Le nouveau coronavirus 2019-nCoV contiendrait des traces d’utilisation d’outil génétique

chiffre mondial de la contamination en temps réel  pour le Covid-19 ( source OMS)

 

 

origine : Jameslyonweiler.com: Close-up on Bootstrap value of 75 for available 2019-nCoV from Lu et al., 2020 The Lancet article [Full Text]  ( origine document : the Lancet )

 

origine Futura Sciences.com    :  A. Des particules libres du virus 2019-nCoV photographiées en microscopie électronique en coloration négative. B. Les particules virales dans les cellules de l’épithélium respiratoire des patients infectés sont désignés par des flèches. © Zhu, et al. NEJM, janvier 2020  

 

Dr-Kihal Abderraouf , pharmacien hospitalier à la clinique privée de Skidda – Algérie publie cette information sur sa page Facebook le 5 mars 2020

 

L’information circule en fait depuis déjà le 4 février 2020 sur le site Cogiito 

Elle est la traduction du site Naturalnews.com (article du 3 février 2020)

L’information initiale est  produite par le chercheur  en génomique James Lyons-Weiler dans un article  publié le 30 janvier 2020 :  le code génétique de l’outil pShuttle se trouve dans le coronavirus qui circule dans la nature. ( cf photo ci-dessus de la partie du code qui appuie selon lui cette  révélation)

Etrangement cette information qui date aujourd’hui de près de deux mois n’est à ce jour semble -t-il pas contredite par des approches scientifiques de même niveau.

Cette révélation trouve un écho dans une réflexion du Dr Yuhong Dong, titulaire d’un doctorat en maladies infectieuses de l’Université de Pékin, qui suggère aussi que le génie génétique pourrait avoir été impliqué dans sa création.

Le 27 janvier 2020, une étude de 5 scientifiques grecs a analysé les relations génétiques du 2019-nCoV et ils ont rejeté l’hypothèse selon laquelle le 2019-nCoV provenait de mutations naturelles aléatoires entre différents coronavirus.

 

Le codage génomique du Coronavirus n’est pas naturel.
Le nouveau coronavirus 2019-nCoV, est désormais confirmé comme une souche artificielle qui a été utilisée dans la recherche, que ce soit sur les armes biologiques ou dans les expériences de vaccins.
Les séquences génétiques identifiées dans la souche de coronavirus sont, sans aucun doute, la preuve que les ingénieurs humains ont bricolé la souche en question.
L’un des outils utilisés pour accomplir ce génie génétique s’appelle pShuttle [1].
Il s’agit d’un ensemble d’outils génétiques qui peuvent transporter une charge utile de gènes à insérer dans le virus cible.
La méthode d’utilisation de pShuttle est décrite dans un document [2] PubMed intitulé :
Un système simplifié pour générer des adénovirus recombinants.
Le résumé de l’article décrit « une stratégie qui simplifie la génération et la production de tels virus ».
⚠️ Au cours de ce processus, le pShuttle laisse derrière lui un code unique, tel une « empreinte digitale » de la modification génétique.
C’est cette empreinte digitale qui a maintenant été identifiée dans le coronavirus !!
➡️ Le chercheur en génomique James Lyons-Weiler, révèle dans un article: [3]
 » Nous avons trouvé une similitude de séquence significative de INS1378 avec un vecteur pShuttle-SN qui était utilisé dans les années 1980 en Chine, pour créer un coronavirus plus immunogène.
Il existe des preuves claires, que cette séquence génomique provient d’un événement de recombinaison induit en laboratoire..
Une autre séquence de gènes montre également une correspondance de 92 % avec la protéine Spike du coronavirus du SRAS.
Le processus pour y parvenir a été breveté en 2004 par des chercheurs chinois, comme le montre ce lien de brevet. [4]     « 

( Le 23 mars 2020 Dr. James Lyons-Weiler  publie un complément rectificatif à son article du 30 janvier.  – ci dessous traduction automatique Google- « 

Nous avons trouvé un motif protéique "signature" de pathogénicité qui semble caractéristique du 2019-nCoV. Plus précisément, la séquence la plus ancienne que nous avons à ce jour (à partir de 2005) qui partage l'empreinte du motif est HK-3. HK-1 et HK-2 partagent une partie de la signature de la pathogénicité, mais seul HK-3 a la correspondance complète. Nous rédigeons actuellement un rapport.

IPAK est à la pointe de la compréhension de l'origine du coronavirus 2019-nCoV, et bien que nous n'en ayons pas (et pour le moment, le 2/7/2020), et que personne d'autre n'ait une réponse solide et définitive, nos analyses ont été contribué à poser des questions difficiles sur les origines de 2019-nCoV.

En janvier, nous avons analysé des séquences pour déterminer s'il existe un lien entre les coronavirus de chauves-souris sauvages et des virus hébergés en laboratoire, et nous avons trouvé une connexion possible à une technologie de séquence vectorielle originaire de Chine appelée pShuttle-SN. Après une analyse plus approfondie, le lien n'est clairement pas direct; cependant, le résultat n'était pas faux. L'analyse originale publiée du génome 2019-nCoV avait un segment, appelé plus tard "le fragment du milieu", que personne ne pouvait associer à aucune séquence connue. Notre analyse a montré pShuttle-SN, et donc des protéines de pointe.

Les mises à jour et les nouvelles données soutiennent toujours un lien potentiel avec des séquences hébergées en laboratoire à Nanjiang et à Wuhan en tant que parents les plus similaires compte tenu des données de la protéine Spike en 2019-nCoV. Nos résultats, résumés ci-dessous, sont préliminaires, mais sont basés sur des techniques phylogénétiques standard (description)

Nous appelons les scientifiques de tous les laboratoires en Chine et dans tous les pays à séquencer tous les échantillons de coronavirus hébergés, propagés et stockés. De nouvelles données sont nécessaires pour étoffer ces relations à la fois avec des analyses au niveau de la base du génome entier, des gènes multiples, des gènes uniques et des nucléotides. Nous demandons aux analystes de données d'étudier ces séquences, en particulier en ce qui concerne la localisation génomique et les emplacements des motifs protéiques, et les sous-séquences autour des gènes codant pour la protéine Spike du coronavirus dans des séquences publiées pour rechercher des preuves de recombinaison à proximité et à l'intérieur du gène.

Pour envoyer des nouvelles sur les nouvelles données de séquence et les nouveaux résultats à l'aide des données existantes sur les coronavirus, à IPAK, contactez info@ipaknowledge.org ou tweetez un lien vers @lifebiomedguru. Nous partagerons tous les résultats rapportés sur nos réseaux sociaux.


Lyons-Weiler n’est pas le seul à évaluer les origines du génie génétique du coronavirus.
➡️ Le Dr Yuhong Dong, titulaire d’un doctorat en maladies infectieuses de l’Université de Pékin, écrit :
▪️Ce nouveau coronavirus possède des caractéristiques virologiques sans précédent qui suggèrent que le génie génétique pourrait avoir été impliqué dans sa création.
Il désigne un article scientifique du 30 janvier publié dans The Lancet [5], qui conclut que « la recombinaison n’est probablement pas la raison de l’émergence de ce virus ».
Il termine en ces termes scientifiques :
▪️« Comment ce nouveau virus pourrait-il être si intelligent qu’il mute précisément sur des sites sélectionnés tout en préservant son affinité de liaison avec le récepteur ACE2 humain ?

▪️Comment le virus a-t-il modifié seulement quatre acides aminés de la protéine S ?

▪️Le virus savait-il comment utiliser les répétitions palindromiques courtes en grappe régulièrement espacée (CRISPR) pour s’assurer que cela se produirait ? »
Cela ne pouvait pas arriver par hasard !

En d’autres termes :
Le coronavirus n’est pas une mutation aléatoire dans la nature.


