Alexis Didier, un voyant prodigieux

 

Préface du livre « le sommeil magnétique » expliqué par le somnambule Alexis en état de lucidité – Paris 1856

Lorsque le ciel de la pensée humaine est obscurci par le sombre nuage du matérialisme, et que, semblable à un phare battu et aveuglé par la tempête, la lampe du sanctuaire philosophique ne verse plus dans les consciences troublées qu’une fugitive lueur impuissante à éclairer les écueils où la société menace de s’abîmer tout entière, ils sont bénis les pieds de l’homme qui, portant en ses mains le flambeau magique de la vérité, en jette les vives lumières sur les mystérieux ressorts de l’organisme humain. Aussi, le cœur ouvert sur l’infini, nous avons acclamé avec enthousiasme le somnambule Alexis, dont nous avons si souvent entretenu nos lecteurs, comme étant une manifestation évidente, une révélation visible de l’existence, dans chaque homme, d’un ange intérieur nommé âme.
Pour les hommes de notre génération, il y a un nom qui résume, pour ainsi dire, tous les miracles du somnambulisme lucide. Ce nom est celui d’Alexis. Il est pour nous hors de doute que c’est une renommée qui ira toujours en grandissant et prendra des proportions d’un fantastique fabuleux, le jour (que nous désirons bien éloigné encore) ou sa gloire aura reçu une sanction solennelle par sa mort. Jésus-Christ était parfaitement dans la vérité, lorsqu’il proclamait de sa voix divine, cette sentence qui est restée un proverbe Nul n’est prophète en son pays. En conformité d’idées et en fraternité d’âme avec lui, nous ajoutons Nul n’est prophète en son temps. Et, l’histoire en main, il nous serait facile de confirmer cette proposition en démontrant que les hommes au cœur aveugle ont toujours raillé les prédictions du génie prophétique retentissant fatidiquement à leurs oreilles incrédules en un mot, que la destinée de l’homme supérieur à son siècle est d’être perpétuellement contesté ; il faut que l’ange de la mort l’ait renversé, pour que la Gloire, appliquant sur sa bouche décolorée un baiser de ses lèvres rouges de vie, mette à son front pâli l’auréole d’une renommée posthume.
Personne n’a contesté jamais l’existence des phénomènes merveilleux opérés par le somnambule Alexis. Seulement, on les a dénaturés et on leur a enlevé leur haute portée philosophique, par les ridicules explications qu’en ont donné les adversaires intéressés du magnétisme.
Nous allons combattre les objections faites à sa lucidité par les savants qui, dans l’infirmité de leur raison étroite, refusant toujours d’admettre que quelques signes faits devant le front d’un jeune homme, suffisent pour lui inspirer une science universelle qui surpasse et éteigne leur instruction péniblement acquise, comme le soleil au matin dissipe la clarté des étoiles, traitent ces phénomènes d’hallucinations imaginaires. Il est certain que dans les séances de somnambulisme où, devant une foule d’une crédulité idiote, l’on envoie un sujet qui ne peut pas voir ce qui se passe dans la pièce à côté, dans la lune, où il aperçoit assez distinctement les habitants pour décrire leur costume, leurs traits, leurs mœurs et leurs cabanes, il y a hallucination ou mystification.
Nous accordons même que les guérisons des maladies prouvent très peu, car souvent la santé se rallume au flam beau de l’imagination mais quand Alexis lira couramment dans un livre fermé et non coupé, à la page qu’on lui indiquera, ou dans le portefeuille qu’on lui présentera, nous ne croyons pas assez à la mauvaise foi ou à la débilité intellectuelle des adversaires de la lucidité, pour admettre qu’un seul persiste à expliquer un fait aussi précis par l’imagination du somnambule et l’hallucination des spectateurs, ce qui équivaudrait à lancer à la face de tous l’accusation de folie.
Les esprits superficiels traitent ces phénomènes de jonglerie et de charlatanisme. Il est certain que presque tous les somnambules qui exploitent à Paris la crédulité publique, sont des êtres sans éducation, qui contrefont la lucidité et, à l’aide de termes vagues et ambigus, épatent les cruches. Mais lorsque, comme le somnambule Alexis, on apporte une effroyable précision de détails dans les descriptions, et que, comme nous, l’on possède plus de quatre cents récits d’objets perdus et retrouvés par lui il est difficile à un esprit logique d’expliquer les phénomènes par le charlatanisme et la jonglerie. Quant à la prestidigitation, le plus grand prestidigitateur des temps modernes, Robert Houdin, reconnaîtra que les subtilités de la prestidigitation ne peuvent produire rien de semblable.
Les esprits abêtis par de vaines et chimériques terreurs, les imaginations égarées par une religion mal entendue, considèrent les phénomènes d’Alexis comme des opérations diaboliques. Cette opinion, très-répandue dans un public très-honorable, a été un des principaux motifs qui ont déterminé Alexis à expliquer lui- même une faculté qui donnait lieu à de si étranges commentaires.
Pour nous, si nous avons avec plaisir accepté de faire l’introduction de ce livre, c’est qu’à l’exception de quelques idées que nous n’avons jamais émises, ce livre éclaire d’une vive lumière les doctrines contenues dans nos ouvrages sur la vie future.
Les esprits distingués qui ont assez étudié le somnambulisme pour croire à la réalité de ces phénomènes et à l’inconstante variabilité de leur production, trouveront un argument dans ce livre où, guidé par un sentiment élevé que nous ne saurions assez louer, obéissant à sa conscience plutôt qu’à son intérêt, il proclame la faillibilité de ses oracles.
Ce livre a été composé dans des circonstances tout à fait exceptionnelles. Alexis étant très-souffrant, se faisait endormir pour se donner à lui-même des consultations somnambuliques. C’est dans ces moments de haute lucidité qu’il a expliqué le mécanisme admirable de sa clairvoyance, le magnétiseur ayant, comme l’on peut facilement s’en convaincre en lisant ce livre, une puissante influence sur la nature des pensées de son sujet.
Nous croyons utile de dire que la personne qui l’a magnétisé pour faire cet ouvrage, était une ravissante jeune femme d’un esprit gracieux et enjoué, d’une élégante distinction de manières, possédant non seulement le goût de la science magnétique, mais douée de plus d’une rare puissance de fascination c’est pourquoi l’attirante magie de son regard rayonnant ayant éclairé le somnambule de sa lumière, ce livre se ressentira de l’enchanteresse qui l’a inspiré magnétiquement, et nous lui prédisons qu’il instruira en charmant.
Cet ouvrage contient un grand nombre de faits, parce que, comme l’a très-bien remarqué Broussais, rien n’est brutalement concluant comme un fait, et de plus, les faits miraculeux étant le seul moyen d’impression sur les masses, ce livre ne pourrait devenir populaire et passer à la postérité s’il les avait bannis ; car les expériences de la métaphysique se nomment miracles. Nous croyons que ce livre est un livre de vérité. Cependant, la lucidité ayant ses incertitudes, avoir la prétention qu’il est sans erreur, serait une opinion que la connaissance que nous avons du somnambulisme ne nous autorise, en aucune façon, à émettre. Ce volume est de pus une oeuvre sérieuse et d’une très-haute importance philosophique car en venant donner l’explication des mystères du sommeil magnétique, il fait faire un pas immense à une des sciences les plus nécessaires et les plus négligées dans ce siècle, la science de l’âme ! L’esprit qui a dicté ce livre n’est pas celui de la spéculation, sans cela, au lieu de grandir Alexis dans l’estime publique, il le laisserait dans la catégorie de ces somnambules qui exploitent la crédulité publique et compromettent tous ceux qui, s’occupant de cette science, tiennent d’une main ferme et noble l’étendard du magnétisme et pensent qu’il est indigne de la vérité de s’affubler des haillons dorés du charlatanisme.
Pour nous, nous avons saisi avec bonheur cette occasion de causer quelques instants, cœur à coeur, avec nos lecteurs bien-aimés qui, comme nous, apôtres au cœur vaillant, ont à se faire en ce siècle les propagateurs du spiritualisme visible.
Ce poste, le plus avancé de la philosophie religieuse est sans cesse attaqué, les traits de la plus mordante ironie sifflent perpétuellement à nos oreilles, voici bien des années que nous y combattons, bien que notre nature de contemplatif, ivre de poésie et d’amour, préfère le sentiment à l’action ; mais le grand inspiré du Christianisme, saint Paul, appelle la foi un bouclier et la grâce une armure de lumière forgés au ciel ; c’est pour apprendre que la vie du chrétien est une lutte perpétuelle que la mort seule terminera et remplacera par un repos immortel au sein d’une béatitude éternelle.  Le bonheur étant la satisfaction perpétuelle  du désir sans cesse renaissant de connaître, d’aimer et d’agir, ce livre ouvre devant l’intelligence des horizons inconnus il initie l’homme aux mystères les plus secrets de son organisme et de la vie de son âme il donne au cœur une consolation, en prouvant que dans l’être humain il y a autre chose que des organes de chair et de sang, qu’il y a en lui une individualité persistante et immortelle qui traverse triomphante la crise de la mort pour ressusciter dans la gloire. Plusieurs personnes, trouvant que la sagesse de notre conduite ne correspondait pas à ce qu’elles appelaient la folie de nos écrits, ont répondu que nous n’étions pas ce que nous paraissions, que nous ne croyons pas ce que nous écrivions, qu’en un mot nous étions un esprit original promenant dans le monde l’apparence d’une folie factice si ces personnes s’étaient donné la peine de lire autre chose que les titres de nos livres, elles sauraient que ce qu’elles nommaient folie, par le Paganisme était appelé sagesse, et que le Christianisme lui a donné le beau nom de foi !
Le succès de nos ouvrages nous oblige en terminant à remercier les nobles âmes qui se sont faites les propagatrices de nos idées, non parce que nous les avons imprimées, mais parce qu’en les émettant nous nous sommes fait l’écho de la tradition religieuse.
Le souffle d’un spiritualisme élevé coule sous les lignes de ce livre en sève de feu, il relèvera, nous l’espérons, les yeux vers le ciel et démontrera que la mort n’est que’ le passage du temps à l’éternité ; fils des croyances du passé, nous sentons que nous sommes les restaurateurs de la foi due l’avenir, car les miracles du magnétisme ont une voix éloquente qui, retentissant aux oreilles de la conscience endormie du sommeil profond des intérêts matériels, lui crie éveille toi !

