas l’image idéale, car il semble que tu ne comprends pas  .Ce n’est pas grave . Il faut que tu y réfléchisses .

L : Donc , les pouvoirs resteraient dispersés dans les airs , car ils ne peuvent pas être utilisés par une âme fragile ?   Mais alors , pourquoi les avoir donnés , dans un premier temps ?

_  Nous ne les donnons pas , justement ! Cela n’est  qu’une métaphore . Les pouvoirs demeurent illusoires pour une âme défaillante et elle reste dans l’erreur . De même que beaucoup de voyants , sur cette Terre , n’en possèdent aucun , en réalité . Tout est supercherie , et les personnes qui ont de véritables pouvoirs , sont très rares . Les voyants et les médiums ordinaires ont quelques visions que nous voulons bien leur envoyer , pour rapprocher les Êtres humains superstitieux ,du Monde céleste , car pour nous , tous les moyens sont bons . Mais ils sont bien peu à connaître l’apparence du Paradis, ou des divers sites du Ciel . Ce ne sont que conjectures et rêves éveillés , mais l’intérêt de la chose , est qu’ ils s’ y intéressent , et pour nous , cela est l’essentiel .

Le fauteuil roulant est une allégorie ,et le symbole ne  s’adresse effectivement qu’aux âmes imparfaites.                                                                        Si nous avons choisi cet exemple , c’ est pour te faire entrevoir la difficulté , pour une âme qui ne serait pas profondément purifiée , d’ obtenir  des capacités supra humaines . Bien sûr qu’ une âme pure peut avoir des pouvoirs , et l’ Histoire est emplie de personnages choisis par Dieu  et dotés de grandes facultés .

L : Mais alors , comment qualifiez-vous l’ âme des voyants et des médiums  dont vous dites que certains sont dans une sorte de rêve éveillé ?

_ Nous pensons que certains sont sans doute sincères , mais leur âme est infirme des pouvoirs , au sens où nous l’entendons . Ce ne sont que faux-semblants et leurres , qui , hélas, nourrissent l’ espoir  des personnes crédules ou désespérées .

L : Ils font ce qu’ils peuvent pour aider !

_  Peut-être , ma lulu , mais la question qui nous occupe  n’est pas de ce niveau-là . Les super pouvoirs sont un don de Dieu , octroyés de façon rarissime , par Notre Seigneur , à des êtres exceptionnels et loin de toute souillure . Padre Pio était de ceux-là , et tu l’ aimes  n’est-ce-pas ? Les grands prophètes ont eu leurs pouvoirs attribués par Dieu , toujours dans le but bien précis , de faire avancer l’ Humanité et de la prévenir des dangers qui la menacent,  mais ce ne sont pas les diseuses de bonne aventure qui feront avancer l’Humanité.

L : Sauf si elles influencent certains dirigeants politiques, qui écoutent leurs conseils et croient en leurs présages , comme ce fut le cas dans l’ Antiquité et encore aujourd’hui .

_ L’ avancée de l’ Humanité dont il est question , est une avancée spirituelle  , et rien d’ autre.

L : Concernant le fauteuil roulant , cette métaphore semble occulter  l’espoir, l’ évolution , et la transformation de l’ Âme , vers l’ Homme nouveau , avec des pouvoirs accrus . Pourquoi l’objet est-il propulsé , disséminé dans les airs , puis reconstitué sans les pouvoirs ? Pourquoi ces derniers ont-ils besoin d’ être portés par l’ objet ?

Dois-je publier cette parabole , je crains de passer pour une déjantée !

_ Déjantée , tu l’es déjà ! Mais il est vrai que c’est fort difficile à assimiler . Il nous semble , cependant , que tu as saisi le sens caché de la métaphore , comme tu avais compris celle de l’ abcès .

L : C était tout de même plus facile ! Qu’est-ce-qui relie l’ objet et les pouvoirs ?

_ Les Pouvoirs sont intrinsèques à l’objet  , et l’ objet ne peut être utilisé , dans ce cas de figure , que par une âme en souffrance  , puisqu’il s’ agit d’ un fauteuil roulant . Mais si le fauteuil appartient à une âme saine et pure , les pouvoirs qu’ il contient, lui seront conférés , au lieu d’ être disséminés dans l’ Azur. Ils affecteront l’âme saine et se constitueront en son essence ,tandis que le fauteuil se reconstituera en objet ordinaire, et reprendra sa place dans le monde où vous vivez .

Et  l’âme innocente utilisera les pouvoirs , sans les disperser . Mais cela est fort rare  , et il y a très peu de cas , dans toute l’ histoire de l’ Humanité .

L : Cet exemple du fauteuil est tout de même un peu bizarre !

_ C’est vrai ! mais c’est original ,  et nous l’avons choisi par rapport à l’imperfection  de l’ âme .

L : N’ importe quel autre objet pouvait être porteur de ces pouvoirs ?

_ Oui , mais nous venons de te dire pourquoi nous avons choisi cette image .

L : Franchement ,je n’ ai pas compris grand-chose ! Faut-il vraiment publier ce message ? J’en doute !

_ Fais ce qu’il te plaira  , mais tu ne dois publier que des choses  parfaitement comprises et assimilées . Sinon , comment les expliquer aux autres ?

Place du magnétisme dans l’offre de soins en médecine générale

(ouvrage que l’on trouve en vente sur le site du GNOMA)

Le Docteur en médecine Denis Piotte a effectué ce travail de recherche qu’il a présenté à la faculté de médecine de Besançon le 1ier  juin 2019. Il est l’aboutissement de rencontres avec 25 magnétiseurs -guérisseurs et 120 médecins de l’Aire urbaine nord Franche-Comté.

Il expose en préambule les motifs d’un tel travail de recherche qui résulte de sa réflexion globale sur la vie et une approche holistique du malade, le constat des possibilités étonnantes d’auto-réparation d’un malade. Il souligne sa prédisposition personnelle avec la pratique de l’activité de sourcier puis celle d’apprenti-magnétiseur. Mais la raison principale résulte selon lui de l’épisode de santé qu’il a rencontré après une période d’ engagements divers et intenses.

interview de Denis Piotte par l’Est Républicain

 

 

Son travail a consisté à sélectionner et retenir 25 magnétiseurs de son secteur ne faisant pas appel à la publicité. Il a proposé un questionnaire type puis rencontré ceux-ci et parallèlement soumis un autre questionnaire type à 120 confrères de sa région.