➡️ Le 27 janvier 2020, une étude de 5 scientifiques grecs [6] a analysé les relations génétiques du 2019-nCoV et ont rejeté l’hypothèse selon laquelle le 2019-nCoV provenait de mutations naturelles aléatoires entre différents coronavirus.
▪️« le nouveau coronavirus fournit une nouvelle lignée pour près de la moitié de son génome, sans relation génétique étroite avec d’autres virus dans le sous-genre du sarbecovirus », et a un segment moyen inhabituel jamais vu auparavant dans aucun coronavirus.
Tout cela indique que 2019-nCoV est un tout nouveau type de coronavirus.
Les auteurs de l’étude ont rejeté l’hypothèse originale selon laquelle le 2019-nCoV provenait de mutations naturelles aléatoires entre différents coronavirus.
Leurs étude se conclut en signifiant :
Ce coronavirus n’a pas de lignée avec d’autres virus dans « l’arbre généalogique » que l’on trouve dans la nature..
Cela signifie que tous les médias grand public nous mentent sur les véritables origines du coronavirus.
De nombreux autres scientifiques du monde entier étudient actuellement les séquences génétiques trouvées dans le coronavirus et concluent de plus en plus que des éléments du virus ont été modifiés.
JUSQU’À PRÉSENT, ILS ONT ESSAYÉ D’INCITER LE PUBLIC À CROIRE QUE TOUT CELA ÉTAIT UNE SORTE D’ACCIDENT DE MÈRE NATURE, MAIS CELA N’A FONCTIONNÉ QUE PARCE QUE LA PLUPART DU PUBLIC NE COMPREND PAS ASSEZ LA SCIENCE POUR CONTRER LA PROPAGANDE OFFICIELLE.
Cependant, il y a plus qu’assez de scientifiques indépendants dans le monde pour prouver que cette souche pandémique a été conçue par l’homme.
De plus en plus de preuves apparaissent chaque jour !!
Que fait la censure !?
Si l’on est habitué à une réponse par la censure et pas seulement sur les réseaux sociaux, ces articles circulent librement..
Pourquoi ?
Il s’agit là d’éminents scientifiques, reconnus pour leurs contributions dans de nombreuses avancées scientifiques.
Les articles sont publiés dans des revues spécialisées, et n’ont rien des allégations d’un journalistes en mal de reconnaissance.
Les censurer n’est donc pas possible, sans remettre en cause le sérieux du travail de ces gens et celui de ces revues.
La seule possible censure, consiste en diverses pressions financières sur leurs laboratoires, dans la perspective d’obtenir un erratum.
➡️ C’est ainsi que le laboratoire d’étude IPAK (Institute for Pure and Applied Knowledge) du chercheur James Lyons-Weiler, publiera un mois plus tard, un article semblant vouloir nuancer quelque-peu sa découverte [7] :
Nos analyses ont contribué à poser des questions difficiles sur les origines de 2019-nCoV..
Nous avons trouvé une connexion possible à une technologie de séquence vectorielle originaire de Chine appelée pShuttle-SN.
Après une analyse plus approfondie, le lien n’est pas clairement direct; cependant, le résultat n’était pas faux !!
L’analyse originale publiée du génome 2019-nCoV avait un segment, appelé plus tard ‘le fragment du milieu’, que personne ne pouvait associer à aucune séquence connue.
Notre analyse a montré pShuttle-SN, et donc des protéines de pointe.
Les mises à jour et les nouvelles données, soutiennent toujours un lien potentiel avec des séquences hébergées en laboratoire à Nanjiang et à Wuhan en tant que parents les plus similaires, compte tenu des données de la protéine Spike en 2019-nCoV.
Nous appelons les scientifiques de tous les laboratoires en Chine et dans tous les pays à séquencer tous les échantillons de coronavirus hébergés, propagés et stockés. De nouvelles données sont nécessaires pour étoffer ces relations.
Nous demandons aux analystes de données d’étudier ces séquences, pour rechercher des preuves de recombinaison à proximité et à l’intérieur du gène.

Références :
[1] https://www.addgene.org/16402/
[2] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9482916
[3] https://jameslyonsweiler.com/…/on-the-origins-of-the-2019-…/
[4] https://patents.google.com/patent/CN1276777C/en…
[5] https://www.thelancet.com/…/PIIS0140-6736(20)30251…/fulltext
[6] https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.01.26.920249v1
[7] http://ipaknowledge.org/2019-ncov-coronavirus-origins.php

Question : le Coronavirus s’est-il échappé d’un laboratoire chinois ?

(source : Santé-corps-esprit 3 février 2020)

Personne ne sait actuellement d’où vient le fameux coronavirus 2019-nCov.

On pensait qu’il venait d’un marché aux poissons de la ville de Wuhan.

Mais une étude tout juste publiée dans le journal The Lancet sème le doute[cf là : publication The Lancet du 20 janvier 2020]. ( The Lancet a publié une étude démontrant que sur 41 cas, 13 n’avaient eu aucun contact avec le marché au poisson, y compris le ‘patient zéro’.)

Des chercheurs ont analysé en détail 41 patients victimes du coronavirus.

Et ils ont découvert que le tout premier cas date du 1er décembre… et n’a aucun lien avec le marché aux poissons de Wuhan !

Par ailleurs, sur les 41 cas examinés, 13 n’avaient pas non plus le moindre lien avec ce fameux marché : ils ne fréquentaient pas ce marché, et personne dans leur entourage n’avait été infecté par quelqu’un ayant fréquenté le marché.

« 13 patients sans lien avec le marché aux poissons, cela fait beaucoup », a déclaré le Pr Daniel Lucey, spécialiste des maladies infectieuses à l’Université de Georgetown[26 janvier 2020 John Cohen sur Sciencemag.org ].

Ainsi, il est tout à fait possible qu’un patient ait contracté le virus en dehors du marché… PUIS que ce patient l’ait introduit dans le marché… ce qui a accéléré l’épidémie.

Au total, selon l’un des auteurs de l’étude parue dans le Lancet, le Dr Bin Cao, « il paraît clair, maintenant, que le marché aux poissons n’est pas la seule origine du virus. Mais pour être honnête, on ne sait toujours pas d’où il vient » [3].

Donc, on ne sait pas.

Mais je voudrais vous parler d’une hypothèse très crédible, dont les médias ne parlent pas encore.

Attention : je ne dis pas que cette hypothèse est la vérité (je répète : on n’a pas de certitude).

Mais de mon point de vue, c’est une des hypothèses les plus sérieuses à ce jour.

Cette hypothèse crédible, c’est que ce virus s’est échappé par accident d’un laboratoire scientifique chinois.

Quatre faits TRÈS TROUBLANTS qui pointent vers le laboratoire de Wuhan

FAIT NUMÉRO 1 : Wuhan abrite un centre de recherche spécialisé dans les virus

C’est peut-être une coïncidence.

Mais l’épidémie a éclaté dans la seule ville en Chine qui abrite un laboratoire spécialisé dans l’étude des virus dangereux.

Ce laboratoire, ouvert en 2017, avait pour mission de « préparer et répondre aux futures épidémies »[4].

C’est le seul laboratoire en Chine qui est accrédité au « niveau 4 de sécurité » (P4), ce qui lui permet de manipuler les pathogènes les plus dangereux au monde, comme Ebola.

Dans ces laboratoires de niveau 4, les chercheurs doivent prendre une douche à l’arrivée et à la sortie, et enfiler un scaphandre très spécial.

FAIT NUMÉRO 2 : Ce centre de recherche est spécialisé dans les CORONAVIRUS

Il faut savoir que ce nouveau laboratoire P4 a été construit au cœur de l’Institut de Virologie de l’Académie chinoise des Sciences.

Donc, les plus grands spécialistes chinois des virus sont à Wuhan, dans ce laboratoire.

Et ce qui les intéresse le plus, ce sont, devinez-quoi : les coronavirus !

Pourquoi ? A cause du SRAS !

ous vous souvenez probablement de la frayeur du SRAS, en 2003. (cf info Institut Pasteur)

Eh bien le SRAS est un coronavirus…

…apparu pour la première fois en Chine…

…et qui a causé la plupart de ses victimes en Chine.

Voilà pourquoi beaucoup de scientifiques Chinois travaillent sur les risques liés à ces coronavirus.

FAIT NUMÉRO 3 : Les scientifiques de ce centre ont créé un coronavirus ARTIFICIEL en 2015

2015, les scientifiques de l’Institut de virologie de Wuhan ont publié un article très inquiétant dans Nature Medicine[5].

Les auteurs de l’article signalent qu’il existe un risque d’épidémie humaine lié à un nouveau coronavirus, issu des chauves-souris.

Mais pour arriver à cette conclusion, ils ont – tenez-vous bien – créé un coronavirus de toutes pièces !

