« Haut les coeurs, humains » ! – Le livre des Anges II

 

Lucienne Tinfena a publié le  livre des Anges II  le 25 février 2020. Après lecture du premier livre puis de celui-ci, j’ai estimé que l’importance des révélations que contient ce deuxième livre  sont telles que je devais lui consacrer un premier article qui participe à le faire découvrir et encourager sa lecture.

En effet ce livre de la messagère des Anges constitue pour le Temple des Consciences un témoignage important de l’existence de ce monde intermédiaire. Il constitue aussi un élargissement considérable de notre conscience qui, à travers sa lecture, nous entraîne au-delà du monde strictement rationnel et ouvre au monde qui nous attend lorsque nous aurons franchi la porte étroite qui y conduit. Il a été donné à Lucienne la grâce de découvrir partiellement ce monde en dialoguant avec ses Anges. Lucienne est leur messagère et nous allons voir que ce qu’ils ont à nous dire est d’une extrême importance.

Je commencerai par dire que Lucienne est une amie du Temple des Consciences et de moi-même depuis qu’elle a frappé une première fois à la porte du Temple  le 3 mars 2018. Nous avons depuis beaucoup échangé par mail et je l’ai aussi rencontrée pour évoquer avec elle son rôle de messagère de ses ami(es) les Anges. Elle publie depuis ce moment sur mon blog , assez régulièrement , des articles qui relatent  certains dialogues avec les Anges.  J’ai accepté en conséquence de rédiger la préface de ce deuxième livre qui apporte à celui-ci la caution et le regard extérieur de celui qui revendique  à la fois la rationalité  mais aussi son dépassement et j’ai nommé sur ce site cette démarche que j’appelle transrationalité.

A partir de cette démarche j’accueille et même parfois je promeus les initiatives  qui m’apparaissent sincères et montrent que le monde de la rationalité pure est oppressant et nous conduit à notre perte si nous ne savons pas sortir de ses limites et nous réorienter vers une spiritualité sincère et profonde. C’est aussi l’un des messages centraux délivré par les Anges.

 

Je vais d’abord vous parler rapidement du rôle de la messagère et du discernement qu’il convient d’exercer par rapport à la transmission des messages.

J’ai eu l’occasion dernièrement de publier un article d’une conférence de Jacques Mabit. Médecin revendiquant sa spiritualité chrétienne,  il fait état de ses connaissances et pratiques chamaniques qu’il exerce dans un centre créé au Pérou il y a 30 ans. – cf là : enjeux du discernement entre l’ombre psychique et spirituelle- Il est donc à la jonction du monde chrétien où il puise sa foi  et du monde d’esprits avec lesquels communiquent les chamanes péruviens.

Je fais mienne la présentation des trois mondes exposée par Jacques Mabit et qui est aussi mon paradigme  :

il y a un monde du divin dont nous ne savons rien directement si ce n’est par la voix  des prophètes, par celle des visionnaires, de certains poètes ou des mystiques qui accèdent à ce monde de façons diverses et partielles.

Il y a aussi notre monde sensible auquel les adeptes de la seule raison  veulent nous cantonner  et qui ignore voire rejette  souvent les deux autres mondes.

-Enfin, il existe un monde intermédiaire peuplé de multiples entités parfois relayant le monde du divin parfois nous entraînant à notre perte. Dans ce deuxième cas Jacques Mabit parle alors pour les humains qui y accèdent consciemment ou non, d’infection voire dans certains cas de possession. C’est dans son centre du Pérou par un travail chamanique mais aussi un regard chrétien toujours présent, complété par des connaissances et rencontres en psychologie et psychiatrie  qu’il aide ces humains infectés ou possédés à guérir. Il nous met donc en garde dans la communication avec ce monde intermédiaire en sachant discerner qui nous parle. Il cite à cet occasion le témoignage de Saint Ignace de Loyola  qui reconnut avoir été dupé un certain temps par le démon alors qu’il croyait accéder à un monde merveilleux d’amour et de beauté.

Je renverrai enfin à une page en construction sur mon site et relative à la mystique chrétienne. Dans une courte vidéo le Père Joseph-Marie Verlinde  y expose les difficultés du discernement dont il faut faire preuve à l’égard de tous les signes et de toutes les manifestations en provenance de l’au-delà  du monde sensible. Il distingue très fortement les pouvoirs et les  charismes . Les deux peuvent conduire à des effets visibles parfois assez identiques –cf là.   Il dit combien l’Eglise est très réservée, voire méfiante  à l’égard de toutes les révélations ou de tous les signes qui parviennent aux humains et de citer pour illustrer son propos le cas de Padre Pio dont je sais qu’il fut  alternativement rejeté  et admiré par les différents Papes qui se sont succédés de son vivant avant d’être finalement reconnu Saint sous le pontificat de Jean-Paul II.

J’ajouterai enfin que ces trois mondes ne sont pas totalement inperméables  les uns aux autres. Il y a des inteférences possibles notamment entre le monde intermédiaire et notre monde sensible parfois inconsciemment pour nous, parfois plus ou moins consciemment. Lucienne évoque par exemple certains signes qui nous sont envoyés pour nous guider nous mettre en garde et il arrive que certains parmi nous aient une impression du passage d’un Ange. Mais, bien sûr, c’est avec la révélation directe, ici par leur messagère Lucienne,  que le monde intermédiaire nous avertit et nous guide.

Après ces mises en garde, il convient donc de découvrir le message des Anges que nous transmet Lucienne avec une grande humilité et une grande sincérité dont j’exclus qu’elles puissent être une simple posture de l’auteure pour nous faire adhérer à ses récits. Il appartient au lecteur de s’imprégner de ces messages d’une grande rareté et de les écouter avec discernement.