Le résultat de ce travail  et de ses rencontres avec les magnétiseurs est présenté dans son livre mais dans cet article je voudrais d’abord m’attacher à quelques rappels historiques, bibliographiques  et constats généraux auxquels a abouti le docteur Piotte qui conclut son préambule en espérant que son travail permettra d’éclairer les esprits dans  » un monde qui s’éloigne de plus en plus de l’authentique ».

Je soulignerai d’abord dans l’introduction certaines références à des livres sur le sujet :

Alexandre Grigoriantz  qui a publié entre autre Guérisseurs de l’ombre » : Ce livre présente ainsi une série de témoignages dans lesquels magnétiseurs, coupeurs de feu, personnels hospitaliers, médecins et patients partagent leur expérience, leur éthique, leurs nombreux succès mais surtout les difficultés qu’ils rencontrent encore parfois pour faire rentrer ces soins énergétiques dans le protocole « officiel » de traitement.

Il faut souligner aussi la thèse en médecine du docteur Nicolas Perret en 2007 consultable ici.

Jean Dominique Michel et son livre Chamans, guérisseurs, médiums –cf là

Jean-Dominique MICHEL a suivi une formation classique en anthropologie médicale. Il a travaillé pendant quinze ans en santé mentale et santé publique, enseignant dans divers programmes universitaires et de hautes écoles spécialisées.

Passionné par les processus d’évolution personnelle et de guérison, il s’est formé dans de nombreuses disciplines (psychothérapie émotionnelle, thérapies groupales, psychanalyse, mais aussi ostéopathie énergétique, magnétisme et biogénéalogie). Il a également étudié auprès de différents guérisseurs et chamans, en Occident ainsi que dans des contextes traditionnels. 

Pour Jean Dominique Michel , aucune opposition entre la psychothérapie, le chamanisme, la spiritualité et la médecine scientifique : il est au contraire convaincu de la complémentarité de ces approches, qu’il décrit ici dans la double perspective de l’anthropologue et du thérapeute.

Jean Claude COLLARD , le guérisseur de Chatillon – cf là-

Le directeur de collection aux éditions Guy Trédaniel,  a longuement hésité avant de recommander l’édition d’un livre signé par un guérisseur.

« Journaliste d’investigation, donc à la fois sceptique par nature et par profession, je ne pouvais prendre le risque d’une publication n’atteignant pas le niveau habituel de sérieux auquel ont droit nos lecteurs. J’ai alors décidé de réactiver, pour quelques semaines, mes méthodes indiscrètes de reporter. Et, partant du principe qu’un magnétiseur sans réel talent pouvait tromper ses visiteurs occasionnels pour un temps, mais qu’il est pratiquement impossible d’abuser pendant plusieurs décennies une clientèle de proximité, c’est à une enquête de voisinage que je me suis livré. Sans complaisance, cette enquête m’a stupéfait par la profusion de patients satisfaits depuis plus d’un quart de siècle : des verrues à l’eczéma, des entorses aux piqûres de frelons, de l’arthrose aux épines calcanéennes et autres excroissances osseuses, du nanisme a la stérilité, des abcès dentaires aux rhino-pharyngites, des cystites aux coliques néphrétiques, et jusqu’aux comas interrompus à distance… les témoignages se superposent à un dictionnaire de médecine ! Mais, plus que ces résultats étonnants, ce sont ses méthodes qui ont valu à Jean-Claude Collard une célébrité débordant nos frontières. Elles sont dévoilées dans cet ouvrage. »

Docteur Marianne DencausseMédecine et magnétisme, une nouvelle voie vers le mieux être – cf là

Tout en répondant à ces nombreuses questions, Marianne Dencausse, habitée par le désir de contribuer à la mise en place de cet humanisme médical que réclament aujourd’hui tant de personnes, nous expose sa conception du rôle du magnétisme dans le traitement des patients, tout en analysant les conditions d’application, mais aussi les limites de cette énergie.
Ce faisant, en s’appuyant sur des exemples concrets, elle établit un certain nombre de règles que tout magnétiseur se doit de respecter dans une attention constante à l’autre et une confiance réciproque. Abordant les questions éthiques et métaphysiques qu’implique une telle démarche, l’auteur envisage des perspectives d’ordre spirituel pour la médecine de demain qui, certes, sera technologiquement très performante mais devra également instaurer entre soignants-soignés une relation où l’amour, la compassion et la générosité ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre la souffrance et la mort.
En proposant un nouvel art de soigner, Marianne Dencausse propose un nouvel art de vivre.

Le docteur Piotte poursuit son exposé par une rapide histoire du magnétisme en partant  d’Hippocrate (460-356 av JC) qui utilisait déjà le magnétisme. Il  cite Françoise Dolto qui présentait Jésus comme guérisseur, rappelle les barreurs de feu du Moyen-Âge, les rois dont Saint Louis qui guérissaient les écrouelles.

Le rôle spécifique de l’Eglise fait l’objet d’un chapitre particulier. De la fin du Moyen-Âge jusqu’au XVII ème siècle les guérisseuses était satanisées et souvent brûlées ou noyées – cf la chasse aux sorcières. Il faut attendre un décret pontifical de 1657 pour mettre en garde contre les erreurs et abus des procès en sorcellerie puis l’ édit de Louis XIV de 1682 qui mettra fin à ces procès.

Après la consécration du magnétisme animal par Messmer –cf là -l’Eglise réagit, l’apparente à de la magie et donc le suspecte de satanisme – décret  du Saint Office de 1856-

Au cours du XIX ème  siècle sa position évolue et le concept de radiesthésie est dédiabolisé alors que certains prêtres , abbé Bouly, abbé Mermet puis plus tard Jean-Marie Vianney curé d’Ars sont adeptes de ces théories. L’emploi médical du magnétisme est alors toléré. Le Père Maxime dans les « panseurs de secrets  » évoque l’emploi du souffle pour certains leveurs de maux – cf là  extrait FR3 -.  André Julliard dans  » le don du guérisseur : une position religieuse obligée « – lire là -analyse de façon précise la relation entre le Don et la Foi chez les leveurs de maux. Il conclut que la majorité des formules secrètes composées d’éléments empruntés à l’histoire sainte n’implique pas une situation particulière de  croyances et pratiques religieuses.

Pour terminer son exposé sur l’histoire du magnétisme Denis Piotte cite bien sûr le cas d’Yves Rocard ( 1903-1992) directeur du laboratoire de physique à l’Ecole normale supérieure, ancien directeur du CEA  qui a consacré 30 ans de sa vie à expliquer les mystères du magnétisme et de la radiesthésie. cf par exemple un de ses livres : les sourciers

Denis Piotte relève ensuite les travaux scientifiques de Joseph Kirschving   spécialiste du biomagnétisme et du paléo magnétisme qui a mis en évidence un sens magnétique chez l’homme. Il indique que les travaux du biologiste Bernard Grad ont montré que le magnétisme n’est pas dû à la suggestion mais à une interaction bioénergétique entre le praticien et son patient. cf là.