A l’époque, le virologue Simon Wain-Hobson, de l’Institut Pasteur, s’était ému publiquement des risques de cette manipulation génétique : « si le virus s’échappe, personne ne peut en prévoir la trajectoire », avait-il déclaré[cf article du 12 novembre nature.com ].

Comment un article du 16 avril 2014  de Martin Furmanski sur Slate donne un éclairage complémentaire à la piste des laboratoires 

Une brève et terrifiante histoire de virus s’échappant des laboratoires

( quelques extraits de cet article)

  • Le 12 avril 2014, l’Institut Pasteur publie un communiqué pour le moins étonnant. Il a «égaré» 2.348 tubes contenant du Sras:

Le danger d’une pandémie artificielle, causée par une fuite de laboratoire, n’a rien d’hypothétique: on en a connu une en 1977, survenue parce que des scientifiques craignaient l’imminence d’une pandémie naturelle. D’autres fuites de laboratoires, concernant des pathogènes à haut-risque, ont été à l’origine de contagions dépassant le simple personnel des laboratoires concernés. L’ironie de la chose, c’est que ces établissements travaillaient sur ces pathogènes dans le but de prévenir les épidémies qu’ils allaient eux-mêmes provoquer. Leurs conséquences tragiques ont donc souvent été qualifiées de «prophéties auto-réalisatrices».

Le virus H1N1 humain réapparaît en 1977, en Union soviétique et en Chine. Des virologistes, se fondant sur des tests sérologiques et génétiques précoces, suspectent rapidement une fuite de laboratoire pour un virus datant de 1949-1950. Des soupçons ensuite confirmés grâce aux progrès des techniques de génomique.

En 2010, cette confirmation devient un fait scientifique: «Le cas le plus célèbre d’une souche virale échappée d’un laboratoire concerne la ré-émergence de la grippe A H1N1, observée pour la première fois en Chine en mai 1977, et quelques temps après en Russie», affirment des chercheurs. Le virus a sans doute fuité d’un laboratoire qui préparait un vaccin à base d’une souche atténuée de H1N1, et ce pour répondre à l’alerte déclenchée par la pandémie américaine de grippe porcine.

Entre 1963 et 1978, le Royaume-Uni n’a connu que quatre cas de variole (sans aucun décès), importés par des voyageurs en provenance de zones où la maladie était endémique. Mais, pendant la même période, on a dénombré au moins 80 cas et 3 morts, causés par trois fuites, de deux laboratoires différents.

Années 2000 | Flambées de Sras, après l’épidémie principale

En 2003, le Syndrome respiratoire aigu sévère se propage à 29 pays, causant 8.000 infections et au moins 774 morts.

Le Sras n’a pas réémergé naturellement, mais on dénombre 6 fuites de laboratoires de virologie: une à Singapour et une à Taïwan, et quatre dans un même laboratoire de Pékin.

 

et si le covid-19 était aussi l’occasion de faire muter nos sociétés ?

 

 

A toute chose malheur est bon. Lorsque l’épidémie du covid-19 aura été jugulée, il faudra réfléchir à ce cri lancé il y a plus de quarante ans par le commandant Cousteau  – 2 mn 04-et refuser de poursuivre notre vie dans la course folle dans laquelle nous sommes engagés et nous orienter vers une vie simple et plus dépouillée.

Ce mouvement de fond devra s’accompagner dans nos démocraties  du vote en faveur de celles et ceux qui veulent s’orienter  sérieusement dans cette direction et éviter de choisir celles et ceux qui vont nous proposer seulement de repeindre les façades en vert.

Extrait de radioscopie de Jacques Cousteau -1977

Il y a plus de 40 ans Jacques Cousteau dénonçait les excès de notre mode de vie :

Notre vie est intimement liée à la vie des océans.

La seule chose qui compte c’est la  vie disait-il,  c’est celle de nos enfants, nos petits enfants. C’est le bonheur de vivre , la joie, les fleurs, les oiseaux …

quand j’étais jeune j’avais le temps de discuter avec la crémière … aujourd’hui on n’a plus le temps…

 

Il faut produire en qualité plutôt qu’en quantité. Il faut simplifier notre vie, la dépouiller 

 

 

 

La transmutation posthumaniste

Isabelle Barbéris : maître de conférence en arts de la scène. Université Paris-Diderot, spécialiste  du théâtre  contemporain

Michel  Bel : professeur de philosophie en retraite -spécialiste de Heidegger

Jean-François Braunstein : philosophe – professeur d’université -travaux sur l’histoire des sciences et philosophie des sciences

Paul Cesbron : gynécologue obstétricien ancien chef de la maternité de Creil

Denis Collin : philosophe dans la suite de la pensée de Marx – essaie de concilier socialisme et républicanisme.

Anne Lise Diet : psychologue, psychanaliste 

Emmanuel Diet : psychologue -agrégé de philosophie docteur en psychopathologie

Christian Godin : philosophe , maître de conférence Université Blaise Pascal , Clermont-Ferrand

Aude Mirkovic : juriste, essayiste, maître de conférence sciences criminelles Université d’Evry, militante catholique engagée dans le combat contre la gestation pour autrui et procréation médicalement assistée, combat contre l’avortement

Isabelle de Montmollin : docteur en philosophie Université de Lausanne

François Rastier :  docteur en linguistique-directeur de recherche émérite CNRS

Pierre-André Taguieff : politologue,  sociologue, historien des idées, directeur de recherche  honoraire au CNRS -engagé dans la lutte contre tous les racismes

Patrick Tort : docteur en littérature, linguiste, philosophe , historien des sciences. Il a notamment analysé la dimension anthropologique de l’œuvre de Darwin. Aux yeux de certains, la réflexion de Patrick Tort s’inscrit dans le cadre du marxisme, courant de pensée auquel il a consacré plusieurs ouvrages. 

Patrick Tort conçoit alors le projet d’une encyclopédie mondiale du darwinisme qui réunirait également toutes les connaissances issues de la biologie et des sciences humaines possédant un lien direct ou indirect avec la naissance et les développements du transformisme

Thierry Vincent : journaliste anti Front National , émission « Special Investigation  » sur Canal , 90 minutes et Envoyé spécial en 2017

sur l’inactuelle – revue d’un monde qui vient 

 

Michel Henry publiait en 1987 un livre important, La barbarie, où il s’agissait de montrer que la science, telle qu’elle s’est instituée en discipline maîtresse, détruit la culture dès lors qu’elle est laissée à sa propre dynamique. Pour Michel Henry, cette science livrée à elle-même est devenue la technique, une « objectivité monstrueuse dont les processus s’auto-engendrent et fonctionnent d’eux-mêmes ». Corrélativement, les idéologies célèbrent l’élimination de l’homme et la vie est condamnée à fuir.

Ce que Michel Henry analysait si lucidement voilà plus de trente ans a pris une ampleur considérable. L’élimination de l’homme est en cours, réellement et non pas seulement symboliquement à travers la destruction de la culture, qui était le centre de l’ouvrage de Michel Henry. Sous nos yeux se produit une véritable « transmutation posthumaniste » pour reprendre le titre de l’ouvrage collectif qui vient de paraître. Le transhumanisme nous conduit au-delà de l’humain, vers un posthumain, puisque nous avons appris que l’homme doit être dépassé ainsi que le disait Nietzsche !

Vers le posthumanisme.

Le posthumain, en effet, n’est plus simplement un thème de science-fiction. Il est revendiqué par des gens très sérieux qui y voient l’avenir même du mode de production capitaliste et l’avenir de l’humanité. Ainsi, fort nombreux sont les membres des cercles dirigeants des entreprises de la « high tech », souvent basées en Californie, qui revendiquent cette recherche du posthumain. Les dirigeants de Google, Larry Page et Sergey Brin, sont des adeptes fervents de la recherche posthumaniste et l’une des têtes pensantes de cette entreprise, Ray Kurzweil, la défend avec ardeur dans de très nombreux ouvrages depuis maintenant près de trois décennies.

C’est Ray Kurzweil qui déclarait : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres, qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré ». Et encore ceci : « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. »

La transmutation posthumaniste.