Lucienne communique avec ses Anges depuis au moins trente ans. Elle expose dans son premier livre le parcours qui a été le sien fait d’abord de merveilleux dessins accompagnés ensuite  de messages d’abord difficilement lisibles  ou l’écriture se situe entre  le dessin et notre calligraphie.

Le ton est  alors très léger, badin, enjoué et concerne essentiellement l’univers personnel de Lucienne. Au fil des années s’établit un vrai climat de confiance entre la messagère et ses anges qui deviennent aussi des amis notamment Momo, Mom et Numa les trois anges qui l’accompagnent depuis le début. D’autres, assez nombreux  apparaissent épisodiquement. Progressivement, au fil des années, les messages deviendront moins personnels et seront des informations sur le monde angélique ou des avertissement adressés  aux humains. Les informations gardent une grande légèreté, parfois teintées d’humour mais les avertissements ont un ton plus grave en harmonie avec leur teneur.

Le portrait de la messagère Lucienne doit être complété en disant qu’elle communique aussi parfois avec ses plantes d’appartement, voire qu’elle effectue des expériences  de lévitation et qu’elle établit aussi mais assez rarement des communications avec des morts. Cette dernière communication, qu’elle ne recherche pas, est toujours précédée par l’accord des Anges auxquels Lucienne obéit sans toutefois parfois perdre son libre arbitre.

Bien sûr peut-être n’adhérez vous  pas  à l’existence de ce monde angélique ou vous méfiez-vous des faits relatés et c’est aussi une souffrance pour la messagère.  L’ombre psychique et l’ombre spirituelle comme l’expose Jacques Mabit peuvent se superposer, interférer voire être prises l’une pour l’autre. J’ai moi-même vécu de courtes expériences intenses et bénéficié aussi d’autres témoignages vécus de même nature que celles de l’auteure et qui demandent toujours discernement : qui parle ? D’ailleurs il est arrivé aussi exceptionnellement à Lucienne de douter,  se demandant si    sa main écrit bien sans qu’elle intervienne mais la réponse de l’Ange la rassure. A une autre occasion un Ange lui révèle qu’un dessin qui lui avait paru suspect a  été en fait l’oeuvre du Perverti et que le dessin  est un  faux qui  ne provient pas de ses amis les Anges.

Ce doute, de même que la manipulation du « Perverti » sont l’exception dans les messages révélés dans le livre. Ils semblent être mis là pour témoigner de la   vigilance  de l’auteure .

Venons-en aux messages transmis par les Anges. Comme je l’ai dit plus haut ils concernent  souvent des révélations sur le monde des Anges qui  entourent Jésus et Marie. C’est un monde d’Amour pur : tout y est amour payé en monnaie d’amour. En ce sens ces révélations sont conformes au message central chrétien : l’essentiel est l’Amour.

Par contre, on y découvre un monde extrêmement actif où les Anges occupent des fonctions parfois interchangeables d’une multiplicité quasi infinie mais où l’occupation pour faire évoluer les âmes qui arrivent du monde terrestre semble être pour ce type d’Anges une occupation importante. Les Anges Nomades sont des Anges qui s’occupent des humains d’abord sur terre en veillant à les protéger et puis dans leur monde en les faisant évoluer vers et dans ce monde d’Amour.  Ce monde des Anges est fait de multiples hierarchies dont les plus hautes ne communiquent pas avec les humains. Jamais Lucienne n’a prétendu recevoir de messages directs de l’Ange Gabriel ou de l’Archange Michel, à fortiori aucun message de Jésus ou de Marie. Mais elle est blessée d’être parfois confondue avec un simple médium. Sa communication se fait essentiellement avec des Anges n’ayant jamais eu d’existence terrestre.

On apprend au fil des messages que très marginalement certaines âmes sont appelées avec leur accord à un retour sur terre dans le cadre de leur parcours de purification. La réincarnation existe mais n’est que très marginale. Il existe aussi et de façon semble-t-il aussi rare un retour sur terre de certains anges pour y vivre une vie d’humain parmi les humains.

Les Anges  nous révèlent que dans notre monde sensible existent aussi d’autres êtres situés sur d’autres planètes et qu’ils nous ont déjà visités et les Anges annoncent qu’ils s’apprêtent à le faire de façon invasive. – cf ici des observations non expliquées par la science –

Interrogés sur les NDE et le tunnel de lumière les Anges révèlent qu’il s’agit d’illusions créées par le cerveau et que les êtres éventuellement alors rencontrés relèvent de la même illusion. – cf là, la page sur ces témoignages- Cette information des Anges nous interpellent sur la capacité de notre cerveau à produire des situations qui nous sont perceptibles mais sans existence réelle.

Il y a beaucoup d’autres informations d’une grande richesse concernant pour l’essentiel ce monde intermédiaire proche de Jésus et qui baigne dans l’Amour.

A propos de ce monde d’Amour révélé par les Anges je rejoindrai l’interrogation de Lucienne mais qui n’est pas dans ce livre, s’agissant des  Dialogues avec l’Ange de Gitta Mallasz intervenus en 1943 -1944. Dans ces dialogues il n’est pas question d’Amour. J’émettrai alors une hypothèse dans l’esprit du Temple des Consciences.  Ce monde intermédiaire est encore plus vaste que le nôtre et au delà du monde des Anges qui sont avec Jésus et révélé par Lucienne il existe aussi, nous l’avons vu plus haut, des mondes divers d’êtres parfois néfastes pour les humains et d’autres anges qui n’appartiennent pas à ces deux catégories et peuvent aussi s’adresser à des humains. Hannah qui recevait alors ses messages en 1943 révélait aussi des mises en garde sévères à l’égard des humains. C’est le point commun avec les mises en garde aux humains faites par les Anges qui s’adressent à Lucienne.  – dans Jean 14:2  Jésus dit aussi : « dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures. »-

.Ces messages reviennent tout au long du livre. L’évolution des humains est vue d’une façon très négative par les Anges. Les humains ont essentiellement le souci du pouvoir et de l’argent et l’Amour qui doit être notre destin est globalement ignoré.