Henri DELA AGE

pour lire ce livre 

Henri Delaage, né à Paris le  et mort dans la même ville le , est un écrivain et journaliste français, versé dans l’occultisme.

puis la présentation du livre de Bertrand Méheust édité en 2003…

 

Bertrand Méheust : Un Voyant prodigieux : Alexis Didier 1826-1886 ; Paris ; Les Empêcheurs de penser en rond/Le Seuil ; 2003 ; 492 p.

L’article qui suit est écrit à partir de la critique de Fabrice Bouthillon parue dans la Revue Commentaire, printemps 2005, Vol 28/N°109 ; Rubrique CRITIQUE.

Dans les années 1840, à Paris, à Londres, mais aussi en Normandie, à Châteauroux ou à Brighton, on pouvait voir un jeune homme, alors dans la vingtaine, se faire plonger dans un état de transe profonde par son magnétiseur attitré, Jean-Bon Marcillet, personnage lui-même haut en couleur, mais très honorablement connu, entre autres pour le courage dont il avait plus d’une fois donné la preuve dans ses fonctions de commandant de la garde nationale.

Alexis Didier, « un somnambule lucide » devenu célèbre : quelques exemples de ses dons

Ces préliminaires achevés, Alexis Didier déployait les pouvoirs de ce qu’on appelait alors un « somnambule lucide » (nous dirions extra- lucide) : les yeux bandés, et bandés d’une manière, cent fois vérifiée par les inquisiteurs les plus hostiles, à le plonger dans la cécité la plus absolue, il était capable de jouer aux cartes avec un partenaire inconnu, et de gagner la partie ; de lire des passages entiers de livres qu’on tenait fermés devant lui, et d’indiquer la page à laquelle ils y étaient imprimés ; de décrire avec la plus extrême précision à ses consultants, qu’il n’avait jamais rencontrés auparavant, leur intérieur, dans lequel il n’avait jamais mis le pied ; de deviner ce que contenait des coffrets qu’on lui présentait scellés.

Si l’on y avait placé un billet, il parvenait à le lire ; si c’était un autre objet, il disait de quoi il s’agissait, puis ajoutait, à cette performance déjà impressionnante, l’exploit proprement médusant de remonter de là à la biographie de la personne qui le lui présentait, ou de répondre à telle ou telle question qu’elle était venue pour lui poser. On l’interrogeait d’ailleurs assez peu sur l’avenir, à la différence de ce qui constitue aujourd’hui le fonds de commerce le plus substantiel de nos pythonisses ; on recourait plutôt à lui pour retrouver des objets perdus, ou la trace de personnes disparues. Un cas célèbre concerne Chopin. En 1849, le musicien, qui n’avait plus longtemps à vivre, était déjà malade et dans le besoin ; deux dames, qui voulaient l’aider, font porter à son domicile une enveloppe contenant la somme très conséquente de 25000 francs-or. La concierge, qui en ignorait le contenu, l’égare : Alexis devine qu’elle a oublié de remettre le pli, mais ne peut aller plus loin qu’une fois qu’on a réussi à lui procurer une mèche des cheveux de la gardienne. Il voit alors l’enveloppe dans un petit meuble, au pied du lit de celle-ci : et on l’y trouve (pp. 145-146). Sept ou huit ans plus tard, en 1856 ou 1857 (la date exacte n’est pas connue), l’histoire de la disparition d’un M. Bonnet, paysan de la région de Chartres, n’est pas moins stupéfiante.

Dans l’impossibilité de le retrouver, on finit par apporter sa casquette à Alexis Didier ; il indique que son propriétaire est noyé dans la rivière qui passe auprès de Maintenon ; qu’il voit son corps, tout habillé, sous l’eau, retenu par des troncs d’arbres abattus. Est-il bien sûr de ne pas commettre une erreur sur la personne, lui demande-on ; oui, répond-il, car il manque au noyé l’un de ses gros orteils. Le consultant, qui ne savait rien de ce détail, va en demander confirmation aux parents du défunt : ils le confirment, abasourdis ; on drague la rivière à l’endroit indiqué, et on y découvre le corps (p.143).

Le cas d’Alexis Didier : un des plus documenté qui soit

De tels exemples, tous plus sidérants les uns que les autres, pourraient être légion, et ils le sont effectivement dans le livre de Bertrand Méheust : car l’une des caractéristiques du cas Alexis Didier est d’être l’un des plus documentés qui soient. Publics ou privés, parus dans la presse ou consignés dans des correspondances, les témoignages à son sujet ont été d’autant plus nombreux que le somnambule et son magnétiseur avaient pignon sur rue, et vivaient de leur art. Ils organisaient des séances publiques, payantes, lors desquelles n’importe quel assistant pouvait poser une question au voyant ou le soumettre à un test ; ils apparaissaient aussi dans les salons de la meilleure société, lorsqu’un maître ou une maîtresse de maison souhaitait régaler ses hôtes d’une prestation du phénomène. Mais il leur arrivait encore de donner des séances strictement privées, pour des personnes du plus haut rang, désireuses d’en avoir le cœur net : membres de la Chambre des Lords à Londres, ou de celle des Pairs à Paris, et même (ce fut leur apogée), la propre famille de Louis- Philippe, au début de 1847 : les ducs de Montpensier et de Nemours, fils du roi, la princesse Adélaïde, sa sœur, étaient présents.

Alexis Didier dans l’oeuvre d’ Alexandre Dumas .

Les relations d’Alexis Didier et d’Alexandre Dumas sont ainsi parfaitement connues ; ce sont elles qui ont inspiré à l’écrivain son célèbre roman magnétique, Joseph Balsamo, et lui ont fait prêter à ce devin des gestes, des attitudes, des répliques même, qu’on sait avoir été celles d’Alexis. Mais il y a mieux. Le 26 mai 1843, au cours d’une séance pour happy few chez Mme de Saint-Mars, Alexis devine que le terme inscrit sur un billet caché à l’intérieur d’une boîte scellée est celui de « Politique » : performance pour lui banale, sauf que ce jour-là, c’était Victor Hugo qui avait écrit le mot. Le poète en resta bouleversé. Chacun sait, ou croit savoir, que ce fut la mort de sa fille Léopoldine qui le fit chavirer dans l’occulte, au point qu’il a fini en faisant tourner les tables ; or cette mort est de septembre de la même année, et il n’est pas possible que ces deux épisodes n’aient pas réagi l’un sur l’autre.