Bien qu’ils aient des angles de vue différents et des philosophies parfois divergentes, les auteurs de l’ouvrage La transmutation posthumaniste mettent en évidence les principaux aspects de ce qui se joue autour de cette affaire. Je propose de regrouper tout cela sous le terme « trans » : il s’agit bien de transgresser toutes les frontières, frontières des espèces, frontière entre les sexes, frontière entre l’homme et la machine. Toutes ces frontières peuvent être transgressées, nous dit-on, car l’homme peut devenir le maître de ce qu’il deviendra, dans la mesure où, premièrement, ces frontières doivent toutes être considérées comme des constructions sociales et où, deuxièmement, grâce à la science et à la technique, l’homme peut s’émanciper de ce qu’il considère comme un donné naturel. La transgression des frontières de l’humain nous conduira au posthumain – et ici il n’est pas nécessaire de faire des distinguos subtils entre transhumanisme et posthumanisme, puisque, dans tous les cas, c’est l’humain tel que nous le connaissons qui est réputé obsolète.

Pierre-André Taguieff montre ici le lien de l’eugénisme classique (dont il rappelle combien il fut partagé aussi par des politiques et intellectuels de gauche), l’eugénisme nazi et les bricolages posthumanistes. De l’élevage des humains par les nazis à la sélection des gamètes pour obtenir des humains améliorés, il y a une continuité. Alors que les nazis devaient encore faire appel aux méthodes classiques de l’élevage des bêtes, la génétique et les « ciseaux à ADN » (CRISPR) promettent un eugénisme scientifique en évitant la nécessité d’éliminer brutalement tous les sous-hommes.

Godin montre cependant que le posthumanisme est l’accomplissement du rêve libéral. Est-ce contradictoire ? Nullement : le libéralisme veut supprimer tous les obstacles à la domination des forts, comme l’a fort justement montré Domenico Losurdo dans sa Contre-histoire du libéralisme.

La négation des corps.

Ce courant ancien en croise un autre : celui qui veut abolir la différence des sexes et faire des enfants le résultat d’un « projet parental ». La « fabrique des bébés » est justifiée par les revendications des prétendues « minorités opprimées » qui se verraient dénier le droit à l’enfant par l’ordre patriarcal hétérosexuel… Les couples homosexuels ouvrent la voie : ils veulent pouvoir se faire fabriquer des enfants selon leur convenance. La « parenté d’intention » prend le pas sur la parenté biologique remisée au rang des vieilleries, bien que la technique ne puisse pas encore s’en passer complètement. Le bouleversement dans l’édifice du droit civil impliqué par ces notions extravagantes est souligné par la contribution d’Aude Mirkovic. PMA et GPA apparaissent maintenant comme les moyens de cette marche vers l’élimination de la procréation biologique dans la naissance des enfants.

Le dernier pas est l’abolition pure et simple de la différence des sexes et la promotion du « transgenre » en tant que modèle de l’humanité future. L’article de Denis Collin montre que le « transgenre », avec l’invraisemblable et très glauque bricolage des opérations de « réassignation » de sexe, constitue le banc d’essai du posthumain. Il y a dans l’idéologie posthumaniste toute une conception du corps qu’interroge Anne-Lise Diet, un corps réduit à l’état de machine, transformable à volonté et prétendument totalement indépendant du sujet tout-puissant qui le modèle à sa guise.

Le triomphe de la technoscience biologique s’exprime par le développement d’une idéologie folle. Les Dr Frankenstein semblent avoir pris le pouvoir. La génétique combinée à l’Intelligence Artificielle annonce l’avènement d’une nouvelle espèce, comme dans la littérature ou le cinéma de science-fiction. L’un des auteurs du livre, Jean-François Braunstein s’était interrogé sur La philosophie devenue folle, et, aujourd’hui, c’est la technoscience qui est devenue tout aussi folle que la philosophie.

La raison en est à chercher dans la marche du mode de production capitaliste : la course à l’accumulation du capital, qui est le moteur de ce système « économique », suppose la course à la productivité d’une part et l’extension infinie du domaine de la marchandise d’autre part. C’est la domination du travail mort sur l’individu vivant qui en est l’aboutissement. De ce point de vue, le posthumanisme réalise les fins ultimes du mode de production capitaliste et rend l’humanité surnuméraire. Il est donc assez compréhensible que les secteurs les plus avancés du capital (les GAFA) soient les plus enthousiastes pour cette destruction généralisée de l’humain. Inversement, la critique du posthumanisme est devenue le préambule nécessaire d’une critique généralisée du monde dominé par le capital.

Denis Collin

Du rôle de la science dans l’absurdité contemporaine

 

 

Christian Godin : l’Humanité

Christian Godin est maître de conférences de philosophie à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, et collaborant à différents journaux ou périodiques

 » Le drame de notre temps, diagnostique Olivier Rey, vient de ce que notre culture est organisée et dominée par ce qu’il y a de plus antinomique avec la culture, à savoir la science, puisque celle-ci ne cesse de briser notre lien avec la totalité, ce que le poète Hölderlin appelait le divin. »

Itinéraire de l’égarement. Du rôle de la science dans l’absurdité contemporaine, d’Olivier Rey, Le Seuil, 338 pages – 1/10/2003

Peut-on en vouloir aux scientifiques d’avoir soumis la totalité du monde à la dictature du calcul et de l’efficacité interroge le mathématicien Olivier Rey dans un brillant essai sur la modernité.

Professeur de mathématiques à l’École polytechnique, chercheur au CNRS, il enseigne aujourd’hui la philosophie à l’Université Paris 1. Olivier Rey nous donne à réfléchir sur l’errance de la science depuis les débuts de l’âge moderne. Itinéraire de l’égarement reprend à nouveaux frais dans un style limpide la question vertigineuse qu’avaient posée les philosophes Whitehead (le Concept de nature) et Husserl (la Crise des sciences européennes) il y a quelques décennies : pourquoi la science, à partir de Descartes et de Galilée, a-t-elle emprunté la voie de la mathématisation de la nature plutôt qu’une autre ?

Est absurde, en effet, ce qui est ruineux pour le sens. Or la science, qui prend le parti de la partie contre le tout et celui de l’élément contre l’ensemble, est ruineuse pour le sens. Ce n’est pas qu’Olivier Rey conteste l’efficacité de la science en matière aussi bien technique que théorique – seulement nous assisterions depuis quatre siècles à un écartement croissant de la connaissance et de la compréhension. Plus nous savons de choses sur le monde, et moins nous le comprenons. Le pacte de connaissance fondé par l’antique sagesse (efforce-toi de connaître et tu comprendras) a été brisé : parce qu’elle ne saisit qu’en amoindrissant, la science aboutit à la dissolution de son objet.

Mise entre parenthèses du sujet, et donc de l’homme, l’objectivité est à ce prix. Plus encore, le réel ne sera considéré que par morceaux. Cette réduction a un symbole : avant même de grossir un objet, le premier rôle d’un microscope et d’un télescope est de l’isoler en restreignant le champ de vision comme le chirurgien masque le corps du patient pour mieux voir la zone à opérer. La neurobiologie qui rabat l’ensemble du mental sur le physiologique représente aujourd’hui le triomphe caricatural d’un réductionnisme auquel Olivier Rey adresse cette objection topique : si un état mental comme une croyance n’est que la traduction d’un état cérébral, à quel état cérébral correspondrait une croyance fausse ?

Mais que serait celui qui appréhende le monde dans son ensemble sur le mode scientifique, sinon, comme l’écrit Rey, un monstre psychopathe ? L’égarement n’est pas seulement théorique, philosophique, il est pratique, existentiel. L’homme moderne a objectivé tout ce qui l’entoure. Il en est résulté un monde d’autant plus aliéné que l’homme, loin d’en être absent, s’y retrouve partout, d’autant plus étranger que, dans quelque direction qu’il se tourne, il ne rencontre que lui-même – ses constructions, ses conceptions. Le rejet de l’anthropomorphisme par la science a abouti à cette situation paradoxale : l’homme se retrouve désormais sans ouverture ni horizon. La seule ressource qui lui reste, pour prévenir l’angoisse qui monte, est de se transformer à son tour en objet, de devenir de part en part justiciable de la science. C’est pour cela que la conception d’une science indifférente au sujet, englobant l’ensemble de la réalité physique, a connu une telle fortune. Le drame de notre temps, diagnostique notre auteur, vient de ce que notre culture est organisée et dominée par ce qu’il y a de plus antinomique avec la culture, à savoir la science, puisque celle-ci ne cesse de briser notre lien avec la totalité, ce que le poète Hölderlin appelait le divin.