Le courroux de Dieu, la purification de la Terre, va s’engager de diverses manières disent les Anges et le climat n’en sera pas l’élément central. On peut s’interroger à ce titre sur certains événements d’actualité par rapport à ces mises en garde. Il faut que l’abcès soit crevé ! Il y aura trois jours de changements brutaux imposés aux humains  mais ce ne sera pas pour autant la fin du monde. Alors, surviendra l’Homme nouveau orienté vers la spiritualité. Mais ce ne sera pas encore  la fin du combat contre le Perverti. Ce combat durera encore longtemps.

J’arrive à la fin de mon témoignage sur ce livre essentiel, hors de tout ce que l’on rencontre habituellement  car il s’agit d’un livre écrit par les Anges. Le temps presse et la messagère est appelée à faire tout son possible pour qu’il soit transmis au Pape.

C’est dire que les Anges, malgré parfois leur ton léger, considèrent ce livre comme un message urgent et essentiel destiné à la fois aux humains mais aussi au monde de l’Eglise.

J’encourage le lecteur de cet article à découvrir mieux la messagère et ses Anges.

Voici pour terminer l’appel en musique pour évoluer vers l’Amour dont nous parlent tant les Anges.

 

paroles et musique de Claude Thibault sur la chaîne YOUTUBE de Jean-François

 

 

 

 

 

 

La transmutation posthumaniste

Isabelle Barbéris : maître de conférence en arts de la scène. Université Paris-Diderot, spécialiste  du théâtre  contemporain

Michel  Bel : professeur de philosophie en retraite -spécialiste de Heidegger

Jean-François Braunstein : philosophe – professeur d’université -travaux sur l’histoire des sciences et philosophie des sciences

Paul Cesbron : gynécologue obstétricien ancien chef de la maternité de Creil

Denis Collin : philosophe dans la suite de la pensée de Marx – essaie de concilier socialisme et républicanisme.

Anne Lise Diet : psychologue, psychanaliste 

Emmanuel Diet : psychologue -agrégé de philosophie docteur en psychopathologie

Christian Godin : philosophe , maître de conférence Université Blaise Pascal , Clermont-Ferrand

Aude Mirkovic : juriste, essayiste, maître de conférence sciences criminelles Université d’Evry, militante catholique engagée dans le combat contre la gestation pour autrui et procréation médicalement assistée, combat contre l’avortement

Isabelle de Montmollin : docteur en philosophie Université de Lausanne

François Rastier :  docteur en linguistique-directeur de recherche émérite CNRS

Pierre-André Taguieff : politologue,  sociologue, historien des idées, directeur de recherche  honoraire au CNRS -engagé dans la lutte contre tous les racismes

Patrick Tort : docteur en littérature, linguiste, philosophe , historien des sciences. Il a notamment analysé la dimension anthropologique de l’œuvre de Darwin. Aux yeux de certains, la réflexion de Patrick Tort s’inscrit dans le cadre du marxisme, courant de pensée auquel il a consacré plusieurs ouvrages. 

Patrick Tort conçoit alors le projet d’une encyclopédie mondiale du darwinisme qui réunirait également toutes les connaissances issues de la biologie et des sciences humaines possédant un lien direct ou indirect avec la naissance et les développements du transformisme

Thierry Vincent : journaliste anti Front National , émission « Special Investigation  » sur Canal , 90 minutes et Envoyé spécial en 2017

sur l’inactuelle – revue d’un monde qui vient 

 

Michel Henry publiait en 1987 un livre important, La barbarie, où il s’agissait de montrer que la science, telle qu’elle s’est instituée en discipline maîtresse, détruit la culture dès lors qu’elle est laissée à sa propre dynamique. Pour Michel Henry, cette science livrée à elle-même est devenue la technique, une « objectivité monstrueuse dont les processus s’auto-engendrent et fonctionnent d’eux-mêmes ». Corrélativement, les idéologies célèbrent l’élimination de l’homme et la vie est condamnée à fuir.

Ce que Michel Henry analysait si lucidement voilà plus de trente ans a pris une ampleur considérable. L’élimination de l’homme est en cours, réellement et non pas seulement symboliquement à travers la destruction de la culture, qui était le centre de l’ouvrage de Michel Henry. Sous nos yeux se produit une véritable « transmutation posthumaniste » pour reprendre le titre de l’ouvrage collectif qui vient de paraître. Le transhumanisme nous conduit au-delà de l’humain, vers un posthumain, puisque nous avons appris que l’homme doit être dépassé ainsi que le disait Nietzsche !

Vers le posthumanisme.

Le posthumain, en effet, n’est plus simplement un thème de science-fiction. Il est revendiqué par des gens très sérieux qui y voient l’avenir même du mode de production capitaliste et l’avenir de l’humanité. Ainsi, fort nombreux sont les membres des cercles dirigeants des entreprises de la « high tech », souvent basées en Californie, qui revendiquent cette recherche du posthumain. Les dirigeants de Google, Larry Page et Sergey Brin, sont des adeptes fervents de la recherche posthumaniste et l’une des têtes pensantes de cette entreprise, Ray Kurzweil, la défend avec ardeur dans de très nombreux ouvrages depuis maintenant près de trois décennies.

C’est Ray Kurzweil qui déclarait : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres, qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré ». Et encore ceci : « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. »

La transmutation posthumaniste.