 Analyse critique des performances d’Alexis Didier par Bertrand Méheust : étude à partir de l’histoire, de la philosophie, de la criminologie. examen aussi sous l’angle du compérage et de la magie

Un Voyant prodigieux ne contiendrait-il que ce que je viens d’en résumer, pareil livre mériterait déjà le détour ; mais M. Méheust a encore enrichi l’étude de cas, à laquelle il a intelligemment voulu se limiter, en la plaçant sous la clarté d’analyses qui relèvent les unes, de l’histoire ; les autres, de la philosophie ; les dernières, en somme, de la criminologie. Je commence par celles-ci, tant il est avéré, depuis Fontenelle et la dent d’or, que sur de tels sujets, la bonne méthode l’exige. Les performances incompréhensibles qu’on relate d’Alexis Didier étaient-elles réelles, oui ou non ? L’auteur prend la question à bras-le-corps, et il la traite avec ce mélange d’ouverture intellectuelle et de rigueur méticuleuse qui fait, à mes yeux, le mérite principal de son ouvrage. Alexis, par exemple, soutirait-il, mine de rien, des informations à ses consultants en les faisant parler sans qu’ils s’en aperçussent, ou en captant des indices infra-verbaux, qu’ils lui fournissaient innocemment ? Pour Bertand Méheust, il n’est pas contestable qu’une partie des vérités qu’Alexis énonçait lui parvenait de la sorte ; mais il ne l’est pas moins, sauf à récuser de façon systématique tout le corpus des témoignages, qu’une autre partie ne pouvait lui venir de là – qu’on se souvienne du gros orteil de feu Bonnet. L’hypothèse du compérage résiste encore moins à l’examen : outre que, pour n’y pas donner prise, fréquemment Marcillet quittait la pièce après avoir endormi Alexis, celui-ci a pratiqué durant treize ans, devant les publics les plus divers et les plus imprévus : ce sont donc des milliers de complices qu’il lui aurait fallu, sans compter que, d’un point de vue sociologique, il n’est même pas imaginable que Lord Normamby, ambassadeur de Sa Majesté britannique en France, le prince d’Oettingen-Wallerstein, ministre de Bavière à Paris, le duc de Nemours, une Infante d’Espagne, et j’en passe, aient consenti, les uns après les autres, à se faire les comparses d’un saltimbanque. Reste alors l’explication par la prestidigitation ; eh bien, elle est exclue par l’autorité la plus haute, puisque, le 3 mai 1847, à l’initiative du marquis de Mirville, un catholique persuadé que les pouvoirs d’Alexis étaient d’origine diabolique, et qui n’en tenait que davantage à les faire constater, le jeune homme fut confronté au roi des prestidigitateurs, Robert- Houdin en personne. Partie de cartes les yeux bandés, lecture dans un livre fermé, identification de l’auteur gardé secret d’une lettre, etc. : le magicien eut droit à tout, en sortit confondu, et attesta par écrit qu’il lui était « impossible de ranger [ces faits] parmi ceux qui faisaient l’objet de son art et de ses travaux ». Bref : si soupçonneux qu’on veuille être, il semble qu’il faille admettre qu’Alexis Didier avait bien les dons qu’on lui attribuait.

Les corollaires de cette conclusion sont très dérangeants, et d’abord pour une certaine tradition philosophique. Sur sa quatrième de couverture, M. Méheust se présente d’ailleurs clairement comme « philosophe, spécialiste de la voyance » : il doit y falloir du courage, si j’en juge par celui dont aurait besoin, au sein de sa corporation de rattachement, qui voudrait s’annoncer comme historien spécialiste du même objet. Il a donc pris un malin plaisir à choisir, pour épigraphe de son ouvrage, une phrase de Kant dans Les Rêves d’un Visionnaire (l’exécution qu’il fit subir en 1756 aux voyances de Swedenborg) : « Quelle perspective de conséquences étonnantes, écrivait le philosophe de Kaliningrad, si on pouvait présupposer qu’un seul de ces faits soit garanti ». Or voilà qu’avec Alexis Didier, des faits garantis, on en a à foison ; d’où une polémique argumentée et suggestive de l’auteur, contre le traitement par prétérition qu’inflige au magnétisme, au bénéfice de la conception cartésienne d’un moi totalement insulaire, la philosophie contemporaine, en particulier celle qui se réclame de la phénoménologie. L’opacité habituelle aux productions de cette école est d’ailleurs telle que je me sens et porté, et réduit, à croire là-dessus M. Méheust sur parole ; je préfère passer, sans autre forme de procès, à la mise en perspective historique qu’il esquisse du cas d’Alexis.

Du magnétisme de Messmer à la transe somnanbulique : des méthodes et états qui dépassent la raison pure et qui monopolisent l’intérêt dans la décennie 1850-1860 

Car lorsque, vers 1840, la carrière de celui-ci commence, le magnétisme stricto sensu a déjà derrière lui plus de soixante ans d’une existence tourmentée. Elle s’était inaugurée lorsque le médecin viennois Anton Mesmer (1734-1815) était venu à Paris proposer des cures, fondées sur le postulat de l’existence d’un fluide universel, dont un praticien pouvait arriver, par voie de magnétisation, à contrôler les mouvements chez ses patients. Le mesmérisme passionna, en pour et en contre, la Cour et la ville ; or c’est l’un de ses adeptes, le marquis de Puységur, qui fut inopinément à l’origine de la découverte de la transe somnambulique. En avril 1784, de passage sur ses terres, il entreprit de magnétiser un de ses paysans, le jeune Victor Race, pour le guérir d’une fluxion de poitrine. Il s’attendait à produire les effets habituels de la pratique mesmérienne, bâillements, suées, convulsions, le tout suivi d’un mieux. Or «les choses ne se déroulent pas selon le schéma prévu. La personnalité du patient se modifie ; un autre moi surgit, qui semble surplomber sa conscience vigile ; mais il y a plus : le jeune homme prévoit le déroulement de sa maladie, en fixe les étapes et semble capable de lire les pensées de son maître avant qu’elles aient été formulées. Stupéfait, le marquis constate, en multipliant les expériences sur d’autres patients, que l’on peut assez régulièrement reproduire l’étrange état, et que les autres somnambules sont également capables de diagnostiquer les maladies, de lire les pensées cachées, d’avoir des aperçus sur des événements soustraits à la connaissance normale » (p. 23). Par analogie avec le somnambulisme naturel, le marquis dénomma cet état le somnambulisme lucide, et il publia en 1784 – l’année même où paraissait La Critique de la Raison pure – un Mémoire pour servir à l’Histoire et à l’Etablissement du Magnétisme animal, qui déchaîna la controverse. Plus d’un millier d’écrits en tous genres parurent sur la question, rien qu’en français, avant la Révolution. Le corps médical fut particulièrement divisé, si bien qu’en 1826, l’Académie de Médecine finit par créer une commission ad hoc, qui, en 1831, reconnut la réalité de la lucidité magnétique. Ces conclusions déclenchèrent une réaction des médecins antimagnétiques, majoritaires à l’Académie, qui les firent tout d’abord enterrer, puis, en 1842, firent décider, pour plus de sûreté, que leur Compagnie n’examinerait plus ces sujets. C’est donc à partir de cette date que le magnétisme devient l’affaire de médecins en lisière de la corporation, d’hommes de lettres, ou de femmes du monde ; il se réfugie dans les salons, parce que les laboratoires lui avaient fermé leurs portes. Sa vogue n’en fut tout d’abord que plus grande, favorisée aussi par le bouillonnement intellectuel qui précéda 1848, et qui fit qu’il trouva quelque temps des appuis à Gauche comme à Droite, ou dans l’Eglise. Il bénéficia ainsi, dit M. Méheust, d’une fenêtre de visibilité d’une dizaine d’année, qui correspond exactement à l’activité d’Alexis, et qui va jusqu’au coup d’Etat de Louis-Napoléon, après lequel la Gauche fut gagnée au positivisme, tandis que la Droite et l’Eglise regardaient désormais avec une méfiance croissante des phénomènes qu’elles cataloguaient de plus en plus vite comme subversifs, ou comme sataniques. Au début des années 1860, Alexis Didier met ainsi un terme à sa carrière, pour des raisons mal connues, parmi lesquelles l’épuisement physique que lui causaient les séances a dû peser d’un grand poids : la fenêtre magnétique se referme.

Cela n’entraîne pas que les réalités sur lesquelles elle avait jeté du jour avaient cessé d’exister. Et de fait, quoique sans y insister trop, M. Méheust rappelle qu’il faut aussi replacer le cas Alexis dans une durée beaucoup plus longue. Thaumaturgie, télépathie, double vue, bilocation, divination : ces performances sont en fait typiques de ce que les spécialistes d’histoire des religions appellent le chamanisme, et que les ethnologues contemporains rencontrent encore de nos jours chez certains peuples premiers. L’histoire intellectuelle, politique et religieuse des nations d’Occident a tendu à effacer cette réalité religieuse de leur mémoire, mais des savants – Carlo Ginzburg, par exemple – ont essayé de montrer qu’elle a pourtant survécu souterrainement en Europe, sous forme populaire et folklorique, symbolisée par les figures clandestines du rebouteux, du sourcier, de la sorcière. Le magnétisme fait-il irruption quand des membres des classes supérieures (un docteur de l’Université de Vienne, un marquis de la Cour de France) tendent la main, sans le savoir, à cette tradition cachée ? C’est fort possible. D’une part, le marquis de Puységur le découvre au contact d’un paysan ; d’une autre, l’une des voies les plus traditionnelles d’accès à la condition de chaman est la transmission familiale : or il semble bien que le père et la mère d’Alexis Didier aient eu une certaine propension à développer des états de somnambulisme lucide, et il est certain que son frère a joui exactement des mêmes facultés que lui.