Cette domination sans partage, cette pensée unique de la science n’empêchent pourtant pas ses thuriféraires de feindre de se croire menacés et de ferrailler contre des fantômes : le biologiste luttant contre les pensées et les idéologies dominantes, écrit joliment Olivier Rey,  » c’est le peintre pompier fêté au salon, croulant sous les commandes officielles et qui pose en artiste maudit. Le système de pensée et l’idéologie qui règnent, ce sont les siens. Faire comme si une Inquisition féroce et bornée était toujours à vaincre, c’est agir à la manière du chat qui joue avec une bête aux reins brisés, qui s’imagine qu’elle est encore bien vivante pour le plaisir de la terrasser de nouveau « .

table des matières sur pedagopsy.eu

Introduction

I. Misère

1. De l’émerveillement au non-sens

2. Naissance d’une énigme

3. L’énigme n’est pas sans enjeu

4. De l’utilité d’un retour en arrière

5. Des difficultés d’un retour en arrière .

6. Une pensée sous influence

7. Qu’il vaut la peine d’essayer

 II, Le grand tournant

8. La naissance de la science moderne

9. L’alphabet mathématique du monde

1(). Un faisceau préparatoire

11 . La mutation métaphysique

12. L’héritage de Platon

13. D’un monde incréé â un monde créé

14. La réification de la vérité

15. De l’expérience à l’expérimentation

16. Le malentendu

17. La voie cartésienne

18. La science de Descartes

19. Les impasses de la science cartésienne

III, L’individu et la science

20. Religion et science répartition et dispute des rôles

21, La science pour la liberté

22. « À nous deux maintenant »

23. Les souffrances de l’individuation

24. Contre le projet moderne : l’imprécation réactionnaire, la tentation bouddhique

25 L amour-passion

26. La voie de l’action, ou le surmenage et la science

27. Entre autonomie et disparition

28. L’apaisement et l’exacerbation du mal

 IV. Les raisons du succès

29. L’élimination de Dieu

30. La teneur du « miracle »

1. Mathématiques et action

32. Les mathématiques émancipées

33. Des mathématiques à la physique

34. Un monde univoque

35. La science comme langue parfaite

36. La majoration du succès

37. Le rôle de la pensée, et son élimination

V. Les limites du succès

38. L’incomplétude des mathématiques

39. Conséquences de l’incomplétude mathématique

40. L’oubli du sujet

41. L’ébranlement relativiste

.42. La révolution quantique

43. Le rôle de la liberté

44. Ordre et désordre

45. Entropie, temps et vieillissement

46. La fragmentation de la science

47. Par-delà la fragmentation de la science .

48. Les sciences de l’homme

49. Le biologisme

50. Les apories du neurobiologisme

51. La résistance de la conscience

VI. La vie captive

52. Les rnenaces d’effondrement

53. De la peur au ressentiment

54. Du savoir à la recherche

55. Les poses avantageuses, l’affairement, le fatalisme

56. 56. Le grand verrouillage

57. Les affaires sont les affaires

58. Reste un malaise

59. La déchéance spirituelle

60. Le façonnage de la conscience

VII En attendant Godot

61. L’individu autonome et la science

62. Les limites cie la philosophie

63. Le mensonge de l’autonomie

64. Le pas de côté Remerciements

La déconstruction de l’Homme ? « Critique du Système technicien »

 

La déconstruction de l’homme « critique du système technicien »

 

La déconstruction de l’homme

cf le site deconstructionhomme.com

Le livre La déconstruction de l’homme? est un livre collectif paru le 12 octobre 2018 et écrit sous la direction d’Éric Lemaître qui en est l’instigateur et le principal auteur. Il a été commencé en 2016 et achevé en 2017, bien avant l’accès à la présidence d’Emmanuel Macron. Le projet transhumaniste poursuivi par le Président de la République qui souhaite développer la recherche française sur l’intelligence artificielle et positionner la France sur cette thématique en tant que référence mondiale confirme, à bien des égards, les profondes intuitions d’Eric Lemaître. Ce livre permettra donc à ceux qui sont désorientés par le technicisme moderne sans âme de discerner les motivations philosophiques et quasi religieuses qui inspirent cette marche fulgurante vers un nouveau monde et une nouvelle humanité, et d’en repérer les enjeux graves et funestes. Il se veut comme un cri d’alarme lancé à tous les hommes et femmes de bonne volonté pour lequel l’homme, fait à l’image de Dieu, ne peut pas et ne doit pas être déconstruit au gré de la folie d’apprentis sorciers scientistes et de l’ingénierie sociale.

Première partie :

Les fondements philosophiques

de la déconstruction  


1 – Un monde en mutation
2 – Critique du progressisme
3 – L’apparition du transhumanisme !
4 – Racines philosophiques et théologiques du transhumanisme
5 – Les humus du transhumanisme
6 – Les enjeux de la civilisation transhumaniste
7 – Le transhumanisme, une entreprise de déconstruction spirituelle
8 – Le transhumanisme, une vision et un système totalisants
9 – Le transhumanisme et la doctrine de la création
10 – Le transhumanisme, l’inversion théologique de l’anthropologie chrétienne

Deuxième partie :

Les révolutions de la déconstruction 

La révolution anthropologique 


11 – La révolution anthropologique : le concept de genre et ses conséquences bioéthiques
12 – La France in Vitro ou les États généraux de la bioéthique
13 – La révolution génétique, le nouvel eugénisme
14 – L’Europe a-t-elle enterré ses démons ?
15 – Le transhumanisme ou la fin de la femme ?
16 – La famille, le changement de paradigme

La révolution sociétale 


17 – Transhumanisme et révolution sociale
18 – Vers une nouvelle organisation sociale
19 – Transhumanisme et vision politique, la fin du modèle institutionnel
20 – La société iconoclaste, la nouvelle culture numérique
21 – Les mondes numériques et virtuels deviendront-ils demain des univers occultes ?  


La révolution économique 


22 – La nouvelle vision économique du monde numérisé
23 – La dématérialisation de la monnaie, une quadruple menace géopolitique, économique, écologique et sociale
24 – Le culte de la consommation
25 – Babylone, la civilisation du nombre
26 – Serons-nous demain «biopucés» ? 


La révolution technologique 


27 – L’avènement de la « singularité » technologique
28 – L’intelligence artificielle et le transhumanisme
29 – L’intelligence artificielle, fascination et déshumanisation
30 – Le fantasme de l’intelligence artificielle consciente
31 – Le « despotisme éclairé » de la technique  


La révolution écologique 


32 – Écologie et transhumanisme
33 – Renoncer à la toute-puissance et plaider pour la fragilité
34 – Vision sociale et économique dans une perspective biblique 


Conclusion et perspectives 

 

 

 

 