Denis Piotte examine ensuite les rapports du magnétisme ,et des médecines traditionnelles asiatiques – l’énergie chinoise du Qi utilisée par exemple en shia tsu ou le prana des indiens. Il évoque aussi la part du reiki dans les soins énergétiques en soulignant aussi les risques de dérives sectaires dans certaines de ces pratiques   Cette méthode de soins aux origines tibétaines ou hindoues remonterait à plus de 2500 ans et le médecin japonais Mikao Usui l’aurait redécouverte à la fin du  XIX è siècle.

Dans le cadre de son examen des médecines complémentaires alternatives (MCA) cf présentation)  il évoque l’évolution mondiale de la médecine par rapport à ces pratiques, souligne que l’OMS recense 400 médecines complémentaires  alors que l’ordre des médecins en France n’en reconnaît  que quatre. Il souligne le livre de l’ancien chirurgien et thérapeute  Thierry Janssen , la solution intérieure –cf làet rappelle que depuis 1998 le Congrès américain a voté la création de l’organisme des médecines complémentaires alternatives – NCCAM– alors que le Parlement européen a voté l’année précédente une résolution en faveur de la reconnaissance des médecines non conventionnelles.  Il relève des avancées législatives et pratiques dans le même sens  en Grande Bretagne, Espagne, Allemagne ( les Heilpratikers), Novège, Suède, Danemark, Suisse.

Au delà de l’examen de l’histoire du magnétisme, de l’examen de la pensée qui s’y rattache, de la bibliographie, Denis Piotte témoigne de ses rencontres avec les magnétiseurs et il en tire quelques traits communs.

Il observe que toutes et tous ont une forme de foi soit chrétienne  soit cosmique ou foi en des forces de vie. Cette foi est toujours une foi en l’homme avec cette envie d’aider, de mettre leur énergie au service de l’humain : c’est ce que l’on nomme intention chez le guérisseur. Il relève chez tous cette générosité et cette sensation qu’une force les guide, l’impression qu’ils ont une mission. Il note aussi chez chacun un sentiment de force et de sérénité, une fierté à pouvoir soulager et d’être complémentaires de la médecine conventionnelle.

Denis Piotte a constaté que la plupart des guérisseurs utilisent les mains mais le plus souvent sans toucher le patient. Il relève que certains utilisent le souffle, d’autres les pierres précieuses, des bijoux ou des aimants, des pendules voire certains accessoires de type échelle de Lecher –cf là ou de Turin pour mesurer les taux vibratoires.

Certains guérisseurs au nom d’une Foi chrétienne récitent en silence des prières soit universelles soit adressées à des Saints et selon la pathologie du patient ( ex : St Antoine de Padoue pour problèmes dermatologiques)

Ces observations l’ont conduit à une ébauche de classification :

  1. les coupeurs de feu, appelés aussi selon les lieux barreurs, leveurs de maux , panseurs de secrets. Ceux-ci utilisent souvent les prières ( prières du feu). ( je rajoute : cf Téle de Lilou)
  2. Ceux qu’il qualifie de magnétiseurs profanes  qui absorbent l’énergie liée à la pathologie et interviennent par imposition des mains. Ceux-ci décrivent tous une grande fatigue à l’occasion de cette pratique.
  3. Ceux qui sont des passeurs d’énergie, les bio énergéticiens. Ce sont les guérisseurs modernes qui ont pour mission de lever les noeuds d’énergie et de redistribuer le fluide vital retrouvant parfois des fuites d’énergie.

Venons- en à la conclusion :

Seul un quart des médecins ne recommande pas du tout le recours à des guérisseurs. Les médecins plus jeunes sont plus sensibles à ces pratiques.

La première conclusion est en rapport  avec la place croissante des médecines alternatives dans nos offres de soins. Il faudra que les médecins témoignent de plus d’humilité et admettre que le pouvoir médical a ses limites. En travaillant sur ce sujet Denis Piotte a découvert ce concept « corps-esprit » de l’homme dans son environnement et sa pratique médicale en a été changée.

Mais c’est son regard sur la vie qui a surtout été modifié et de citer Audrey Mouge :  » Et si l’extraordinaire nous permettait de voir le monde autrement ? »

Il cite aussi le Dr. Marianne Dencausse : « … la générosité de l’âme est en fait une générosité de l’esprit qui cherche à s’élever vers le Créateur pour donner à celui qui en a besoin une force qui ne peut venir que d’en haut : c’est la générosité la plus noble. C’est la générosité du magnétiseur dans sa quintessence ».

Il espère que son travail pourra contribuer à l’évolution de la médecine vers plus d’empathie et bienveillance c’est à dire  d’Amour.

 

 

 

Ô Hommes de peu de croyances !

septembre 2006 – édition 2016 revue et corrigée

Bruce Harold Lipton (né le 21 octobre 1944 à Mount Kisco, dans l’État de New York ) est un biologiste américain du développement reconnu pour son idée selon laquelle l’expression des gènes peut être influencée (via l’ épigénétique ) par des facteurs environnementaux. Il est l’auteur du livre The Biology of Belief et a été chercheur à la faculté de médecine de l’Université de Stanford .

Sens critique

Cet ouvrage constitue une percée dans le domaine de la nouvelle biologie. Cette synthèse des dernières recherches les plus poussées en biologie cellulaire et en physique quantique est profondément porteuse d’espoir et acclamée comme une découverte majeure prouvant qu’il est possible de changer notre corps en modifiant notre façon de penser. L’auteur, un biologiste cellulaire de grande renommée, décrit les voies moléculaires précises qui en sont responsables. Dans un langage simple, avec des illustrations, un soupçon d’humour et des exemples de tous les jours, il démontre comment la nouvelle science de l’épigénétique vient révolutionner notre compréhension du lien qui existe entre l’esprit et la matière, ainsi que les effets profonds de ce lien sur nos vies personnelles et la vie collective de notre espèce.

EXTRAIT DU LIVRE DU Dr BRUCE LIPTON LA BIOLOGIE DES CROYANCES  sur Médiapart (Ça va sûrement en transformer quelques-un(e)s, c’est cadeau !)