Deux remarques, pour finir, qui vont d’ailleurs en sens inverse l’une de l’autre. Bertrand Méheust insiste sur les conséquences philosophiques que les faits qu’il établit devrait avoir, mais a- t-il songé à leurs conséquences politiques ? Car depuis la Révolution, ce sont toutes nos institutions qui reposent, ou du moins, prétendent reposer, sur le postulat d’un individu insulaire et cartésien : le docteur Guillotin avait du reste compté parmi les adversaires les plus acharnés du mesmérisme. Le frère magnétique d’Alexis s’appelait par ailleurs Adolphe ; qu’il me soit permis d’y voir un discret rappel providentiel des liens qui ont uni, au XXe siècle, l’occultisme et la contestation de la démocratie libérale. A en croire Otto Strasser (autorité, il est vrai, sujette à assez forte caution), la ville natale de Hitler, Braunau-am-Inn, avait fourni à l’Allemagne des médiums célèbres pendant des siècles ; il est d’autre part bien connu qu’après la première guerre mondiale, à Munich, le parti nazi a été lancé par la société ésotérique dite de Thulé, et il est arrivé au moins une fois à Hitler de dire, expressis verbis, qu’il suivait son chemin « avec la précision d’un somnambule ». Je ne prétends pas savoir ce qu’on doit en conclure, mais il me paraît sûr qu’il y a là quelque chose qu’il faudrait penser.

D’autre part et enfin – cela pour réagir à l’élimination un peu trop rapide, par l’auteur, (pp. 232, 306-309, etc.) de toute problématique théologique pour rendre compte du cas d’Alexis, qui faisait personnellement profession de la foi catholique : je suis, pour ma part, frappé par la similitude qui existe entre ses performances et certains des récits de miracles du Christ que rapportent les Evangiles, et que l’exégèse contemporaine renvoie la plupart du temps à l’allégorie, à la symbolique, ou à la mythologie. La ressemblance saute aux yeux non seulement pour les réussites (Jésus devinant l’identité (Jn, IV 17-18) ou les activités (Jn , I 47-50) de tel ou tel de ses interlocuteurs), mais aussi, pour les échecs. M. Méheust consacre ainsi plusieurs pages à la question des « sceptiques inhibiteurs », c’est-à-dire à ces spectateurs des séances d’Alexis qui étaient si hostiles à l’idée qu’il pût jouir de dons réels, que leur seule présence le rendait incapable d’accomplir ses prouesses habituelles. Or que trouve-t-on par exemple en saint Marc, VI, 4-6 ? Le Christ est retourné dans le village de ses pères, et il y expérimente que nul n’est prophète en son pays : les gens du coin refusent tellement l’idée que le fils du charpentier ne se réduise pas à cette identité, qu’« il ne put faire là aucun miracle » (Mc, VI 5). L’expérience est exactement comparable, et cela peut se comprendre : si la vie du Christ est le sommet de l’histoire religieuse de l’humanité, il est logique qu’elle en récapitule toutes les réalisations antérieures, y compris la chamanique. C’est du reste ce qui fait qu’on peut parfaitement retrouver, dans les récits de la Passion, la trame la plus classique des rituels d’initiation du chaman. L’impétrant subit toujours, pour commencer, une lacération de son corps, qui symbolise sa lutte avec le mal ; puis le lien qu’il aura désormais avec le ciel est matérialisé par une ascension, qui, dans les cultures les plus archaïques, peut se réduire à celle du poteau central de la hutte, sinon même à celle du tronc d’un arbre. La victoire sur les forces maléfiques est au bout : étapes initiatiques que reprennent exactement le déchirement du corps du Christ par ses bourreaux, son élévation sur le bois de la Croix, et la Résurrection.

Je me résume : ce livre est l’un des plus stimulants que j’aie lu depuis dix ans. Fabrice Bouthillon.

voir la voyance pour les nuls 

pour aller plus loin : thèse sur le kardécisme , un nouvel avatar initiatique ?

MOÏRA LA PRINCESSE DE NAMIBIE SAMEDI 16 MARS 2019

 

DESSIN COIFFE DE MOÏRA EN FORME DE CORNE DE TAUREAU

COIFFE TRADITIONNELLE DE FEMME HERERO EN NAMIBIE

MOÏRA LA PRINCESSE DE NAMIBIE   XVème siècle

RENCONTRE DU SAMEDI 16 MARS 2019

Le récit qui va suivre est assez étrange. Il s’agit d’une rencontre avec une personne d’un autre siècle ,venue de l’au-delà . Je n’aime pas spécialement  communiquer  avec les défunts, car il ne faut pas les déranger dans leur évolution , mais je suis curieuse de connaître leur histoire , dès qu’ils se déplacent à travers le temps .  J’en profite alors, pour me projeter dans une autre époque , et découvrir des évènements  qui m’étaient inconnus.  Mes enquêtes aboutissent rarement , mais si les anges en sont d’accord , je passe un moment exceptionnel , avec des êtres, qui désirent témoigner   d’une existence quelquefois tragique ,afin de délivrer un message universel. Celui-ci  est d’autant plus bizarre , qu’il fait référence à deux faits de société, , qui sont toujours  d’actualité de nos jours .

Samedi matin , j’avais décidé de faire un portrait, pour voir si mon dessin rappelait celui des anges . Je ne sais pas dessiner , et bien sûr , le stylo  , de son propre chef, a commencé à tracer le visage d’une jeune femme , d’environ cinq centimètres ,portant une coiffe très haute et très pointue , plus large du côté droit . Elle se présente :                                                                        _  Je m’appelle Moïra .                                                                                                                Le visage est grave , et je comprends qu’un défunt  demande à me parler.      Je m’informe, malgré tout :  Es-tu un ange doré ?                                                         _ Non , je suis une princesse triste , et j’ai vécu au quinzième siècle , dans le fin fond de l’ Afrique, avec  d’autres épouses  d’un roi maudit .

L : Pourquoi désires-tu me voir ?                                                                                           _ Je réclame justice , pour toutes les femmes en esclavage , sur cette terre , esclaves de leurs maris , de leurs pères ou de leurs frères , ou de tyrans qui les empêchent  de vivre , de parler , d’ exister .

L : Tu as raison , Moïra ! Comme tu as dû souffrir !  C’est quoi , cette coiffe ornée de perles ?                                                                                                                            _ C’est une coiffe d’apparât , très lourde et très difficile à supporter .              L : Qui était ce roi dont tu parles ? Ton époux ?                                                             _ C’était le roi  Abdallah , roi de Namibie , un despote cruel et assoiffé de sang .                                                                                                                                                  Là-dessus , je fais quelques recherches ,mais il semble presque impossible d’avoir des renseignements précis sur la Namibie, avant la période de son évangélisation.  En 1486 , un Portugais du nom de Diego Cao , pose une croix sur le sol de ce pays , mais il faudra attendre 1589 pour qu’un soldat anglais Andrew Battels ,recruté en Angola , découvre le premier , l’intérieur du territoire ,de  l’actuelle Namibie .

L :  Où te trouves-tu , ma Princesse , pendant que tu me parles ?                         _ Je suis dans un lieu doux et paisible , que je ne reconnais pas ; des anges viennent me rendre visite , de temps en temps , et me disent de ne pas m’inquiéter.                                                                                                                                    L : Tu peux les croire , mon amie . Voudrais-tu revenir sur cette terre, dans une époque plus moderne , celle où je vis , par exemple ?                                        _ Non , je suis trop effrayée !  J’ai trop souffert , et d’autres épouses , avec moi .                                                                                                                                                      L : As-tu eu des enfants ?                                                                                                      _  Oh oui , des enfants que je n’ai jamais vus , élevés par des serviteurs , des esclaves du Roi .  Je n’ai jamais pu aimer mes enfants .                                              L : Je te plains , Princesse ! Tu sembles si triste ! Les anges t’ont-ils appris qu’il existait un Dieu , notre Seigneur , et que tu devais l’ honorer  et l’aimer  car il est ton Père , qui t’a fait venir dans cette vie , et t’a rappelée à lui , pour vivre dans la paix ?                                                                                                                         _ Oui , ils me l’ont dit , mais moi , mon père m’a vendue, et je n’ai jamais su ce qu’était la joie , le bonheur , et ce que vous appelez l’amour .                      L : Les anges vont te l’apprendre , ma mie . Ne t’inquiète pas ! Un jour , tes larmes seront des larmes de bonheur . Ecoute -les, et ne crains rien !                _  Ils me font peur. Ils sont trop brillants et trop sévères .                                        L : Sévères avec toi ! Une victime ! Il faut que je leur parle ! Ce n’est pas possible !   Mom , où es-tu ?                                                                                                    _  Je suis là , lulu .                                                                                                                          L : Qui est cette Princesse ?                                                                                                      _  Elle a demandé à te parler , et nous avons accepté .                                                L : Pourquoi moi ?                                                                                                                        _  Je ne sais pas comment elle l’a appris, mais elle savait que tu pouvais communiquer avec nous.                                                                                                            L : C’est incroyable !                                                                                                                    _ Les chemins de Dieu sont pleins de mystères , lulu !                                                L : Elle se trouve au Paradis ?                                                                                                  _  Non, elle est dans une zone de détente et de repos . Il va falloir la former, lui apprendre l’ existence de Dieu , mais beaucoup plus tard .                                L : Elle dit que vous l’effrayez ! Pourtant , votre douceur et votre amour devraient l’envelopper  , et lui apporter un sentiment de confiance , non?     _  En effet ,  mais la vie qu’elle a eue , l’empêche de s’ouvrir aux autres, et  elle est très impressionnée par notre apparence .                                                          L : Ne peux-tu pas changer d’aspect , si tu le désires ?                                              _   Pas au Ciel , dans l’entourage de notre Seigneur . Nous brillons d’un éclat que tu ne peux imaginer , et même si cet éclat est doux , il peut éblouir et déconcerter.  Ne t’inquiète pas pour Moïra , nous allons bientôt nous occuper d’elle , et lorsqu’elle sera prête , nous l’éduquerons , et nous la remettrons dans les mains de Dieu .