Pourquoi avons-nous écrit ce livre La déconstruction de l’homme ?
Nous avons souhaité l’écrire en raison de notre foi, des convictions spirituelles qui habitent l’entièreté de notre être fait à l’image de Dieu. En écrivant ce livre, nous avons souhaité lire le monde à la lecture des écritures bibliques dont le contenu laisse transpirer dès la Genèse ce qu’il adviendrait d’une humanité éprise de connaissance, d’un savoir déconnecté de toute référence au Dieu créateur.
Dès l’Eden perdu, nous avons compris que l’homme déraciné de toute relation à un Dieu créateur est en effet poussé à s’affranchir de sa finitude et inexorablement tente de se libérer des entraves que constituent son corps et les bornes fixées par Dieu.
Dans ces temps des modernités idéologiques et techniques, l’homme a ainsi engagé dès sa sortie de l’Eden une nouvelle révolution pour dépasser ou enjamber les frontières qui ont jalonné sa dimension existentielle à savoir le corps, le jardin, le travail.
Relativement au corps, un vent de protestations idéologiques souffle chez certains qui ont refusé l’enfermement d’un corps qui fait notre humanité en tant qu’homme ou femme, ceux-là revendiquent la plasticité, la malléabilité des identités « masculin, féminin » et au-delà de notre sexualité qui fonde notre différence en tant qu’homme ou femme. C’est ce rapport au corps qui conduit également l’homme à s’abstraire du monde réel, à aspirer à un monde hors sol, virtuel, déconnecté des réalités qui l’enferment. C’est ce rapport à ce corps limité qui conduit une partie de notre humanité à refuser une vie en relation avec un environnement naturel préférant l’urbanisme, l’artificialisation de la vie la plongeant ou l’immergeant dans la vie virtuelle, une vie virtuelle où se joue par procuration, les fantasmes de l’existence déformée par ces pseudo téléréalités qui résultent de nos usages cathodiques ou d’écrans digitaux.
Nous avons, dès le jardin et avec l’assassinat d’Abel, choisi volontairement d’abandonner le modèle du jardin, convaincus qu’il nous confinait au contact d’une nature que nous avons cru hostile et inamicale. Avec la ville et cette tentation grégaire, d’isolement finalement inconscient, nous avons opté pour une forme d’individualisme qui au bout du compte a fini par ravager l’environnement. Puis nous avons comme instinctivement cherché à gommer avec nos lumières artificielles, la voûte céleste ce qui nous reliait à l’idée de transcendance, nous avons ainsi entamé les ressources de la terre et choisi de dominer outrancièrement la nature plutôt que d’en faire une alliée afin d’assurer une existence harmonieuse louant ainsi le Créateur qui a mis à notre disposition une diversité de biens issus de la faune, de la flore dont de nombreuses espèces disparaissent aujourd’hui du fait même de la folie consumériste.
Enfin, il fallait à l’être humain inverser ce rapport au travail, sortir à jamais de la malédiction séculaire d’un sol rendu à jamais pénible, il fallait, avec l’ingéniosité de l’homme, la puissance de la technoscience, dompter la nature, l’assujettir et faire surgir avec ingéniosité les machines capables de nous libérer enfin du travail et au bout du compte fantasmer l’idée de créer un semblable à nous-mêmes, une machine numérique capable de penser et de réfléchir l’organisation sociale pour nous. Nous avons créé l’économie de services et l’illusion de la gratuité via l’industrie numérique ; or la pollution générée par l’économie virtuelle et son impact sur le climat, est largement équivalente à celle d’autres secteurs industriels. « Nous déplorons ainsi les effets des causes après avoir chéri les causes, » ainsi, pour à nouveau plagier un citation souvent prêtée à Jacques-Bénigne BOSSUET, Dieu se rit de ceux qui maudissent les conséquences des causes que les humains avaient finalement chéries.

 

 

Pour une médecine vivante -initiation à la psychosomatique

 

Vivre en amour avec la vie- Alain Scohy

Présentation d’Alain Scohy sur son site :

J’ai été tout d’abord Médecin de campagne (1973) dans l’Aveyron pendant cinq ans, à Salles-Curan.

Dans le cadre de sa pratique, j’ai été très rapidement effaré par la santé déplorable des petits enfants.
J’ai mis trois ans à en comprendre l’une des causes : la pratique des vaccinations multiples avant l’âge de 9 mois, c’est à dire pendant une période de la vie où les petits enfants sont en poussée de croissance majeure.

A partir de 1978 et jusqu’en 1996, j’ai exercé la médecine à Orange dans le Vaucluse en tant qu’homéopathe, acupuncteur et même psychanalyste aux alentours de 1995…

En 1996, j’ai été radié à vie de l’Ordre des Médecins pour délit d’opinion : j’avais osé demander à mes « pairs » l’application du principe de précaution et du Code de Déontologie Médicale (qui interdit l’utilisation de produits ou procédés dont l’intérêt et l’efficacité ne sont pas certains ou qui ne sont pas suffisamment éprouvés) lors de la campagne de vaccination contre l’hépatite B de 1994 dans les collèges et lycées : un vaccin nouveau, révolutionnaire, préparé sur des cellules OGM et testé à grands frais sur nos enfants. Dans cette affaire, le Conseil de l’Ordre des médecins était à la fois le plaignant et le juge !

À la suite de cette sanction, et avant qu’elle ne soit effective, j’ai préféré démissionner et continuer à travailler comme « accompagnateur-thérapeutes » (le thérapeute étant le malade).
Écrivain et conférencier dans le Gard jusqu’en novembre 2002, j’ai été obligé de m’expatrier en Espagne pendant 15 ans pour éviter une contrainte par corps (j’avais subi un redressement fiscal sur la base de mes revenus de médecin avant ma radiation alors que je n’avais plus aucun revenu propre : je travaillais pour des associations qui étaient de leur côté parfaitement en règle au plan fiscal).
 
En octobre 2017, je suis revenu vivre en France à Sauviac (33430).

Je travaille actuellement avec Brigitte, mon épouse, pour accueillir des malades et former des accompagnateurs-thérapeutes.

Ayant trouvé une véritable liberté de pensée, j’ai redécouvert les véritables scientifiques, médecins ou non, qui ont fait réellement avancer les connaissances en biologie et en médecine :
* Le Dr SEMMELWEIS (hygiène, contagion mais surtout respect du malade),
* Le Pr. Antoine BECHAMP (les microzymas),
* Le Pr. Louis-Claude VINCENT (la Bioélectronique),
* Le Dr MASCHI (la nocivité des champs électromagnétiques),
* Le Dr HAMER (La Médecine Nouvelle – apportant la clef des cancers, leucémies, sida, infarctus etc…)
* Le Dr KALOKERINOS (le problème de la mort subite du nouveau-né, la vitamine C), etc..
Je suis arrivé à une synthèse remarquable (sans cesse perfectible bien sûr) qui permet tous les espoirs pour demain, tant pour nous que pour nos enfants. L’univers est bienveillant par essence. Il suffit d’en comprendre les mécanismes et d’en respecter les règles du jeu pour garder une santé parfaite et vivre dans l’amour et l’harmonie.

 

 

 

( extraits du site d’Alain Scohy)

Il nous arrive d’avoir à vivre dans notre corps des mal-être, des inflammations, des douleurs, des anomalies diverses et variées. Diverses solutions nous sont alors proposées : régimes, « anti » de toutes sortes chimiques ou naturels (antibiotique, antiinflammatoire, antalgique, chimiothérapie), parfois une intervention chirurgicale ou de la radiothérapie, le renforcement du système immunitaire…
 
Essayons de considérer les choses « autrement » !
 
Si – au lieu d’entrer dans la guerre contre la vie – nous nous efforcions de comprendre et d’accompagner ces signaux, d’en tenir compte, et de commencer par mettre « un peu d’huile » dans les rouages de la machinerie du vivant ?
1- Notre monde d’aujourd’hui vit dans la peur des virus, des microbes, des cellules cancéreuses.
Et nous serions défendus par un système immunitaire que l’on peut stimuler par divers procédés.
Le nouveau paradigme psychosomatique que nous proposons voit dans la maladie un processus d’adaptation à une situation de stress psychique majeur.
Dans ce système, l’organisme humain peut se comparer à un ordinateur d’une puissance prodigieuse mais fonctionnant selon des programmes préenregistrés depuis la nuit des temps. La réponse au stress causal peut nous sembler inopportune, voire incohérente dans certains cas. La guérison relève alors d’une reprise en mains de cet ordinateur par notre esprit qui dispose de la conscience, de l’intelligence et de la liberté.
Ce travail se fait au moyen d’une approche psychologique et spirituelle. Elle ne peut venir que de la personne concernée et non d’une intervention extérieure. Un accompagnement semble la plupart du temps indispensable.
Pour approfondir l’origine de la double approche médicale : combattre la maladie ou modifier notre comportement physique, émotionnel et spirituel à l’origine de la maladie ->
voir cette page :

 

 

 

Big Chemical derrière Big Pharma, Big Food et Big Agra

Une seule logique dévastatrice : les puissances d’argent dans la CHIMIE

« Du berceau au tombeau, ceux qui nous empoisonnent nous vendront aussi leurs médicaments pour nous guérir, » ironise José Bové ( Vert-ALE ), pour qui la  fusion entre Bayer et Monsanto nous plonge dans un monde «  quasi-orwellien. » (cf l’Humanité Jean Jacques Régibier 24 mars 2018)
Tabou chez les politiques. Tabou dans les médias. Tabou même chez les médecins.
Ce sujet, c’est la véritable influence des puissances d’argent sur notre santé.

Tous ces « Big Business » suivent la même logique et ont les mêmes intérêts !