Bien qu’ils aient des angles de vue différents et des philosophies parfois divergentes, les auteurs de l’ouvrage La transmutation posthumaniste mettent en évidence les principaux aspects de ce qui se joue autour de cette affaire. Je propose de regrouper tout cela sous le terme « trans » : il s’agit bien de transgresser toutes les frontières, frontières des espèces, frontière entre les sexes, frontière entre l’homme et la machine. Toutes ces frontières peuvent être transgressées, nous dit-on, car l’homme peut devenir le maître de ce qu’il deviendra, dans la mesure où, premièrement, ces frontières doivent toutes être considérées comme des constructions sociales et où, deuxièmement, grâce à la science et à la technique, l’homme peut s’émanciper de ce qu’il considère comme un donné naturel. La transgression des frontières de l’humain nous conduira au posthumain – et ici il n’est pas nécessaire de faire des distinguos subtils entre transhumanisme et posthumanisme, puisque, dans tous les cas, c’est l’humain tel que nous le connaissons qui est réputé obsolète.

Pierre-André Taguieff montre ici le lien de l’eugénisme classique (dont il rappelle combien il fut partagé aussi par des politiques et intellectuels de gauche), l’eugénisme nazi et les bricolages posthumanistes. De l’élevage des humains par les nazis à la sélection des gamètes pour obtenir des humains améliorés, il y a une continuité. Alors que les nazis devaient encore faire appel aux méthodes classiques de l’élevage des bêtes, la génétique et les « ciseaux à ADN » (CRISPR) promettent un eugénisme scientifique en évitant la nécessité d’éliminer brutalement tous les sous-hommes.

Godin montre cependant que le posthumanisme est l’accomplissement du rêve libéral. Est-ce contradictoire ? Nullement : le libéralisme veut supprimer tous les obstacles à la domination des forts, comme l’a fort justement montré Domenico Losurdo dans sa Contre-histoire du libéralisme.

La négation des corps.

Ce courant ancien en croise un autre : celui qui veut abolir la différence des sexes et faire des enfants le résultat d’un « projet parental ». La « fabrique des bébés » est justifiée par les revendications des prétendues « minorités opprimées » qui se verraient dénier le droit à l’enfant par l’ordre patriarcal hétérosexuel… Les couples homosexuels ouvrent la voie : ils veulent pouvoir se faire fabriquer des enfants selon leur convenance. La « parenté d’intention » prend le pas sur la parenté biologique remisée au rang des vieilleries, bien que la technique ne puisse pas encore s’en passer complètement. Le bouleversement dans l’édifice du droit civil impliqué par ces notions extravagantes est souligné par la contribution d’Aude Mirkovic. PMA et GPA apparaissent maintenant comme les moyens de cette marche vers l’élimination de la procréation biologique dans la naissance des enfants.

Le dernier pas est l’abolition pure et simple de la différence des sexes et la promotion du « transgenre » en tant que modèle de l’humanité future. L’article de Denis Collin montre que le « transgenre », avec l’invraisemblable et très glauque bricolage des opérations de « réassignation » de sexe, constitue le banc d’essai du posthumain. Il y a dans l’idéologie posthumaniste toute une conception du corps qu’interroge Anne-Lise Diet, un corps réduit à l’état de machine, transformable à volonté et prétendument totalement indépendant du sujet tout-puissant qui le modèle à sa guise.

Le triomphe de la technoscience biologique s’exprime par le développement d’une idéologie folle. Les Dr Frankenstein semblent avoir pris le pouvoir. La génétique combinée à l’Intelligence Artificielle annonce l’avènement d’une nouvelle espèce, comme dans la littérature ou le cinéma de science-fiction. L’un des auteurs du livre, Jean-François Braunstein s’était interrogé sur La philosophie devenue folle, et, aujourd’hui, c’est la technoscience qui est devenue tout aussi folle que la philosophie.

La raison en est à chercher dans la marche du mode de production capitaliste : la course à l’accumulation du capital, qui est le moteur de ce système « économique », suppose la course à la productivité d’une part et l’extension infinie du domaine de la marchandise d’autre part. C’est la domination du travail mort sur l’individu vivant qui en est l’aboutissement. De ce point de vue, le posthumanisme réalise les fins ultimes du mode de production capitaliste et rend l’humanité surnuméraire. Il est donc assez compréhensible que les secteurs les plus avancés du capital (les GAFA) soient les plus enthousiastes pour cette destruction généralisée de l’humain. Inversement, la critique du posthumanisme est devenue le préambule nécessaire d’une critique généralisée du monde dominé par le capital.

Denis Collin

Bref regard sur le Temple des Consciences

 

C’est avec plaisir que le Temple des Consciences ouvert à toutes celles et ceux qui croient, voient, ressentent, sont inspirés par un au-delà de notre vie strictement matérialiste observe l’augmentation de sa fréquentation.

Depuis quelques temps celle-ci dépasse les 100 visiteurs par jour.

Voici, en quelques chiffres une vision globale de l’architecture du site :

Celle-ci est caractérisée par sa relation aux autres sites dans lesquels il puise ses racines : il est constitué de plus de 17 000 liens hypertextes dont 13 600 uniques vers lesquels il pointe pour enrichir et approfondir le contenu.

A la fois site et bog il est constitué de près de 550 pages et propose actuellement 540 articles.

Les dix premières pages ont été vues plus de 5000 fois chacune .