L : J’ai de la peine pour toi Moïra ! Merci d’être venue me parler de ton destin si cruel ! Il faut le faire savoir , car cela existe toujours , hélas , même dans notre société du 21ème siècle ! Va en paix Moïra !  Les anges sont avec toi et ils t’aimeront pour toujours .                                                                                   _  Je vais suivre ton conseil ,  merci .

Je m’adresse alors à Mom  , pour lui faire part d’un détail du portrait qui m’avait interpellée .                                                                                                                     L : La coiffe de la princesse , vue latéralement , rappelle la coiffe traditionnelle, en forme de corne de taureau , des Héréros de Namibie. Etait-elle issue de ce peuple qui , plus tard, en 1906 ,subira un effroyable génocide , de la part des colons allemands ?                                                                     _  Elle n’était pas une Héréro , mais la coiffe rappelle , en effet ,la corne de taureau , sur le côté du visage . Pour le reste , la parure a été embellie , mais elle l’ a sans doute portée , car elle se plaint de son poids !

L : A-t-elle voulu attirer mon attention sur le génocide des Namibiens, sous Guillaume II ? Des milliers d’hommes , femmes et enfants ( environ cent mille) furent massacrés par les colonisateurs allemands, dirigés par Lothar Von Trotha . Les Héréros réclament toujours justice , à ce jour .                           Par contre ,aucune trace du Roi Adhallah de Namibie ,au quinzième siècle , où la religion musulmane ne semble pas être implantée , seulement des Abdhallahs du Moyen Orient ,  où les rois saoudiens possèdent de nombreuses épouses .                                                                                                                 Mom , ai-je bien compris les deux messages imbriqués ? D’une part, l’évocation d’un peuple martyr , et d’autre part ,sa propre expérience de femme d’un roi polygame,  comme cela existe encore de nos jours .    Penses-tu que l’intention de Moïra  , était que je parle  du génocide , ainsi que des rois polygames ?                                                                                                            _ Oui lulu , et c’est pourquoi le prénom du Roi est Abdhallah .

Quelques explications me paraissent nécessaires . Les messages du Ciel ne doivent pas être pris au pied de la lettre ,et on ne doit pas toujours y rechercher une vérité historique ,qui coïncide avec nos connaissances .         Ils sont avant tout symboliques , et cet échange avec la princesse en est un bon exemple . Ce qui importe c’est que le message soit reçu et compris .  C’est une clé qui ouvre notre esprit, vers la réflexion , et la compréhension des innombrables souffrances qui affectent nos sociétés .                                          Il y a tout de même des choses étranges !  Concernant ce récit, j’ai découvert la coiffe traditionnelle des Héréros  , en forme de corne de taureau , et j’en ai fait une photo que j’ai comparée au portrait de Moïra : « Tu as vu Mom , le dessin de la coiffe est identique ! Mais certains vont dire que  j’extrapole ! »

_  Non  mon amie , car le dessin et cette photo super bien choisie, sont surprenants !

Je vous  y laisse réfléchir !

 

 

Et si la mort n’existait pas ?

 

 

documentaire de Valérie Seguin et Dominic Bachy

 vidéo ajoutée le 17 septembre 2018

Valérie Seguin a travaillé dans des grands groupes anglo-saxons, puis a dirigé une PME. Elle est aujourd’hui consultante en management. 

Elle publie le 13 septembre 2015 « les trois jours et demi après la mort de mon père « où elle raconte qu’elle a vécu une expérience troublante : au lieu d’être dévastée par le chagrin, elle se sent merveilleusement paisible, comme si son père était à côté d’elle. Elle reçoit des messages à transmettre pour rassurer ses proches. Puis cette onde d’amour qui l’enveloppe se dissipe.

Dominic Bachy est producteur, réalisateur, scénariste.

Le film qu’ils ont réalisé réunit pour la première fois un grand nombre de scientifiques réputés sur ce sujet : Le Pr. Steven Laureys, plusieurs médecins et neurologues: Mario Beauregard, Thierry Janssen, Raymond Moody, Pim Van Lommel, Jean-Jacques Charbonier, Constance Yver-Elleaume, Olivier Chambon, etc.
Des biologistes et des physiciens: Sylvie Dethiollaz, Philippe Guillemant et Trinh Xuan Thuan. Mais aussi des personnalités notamment l’écrivain Didier van Cauwelaert.

Cette enquête est menée dans ce documentaire par Aurélie Godefroy , journaliste, animatrice et écrivain. 

 

 

 

Où en est la science sur cette question ?

(précisions : l’article qui suit est essentiellement écrit à partir des informations contenues dans la vidéo. Il apporte sur certains points quelques compléments par rapport au contenu de cette vidéo)

et d’abord , la conscience est-elle indépendante de notre cerveau ?

 

Mario Beauregard, neurologue en est convaincu ainsi qu’un certain nombre de scientifiques avec lesquels il a signé en février 2014 un manifeste pour une science post-matérialiste que l’on peut découvrir ici sur le site.

Le documentaire nous fait d’abord découvrir les témoignages de quelques français qui ont vécu des expériences de mort imminente après un arrêt cardiaque : témoignage de Philippe Labro à la télévision en juillet 2009, puis de Sandrine Bouvier, médecin, Maria Bichra, Fabienne Raoul, Bernard Samson.

Quelques scientifiques  s’intéressent particulièrement à ce phénomène d’expériences de mort imminente -EMI-C’est le cas de Steven Laureys, professeur au service de neurologie à Liège qui pour l’instant ne se prononce pas définitivement sur l’origine scientifique exacte des témoignages de vision de tunnel ou de décorporation.

Le cardiologue néerlandais Pim Van Lommel a produit les résultats de son étude sur les EMI dans la revue The Lancet. Il exposait ces résultats au 1ier colloque international sur les EMI organisé à Martigues en juin 2006.

Bien sûr l’objection centrale à l’existence d’une conscience hors du corps dans les EMI est de prétendre qu’il s’agit d’hallucinations. Le docteur Olivier Chambon médecin psychiatre conteste cette interprétation aux motifs principaux que des cas sont vérifiés par des observations extérieures – cas de décorporation avec témoignages précis d’éléments objectifs vérifiables. Il souligne aussi que ces témoignages sont universellement constatés.

Le docteur François Lallier a consacré sa thèse de doctorat à ces phénomènes. Elle était dirigée par le docteur Charbonnier. Il a soutenu celle-ci en décembre 2014 à la faculté de médecine de Reims.

Il observe alors que ces EMI sont plus importantes chez les enfants  que chez les adultes et  il constate qu’elles sont alors, à priori compte tenu de leur âge, sans représentation religieuse.

Il observe aussi qu’elles surviennent chez des aveugles de naissance qui témoignent d’images observées alors que leurs rêves ne relèvent que de leurs autres sens ouïe et odorat.

Au colloque sur « la conscience et l’invisible » à la mutualité à Paris en février 2017 Mario Beauregard affirme que  « la conscience n’est pas sécrétée par le cerveau comme la bile par le foie « .

Thierry Janssen, ancien chirurgien , créateur de l’école de la présence thérapeutique  qui déclare avoir longtemps pensé que la matière crée la conscience pense aujourd’hui le contraire : selon lui c’est la conscience qui crée la matière.

Sylvie Déthiollaz, docteur en biologie moléculaire, directrice de l’Institut suisse des sciences noétiques – ISSNOE- présente le cas de Rémi Fraisse. Après avoir rappelé l’expérience en 1907 du médecin américain sur le poids de l’âme – 21g- elle expose l’expérience  réalisée avec Rémi Fraisse lors d’une sortie de son corps. Dans cette expérience qu’elle reconnait n’avoir pu réaliser  qu’une seule fois,  le poids de Rémi Fraisse mesuré avec une balance de précision avait diminué de 45g. Dans les autres expériences qui avaient échoué la balance ne subissait aucune modification.