Les recherches alliant physique quantique, ingénierie électrique, chimie et biologie, sont particulièrement pertinentes, car elles pourraient donner naissance à des thérapies entraînant beaucoup moins d’effets secondaires que les médicaments. Or, ces recherches confirmeront ce que « savent » déjà, sans l’avoir réalisé, le scientifique et le non-scientifique : tout organisme, y compris l’humain, communique avec son environnement et le décode en évaluant les champs d’énergie. Comme l’humain dépend étroitement des langages parlé et écrit, il a négligé ses senseurs d’énergie en tant que système de communication. Comme pour toute fonction, le non-usage mène à l’atrophie. Les aborigènes utilisent encore quotidiennement cette fonction hypersensible, et il n’y a pas chez eux d’atrophie sensorielle. Ainsi, ils sont capables de sentir l’eau enfouie profondément dans le sable. Quand aux chamans de l’Amazonie, ils communiquent avec l’énergie des plantes médicinales.

Vous avez déjà eu, à l’occasion, un aperçu de cet ancien mécanisme sensoriel. Par exemple, vous est-il déjà arrivé de marcher dans une rue sombre la nuit et de vous sentir soudainement vidé de toute énergie ? Que pensez-vous avoir ressenti ? Tout simplement une interférence « destructive », comme les cailloux déphasés dans l’eau. Dans le jargon populaire, il s’agit de mauvaises vibrations, d’ondes négatives. Vous est-il déjà arrivé aussi de rencontrer inopinément une personne et d’être, au contraire, énergisé au point d’avoir l’impression de « planer » ? Dans ce cas, vous avez ressenti une interférence constructive, c’est-à-dire de bonnes vibrations ou des ondes positives.

Quand j’ai abandonné l’idée que nous sommes faits de matière inerte, j’ai non seulement compris que la science où je faisais carrière était dépassée, mais aussi que je devais favoriser davantage d’interférences constructives dans ma propre vie. J’avais besoin d’une mise au point quantique dans ma propre vie.

pour lire la suite sur Médiapart

épigénétique (pour partie sur wikipédia) :

On attribue la paternité de l’épigénétique dans son sens moderne au biologiste et embryologiste Conrad Hal Waddington qui la définit en 1942 comme une branche de la biologie étudiant les implications entre les systèmes gènes + environnement et leurs produits donnant naissance au phénotype d’un individu. Cette idée venait combler des lacunes du modèle génétique postulant une équivalence unique entre phénotype et génotype qui ne pouvait expliquer tous les phénomènes liés à la différenciation cellulaire. Il fut alors élaboré une théorie dans laquelle chaque cellule indifférenciée passait par un état critique qui serait responsable de son développement futur non uniquement lié à ses gènes, et pour cette raison qualifié d’épigénétique.

L’étape suivante qui se développe depuis les années 2000 est le travail sur le rôle de facteurs environnementaux sur l’expression génétique, comme en 2007 avec l’exposition au bisphénol A qui perturbe la méthylation de l’ADN de souris. On étudie alors la possibilité de transmission des caractères acquis et le rôle des gamètes pour savoir si elles peuvent conserver certains des marqueurs épigénétiques. Souvent polémique parce que non prévue par la théorie synthétique de l’évolution (bien que son principe ait été suggéré par Lamarck hors de toute connaissance génétique, et que Darwin lui-même laisse ouverte explicitement dans L’Origine des espèces la possibilité chez les chiens pointers d’effets cumulatifs du dressage), mais surtout parce que prises à tort par le grand public pour une réfutation de l’existant plutôt qu’un complément, ces études accordent volontiers à l’épigénétique un rôle davantage que marginal pour expliquer quelques mécanismes d’adaptation et d’évolution des formes vivantes.

 

Les caractères épigénétiques ne s’opposent pas aux théories génétiques associées à la sélection naturelle, mais les complètent. Ainsi, l’hérédité épigénétique « présente une plus grande sensibilité à l’environnement et une stabilité inférieure à celle des modifications de la séquence de l’ADN ».

Selon Jean-Claude Ameisen qui vulgarise le sujet, les expérimentations scientifiques dans le domaine se sont multipliées dans les années 2000 et 2010. Par exemple sur la transmission de caractères provoqués par le contexte, comme la présence d’une odeur ou un vécu traumatique. Chez la souris par exemple, un trauma précoce semble avoir des répercussions comportementales et métaboliques sur les générations suivantes, y compris si les descendants n’ont jamais été mis en contact avec les parents (fécondation in vitro et « mère porteuse »). Globalement l’étude de ce qui est transmis par les cellules séminales paternelles est utilisée afin d’isoler des caractères exclusivement innés.

On a récemment montré (2017) chez le rat de laboratoire que l’exposition d’une mère à de l’atrazine (désherbant) au moment de la formation des gonades de ses embryons faisait que cette molécule (ou le stress induit in utero par cette molécule) pouvait reprogrammer durablement des cellules souches gonadique et être source de problèmes épigénétiques dans les générations suivantes (susceptibilité aux maladies induites par l’atrazine, chez les mâles et les femelles). 
De même une chimiothérapie subie par un adolescent semble induire des effets épigénétiques (transmis donc à la descendance) via une modification qualitative du sperme (anomalies de l’ADN). C’est la 1ère démonstration du fait qu’une exposition chimique précoce peut reprogrammer durablement l’épigénome des cellules souches spermatogènes. Les épimutations de la lignée germinale (cellules du sperme) identifiées suggèrent que la chimiothérapie peut changer l’hérédité épigénétique à la génération suivante.

 

 

 

Première photo de photons intriqués

 

RESEARCH ARTICLEPHYSICS
Imaging Bell-type nonlocal behavior

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Science Advances  12 Jul 2019:
Vol. 5, no. 7, eaaw2563
DOI: 10.1126/sciadv.aaw2563
Des chercheurs de l’université de Glasgow sont parvenus à photographier pour la première fois l’intrication quantique entre deux particules, un phénomène physique si étrange qu’Albert Einstein l’avait baptisé « action effrayante à distance ». Explications.

« L’ACTION EFFRAYANTE À DISTANCE »

Également appelé intrication quantique, ce phénomène décrit une situation où les particules peuvent rester reliées entre elles de telle sorte que les propriétés physiques de l’une affectent l’autre, quelle que soit la distance les séparant. Détestant cette idée violant les descriptions classiques du monde, Einstein avait trouvé un moyen de faire coexister cette intrication avec la physique classique, en évoquant une variable inconnue, ou « cachée », agissant comme un messager entre les deux particules intriquées, et maintenant leur sort lié.

Le physicien John Bell avait mis au point un test réfutant l’existence de ces variables cachées dans les années 1960, mais il se trouve que des chercheurs de l’université de Glasgow sont récemment parvenus à capturer le premier cliché de cette fameuse intrication quantique.