Déjà, dans les années 1980, on avait assisté à une première catastrophe avec la naissance des Big Pharma.
C’était la fin des entreprises pharmaceutiques de taille moyenne, dirigées par des grandes familles aux objectifs parfois généreux et philanthropiques.
Car elles ont commencé à fusionner entre elles, donnant naissance aux grandes multinationales comme Pfizer ( rachat du n°2 mondial Warner-Lambert en 2000), Sanofi ( achat d’Aventis en 2004), Merck ( notamment en 1994 joint venture avec Pasteur Mérieux, 2009 fusion avec les laboratoires Schering-Plough, 2014 Merck acquiert Cubist Pharmaceuticals) et GSK,(  avril 2014, GlaxoSmithKline acquiert les activités de Novartis dans les vaccins). Ces sociétés sont dirigées par des actionnaires anonymes uniquement intéressés par la rentabilité.
C’est comme cela qu’elles ont en partie mis la main sur les grands médias, les autorités de santé, les responsables politiques et la formation universitaire des médecins.
C’était déjà une évolution terrifiante… mais ce que nous vivons actuellement est encore pire.
Désormais, tous les Big Business se marient entre eux !
    • Procter & Gamble (qui faisait des produits d’entretien et cosmétiques) a annoncé l’acquisition des activités de santé grand public en avril 2018 du laboratoire allemand Merck – Big Chemical rencontre Big Pharma !

 

 

    • Syngenta est née de la fusion de deux Big Pharma (AstraZeneca et Novartis) pour produire un géant de l’agro-chimie (pesticides et semences industrielles)… et s’apprête aujourd’hui à être avalé par un autre géant Chinois, ChemChina !

 

  • Le géant américain de l’agriculture DuPont a récemment fusionné avec Dow Chemical (spécialisé dans la chimie), pour former un groupe à 150 milliards de dollars !
Et nous, petits citoyens, que pesons-nous dans tout ça ???

 

 

Leur influence sur votre santé est colossale, mais totalement sous-estimée !
On oublie souvent que la plupart des maladies graves de notre époque (cancer, Alzheimer, etc.) sont en partie causées par :
Voyez-vous, tous ces business sont ultra-cohérents entre eux.
Si vous élevez vos animaux en batterie, vous avez forcément besoin de quantités astronomiques d’antibiotiques et de vaccins contre les maladies de vos bêtes – Big Agra a besoin de Big Pharma.
 
Voir l’usage des antibiotiques dans l’élevage : En Europe, l’utilisation des antibiotiques en médecine vétérinaire est deux fois plus importante qu’en médecine humaine**. L’usage massif des antibiotiques pour les animaux d’élevage, en particulier les faibles doses ou les traitements incomplets, contribue au développement de l’antibio-résistance.
    • Les aliments ultra-transformés et bourrés d’additifs chimiques de Big Food : plats préparés, céréales du petit-déjeuner, chips industrielles, etc. ;
  • des déséquilibres fondamentaux sur la qualité de l’eau et son épuisement, la déforestation, la perte de biodiversité, la perte de qualité nutritionnelle des aliments

pollution de l’eau : causes , conséquences

épuisement des réserves en eau

déforestation 

perte en biodiversité

perte en qualité nutritionnelle des aliments

 

 

 

  • Et les produits chimiques en tous genres de Big Chemical : produits d’entretien ménagers, cosmétiques, etc.

Civilisation contemporaine : la lie du réalisme matérialiste …

par Camille Loty Mallebranche

 

Je désigne sous le vocable de réalisme matérialiste, la manière d’introjection opportuniste de tous les principes idéologiques de réussite sociale via la prépondérance matérielle dont opèrent des individus et des groupes dominants dans notre société de clivage et d’étouffement des non opportunistes. C’est le matérialisme froid et morbide qui veut à tout prix maintenir la société telle qu’elle est, afin de profiter de ses horreurs, ses injustices aux dépens d’autrui toujours perçus comme moyen à utiliser… 

Le réalisme est ici un goulot strangulatoire contre les rêves dignes de ceux qui refusent de se salir en intériorisant la weltanschauung abjecte du succès comme fin justifiant tout…

Il faut constater que même au stade étatique, le réalisme matérialiste, le fameux pragmatisme économique des États poussé à l’excès, fait du monde qu’il influence, un espace blême et morbide sans rêve authentiquement humain car le rêve vrai est transcendance et donc par essence, contraire au réalisme utilitaire et ennemi du pragmatisme forcené.

C’est sans doute l’une des causes de l’effondrement outrancier des valeurs, le nœud de la crise axiologique apparemment indénouable qui sévit au monde. C’est que la civilisation a tellement plongé dans les grands fonds abyssaux, ténébreux du réalisme jusqu’à l’absurde, jusqu’à en être repue, surchargée qu’elle en a fini par devenir élément de la crasse sédimentaire dudit réalisme d’où elle n’arrive plus à s’envoler par le rêve.

Boire le calice du réel jusqu’à la lie, tue la vérité ailleurs qu’est le rêve… Les individus ne sont que les dépouilles hagardes, ombres desséchées du réalisme, singeant un sens inéprouvé quand la société ne mobilise que les pulsions et instincts matérialistes.

Les méfaits de la pensée positive

 

La roue des besoins humains

pour traduire nos émotions en termes de besoins sur apprendreaeduquer

 

Sur le site apprendreaeduquer.fr

La théorie de la pensée positive repose sur l‘idée que notre vie est le simple reflet de nos pensées : en les contrôlant, on pourrait avoir tout ce que l’on désire. Nos difficultés viendraient donc du fait que nous pensons négativement. La solution apportée par la pensée positive est donc de contrôler les émotions et pensées négatives, de les supprimer et de ne plus avoir que des pensées positives, afin de diriger notre vie vers la réussite et le bonheur.

Ilios Kotsou propose dans son livre Éloge de la lucidité de déconstruire la théorie de la pensée positive et le mythe de la loi de l’attraction en s’appuyant sur des études de psychologie et de neurosciences.

lios Kotsou cite l’expérience de Daniel Wegner, professeur de psychologie à Harvard, au cours de laquelle il a demandé à des individus de décrire verbalement ce qui leur passait par la tête pendant cinq minutes après qu’on leur ait donné la consigne de ne pas penser à un ours blanc. Ces individus étaient repartis en deux groupes :

  • dans le premier groupe, les individus devaient essayer, tout en continuant de décrire ce qui leur traversait l’esprit, de ne pas penser à un ours blanc.
  • dans le deuxième groupe, la consigne était inversée (on demandait aux individus d’abord de penser à un ours blanc puis de ne plus y penser).

L’étude a montré que les participantes pensaient beaucoup plus à l’ours blanc quand on leur demande de ne pas y penser. Wegner en conclut que la tentative de supprimer une pensée conduit à une intensification de celle-ci : cela s’appelle “l’effet rebond“.

Ilios Kotsou conclut :

Il est difficile de contrôler ses pensées et cela l’est d’autant plus quand une personne ne va pas bien.

Présupposer que nous pouvons choisir librement le contenu de nos pensées présente donc un autre potentiel effet secondaire négatif : la culpabilité.

Par ailleurs, faire de la pensée positive une idéologie risque de nous conduire à un état appelé “fusion cognitive“. Cet état intervient quand nous ne parvenons plus à nous distancer de nos états mentaux et à en devenir esclaves.

De plus, Ilios Kotsou rappelle que nous souhaitons tous avoir un sentiment d’identité positif, stable et sécurisant (théorie de l’identité sociale). Cela nous amène à valoriser et à défendre ce dont cette identité dépend (groupe d’identification, idées, objets matériels symboles d’appartenance…). Cette défense se fait malheureusement souvent au détriment de celles et ceux qui n’en font pas partie ou qui n’adhèrent pas à cette idée.

Ainsi, Ilios Kotsou nous avertit des dangers de ce « nombrilisme » : plus nous nous identifions à quelque chose (ici la loi de l’attraction), plus cette chose nous fige, clôt notre identité à quelques descriptions limitées de nous-même, nous enferme et nous coupe des expériences contradictoires et des apprentissages que nous pourrions en faire. Cela revient à nous accrocher à l’histoire que nous nous racontons sur nous-même, envers et contre tout… faisant le lit de la violence.

La pensée positive ne porte pas de valeur éthique en soi : on peut souhaiter être riche sans pour autant développer un état de compassion (au risque d’écraser les autres), on peut souhaiter être aimé sans pour autant chercher à devenir une personne plus empathique, plus “aimable”…

Le rôle des émotions dites négatives

Il n’y a pas de raison, ni sur le plan sociologique ni sur le plan psychologique, de séparer les émotions positives et négatives. La vie est faite de sentiments mêlés et ambivalents et les émotions sont toutes des messagères au service de la vie.