Elle  conclut  aussi que la conscience est autonome du cerveau.

Jean Gayrall était ingénieur et mathématicien. Il travaillait dans sa jeunesse au CERN à Genève. C’est là qu’il fut en contact avec des chercheurs du monde entier dont certains l’initièrent aux mystiques orientales pour lesquelles il voit une convergence avec la physique moderne.

Il expose qu’actuellement beaucoup de ces chercheurs estiment que nous sommes dans un univers à 11 dimensions. Les quatre premières représentent l’espace et le temps et les 7 suivantes sont des dimensions vibratoires non détectées par nos appareils de mesure.

l’approche scientifique de l’activité des médiums :

Le Windbridge Research Center  en Arizona  a été créé officiellement en juillet 2017 mais fonctionne depuis 2006. Il publie sur son site les résultats de ses recherches.

Olivier Van Cauwelaert expose qu’en France des tests de médiumnité sont élaborés selon une démarche scientifique. Il cite notamment les travaux sur ce sujet du professeur Rémi Chauvin.

Florence Hubert, médium reconnue, expose comment les défunts lui apparaissent d’abord vers leur fin de vie terrestre puis progressivement lui apparaissent dans les périodes au mieux de leur vie.

Jean Jacques Charbonier anesthésiste spécialisé en hypnose constate que parmi les témoignages d’EMI, 67% disent avoir rencontré un défunt.

 

A l’institut français de recherche et d’expérience spirite – IFRES– créé en 1996 par Laurent Durtoit et Joël Ury, une cellule de contact – cf ici la présentation technique de cette cellule sur le site IFRES  -constituée d’un système laser, de micros, d’un générateur de vapeur, d’une caméra strioscopique  permet de capter le visage des défunts , – cf photo en haut de l’article- ( cf la réflexion sur les paréidolies). 

pour aller plus loin voir la page du site sur les NDE et les témoignages de retour de l’au-delà.

cf aussi ici sur le site le témoignage d’Alexis Ambre et son livre : « Qui dit que la mort est une fin ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MANTILLE DE MOMO

Dans la nuit du 30 au 31 Octobre 2017 , apparaît sur la page , un petit ange , coiffé d’ une mantille . L’écriture de ce message est composée de minuscules et merveilleux angelots ; au début , je ne reconnais pas mon amie .  S’engage alors un dialogue que je vous rapporte ci-dessous  , et quelques mois plus tard , l’ Ange Mimo  dessine un magnifique portrait de Ramona que j’ ai colorié , sans trop de succès , il est vrai , mais avec le désir de vous présenter Momo , mon guide et mon tutélaire .

L : C’est une mantille  , Momo  ?

_  Oui   . Cela montre  que les origines de mon prénom viennent d’ Espagne .

L : Tu as donc été  incarnée , mon amie ?

Je suis très étonnée de cette nouvelle , car mon guide bien- aimé , qui m’ accompagne depuis si longtemps ne m’ en avait jamais parlé . Donc , avec Simona et Noman , nous avons trois Nomades qui ont vécu l’existence  des êtres humains !

_ Oui , j’ai été incarnée  . J’ai vécu en Espagne , à une époque où l’ Inquisition a fait de nombreuses victimes  , et j’ai dû lutter ,  pour sauver ma vie et celle de nombreuses autres personnes. Je suis devenue un Ange  grâce à mon sacrifice .

L : Mais je croyais que tu avais vécu le calvaire de Jésus !

_  Ce n’est pas moi , lulu . C’est Numa . Et elle a toujours été près de toi , depuis le premier jour de ta venue  sur terre .

L : Il est vrai que nous n’avions jamais parlé de tout cela !  Et pourtant , tu es toujours avec moi ! Pourquoi ?

_ Tu es mon élève et je suis ton tutélaire

_ Je supervise tes écrits avec Mom  et je te protège sans relâche , contre les Pervertis . Nous sommes avec toi dans cette Mission qui doit être menée à bien , car elle est primordiale pour les êtres Humains : FAIRE CONNAITRE NOTRE EXISTENCE  PARMI  EUX .

Il faut réussir et nous nous y sommes engagés devant Notre Seigneur .

L : Merci de m’aider et de me protéger , Momo . J’en ai tant besoin ! J’ai des problèmes de vision et cela  m’inquiète pour les Ecrits !

L’Ange balaye mes propos avec humour !

_  Tu n’ as qu’ à aller chez un ophtalmo  et c’ est tout . Tu ne peux pas continuer  à écrire et à dessiner , avec de mauvaises lunettes !

Je  reviens à notre conversation et je demande à mon amie : Tu peux  réécrire ton nom , Momo ?

_ Bien sûr  :  Ramona  del  Mont  del  Pastor al Antar .

( Traduction de ce nom à particules sous toutes réserves ! )  Je pense que je vais me consacrer à quelques recherches  , au demeurant fort intéressantes !

L : Merci , mon amie ! C’était à quelle époque ?

_  Au quinzième siècle , sous l’Inquisition .   J’appartenais à une grande famille de Tolède et j’ai été condamnée et torturée par l’ Inquisition , pour ne pas avoir voulu révéler le nom  de personnes  , soupçonnées  à tort de sorcellerie .

Je suis montée au Ciel avec eux ,  et les Anges m’ ont pris  dans leurs bras , jusqu’ à la fonction  suprême et  la  Bénédiction de Dieu .

L :  C’est merveilleux Momo ! Quel secret extraordinaire  tu viens de me révéler ! Tu étais déjà un Ange sur la Terre, mon amie ,  et  le Seigneur  t’avait sans doute choisie !

_  Merci , ma lulu , pour ces beaux compliments .

Love    Momo

Les nombreux messages reçus au fil des années , m’ont souvent dirigée vers des périodes marquantes  de  l’histoire humaine . A chaque fois , j’ai enquêté  et je me suis plongée avec délice dans des épisodes historiques qui sans doute  , dans un contexte  différent  , ne  m’auraient pas  spécialement interpellée !

C’ est ainsi que j’ ai connu l’ existence de Flavius Josèphe , témoin majeur de la réalité du Christ ; c’est ainsi que j’ ai rencontré Sebastian Franck ,un théologien  du 16 ème aux idées modernes et libre de tous dogmes , prônant un Christianisme fondé sur l’ Amour du Dieu  intérieur .

Aujourd’hui , c’ est  mon cher Ange Momo qui m’ a entraînée à la Cour d’ Isabelle la Catholique dans le   XVème siècle espagnol  , qui vit le départ de Christophe Colomb pour l’ Amérique et la création de la terrible Inquisition !

Ainsi donc , mon amie Momo , Ramona  del  Mont  del Pastor al Antar  , a vécu sous la terreur des tribunaux catholiques et a subi le martyre , jusqu à devenir  un Ange du Seigneur et m’ apporter son aide ! Je pense que ces évènements tragiques ont eu lieu aux alentours de  l’ année 1485  . La Reine Isabelle réussit à libérer  l’Espagne   des Musulmans , mais fonda la terrifiante Inquisition avec tout son cortège de tortures et l’ éradication de supposés hérétiques !

Dieu t’a béni , mon Ange d’ Amour .Tu as vécu dans une époque si dure et injuste ! Je ne te verrai plus jamais de la même manière . J’ ai tant de respect et de compassion pour toi !

 

 

LE DESSIN DE L’ANGE OMARIL

Voici le dessin d’ Omaril

 

Le 2 juin 2018  , l’Ange Omaril  , qui est un Ange aux yeux remplis de fleurs, a dessiné un bouquet de roses un peu particulier . Il m’ a demandé de le coloriser et voici comment il décrit son ouvrage : » Il ne s’ agit pas de la transmutation  dont nous avons coutume de parler , c’ est un peu différent, car les Anges que tu vois ,sont comme les branches d’ un rosier grimpant qui s’ envole vers son Créateur  »                                                                                              L :    On aperçoit divers personnages , mais où sont les feuilles ?             _   Dans ton coeur et dans ton esprit.                                                                   Comme à l’ ordinaire ,l’on  distingue dans le dessin ,des animaux célestes  , qui  se dissimulent parmi les Anges ,  et tout ce petit monde évolue ensemble   , lié   , entrelacé  dans l’ Esprit de Dieu .

