Résister au mensonge-vivre en chrétien dissident

de Rod Dreher  (Auteur), Hubert Darbon (Traduction)-14 avril  2021

éditions Artège

Né en 1967, Rod Dreher est journaliste pour le magazine The American Conservative. Il a collaboré auparavant au New York Times. Originaire d’une famille méthodiste, il se convertit au catholicisme en 1993 puis à l’orthodoxie en 2006. Son invitation à retrouver la tradition de philosophie morale aristotélicienne rencontre un puissant écho outre-Atlantique. Auteur du mémorable Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus, succès de librairie aux États-Unis comme en Europe, l’auteur récidive avec Résister au mensonge, Vivre en chrétiens dissidents.

 

Après son brillant essai sur le « pari bénédictin », Rod Dreher développe une réflexion aussi puissante que féconde autour du soft totalitarisme occidental. Pas d’interdiction officielle d’opinion, pas de déploiement d’un État policier, mais l’émergence insidieuse d’une tyrannie douce qui, sous l’égide d’un credo progressiste, annihile tout esprit critique et paralyse jusqu’au plus indépendant des libres penseurs. Qu’est-ce que le soft totalitarisme ? Comment l’homme moderne en vient-il à renoncer à sa liberté d’expression et aux lumières du bon sens ? Pourquoi l’Occident est-il gagné par le novlangue et la réécriture de l’histoire ?
C’est en s’appuyant sur les précieux témoignages d’anciens dissidents des régimes communistes que le penseur américain répond aux interrogations de notre époque. Incisif et lucide, il place le chrétien devant le vertige des temps d’aujourd’hui et de demain et l’appelle à la foi profonde, à la résistance familiale, à la soif de la vérité, seules à même de fissurer les fantasmes d’une époque qui nous infantilise et nous noie dans les paradis artificiels.
Aiguillé par l’exigence de vérité, cet essai magistral nous donne les moyens de résister au mensonge qui ronge et liquéfie l’âme.

pour aller plus loin 

Les apparitions de Marie-Lourdes et le pélérinage du Rosaire vécu par Annie, hotesse

 

Il y a 13 lieux d’apparition de Marie, mère de Jésus, qui sont reconnus par l’Eglise catholique et d’autres qui, sans être reconnus, donnent lieu à des pèlerinages autorisés par elle.

Par ailleurs, l’Eglise orthodoxe reconnaît 5 apparitions mariales  en Egypte entre 1968 et 2009.

L’Eglise anglicane reconnaît aussi 3 apparitions mariales dont celle de Lourdes.

Parmi les 13 lieux d’apparition reconnus par l’Eglise 4 se situent en France : Laus (1664-1718) ( cf Notre Dame du Laus), La Salette (1846), Lourdes ( 1858) et Pontmain (1871).

Citons aussi,  hors de France, le pélerinage célèbre de Fatima (Portugal -1917)

Parmi les autres pélerinages autorisés mais non encore reconnus par l’Eglise, celui de Guadalupe au Mexique ( 1531) est le plus important de la chrétienté. ( cf Notre Dame de Guadalupe   ;      Avec 20 millions de personnes qui visitent la basilique Notre-Dame-de-Guadalupe de Mexico où est exposée son image, dont près de la moitié le 12 décembre (et les jours précédents), le sanctuaire marial de Notre-Dame de Guadalupe est le lieu de dévotion catholique le plus visité après le Vatican.

Les apparitions de “la belle Dame“, “aquero” à Bernadette Soubirous

Bernadette Soubirous

la maison du Pélerin 

Bernadette Soubirous n’était qu’une jeune adolescente de 14 ans lorsque la vierge Marie lui est apparue. Une série de 18 apparitions du 11 février  au 16 juillet 1858 transformera sa vie à tout jamais et fera d’elle la porteuse du message de Lourdes.

Fille de François et Louise Soubirous, Bernarde-Marie Soubirous est née à Lourdes le 7 janvier 1844 au moulin de Boly. Rapidement ses proches l’appeleront Bernadette. Ses parents ne sont pas pauvres, son père est meunier et locataire du moulin. Les affaires marchent bien. Elle est l’aînée de 9 enfants, dont 4 seulement arriveront à l’âge adulte. De santé fragile, en novembre 1844, elle ira en nourrice à Bartrès jusqu’en avril 1846. Elle revient au moulin, c’est l’époque du bonheur.

Son père et sa mère sont de braves gens, pieux et généreux avec les pauvres. Plus tard vont arriver les moments difficiles : décès des petits frères et soeurs et blessure grave du père au travail. Il perdra un oeil.

La “révolution industrielle” fera le reste. Le moulin ne rapporte plus de quoi payer le loyer et la famille est expulsée en juin 1854.

François, le père, loue un moulin plus petit et moins cher mais moins rentable. C’est à nouveau l’échec. Il devient manoeuvre. Louise, sa mère, va faire des ménages et Bernadette reste à la maison s’occuper de ses frères et de sa soeur. Elle ne va pas à l’école et parle le bigourdan. Elle ne va pas non plus au catéchisme et donc ne peut pas faire sa première communion.

En 1854, Bernadette est atteinte du choléra. Elle vivra mais restera très fragile.

En février 1857, leur cousin, Sajous, accepte de les loger gratuitement dans une pièce appelée “le Cachot“. C’est une ancienne cellule de prisonnier. Une seule pièce, sombre et malsaine, leur servira de cuisine et de chambre pour 6 personnes.