Il est utile de savoir à quoi servent les émotions et quelle en est la véritable nature.  Les émotions saines durent quelques minutes (rarement plus de 5 minutes) et sont des réactions physiologiques qui servent la vie humaine en attirant l’attention sur des besoins fondamentaux insatisfaits (que les émotions durent plus longtemps, il s’agit d’autre chose que d’émotions primaires : de stress, de sentiments parasites socialement apprises, d’émotions élastiques ou encore de mémoire traumatique).

Chaque émotion est ressentie en lien avec des causes et des besoins différents :

  • la colère :
    • cause => frustration, injustice, impuissance, violation de l’intégrité (psychique ou physique)
    • besoin => écoute, compréhension, décharge de l’énergie, changement, réparation
  • la tristesse :
    • cause => perte, séparation, échec
    • besoin => réconfort, acceptation, expression émotionnelle (ex : pleurer), amour inconditionnel
  • la peur :
    • cause => danger, inconnu, insécurité, menace
    • besoin => protection, aide, compréhension sécurité, réassurance
  • la joie :
    • cause => réussite, émerveillement, rencontre, gratitude;
    • besoin => partage, lien, réjouissance
  • le dégoût :
    • cause => nocivité, irrespect pour l’intégrité physique (dont viol)
    • besoin => sécurité, respect, accueil des émotions, justice
  • la honte :
    • cause => non alignement avec les valeurs, moquerie, jugement
    • besoin => restauration de l’estime de soi et de la valeur personnelle, acceptation, amour inconditionnel.

Les neurosciences nous invitent donc à gagner en intelligence émotionnelle :

  • identifier les émotions (notamment à travers les sensations corporelles qui alertent sur la présence de telle ou telle émotion – voir ici)
  • comprendre les émotions (on a tendance à confondre le déclencheur (ex : une remarque, une critique) et l’émotion elle-même (ex : la colère, la peur, la tristesse). Par ailleurs, les émotions sont comme des visiteuses qui nous alertent sur un besoin non satisfait et repartent quand le besoin est comblé.
  • exprimer les émotions (mettre des mots sur les émotions  permet de les exprimer de manière constructive pour amener à la satisfaction du besoin insatisfait et au retour à l’équilibre. Exprimer ses émotions à la bonne personne, au bon moment, de la bonne manière et à la bonne intensité n’est pas facile !)

Remplacer la négation des émotions douloureuses par l’empathie

Souvent, une personne qui raconte ses soucis à une autre ne demande ni solution ni conseil mais a simplement besoin de compréhension et d’empathie, c’est-à-dire d’une oreille « amie » ou d’une épaule sur laquelle pleurer.

Cultiver des valeurs éthiques !

La pratique combinée de la Communication Non Violente (CNV) et de la pleine conscience peut être un chemin vers une vie guidée par des valeurs éthiques.

La pleine conscience est vivante quand elle est associée à une éthique dans une dynamique de vision, de parole, de pensée, de moyens d’action et d’efforts justes.

La Communication Non Violente (CNV) est une philosophie de vivre qui s’inscrit dans une communication de coeur à coeur, qui met la qualité de la relation au centre. Le processus de la CNV s’appuie sur les quatre étapes OSBD (observation, émotion, besoin, demande).

Ces quatre étapes OSBD sont à considérer comme une langue destinée à nous permettre de nous « rééduquer » plutôt qu’une langue destinée à être parlée, à être exprimée telle qu’elle dans une interaction avec autrui.

Les quatre étapes OSBD sont un outil de déconditionnement qui permet de démêler les jugements des observations, les pensées des émotions, les accusations des besoins et les exigences des demandes. Ces quatre étapes visent à séparer les pensées du reste de notre vécu personnel. Cette langue est donc intérieure et permet d’être au clair avec ce qui est chez nous.

happycratie : le développement personnel est-il l’arnaque du siècle ?

Slate -Jean-Laurent Cassely — 

L’essai «Happycratie» dénonce les techniques inspirées de la psychologie positive et du développement personnel, qui véhiculent une vision du monde moralement discutable.

Le top dix des ventes au 21 août 2018- chez Amazon, incluant les romans à l’eau de rose, les thrillers, les Harry Potter, les recettes de cuisine et les agendas d’organisation familiale à coller sur le frigo.-ressemble à celui du mois dernier, et à vrai dire à celui de l’année dernière: Raphaëlle Giordano et ses conseils d’épanouissement personnel romancés truste la deuxième place, Les quatre accords toltèques du chaman Miguel Ruiz, un classique de la littérature d’aide à soi-même («self-help») prenant son inspiration dans les mythes de ce peuple mésoaméricain, la talonne en troisième. Le gourou du développement personnel, Eckhart Tolle, et son best-seller mondial Le pouvoir du moment présent rode en permance autour du top 10, et ne descend jamais en dessous des cent meilleures ventes.

Ces best-sellers et tant d’autres se rattachent à la grande famille du développement personnel et de la pensée positive, ce que Eva Illouz et Edgar Cabanas, dans un essai à charge qui est paru le 23 août 2018, Happycratie (éd. Premier Parallèle), nomment «l’industrie du bonheur».

Pour les sociologues, la discipline de la psychologie positive, élaborée aux États-Unis dans les années 1990, et ses multiples expressions plus ou moins savantes, sous forme de thérapies, de littérature de «self-help», de coaching, d’applications d’amélioration de soi et de techniques de relaxation diffusent un même récit décliné à l’infini: «Tout un chacun peut réinventer sa vie et atteindre le meilleur de lui-même en adoptant tout bonnement un regard plus positif sur soi et sur le monde environnant».

«Ce qui meut aujourd’hui le consommateur, écrivent les sociologues, ce qui le pousse à consommer toujours plus, c’est moins le désir de s’élever socialement que celui de se gouverner efficacement, c’est-à-dire de réguler sa vie émotionnelle.»

La thèse d’Happycratie est que les marchandises émotionnelles sont effectivement celles dont la philosophie sous-jacente possède le plus d’affinités avec les nouvelles exigences de flexibilité qui caractérisent le monde du travail et la vie en société.

Dans la période post-crise 2008, durant laquelle les inégalités se creusent, les chances de mobilité sociale s’amenuisent, le fonctionnement du marché du travail se durcit, l’appel à faire preuve d’enthousiasme, de positivité et d’autonomie contribue à faire porter sur les individus la responsabilité de tout ce qui dysfonctionne.

«Alors même que les populations n’ignorent en rien cette instabilité et cette précarité générales, les forces structurelles qui façonnent les existences individuelles restent à leurs yeux pour l’essentiel illisibles, incompréhensibles», notent Eva Illouz et Edgar Cabanas.

Une psychologue influente de ce courant de pensée, Sonja Lyubomirsky, nomme la solution des 40%. La moitié de notre niveau de bonheur (50%) dépendrait de notre héritage génétique et 10% découleraient des circonstances extérieures, que nous ne maîtrisons pas plus que notre biologie interne. Resterait donc une énorme marge de 40%, qui ne dépendrait que de l’état d’esprit de l’individu.

Au niveau collectif, «cette rhétorique de la résilience ne promeut-elle pas en vérité le conformisme? Et ne justifie-t-elle pas implicitement les hiérarchies et les idéologies dominantes?», se demandent Eva Illouz et Edgar Cabanas, qui diagnostiquent à raison «l’effondrement général de la dimension sociale au profit de la dimension psychologique».

Les auteurs convoqués dans Happycratie, tels Foucault et sa critique du néolibéralisme, Richard Sennett et son analyse de la culture du capitalisme ou Christopher Lasch et sa critique de la personnalité narcissique dans les années 1980, ont tous vu venir de très loin la montée en puissance d’un nouveau type d’individus, des «“happycondriaques”», anxieusement focalisés sur leur moi et continuellement soucieux de corriger leurs défaillances psychologiques, de se transformer et de s’améliorer».

«Le plaisir et la poursuite du bonheur ne peuvent l’emporter sur la réalité et la recherche du savoir –sur la pensée critique, la réflexion menée sur nous-mêmes et le monde qui nous entoure».