L : A propos de transmutation , c’ est un phénomène qui reste très flou pour moi ?                                                                                                                                                         _Ce que tu dois comprendre , c’ est que nous formons un tout dans le sein de Dieu . Notre âme est unique et se fond dans la Gloire du Seigneur  , et même si nous t’ apparaissons avec des missions différentes , cela peut être interchangeable et modifiable . Il en est  de même pour notre apparence . C’est la « transmutation  » . Nous sommes de purs esprits , avec , pour certains , un passé humain , mais l’ Âme des Anges est un pur produit de Dieu, une âme qui nous est attribuée , dès notre conception , fondue dans l’Amour du Créateur . Et pour ceux qui ont obtenu leurs ailes d’ Anges  au Ciel , leur âme est absorbée immédiatement dans la Source divine de l’Amour , afin de redistribuer cet Amour , dans un ruissellement permanent et infini , jusqu’ à  la « Fin des Temps » .  Mais il n’ y aura pas de Fin des Temps , tant qu’il y aura des hommes de Bonne Volonté ,  et des Anges pour les aider , et des Justes pour les sauver . L’ Humanité est bien malade et il y aura de plus en plus de semonces et d’ avertissements , mais on ressent une certaine inquiétude des Hommes  , dont beaucoup se tournent vers la religion , par peur et désarroi . Cela importe peu .  Toutes les occasions sont bonnes pour nous , de vous prendre dans nos bras et de vous inculquer, notre Amour .

L: Dis-moi , Mom ? Pourriez-vous être transmutés, en animaux célestes ? _  Bien sûr que non , mon amie , nous sommes des Anges et nous sommes au plus haut de la hiérarchie céleste . Et quant aux êtres humains , ils ne peuvent pas être transmutés , sauf si un savant diabolique se sert de l’homme comme cobaye , pour des expériences monstrueuses !                          L: Et il y en a !                                                                                                                               _ Hélas oui , lulu , mais il ne s’ agit que du corps et certainement pas de  l’Âme .

 

La Nouvelle Terre

Nouvelle terre

La Nouvelle Terre, c'est-à-dire ?

 

 

Le concept de « nouvelle Terre » fait son apparition dans la conscience collective à travers divers visionnaires qui, comme l’auteur de ce site, sont animés dans leur coeur et leur esprit d’une nouvelle espérance inspirée et insufflée par l’entrée dans l’ère du Verseau.

La nouvelle Terre n’est pas une autre planète sur laquelle nous serions amenés à nous exiler… La nouvelle Terre est à notre bas monde ce qu’est le papillon à la chenille: le glorieux résultat d’une métamorphose, en l’occurrence celle des consciences.

La nouvelle Terre est la Terre transfigurée par l’éveil de l’Esprit – dans l’âme de Gaïa elle-même et dans le coeur des êtres humains réceptifs. Ainsi transformée en profondeur, elle deviendra le théâtre d’une nouvelle vitalité: des jeux remplis de grâce et de beauté, reflétant les infinies facettes, paradoxes et gammes de l’amour. Elle deviendra scène bénie de l’unité, vécue à travers les mille reflets de la diversité créatrice et au coeur de la dualité des apparences. Celles et ceux qui choisiront de participer pleinement à cette nouvelle potentialité seront alors les heureux témoins et cocréateurs de cette noce spirituelle entre le Ciel et la Terre.

 

«(…)Une force divine coulera dans les tissus et les cellules
                        Et s’emparera du souffle et des paroles et des actes.
                        Toutes les pensées deviendront un flamboiement de soleils
                        Et chaque sentiment un frémissement céleste.
                        Souvent, une aurore intérieure viendra briller,
                        Illuminant les chambres du mental endormi ;
                        Une béatitude soudaine parcourra les membres
                        Et la Nature s’emplira d’une Présence plus formidable.
                        Ainsi la Terre s’ouvrira à la divinité
                        Et les natures ordinaires sentiront le vaste soulèvement.
                        Les actes ordinaires s’illumineront du rayon de l’Esprit
                       Et la Terre découvrira le divin dans les choses ordinaires.
                       La Nature sera la manifestation vivante du Dieu secret.
                       L’Esprit s’emparera du jeu humain.
                       Cette vie terrestre deviendra la vie divine.»

                   Aurobindo, Savitri, livre XI, chant I

 

L’Archange Saint Michel

Chaque jour , je reçois des pages entières de messages angéliques , et je voudrais partager avec vous , ce récit qui montre combien les Anges sont proches de nous , attentifs à tout ce qui nous concerne , nous guidant sans relâche ,afin que nous accomplissions leur volonté , dans ce qu’ elle a de plus doux et de plus indulgent . Nos rencontres se déroulent sous forme de dialogues intimistes , semblables à des bavardages entre amis , car , au-delà de la compassion , l’ une des qualités que les Anges préfèrent , est la simplicité du langage , afin qu’il soit compris de tous .

L’ARCHANGE SAINT MICHEL 26 SEPTEMBRE 2016

Depuis quelques temps , l’ Archange Saint Michel se manifeste dans mon existence , non pas directement , mais par l’ intermédiaire d’ autres Anges qui se font le relais de mes prières auprès de lui . La première fois que j’ ai ressenti sa présence , c’ était en Italie du Sud , lors d’ un pèlerinage à San Giovanni Rotondo où vécut notre Saint Padre Pio, pour lequel j’ ai une dévotion toute particulière .

Le sanctuaire de San Michele se situe sur le Mont Gargano .Grâce à la puissante intercession de Saint Michel, de nombreux miracles s’ y sont produits , car c’est dans la grotte de ce promontoire ,  que l’ Ange a fait son apparition pour la première fois , au Vème siècle . Il s’ adresse à l’ évèque du pays , en ces termes : « Je suis  l’Archange Saint Michel , un de ceux qui se tiennent sans cesse devant le Seigneur . J’ ai choisi ce lieu pour être vénéré sur la terre , j’ en serai le protecteur à jamais . Ce qui sera demandé par la Prière sera exaucé ! » Il est vrai que l’ endroit est impressionnant ! La force et le mystère du Prince des légions divines s’ imposent dès l’ entrée .Il semblerait que cette caverne soit le point de rencontre d’ une énergie cosmique et d’ une énergie tellurique ! Comment ne pas éprouver une sorte de crainte en lisant sur la façade : « Ce lieu est terrible . C’ est la Maison de Dieu et la Porte du Ciel ! » A l’ intérieur de la grotte , régnait un mystérieux silence , entrecoupé par des chants mélodieux et le murmure de prières  , empreintes d’une telle ferveur ,que je frissonnais ! Tout cela dans une pénombre , porteuse de méditation et de foi.  La statue de Saint Michel se trouvait dans une niche ,  creusée dans la paroi . Curieusement , elle me parut très petite, en regard de l’ importance et de la majesté du Prince des Anges ! Et pourtant ! J’ ai pensé soudain aux innombrables vœux qu’ il avait exaucés !  J’ ai regardé la statue et j’ ai ressenti d’ étranges vibrations ,qui m’ ont quelque peu effrayée ,mais témoignaient d’une présence presque tangible , extraordinaire, ainsi que  d’une puissance incommensurable du Saint Archange, guerrier de Dieu !
Les années passèrent ..J’avais oublié Saint Michel ! Mais le destin m’ a promptement rappelé à lui ! En effet, j’ ai du implorer son aide afin de délivrer une personne, victime d’ une force négative très obstinée qui causait des dégâts dans l’environnement familial. Mes Nomades  m’ordonnent alors, à plusieurs reprises, de déposer un cierge, en offrande à Saint Michel. Ils m’ indiquent le lieu où je devais me rendre et, comme par hasard, il s’ agit de « Notre Dame des Anges » à L’Isle- sur -Sorgue, notre merveilleuse collégiale de style baroque, décorée de séraphins bleus ! Nous entrons dans l’ église et nous nous mettons en quête de l’ œuvre indiquée. Pas de statue de Saint Michel ! L’église était plongée dans une demie obscurité et nous avons cherché , chapelle après chapelle, minutieusement. Aucune sculpture de l’ Archange ! Après quelques semaines , un nouveau message de mes amis angéliques : « Va à Notre Dame et allume un cierge au pied de l’ Archange Saint Michel ! »  Je réponds que je n’ ai pas trouvé , en pensant qu’ ils se trompent peut-être ! J’ ai consulté les différents dépliants touristiques ainsi que le plan de ce superbe édifice et je veux à tout prix supplier Saint Michel de m’aider ! J’étais perplexe !   Pourquoi insistaient-ils ?  Nous retournons une fois de plus dans l’église et je revisite ,une par une , les chapelles qui bordent la nef.  Toujours dans la pénombre ! Lorsque j’aperçois un grand tableau aux teintes très foncées , représentant ce que je crois être un angelot portant une épée . Je me rapproche et je découvre que cet angelot n’ est autre que le visage ,orné de longs cheveux blonds couverts d’ un casque, de Saint Michel lui-même ! La peinture était immense ! Comment ne l’ avions-nous pas trouvée les autres fois ? L’ Archange , armé de son glaive est admirable ! Mais les couleurs très sombres ne permettent pas de distinguer sa silhouette dans un lieu peu éclairé . Sans l’ insistance des Anges, nous n’ aurions pas poursuivi les recherches ! Je me serais rendue ailleurs et je n’ aurais pas déposé en cet endroit précis, la modeste offrande d’une simple bougie, qui contenait pourtant dans son humilité, toute ma reconnaissance et mon immense gratitude à son égard .