 Voici les 10 premières pages :

Accueil

Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience 

En route vers un monde transrationnel dans un esprit intégratif 

 Samadhi – le film

Vers un monde transrationnel

Blogs scientifiques 

Théorie holofractographique de Nassim Haramein

Les travaux d’Emile Pinel 

L’ Esprit au-delà de la matière en parcourant les science

L’effet de l’ADN fantôme – Garjajev-Poponin

Les 9 premiers articles ont été vus plus de 1500 fois chacun :

10 juillet 2016 : des nouvelles du glyphosate  

10 juin 2015 : Ken Robinson, le système éducatif tue la créativité 

19 juin 2018 : le projet TALAMANCA au Costa Rica

5 mai 2015 : A propos du transhumanisme 

9 septembre 2017 : lettre à M. Cedric Villani chargé d’une mission sur l’intelligence artificielle

20 novembre 2015 : Frédéric Lopez-ma (R)évolution intérieure

14 février 2017 : R∞ – L’hypothèse du Tout

3 avril 2016 : Pierre Rabhi lance son forum civique pour 2017 – C’est la société civile qui sauvera l’avenir 

1ier février 2016 : Paysan – un témoignage sur les erreurs et un engagement dans le sens de la vie 

 

 

 

 

 

 

L’Obscurité est venue…crois… l’obscurité est tombée

J’adresse mes voeux 2019, ce jour d’Epiphanie, à tous celles et ceux qui habituellement ou occasionnellement parcourent ce blog, feuillettent ses pages qui telles des branches aux nombreuses ramures vous emportent vers des ailleurs  que d’autres font vivre.

Epiphanie

Épiphanie  est un emprunt, par l’intermédiaire du latin chrétien Epiphania, au grec Ἐπιφάνεια (Epipháneia) qui signifie « manifestation » ou « apparition » du verbe φαίνω (phaínō), « se manifester, apparaître, être évident ».

L’utilisation du terme est antérieure au christianisme. Les « Épiphanes » sont, dans la culture grecque, les douze divinités de l’Olympe apparues aux hommes, avec en premier lieu, Zeus, le dieu de la Justice céleste.

À l’origine, l’Épiphanie fait partie du cycle de Noël et tire son fond et son sens des célébrations païennes de la Lumière. En effet, Noël, avant d’être un jour, est d’abord un cycle qui atteint son apogée au jour marquant le solstice d’hiver, le 22 décembre. Cette nuit du solstice — la plus longue de l’année — annonce le rallongement des jours et — par extension — la renaissance de la Lumière censée être à l’origine de toutes choses. Puis la célébration se prolonge après le 25 décembre durant un nombre de jours hautement symbolique : 12 jours et 12 nuits.
Le nombre 12 représentant entre autres la Totalité (12 mois, 12 heures, 12 dieux olympiens, 12 tribus d’Israël, 12 apôtres, etc.)

Jusqu’à la fin du ive siècle, l’Épiphanie est la grande et unique fête chrétienne « de la manifestation du Christ dans le monde » (manifestation exprimée, d’abord, par la venue des mages puis par différents épisodes).

May It Be

May It Be est une chanson de la chanteuse irlandaise Enya, interprétée pour le générique du film le Seigneur des anneaux. La version longue 4:16 est la bande son du film (2001) le Seigneur des anneaux. C’est la deuxième version -3:30- qui est ici présentée. 

Les paroles ont été écrites par Roma Ryan, comme pour la majorité des chansons d’Enya. Elles sont courtes, comptant seulement 21 vers, essentiellement en anglais, mais comprenant deux phrases en quenya ou haut elfique, une des langues construites inventées par Tolkien pour la Terre du Milieu : Mornië utúlië (« les ténèbres sont venues ») et Mornië alantië (« les ténèbres ont chuté »). Il s’agit d’un chant allégorique et triste avant l’arrivée des ténèbres de Sauron, mais également plein d’espérance : May It Be, (Nai en quenya) est censé être une expression elfique pour exprimer un désir.

(vu sur le site de l’Union Comtoise de Yoga)

MAY IT BE {Puisse}
 

Paroles et traduction de la chanson «May It Be» par Enya
 

it be an evening star
Puisse une étoile du soir
Shines down upon you
Faire descendre sa lumière sur toi
May it be when darkness falls
Puisse, lorsque l’obscurité tombe,
Your heart will be true
Ton cœur devenir vrai
You walk a lonely road
Tu marches sur une route isolée
Oh ! How far you are from home…
Oh ! Quelle longue distance te sépare de chez toi…

 

[Chorus]
[Refrain]
Mornie utùlië (darkness has come)
Mornie utùlië (1) (l’obscurité est venue)
Believe and you will find your way…
Crois et tu trouveras ton chemin…
Mornie alantië (darkness has fallen)
Mornie alantië (1) (l’obscurité est tombée)
A promise lives within you now…
Une promesse vit maintenant en toi…

May it be the shadows call
Puisse le chant des ombres
Will fly away
S’envoler au loin
May it be your journey on
Puisse ton voyage continuer
To light the day
Pour éclairer le jour
When the night is overcome
Quand la nuit sera vaincue
You may rise to find the sun
Tu pourras t’élever afin de trouver le soleil

[Chorus]
[Refrain]
Mornie utùlië (darkness has come)
Mornie utùlië (1) (l’obscurité est venue)
Believe and you will find your way…
Crois et tu trouveras ton chemin…
Mornie alantië (darkness has fallen)
Mornie alantië (1) (l’obscurité est tombée)
A promise lives within you now…
Une promesse vit maintenant en toi…

A promise lives within you now…
Une promesse vit maintenant en toi…

« Comploter, coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser, pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir et régir »

Reporterre

 

C’est un livre « chargé », en dit son auteur — une « somme », comme le signale le titre. Et même une première : aucun travail de synthèse, combinant histoire économique, industrielle, mais aussi accusations, litiges ou condamnations n’avait encore été réalisé autour de cette multinationale, née en 1924 avec la Compagnie française des pétroles (CFP). Pour Alain Deneault, connaître ce passé était pourtant indispensable pour comprendre comment Total fonctionne et d’où elle tire sa puissance. Établir un diagnostic afin de lui opposer des stratégies adaptées, voilà l’ambition de De quoi Total est-elle la somme ? Multinationales et perversion du droit, paru récemment aux éditions Rue de l’échiquier – Écosociété.