Grâce à un système sophistiqué de lasers et de cristaux, les scientifiques écossais ont capturé la toute première photo d’intrication quantique, violant l’une des « inégalités de Bell ». Comme l’a expliqué Miles Padgett, auteur principal de cette recherche publiée dans la revue Science Advances : « Il s’agit d’une preuve cruciale de l’intrication quantique. Bien que les gens utilisent cette dernière et les inégalités de Bell dans des applications comme l’informatique et la cryptographie, il s’agit du premier cliché permettant de confirmer ce phénomène physique. »

Pour ce faire, Padgett et son équipe ont dû entremêler des photons, ou particules de lumière selon une méthode éprouvée : en frappant un cristal avec un laser ultraviolet, certains des photons du laser se sont séparés en deux, et « grâce à la conservation de l’énergie et de l’élan » chacune des paires de photons résultants étaient intriquées. Ces dernières se révélaient par ailleurs corrélées, ou synchronisées, beaucoup plus fréquemment que ce à quoi on pourrait s’attendre si une variable cachée était impliquée. Le cliché a été pris à l’aide d’un appareil photo spécial capable de détecter les photons.

Selon les chercheurs, cette expérience « montre que les effets quantiques modifient les types d’images pouvant être capturées ».

cf la page sur la physique quantique 

Il faut décoloniser les sciences

sur Sciences critiques par Gary Libot 

Professeur émérite d’Economie Politique à l’Université Paris-Sud, Serge Latouche développe, depuis les années 1960, une critique radicale du développement et de la croissance économique. Selon lui, la science, devenue technoscience au sortir de la Seconde Guerre mondiale, avec l’alliance − inédite dans l’Histoire − des scientifiques et des techniciens, a joué, et joue plus que jamais de nos jours, un rôle moteur dans l’expansion du capitalisme thermo-industriel. « Le Mal », selon cet « objecteur de croissance », qui en appelle à la « dissidence  » face à un système « insoutenable » menant tout droit au « suicide de l’espèce humaine ».

Serge Latouche — Comme toujours lorsque nous cherchons des origines, c’est un peu arbitraire. Le mot « développement » appartient à la biologie évolutionniste, tout comme le mot « croissance ». On peut trouver, depuis très longtemps, dans des textes allemands, le mot « entwicklung », qui traduit « développement ». Mais, en anglais et en français, l’utilisation du mot « développement » − dans son sens économique − est venue bien après, autour de la Seconde Guerre mondiale. Si le fameux discours d’Harry Truman, le 20 janvier 1949, est pris comme date symbolique de la naissance de la notion de « développement », c’est parce qu’il envoie un signal fort. Pour la première fois, Truman, président des Etats-Unis, va parler de développement et de sous-développement économique.

Auparavant, le monde était divisé en cinq continents, avec des centaines de pays et des coutumes très variées. Il y avait, bien sûr, les « sauvages » et les « barbares » d’un côté et les « civilisés » de l’autre. Mais ces catégories demeuraient assez floues.

ON PENSE L’ÉCONOMIE COMME UN ORGANISME, CE QUI EST UNE IMPOSTURE, PUISQUE L’ÉCONOMIE NE PEUT ÊTRE QU’UNE PARTIE ET NON LE TOUT.

Les Américains ont gagné la guerre parce qu’ils étaient les plus développés techniquement. Pour que les autres peuples se développent, l’idée qu’il suffit de leur transférer les moyens techniques s’impose alors. C’est le début de l’assistance technique lancée par l’Organisation des Nations-Unies (ONU) vers les pays dits « en voie de développement », qui permet en même temps aux États-Unis de s’emparer des marchés des ex-empires coloniaux.

Le développement dont parle Truman est donc la transposition, dans le domaine de l’économie, de concepts nés dans la biologie. Chez Charles Darwin, la croissance, c’est la transformation quantitative des organismes ; et le développement, c’est la transformation qualitative. Par conséquent, on pense l’économie comme un organisme, ce qui est une imposture, puisque l’économie ne peut être qu’une partie et non le tout.

Quel rôle joue la science dans le développement économique ?

C’est la pièce-maîtresse. Mais il faut tout de même noter que les premières techniques de la révolution thermo-industrielle ne viennent pas de scientifiques, mais d’artisans. Que ce soit James Watt pour la machine à vapeur ou John Kay pour le perfectionnement de la machine à tisser, tous deux ne sont pas des scientifiques mais des bricoleurs, des bricoleurs de génie certes, mais des bricoleurs !

C’est à partir de l’époque où cette notion de « développement économique » émerge − c’est-à-dire au cours de la seconde moitié des années 1940 − que l’on commence à parler des « technosciences ».

Quand Albert Einstein met au point sa théorie de la relativité, c’est un scientifique. Ce n’est pas un technicien.

Avec le Projet Manhattan ( cf l’article déjà publié sur le projet Manhattan)− projet technoscientifique par excellence −, des techniciens vont travailler avec des scientifiques. Les techniciens se font scientifiques et les scientifiques, techniciens. À partir de cette époque, il va y avoir l’apport de procédés techniques et de moyens colossaux dans la recherche scientifique. Aujourd’hui, si l’on regarde aux États-Unis, le moindre laboratoire de recherche a du matériel qui vaut plusieurs millions de dollars. Ce sont les technosciences, plus que la science, qui vont endosser un rôle essentiel dans le développement.

Je crois qu’il faut décoloniser les sciences. La science occidentale – on la fait remonter à Galilée – part du principe que la nature serait more geometrico, qu’elle obéirait à la raison mathématique. Or, si les mathématiques sont effectivement une science abstraite − une formidable construction par ailleurs −, en revanche, la nature n’obéit pas à cette réalité mathématique.

C’est pour ça que les économistes se sont plantés. Ils ont construit leur discipline sur les bases de la mécanique rationnelle d’Isaac Newton alors que la vie économique se déroule dans un monde qui obéit aux lois de la thermodynamique, et en particulier à la loi de l’entropie. Il y a dans la nature une irréversibilité qu’il n’y a pas dans les mathématiques sur lesquelles l’économie classique s’est fondée.

Et alors, la science qui pense qu’il n’y a pas de limite aux possibilités de l’homme de tout faire, de tout résoudre, c’est ce qu’on appelle « la science prométhéenne », qui pense l’homme comme un démiurge. Cette science-là, il faut la réviser. Toutes les autres conceptions de la science avaient, bien sûr, un idéal de la connaissance, de la curiosité scientifique, mais elles n’étaient pas dévorées par la volonté de puissance, si caractéristique de notre conception.