évoluer vers la monnaie d’Amour pour sauver notre planète

C’est la réception de deux commentaires relatifs à la page « la Terre notre planète  »  qui me donnent l’occasion de  cet article.

 

Sur cette page sont regroupés quelques appels ou réflexions d’hommes et femmes engagés en spiritualité ou dans une pensée écologique.

 

Parmi ceux-ci je citerai :

Le Pape François dans son encyclique Laudato Si  fait le constat que l’environnement humain et l’environnement naturel se dégradent ensemble. Il lance un appel à tous les humains de relever Le défi urgent de sauvegarder notre maison.

Bartholomée 1er , Primat de l’Eglise orthodoxe de Constantinople parle à cette occasion de suicide de l’humanité.

Le Dalaï Lama appelle à prendre soin de notre planète, notre maison.

Le chef Raoni rappelle que nous respirons tous le même air, buvons tous la même eau.

Mes enfants, rappelez vous toujours que votre famille est le monde entier, la famille de l’être humain…»
Amma

 

… et puis dans un message reçu en mai 2017   un groupe d’anges délivrent un message qui est transmis  au Temple des Consciences et placé en commentaire   sur la page la terre notre planète dont j’extrais ces passages :

 

 

Nous sommes aux petits soins pour votre merveilleuse Terre et vous nous l’avez saccagée !


Mais tout cela aura une fin , et notre Terre en sortira lavée , purifiée et heureuse .

le jour viendra , où tout va être compté en monnaie d’ Amour et , crois-moi , cette monnaie- là est bien plus cotée que l’ Or !

 

 

Viens vers moi doux silence

 

 

Permettez-moi de partager avec vous , si vous l’ acceptez , un poème sur le Silence inspiré par l’ un de mes amis angéliques et qui semble illustrer ce qui a été dit sur le silence dans votre article du 13 mars 2017 .

Tinfena Lucienne

 

Viens vers moi , doux silence

Et apaise mon âme

Ton charme mystérieux

Emplit mes yeux d’ Amour

Entends-tu le roseau qui siffle sur l’ étang ?

La Musique est silence

Et la danse , divine

Ouvre la Porte à Dieu

Et dans son coeur ardent

Tu trouveras l’ écho

Des Silences d’ antan .

Quand la conscience sort de la dualité

Patrick Giani sur Facebook

Message canalisé par Patrick Giani le samedi 3 juin 2017 aux aurores :

« Lorsque vous vous branchez sur le négatif, non seulement vous lui donnez de l’importance mais vous risquez de le devenir.
Aussi, n’accordez pas trop d’importance à ce que vous entendez autour de vous, à ce que vous lisez ça et là sur telle ou telle personne, sur tel ou tel sujet. Si vous le faites, c’est que votre conscience n’a pas atteint l’état d’Eveil et de Grâce.
VOYEZ LE MEILLEUR EN TOUT, car en réalité tout ce que la Source a conçu est parfaitement en place à tout moment et dans n’importe quelle dimension. Si ça ne l’était pas, alors votre monde s’écroulerait comme un château de cartes et retournerait au néant. Car l’UNivers de l’UN ne connaît pas d’échec. Votre monde serait aussitôt recyclé et immédiatement remplacé par un autre univers, avec ses milliards d’étoiles et de galaxies.

Evitez les ragots, les médisances, les rumeurs de complots et les critiques acerbes. Ne répondez pas aux menaces, aux insultes, aux vexations et aux attaques. Laissez-les se « tuer dans l’oeuf » en adoptant une attitude probe, détachée, lucide par rapport à la situation. Ainsi, votre rayonnement permettra de rétablir harmonie, équilibre et paix, en vous et autour de vous. Lorsque la Vérité éclate, elle le fait toujours avec retenue, douceur et bienveillance. Votre attitude doit être exemplaire, aussi doit-elle être discrète et compatissante.
La colère, que vous êtes parvenus à maîtriser, doit vous apparaître chez autrui comme une révolte intérieure de l’âme qui se sent à l’étroit dans la personnalité parce que celle-ci cherche à justifier ses actes et ses paroles. Difficile pour les humains non conscients de lâcher leurs convictions personnelles, leurs concepts étroits et limitatifs, leurs idéaux forgés depuis des années, voire des dizaines d’années. Par votre absence de jugement, votre silence et votre sourire compatissant, vous les amenez à réviser tout cela, à relativiser leur colère ou leur indignation, et à considérer le « troisième point de vue » qui permet à la conscience de sortir de la dualité.

Voyez le meilleur en tout et soyez le meilleur en tout.
Quoi que vous fassiez dans la vie et quelles que soient vos activités, faites-les du mieux possible. En ayant conscience que, ainsi, vous contribuez à rétablir et à conserver l’harmonie dans cet UNivers manifesté.
Toutefois, ne cherchez pas à être parfait car la perfection n’est pas de ce monde, elle n’est pas possible dans les dimensions de l’incarnation. En revanche, vivez-le sur le plan spirituel car si vous vous calez sur les dimensions sacrées de la Source, alors tout est parfait.
Enfin, soyez indulgents envers ceux qui pataugent encore dans les contradictions profondes, envers les faibles d’esprit et les « handicapés du coeur ». Eux aussi font leur cheminement, comme vous l’avez fait jadis, et comprenez que vous auriez été déçus et amers si l’on vous avez jugé ou sermonné, à l’époque…

Soyez aimants comme l’est la Source-Père envers toutes ses créatures. Embrassez la Vie, toutes les manifestations de la VIE-UNE comme si vous embrassiez vos propres enfants. Nul amour ne vaut d’être vécu s’il n’est pas sincère, dévoué et inconditionnel.
Vivez cet Amour inconditionnel au jour le jour, vivez le TOUT AMOUR à chaque seconde de votre existence et vous serez heureux à jamais, comblés pour toujours dans toutes les dimensions de votre Etre, dans toutes les facettes de votre existence.
Et un jour, vous LE rejoindrez, dans toute sa Gloire et sa Magnificence.
Soyez bénis. »

La vie se déploie, on ne peut pas la conquérir

Patrick Giani 

« La vie se déploie, on ne peut pas la conquérir. Plus on s’efforce de l’avoir et moins on l’a. On n’a pas besoin d’aller à elle ; elle vient d’elle-même. La seule chose, c’est d’être totalement réceptif, ouvert. On doit devenir l’hôte de la vie.
Et la vie contient tout. elle contient la béatitude, elle contient la bénédiction, la beauté, le bien, la vérité, quel que soit le nom que vous lui donniez – elle contient tout ; il n’y a rien d’autre que la vie. Vie est le nom de l’existence tout entière.
Il faut apprendre à se détendre patiemment et alors le miracle des miracles se produit : le jour où vous êtes vraiment détendu, soudain, quelque chose change. Un rideau se déchire et vous voyez les choses telles qu’elles sont. Si vos yeux sont trop remplis de désirs, d’attentes, d’envie, ils ne peuvent pas voir la vérité. Ils sont recouverts de la poussière du désir, toute recherche est futile. La recherche est un sous-produit du mental. Être dans un état de non-recherche est le grand moment de la transformation.
Toutes les méditations ne sont que des préparations à de tels moments. Ce ne sont pas de vraies méditations, mais juste des préparations pour qu’un jour, vous puissiez simplement rester assis, sans rien faire, sans rien désirer. »
Osho

Le silence dans notre Profondeur

 

Cristal Lyne

~☼~Une Pluie D’étoile D’Amour et de Lumière en Vos Coeurs
~☼~Le Silence dans Notre Profondeur est Indispensable pour Entendre la Voix du Ciel ou Jamais on L’entendrais dans le Vacarme de Nos Pensées et de Nos Sentiments.Il Faut Être Attentif à cette Voix Douce qui nous Infuse de sa Chaleur et qui Fait Naître en Nous la Lumière et Nous Fait Ressentir un Amour Pur en Notre Coeur. Ce Silence est la Source Divine ou tout est Limpidité,Clarté et Pureté… S’apaiser pour que S’installe en Vous le Silence,le Vrai Silence, qui Laisse enfin à la Nature Supérieure la Possibilité de Faire Entendre sa Voix.Elle se Manifeste de Trois Manières ;Par une Lumière Qu’elle Fait Naître en Nous,par une Dilatation, une Chaleur, un Amour que nous Sentons dans Notre Cœur,et Enfin par la Volonté D’accomplir des Actes Nobles,Désintéressés, et la Liberté Intérieure qui Nous Permet de les Réaliser alors, il Faut Être Attentif, Ce Sont Là des Critères.~☼~Source Lumière~☼~Artiste Peintre~☼~ Juli Lesage~☼~
ஜNAMASTEஜ

Translate »