Premier problème : comment définir Total ? Est-ce « une société pétrolière française » ? Car elle est constituée de 882 sociétés consolidées, opérant selon 130 législations différentes. Seuls 28 % de ses capitaux sont français, et pour le reste, canadiens, étasuniens, anglais, chinois, qatariens, etc. Elle n’est pas seulement active dans le pétrole, mais aussi le gaz, l’électricité, la pétrochimie, le solaire, les agrocarburants, les lubrifiants, la biomasse, le nucléaire, l’internet des objets ou le bioplastique. Total est donc plutôt une multinationale apatride capable de tirer son jeu d’une multitude de conjonctures, explique l’auteur.

 

« Comploter, coloniser, collaborer, corrompre, conquérir, délocaliser, pressurer, polluer, vassaliser, nier, asservir et régir » : ces 12 verbes d’actions sont illustrés par des histoires avérées où Total tient le premier rôle. Certaines nous sont bien connues : « l’affaire Elf » (corruption à grande échelle de dirigeants politiques) ou celle de l’explosion de l’usine AZF (dans laquelle Total et ses avocats continuent de nier toute responsabilité devant la justice), son implantation dans les anciennes colonies française transformées en enveloppes juridiques grâce aux réseaux de la Françafrique, la pollution à coups de marées noires et d’émissions de CO2, ou encore la délocalisation de ses avoirs ou activités là où la fiscalité est plus lâche…

« Il ne s’agit pas, pour des firmes comme Total, de régner sur un mode souverain, à coups de décrets et d’édits, tel un État, mais de transformer le rapport des États à la conjoncture, de façon à ce que le législateur cherche le plus possible à rendre conforme la loi aux rapports de force instaurés par les multinationales, dont la réalité acquerra le statut d’axiome. La loi qui domine ne sera plus celle des États mais celle du marché au sens d’un champ transcendant le secteur public. »

Pour Alain Deneault  ces firmes représentent le pouvoir totalitaire version XXIe siècle. « Au moment même où Hannah Arendt écrivait ses thèses sur le totalitarisme [dans les années 1950], la CFP crée la marque Total [en 1953] et se présente comme étant “totale” » insiste-t-il. Signe d’un complexe d’infériorité de la pétrolière française face à ses homologues, qu’elle cherche à résorber. « Ce qu’elle signifie alors c’est : “Nous aussi sommes un pouvoir, nous pouvons nous interposer entre les acteurs sociaux et les pouvoirs publics, et à partir de là développer des lois à valeur totalisante sur le monde” », analyse Deneault.

Le philosophe pousse cette thèse dans LeTotalitarisme pervers, un court texte qui suit la somme sur Total et en tire des conclusions d’ordre général. « Des totalitarismes d’antan à celui d’aujourd’hui, on est passé d’un ordre psychotique de domination où une autorité toute-puissante et hyper visible donne le la de la réalité sociale et judiciaire, à un ordre pervers où la loi semble s’imposer d’elle-même comme la pluie, sans que les intéressés qui le coordonnent ne se distinguent particulièrement des sujets qui la subissent. […] Les maîtres pervers […] dominent en élaborant des formes d’autorité qui passent pour objectives. C’est en cela qu’on reconnaît la finesse nouvelle du totalitarisme contemporain », écrit-il.

Deneault plaide pour des « minorités intenses ». « Le progrès a toujours été l’œuvre de minorités. Je crois que l’important, c’est l’intensité, c’est par là que nous arrivons à valoir comme peuple, comme communauté capable d’engager des changements sociaux », soutient-il, en citant pour exemples la révolution de 1848, Occupy Wall Street et les révolutions arabes de 2011, ou encore les évènements récents en Roumanie. « Ce sont toujours des minorités qui, en intensifiant leurs mobilisations, prises de paroles et de conscience, leur présence au monde, peuvent marquer des avancées et établir des rapports de force. Et plus une minorité est intense et en phase avec une époque, moins elle est minoritaire. »

Pour voir la présentation du livre

 

 

Conscience Transrationnelle

Le Temple des Consciences vous annonce la naissance du blog Conscience transrationnelle.  Celui-ci sera réservé à des articles courts relatifs à des informations sur notre monde créé en partant de visions scientifiques et à des informations du  monde créateur et non créé en partant des courants spirituels ou d’expériences vécues. En rejoignant des regards sur le monde créé et sur le monde créateur ce blog dépasse  le monde purement rationnel ouvrant ainsi la Conscience au-delà du simple mental.

3-Un regard sur le Temple : L’Esprit – Au-delà de la matière -en parcourant les sciences

Une nouvelle approche révolutionnaire de la science

Notre existence a-t-elle un sens ? est un livre écrit parJean Staune et paru en avril 2007.

Ce livre me paraît capital. Il montre,  après vingt ans de travaux de l’auteur, et à partir des théories et des observations des sciences : en physique quantique, en astrophysique, dans les sciences qui traitent de l’Evolution, les neurosciences voire les mathématiques que nous sommes en train de changer de paradigme scientifique et donc tout simplement de notre vision d’ensemble du monde. C’est un changement aux conséquences gigantesques qui affecteront progressivement tous les secteurs de recherche et modifieront   la façon dont l’homme se représente le monde et la place qui est la sienne dans celui-ci. Partout, de la science, surgissent les preuves d’un autre réel.

Le monde scientifique qui s’est développé à partir du XVIèsiècle s’est construit autour du monde de la matière, du réductionnisme. Il a créé autour de la matière une vision fermée de l’univers donnant naissance à la modernité. Cette nouvelle vision du monde  a combattu puis progressivement s’est imposée face à l’ancien monde ouvert  sur l’esprit qui  prévalait jusqu’à cette date. Il a ainsi permis un développement considérable des sciences et des techniques, il a bouleversé la vie matérielle, intellectuelle, culturelle  en refermant le monde et le faisant exploser autour de la matière.