Nous débouchons sur une situation où, aujourd’hui, si nous prenons l’exemple du secteur de la santé, il y a très peu de recherches sur les perturbateurs endocriniens, par exemple, car ce sujet n’intéresse pas les laboratoires pharmaceutiques. Les crédits vont plutôt à la recherche sur la génétique. Idem pour l’agriculture. Il n’y a presque aucun crédit de recherche sur l’agro-écologie et la vie des sols, au profit de recherches sur les engrais et les pesticides.  L’un des problèmes fondamentaux, c’est que la science s’est petit-à-petit vendue au Marché et au Capital.

À l’origine, le développement est une affaire d’État. Le Marché n’a pas les instruments pour s’en saisir. Le développement, c’est une forme de guerre. Pour Ivan Illich, c’est la guerre aux pauvres. Même certains économistes assez orthodoxes, comme Jacques Austruy – auteur du Scandale du développement. Vingt-cinq ans après (Payot, 1987) − explique que les sociétés qui ont été « émancipées » après la Seconde Guerre mondiale n’avaient aucune aspiration au développement. Elles avaient des aspirations concrètes contre la famine, des aspirations à vivre mieux, mais en aucun cas des aspirations au développement.

La première chose pour atteindre le développement, c’est de créer des besoins. Et pour les créer, il faut rendre insatisfaits les gens de ce qu’ils ont. En ce sens, le développement, c’est la guerre au vernaculaire. C’est-à-dire la guerre à la façon dont les gens s’en sortaient par eux-mêmes, de façon autonome, pour qu’ils deviennent dépendants du Marché. Mais, pour qu’ils puissent acheter des produits, il leur faut en retour avoir quelque chose à vendre : c’est leur force de travail.

Dès l’origine, il n’y a que l’État qui peut détruire les anciennes conditions d’existence pour en imposer de nouvelles. C’est notamment ce que fera Jean-Baptiste Colbert en imposant la création de manufactures dans lesquelles les gens travailleront comme des esclaves. Quand Lénine puis Joseph Staline ont voulu développer la Russie, cela s’est fait avec des moyens d’une grande brutalité pour casser le vernaculaire et obliger les gens à se soumettre à la discipline capitaliste. Le développement, c’est le développement du capitalisme. Mais il ne se produit pas spontanément par le Marché, qui peut co-exister avec une société traditionnelle sans problème. Le Marché existait en Afrique depuis des millénaires − Hérodote en parlait déjà –, mais ça n’a pas créé le développement. Le développement est une entreprise de recherche de puissance, avant tout à des fins militaires, qui ne peut se faire que par l’appui de l’État.

 

Fort heureusement, cette opération ne peut jamais totalement réussir. Dans un État totalitaire soft, comme celui dans lequel nous sommes − totalitarisme qui passe par le contrôle médiatique, différent, bien sûr, du totalitarisme soviétique ou nazi −, il y a toujours des dissidences. C’est là une deuxième contradiction du développement mais, nous le voyons bien, elle n’est pas suffisante. À l’heure actuelle, les limites environnementales et le défi écologique apparaissent comme la contradiction pour remettre en question et détruire les fondements insoutenables de notre système.

Les deux. Nous avons une expérience très intéressante, qui existe depuis le 1er janvier 1994, quand les néo-zapatistes sont arrivés à San Cristóbal de Las Casas, au Chiapas, et ont commencé à libérer les cinq zones que l’on appelle les « Caracoles » – cf les caracoles. Une expérience qui perdure aujourd’hui encore − et qui est bien documentée par Jérôme Baschet. Nous avons vu aussi les deux révolutions équatorienne et bolivienne sur le credo du « buen vivir » – cf article -, qui montrent la capacité de résurgence, de résilience, des aborigènes, qui n’ont pas complètement disparus. cf article sur la transition vers le Buen Vivir.

Ça n’est pas un hasard si ce mouvement a pris corps au Mexique car, à San Cristóbal, il y a l’Université de la Terre-Ivan Illich –cf là– . Et l’on sait que, de manière indirecte, le sous-commandant Marcos fut un élève d’Illich.

En Occident, on observe une dissidence chez ceux qui se battent contre les « grands projets inutiles et imposés » − l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la ligne à grande vitesse Lyon-Turin dans le val de Suse, etc…−, comme chez les apiculteurs qui se battent contre les néonicotinoïdes, ou chez ceux qui luttent contre la destruction de l’État social. Les combats revêtent de nombreuses formes. Les luttes ne manquent pas, et elles doivent arriver de tous les côtés.

 

 

 

 

 

 

 

L’APPARENCE DES ÂMES AU CIEL MESSAGE DU LUNDI 1er OCTOBRE 2018

L’ APPARENCE  DES ÂMES AU CIEL

 

MESSAGE DU LUNDI  1 er OCTOBRE  2018

 

L : Qui est là ?

_  Mom

L : Bonjour mon amie ! Ne trouves-tu pas que le travail accompli , ne se ressent pas du tout , dans le livre ?   On dirait un livre un peu enfantin !

_  Il est enfantin , car c’est le livre de l’innocence et de l’amour . Nous t’aimons , et c’est tout ce qui compte . Nous avons fait cet ouvrage ensemble et comme le disait très justement ta cousine , les dessins et la calligraphie , ne pourront sans doute pas être compris par tout le monde , sauf que n’importe qui ,  pourra comprendre que c’est un livre plein d’amour .

Rassurée par les propos de Mom ,  je décide alors de lui poser quelques questions ,sur un sujet qui me paraît intéressant.

L : J’aimerais que tu me parles de l’apparence des âmes,  au ciel ?

_  Changement  miraculeux !

L : Changement miraculeux ?

_ Oui , ma lulu . Elles paraissent plus jeunes , et surtout , au mieux de leur forme , car elles sont auréolées par la lumière de Dieu .Elles sont semblables à leur dernière apparence sur terre , mais comme des personnes en pleine santé , et rayonnantes de bonheur .

L : Et pour les bébés ?

_  Ils sont transformés , ou plutôt , ils retournent à leur condition première d’angelots, comme tu as pu les voir, sur les dessins. Ils sont radieux et enjoués , et ils font notre bonheur .

L : Qui écrit , en ce moment ?

_  C’est  Miris.

L : Je reconnais  toujours ton écriture , Miris !  Merci  d’être là , mon amie ! Dis-moi , en ce qui concerne les âmes négatives qui se retrouvent au Purgatoire , sont-elles aussi auréolées de la lumière divine ?

_ Non , elles sont , au contraire, illuminées par une aura plus grisâtre.    Mais cela va disparaître , au fur et à mesure de leur guérison .                        Elles retrouvent , peu à peu , une lumière plus brillante , et cela leur permet de reprendre confiance , et de s’amender plus rapidement . N’ oublie pas que le pardon et la compassion sont toujours présents, au ciel ,  même pour les âmes les plus grises . Quant à celles qui ont commis des crimes abominables , ou qui sont les adeptes du Perverti , la leçon est beaucoup plus sévère ,et commence par le ressenti inversé de la victime , qui rejaillit sur l’ âme ,  et lui fait éprouver , à son tour , la souffrance infligée .

L : C’est la première fois que vous me faites part de tous ces détails !

_ Oui , car à présent , il y a bien d’ autres choses  que tu vas apprendre à connaître.

L : Je me demande si cela me satisfait !

_ Tu es la tutrice , et c’est ton devoir .

L : Est-ce vraiment vous , qui écrivez ?  Cela va si vite !

_  C’est bien nous .Tu dois savoir que tout s’accélère , et que les Humains et le Pape , doivent être au courant de notre présence parmi vous, pour pouvoir retrouver confiance et foi , en leur Créateur .

L : Mais pourquoi , au début de nos rencontres , il y a vingt-cinq ans  , les messages étaient-ils si hermétiques ? Et pourquoi parliez-vous à la troisième personne, par syllabes tronquées , et par préceptes ?

_ Car tu ne pouvais pas encore maîtriser , une communication par télépathie , comme aujourd’hui , et personne n’ aurait crû à une écriture angélique , et c’est pourquoi , le premier livre et les premiers messages , sont si précieux !

L : Je comprends, anges très saints . Tout a été pensé , organisé , au ciel , pour une évolution graduelle de ma part . Et il est vrai que les premiers dessins sont fabuleux ! Les lecteurs vont-ils les comprendre ?

_  Les comprendre , non ! Les admirer , oui !

Rappelle-toi la réaction de tes amis , dès que tu as publié les premiers , avec tant d’appréhension ! Ce fut magique et bouleversant , et nous en avons retrouvé notre foi en l’ Être humain !

L : Je leur dois une fière chandelle !

_ Oh oui , lulu .Des gens exceptionnels de gentillesse et d’ ouverture              d’ esprit , avec un cœur énorme , que nous n’ oublierons jamais !

L : Et pourtant , ils ont tous eu leur lot de chagrins , sur cette terre !

_ Ces douleurs et cette peine seront sublimés, et portés au crédit de leur mémoire spirituelle , et leur âme en sera honorée et récompensée à tout jamais , dans le giron de Dieu . Qu’ils soient tous bénis !

 » Là où est l’argent »

Regards croisés et dénonciations d’un monde pourri dans la finance des paradis fiscaux  

 

paru le 10/04/2019

Maxime Renahy, 40 ans, administrateur de fonds à Jersey et au Luxembourg de 2007 à 2012, a travaillé durant cette période pour la DGSE en tant qu’agent secret, dans le milieu de la finance offshore. Depuis 2013, il aide les avocats, les salariés et les entreprises dans leur défense devant les tribunaux.

Quand Maxime Renahy, administrateur de fonds à Jersey, réalise que ses informations peuvent intéresser la France, il se propose comme espion – bénévole – à la DGSE. L’employé modèle mesure alors les inquiétudes de l’État français dans de nombreux domaines : banques, monnaie, multinationales, pays amis, etc.
Là où est l’argent dévoile une ingénierie financière organisée telles des poupées russes pour échapper au fisc. L’ex-espion éclaire un monde dévoyé qui délocalise et s’enrichit au mépris de l’humain.
Après avoir jeté le masque, Maxime Renahy offre son expertise aux victimes de ce système écrasant et nous alerte sur l’impunité financière qui déstabilise nos sociétés.
Là où est l’argent raconte le surprenant parcours de Maxime Renahy, un homme soucieux de patriotisme, de résistance et d’intérêt général.
Préface d’Eva Joly.

 

lire la préface d’Eva Joly

écouter et voir  l’interview de Maxime Renahy par Denis Robert – pour le Média -20/05/2019

la presse en parle :

le Télégramme -29-06/19

Politis

 

parution 23/01/2015

Les 4 tomes de l’Affaires des affaires réunis en intégrale : (re)découvrez le combat acharné de Denis Robert dans les bas-fonds des paradis fiscaux. Pendant 10 ans et d’innombrables procès, Denis Robert a été poursuivi par Clearstream jusqu’à ce que le 3 février 2011, la cour de cassation annule les condamnations précédentes et juge l’enquête du journaliste sérieuse et documentée. C’est ce combat, dans les bas-fonds des paradis fiscaux, qui est raconté. Formidable thriller véridique, à l’origine du film de Vincent Garenq avec Gilles Lelouch et Charles Berling. Le passionnant thriller qui explore les bas-fonds des paradis fiscaux, signé Laurent Astier et Yan Lindingre, à découvrir dans une intégrale complète.

 

 

parution 27/09/2018

 

Les dessous scandaleux de la crise financière : décryptage et révélations

Avec cette enquête minutieuse sur deux champions du capitalisme financier, Catherine Le Gall et Denis Robert pensent tenir des spécimens exemplaires de milliardaires. Albert Frère et Paul Desmarais ont des profils semblables et ont hérité d’entreprises familiales qui ne valaient pas un clou, mais en bons libéraux, investissant dans les meilleurs juristes, associés aux plus grosses banques d’affaires, travaillant autant en France qu’en Afrique ou en Amérique du sud, ils ont bâti leur immense fortune en partie sur le dos des États. Il devait y avoir un secret de fabrication pour s’enrichir autant et aussi vite…
Nos deux journalistes pensaient que s’ils parvenaient à décrypter le jeu de ces prédateurs, ils pourraient aider la communauté des hommes à s’en défendre.
C’est le challenge réussi de ce récit haletant comme un thriller, et pourtant bien réel..

Existe-t-il une écologie de droite ?

JiHo pour Marianne

L’écologie scientifique  est une science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu en tenant compte de leurs interactions. Cet ensemble, qui contient les êtres vivants, leur milieu de vie et les relations qu’ils entretiennent, forme un écosystème. L’écologie fait partie intégrante de la discipline plus vaste qu’est la science de l’environnement (ou science environnementale).

Le terme écologie est construit sur le grec οἶκος / oikos (« maison, habitat ») et λόγος / lógos (« discours ») : c’est la science de l’habitat. Il fut inventé en 1866 par Ernst Haeckel, biologiste allemand darwiniste.