La conclusion de Jean Staune qui s’appuie sur la puissance de son examen inter-disciplinaire et dont j’extrais ci-dessous les idées principales, nous conduit, à partir de théories et faits scientifiques, à envisager un nouveau paradigme qui se met en place dans les sciences autour de la dualité matière-esprit et de la conscience et dans une démarche où « le tout est plus que la somme des parties ». Prenant son origine dans les sciences elles-mêmes,  et malgré le barrage frontal de la pensée matérialiste toujours dominante, commence à surgir en de multiples  endroits,  l’idée que le réel est bien plus que la matière et la science nous dit déjà qu’il sera impossible de connaître et d’expliquer tout ce réel. Paradoxalement, c’est un pas important franchi par la science : savoir avec certitude que nous ne pouvons tout savoir est scientifiquement plus grand que croire que nous pouvons tout savoir. Oui, car le matérialisme se révèle bien être une croyance !

Nous sommes bien, comme nous l’enseignait Platon, dans l’allégorie de l’homme de la caverne .

Nous ne sommes là qu’au début de cette nouvelle vision que Jean Staune souhaite voir partager pour orienter les sciences vers de nouvelles perspectives et recherches qui ne soient plus bloquées et limitées au réel de la matière. Nul doute qu’en effectuant ce très riche parcours à travers les sciences Jean Staune a posé avec ce livre la première borne constitutive de ce nouveau chemin scientifique étayé  d’abord par les connaissances en astrophysique.

Depuis Einstein,  on sait que le temps et  l’espace sont relatifs et dépendent de la vitesse,  que les masses courbent l’espace-temps.  Ces découvertes ont conduit à la théorie du big bang aujourd’hui largement partagée et qui nous dit que notre monde matériel est né voici 13,8 milliards d’années à partir d’un premier point d’explosion d’énergie contenant toute l’énergie de notre monde dont on ne sait pas d’ailleurs si il est le seul.

Parallélement, l’astrophysique  découvre récemment que la matière ne représente que 4% de la masse de notre univers – la matière dans l’univers est donc peu de chose.

 Un deuxième point d’ancrage plus fondamental encore dans le dépassement de l’idée de matière vient de l’observation de l’infiniment petit. La physique quantique nous précise que dans ce monde, le réel n’ utilise ni  l’espace, ni le temps, qu’il y règne un principe fondamental d’incertitude,  que la matière est tantôt onde  tantôt particule et qu’elle dépend de l’observateur, qu’elle n’est pas localisable… Bref c’est bien un autre monde qui est là et sur lequel s’appuie pourtant toutes les techniques modernes, de l’électronique au laser…qui elles sont bien en même temps dans notre monde matériel. Si la physique quantique éprouve encore des difficultés à expliquer de façon globale ce nouveau réel, elle a donné naissance à des applications multiples dont nous nous servons quotidiennement. 

Parallélement,  on voit se craqueler la théorie de l’évolution. Elle est encore largement dominée par le néo-darwinisme où tout résulte du hasard des mutations dont certaines sont retenues en fonction de la sélection naturelle, et tout cela sans finalité. Pourtant, il devient de plus en plus certain que cette théorie souffre de nombreuses insuffisances. Elle ne serait pas toujours graduelle comme il était affirmé mais elle subirait parfois des sauts qui pourraient être très rapides. Elle semblerait pour certains canalisée quand d’autres émettent l’idée de formes archétypales à l’intérieur desquelles s’observeraient en effet des évolutions soumises aux mutations et contraintes d’environnement. Une grande théorie de l’évolution regroupant toutes les observations restent à construire.

Dans les neurosciences, la conscience est toujours considérée par les matérialistes comme une production du cerveau et pour ceux-ci et avec Jean-Pierre Changeux, l’homme n’est qu’un homme neuronal. Pourtant, là aussi, des chercheurs contestent vivement cette vision et considèrent au contraire la conscience comme partiellement ou totalement extérieure au cerveau et à la matière.

Dans les mathématiques mêmes, certains parlent d’états particuliers d’où jailliraient parfois des découvertes intuitives. Les mathématiques pourraient être, selon certains de ces spécialistes, un champ, un monde, au delà du réel mais constitutif de celui-ci et auquel  certains mathématiciens auraient parfois accès. Depuis le théorème de Gödel, les mathématiques et la logique nous ont dit  que certaines  certitudes restaient indémontrables.

A la lecture du livre de Jean Staune, on mesure à quel point  la pensée matérialiste qui domine encore très largement la science aujourd’hui est bien devenue notre nouvel obscurantisme dans la mesure où elle limite le réel à la matière et en cela nous en donne une représentation inexacte. Il est temps de prendre en compte dans les sciences mais aussi bien sûr dans notre vie un réel beaucoup plus vaste que celui de la matière.

Cette nouvelle vision scientifique est totalement partagée par le Temple des Consciences.

Pour accéder à une synthèse des conclusions  du livre de Jean Staune

projets de lecture-1- la critique de la modernité,de l’idéologie de progrès, de l’économisme et la post-modernité

Pour préparer le nouveau paradigme de la trans-rationnalité, du post-modernisme, que j’ai présenté comme notre devenir possible et souhaitable dans l’onglet « à propos » j’ ouvre une page nouvelle dans les projets de lecture. Celle-ci est  réservée à la critique du paradigme dans lequel l’homme occidental s’est enlisé et qui  se répand sur l’ensemble de la planète.

La plupart des ouvrages présentés révélent le côté négatif de la modernité ou font ressortir le caractère idéologique du progrès, la religion dominante des temps modernes qui s’est installée à la Renaissance et a pris une  expansion hégémonique au cours des deux siècles passés. Il faut aussi y associer la critique de ce que certains appellent l’économisme et qui a réduit le sens de la vie humaine à sa seule fonction économique : produire et surtout, pour un occidental, consommer de plus en plus.