L’écologie politique est de plus en plus présente dans le discours politique et dans les média en général. Pourtant, ce sont bien les préoccupations définies par la science qui sont à la base de l’invention de l’écologie politique. De nombreux écologues rejoignent le militantisme écologique.( source Wikipédia)

Existe-t-il une écologie de droite ?

C’est l’objet d’un article signé Pauline Porro dans Marianne n°1164

Le 18 mars 2019 sur France Culture l’économiste Hervé Juvin nouveau député élu au parlement européen sur la liste du Rassemblement National affirmait : « l‘écologie doit prendre le pas sur l’économie « .

L’essayiste Hervé Juvin auteur d’une quinzaine de livres mais aussi ancien associé et fondateur d’Eurogroup Consulting est un chantre du localisme qu’il applique aussi aux populations : priorité au local avant le global.

Il est l’auteur en 2013 de : la grande séparation : pour une écologie des civilisations 

puis en 2018 de : France, le moment politique manifeste écologique et politique 

L’écologie a une dimension conservatrice selon l’auteure de cet article. Et de citer les penseurs de l’écologie que sont Jacques Ellul et Bernard Charbonneau, personnalistes technocritiques même si Pauline Porro relève à contrario que des figures marquées à gauche comme le géographe anarchiste Elisée Reclus ont été à la pointe du combat écologiste.

Le sociologue Yann Raison du Cleuzio affirme : « il y a toutes les ressources dans l’histoire des droites pour que l’écologie s’y acclimate « . Une partie de la droite antirévolutionnaire s’est structurée autour du rejet de l’idée de progrès héritée des Lumières.

Le philosophe  Serge Audier  dans la société ecologique et ses ennemis paru en 2017 pointe la responsabilité de la gauche dans la crise écologique actuelle. Il observe que nombre de critiques pré-écologistes du XIX e sont héritières de la rupture romantique qui réhabilite le sentiment face à la raison. Des penseurs de l’écologie comme Georges Bernanos avec son essai la France contre les robots (1947) sont un caillou dans la chaussure écologique. Outre atlantique, cette vision romantique accouchera du mouvement wilderness à l’origine des parcs nationaux aux Etats-Unis dont le premier Yellewstone en 1872-cf le Wilderness Act de 1964 aux Etats-Unis.

Serge Latouche précise qu’il y a toujours eu une pensée antilibérale de droite , un anti-utilitarisme dans le romantisme en particulier et cela a été  d’autant plus fort que la gauche était à l’origine libérale et capitaliste. Pour le philosophe Jean-Claude Michéa droite et gauche ont partagé l’idéologie de l’illimité.

A l’inverse, les présupposés écologistes reposeraient sur une vision du monde fondamentalement anti-moderne. C’est la thèse que défend l’historien Stéphane François dans l’écologie politique. Une vision du monde réactionnaire qui divise l »écologie entre une branche progressiste acquise à la philosophie des Lumières et une seconde visant un retour du règne de la nature ouvrant la voie à un discours différentialiste et inégalitaire.

Une autre conception de la nature est celle de la ruralité présente dans le roman de droite : la destruction des campagnes par le capitalisme et la révolution industrielle relève Yann Raison du Cleuzio. Dans Eléments Hervé Juvin développe sa théorie de « l’écologie des civilisations ».

Le philosophe Frédéric Dufoing auteur de l’écologie radicale (2012) – cf là : il y a une longue tradition critique à l’égard du christianisme, un fonds de défense des cultures locales, de l’enracinement bioculturel et des arguments concernant la surpopulation. Est en cause une vision anthropocentriste chrétienne plaçant l’homme au coeur de la création et l’érigeant en « maître » de la nature. D’où un tropisme pour les cultures païennes.

L’intellectuel de la Nouvelle Droite Alain de Benoist défend la décroissance : Décroissance ou toujours plus ? Penser l’écologie jusqu’au bout 

On peut affirmer à l’instar de Cornelius Castoriadis en 1986 qu’il y a longtemps que le clivage gauche-droite ne correspond plus ni aux grands problèmes de notre temps ni à des choix politiques opposés. Aux dires de nombreux écologistes les vrais clivages seraient ailleurs :

productivistes vs antiproductivistes

biocentrés vs anthropocentrés

terriens vs destructeurs

croissants vs décroissants

Le fondateur et rédacteur en chef de la Décroissance , Vincent Cheynet notait dans son essai Décroissance ou décadence « que cet horizon s’oppose à la fois à la gauche dans son refus de l’idéologie progressiste et à la droite par son anticapitalisme. »

Quant à l’écologie intégrale développée en terres chrétiennes par le journaliste Falk Van Gaver elle a pour but « d’unir l’écologie humaine et environnementale dans une écologie totale intégrant toute la vie humaine comme non humaine. « 

Depuis que le pape a consacré en 2015 son encyclique Laudato Si à l’écologie intégrale la revue Limite en a fait son credo et Delphine Batho s’en revendique dans une version laïque à la tête de Génération écologie. Néanmoins, le terme écologie intégrale lui aussi divise et le philosophe Dominique Bourg qui s’en réclamait aux dernières élections européennes avec Delphine Batho et Antoine Waechter à la tête de la liste Urgence Ecologie  refusera de participer en août à l’Université d’été sur l’écologie intégrale  considérant que le terme est désormais piégée- cf là.

Gaultier Bès, professeur de lettres est une des figures de l’écologie intégrale. Il déplore qu’elle soit associée aux droites dures par la gauche libérale du fait de ses positions sur les sujets dits sociétaux « alors que nous essayons de montrer que du transhumanisme à la manipulation des embryons il y a la même volonté de toute-puissance démiurgique qu’envers la biosphère. »

 

 

 

 

Ayahuasca, chacruna et … business

Investigations & Enquêtes

Guidés par des Chamanes, guérisseurs indiens, ils vont aller boire une décoction amère, l’Ayahuasca, un psychotrope qui les emmènera en transe, à l’intérieur des méandres de leur âme. Chaque année, ils sont des centaines de Français à partir au Pérou pour un voyage d’un genre différent. Un voyage à l’intérieur d’eux-mêmes, en quête d’aventures nouvelles et de sensations fortes ou à la recherche de réponses à leurs interrogations personnelles. Autrefois réservée aux routards, drogués et allumés en tous genres, cette expérience initiatique est devenue aujourd’hui un objet de curiosité à portée de tous les touristes, et des centres de vacances se sont créés pour les accueillir. Enquête au Pérou avec un groupe de ces « touristes psychotropiques » sur cette nouvelle tendance du tourisme extrême.