Le premier livre présenté est l’homme unidimensionnel de Marcuse écrit en 1964 et traduit en 1968. Cet ouvrage garde  sa valeur d’analyse de notre société  près de cinquante ans après.

Nous nous limiterons pour cet article à reprendre quelques passages de l’analyse du livre qui figure dans la présentation de celui-ci.

Marcuse cherche déjà une voie différente de  celle du néo-capitalisme et de celle du collectivisme encore largement dominée par le courant stalinien pour analyser la société industrielle avancée.

Il semble qu’en 1964, tout du moins dans la société américaine, le prolétariat soit en voie de disparition. L’homme devient de moins en moins utile en tant que producteur et de plus en plus en tant que consommateur.

Pour que la société technologique devienne une société indestructible il faut que les actes,  objectifs, valeurs soient réduits à une seule dimension, à la dimension positive qui fait converger les forces vers le maintien du système. La société doit apparaître comme unidimensionnelle c’est à dire exempte de négativité.

En posant l‘Homme unidimensionnel comme négation de l’Homme vrai , le cri de désespoir de Herbert Marcuse espère encore être entendu, puis compris, préservant ainsi la dernière chance d’échapper à l’enfermement total.

Ainsi l’univers unidimensionnel entraîne-t-il l’homme à traduire le négatif en positif, l’irrationnel en rationnel, l’aliénation en liberté, le faux en vrai.

Chassé de l’univers politique, de la conscience, du discours, de la raison, c’est au confin de la pensée là où resurgit la métaphysique, le mythe, le fantasme, la folie de l’imagination dans l’expression artistique et la réflexion philosophique que le refus a trouvé refuge.

Là, se joue l’ultime bataille entre les forces qui tentent de camoufler la négativité et celles qui tentent de nier le positif.

Il est possible de réunir les moyens de répression de la société en une seule expression : la rationalité technologique.

Le fait le plus marquant de la société technologique est que l’homme n’est même plus « l’instrument  » de la production, il en est la « matière première ». On lui façonne de faux besoins, de faux désirs, une fausse conscience insensible  a ce qu’elle a de faux.

La rationalité technologique révèle son caractère politique en même temps qu’elle devient le grand véhicule de la plus parfaite domination. La fausse conscience qui s’établit grâce à la propagande, à la publicité, à l’information et à la culture unidimensionnelle de masse est en même temps une conscience heureuse satisfaite d’une domination qui apparaît sous les traits d’une liberté.On assiste au rejet du transcendantal.

L’Homme est devenu un infirme heureux : toutes les actions, toutes les valeurs sont jugées selon les critères du fonctionnel, de l’opérationnel ou de l’inéfficace.

Dans cet enfermement de l’univers du discours, c’est la pensée qui est atteinte. Seule a droit d’accès à la rationalité et à la vérité, la logique mathématique au détriment de la logique de la contradiction et du mouvement. La Connaissance est une dimension intégrée, l’Amour une dimension perdue.

Herbert Marcuse remet en vigueur le caractère libérateur du désespoir. Le néo-capitalisme est un système planétaire. C’est donc à cause des parias, des autres races, des autres couleurs, des persécutés, des chômeurs que l’espoir peut encore nous être  donné.

 

 

 

 

 

 

2 – Un regard sur le Temple : présentation de la page « Accueil »

Quatre ans après les premières réflexions qui ont conduit à la création du Temple des Consciences, après plusieurs tentatives de création de la page d’accueil j’ouvre aujourd’hui cette page nouvelle, plus personnelle, qui permettra, je l’espère, à celle ou celui qui vient sur le site, de mieux comprendre ce qu’est l’esprit du  Temple des Consciences.

vers la page d’Accueil

Denis Brossier

1- Un regard sur le Temple : présentation

Par ce premier message je vous fait part de l’ouverture du blog à une vision personnelle de la construction du Temple des Consciences.

A ce jour, le Temple des Consciences comptent 325 pages réparties sur des thèmes divers et je ne peux évidemment pas suivre régulièrement tout cet ensemble. Plusieurs solutions sont envisageables et la plus simple serait de réduire de façon drastique le nombre de pages mais alors quelle perte en diversité !

La seconde solution que je garde en mémoire est celle d’une construction collaborative. Confier telle ou telles pages ou sous-pages à celle ou celui qui serait attiré par la réalisation de celles-ci. Cela me paraît la solution la meilleure mais qui demande alors un minimum d’adhésion à un sens commun de la construction.  Pour l’instant un seul artisan est à l’ouvrage … et à temps partiel. Pourtant la longévité du Temple des Consciences et de ce qu’il représente passe nécessairement par une voie collective qui serait à définir avec les co-participants.

Il reste alors une troisième solution que je vous présente aujourd’hui : Au fur et à mesure des  adjonctions ou modifications importantes sur le site, je présenterai celles-ci dans le blog toujours de la même manière : le numéro d’ordre – « un regard sur le Temple »  puis la page sur laquelle porte ce regard. Ce regard correspondra souvent à un remodelage des pages avec des ajouts personnels.

J’envisage de publier de tels articles sur un rythme pouvant fluctuer entre un rythme mensuel et un rythme trimestriel. Ces articles s’ajouteront aux publications des articles repris sur le net.

Ainsi, l’ensemble  des pages restera centré sur des apports extérieurs de sites, vidéos ou autres qui constitueront la base du Temple, sa variété vivante – il y a peu de jours où des liens vers des sites ne sont pas cassés du fait de la disparition de ces derniers et il conviendrait à l’opposé de pouvoir réactualisé les présentations  qui sont faites pour recueillir de nouveaux sites.

Bref, le constructeur apparaît dans la construction !