A partir de janvier 1858, elle ira à l’hospice des soeurs qui font aussi école (les soeurs de l’instruction chrétienne de Nevers). Elle va régulièrement, avec sa soeur et des amies de son âge, ramasser du bois mort pour se chauffer dans le glacial cachot.

“Que soy era l’immaculada Concepciou”

Ce 11 février 1858 elle va avec sa soeur Toinette et une amie à Massabielle (vieille pierre en bigourdan) pour ramasser du bois mort.

C’est là que, dans le creux du rocher, lui apparut la “belle dame”. A son retour à la maison, elle en parle à ses parents qui lui conseillent de n’en rien dire à personne. Ils ont bien assez de soucis comme ça…

Elle retourne à Massabielle le dimanche 14 février et à nouveau la dame lui apparait. Elle reste à genoux, sort son chapelet et prie. Son visage est radieux.

Le jeudi 18 février est le jour de la troisième apparition. La dame lui parle pour la première fois :

“Voulez vous me faire la grâce de venir ici pendant 15 jours ?”.

Puis elle ajouta

“Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre”.

Vendredi 19 février, 4ème apparition.

Samedi 20 février, 5ème apparition.

Dimanche 21 février, 6ème apparition.

Le lundi 22 février a été un jour sans apparition.

Mardi 23 février, 7ème apparition.

Mercredi 24 février, 8ème apparition au cours de laquelle la dame parle de nouveau :

“Pénitence, pénitence, pénitence. Vous prierez Dieu pour les pécheurs. Allez baiser la terre pour la conversion des pécheurs.”

C’est lors de la 9ème apparition, le Jeudi 25 février que la dame lui dit : “Allez boire à la fontaine et vous y laver” avant d’ajouter

“Vous mangerez de cette herbe qui est là”.

Bernadette fait donc un trou dans l’herbe, à l’endroit où elle se trouvait. De ce trou va jaillir la source.

Le vendredi 26 février a été un jour sans apparition.

Samedi 27 février, 10ème apparition. Les mêmes paroles que le 24 février sont prononcées.

Dimanche 28 février, 11ème apparition, les mêmes paroles sont de nouveau prononcées.

Lundi 1er mars, 12ème apparition.

Mardi 2 mars, 13ème apparition. La dame lui dit :

“Allez dire au prêtre qu’on vienne ici en procession et qu’on y bâtisse une chapelle”. 

Mercredi 3 mars, 14ème apparition et nouvelle demande la dame pour la chapelle.

Jeudi 4 mars, 15ème apparition sans demande et dernier jour de la quinzaine.

Les autorités de la ville empêchent à présent l’accès à la grotte. Elle sera interrogée plusieurs fois par la police mais ne variera jamais dans ses déclarations. On veut lui faire dire qu’elle a vu la vierge mais elle continuera à dire “la dame” ou “aquero”.

Le jeudi 25 mars, elle pourra retourner à la grotte. Ce sera la 16ème apparition. Bernadette demande son nom à la dame qui lui répond “Que soy era l’immaculada Concepciou” (je suis l’immaculée Conception).

Après avoir été menacée de prison, à la fin de la 17ème apparition du Mercredi 7 avril à laquelle le juge était venu assister, la flamme du cierge de Bernadette se mit à lécher sa main, sans la brûler. Un docteur présent sur les lieux, le docteur Douzous, confirmera les faits. C’est le miracle du cierge.

La 18ème et dernière apparition date du vendredi 16 juillet et il n’y eut pas de parole.

Lourdes en 1858

La vie de Bernadette Soubirous est largement détaillée ici. On en tirera seulement ces quelques extraits :

Le , Bernadette quitte les Pyrénées, qu’elle ne reverra jamais. Elle arrive le 7 à la maison mère, le couvent Saint-Gildard de Nevers.

Le , elle prend l’habit de novice et reçoit le nom de sœur Marie Bernard.

À partir de 1875, elle est constamment malade. Elle est atteinte de tuberculose et souffre de son asthme chronique. Elle prononce ses vœux perpétuels le . Après avoir fait ôter toutes les images pieuses de sa chambre pour ne conserver qu’un crucifix, elle meurt à l’infirmerie Sainte-Croix le , à 15 h 30, à l’âge de 35 ans.

Elle est canonisée ( cf là canonisation) le  par le pape Pie XI, non en raison des apparitions dont elle dit avoir été le témoin, mais eu égard à sa foi et à l’exemplarité de sa vie religieuse.

Avant cette date et pour les besoins de l’instruction du procès de béatification ( cf là), phase qui précède celle de la canonisation, son corps doit être exhumé : le cercueil est ouvert trois fois, le 22 septembre 1909, le 3 avril 1919 et 18 avril 1925. Les docteurs sont surpris que le cadavre ne répande aucune odeur vu la tuberculose osseuse et le chancre du genou de Bernadette Soubirous. L’odeur de sainteté étant un critère retenu pour la béatification, les autorités religieuses n’hésitent pas à faire appel à des médecins attestant avoir retrouvé le corps de la future sainte dans un état de « conservation extraordinaire »« intact » voire « in-corrompu » ( cf là l’incorruptibilité). Tel est le cas lors de la première exhumation de Bernadette Soubirous, les docteurs faisant état d’une « conservation extraordinaire » .

Le docteur Thérèse Valot, tenant compte de la présence de charbon et de sels, estime pour sa part que « le corps de Bernadette a été embaumé ». À chaque exhumation, l’épiderme est lavé à deux reprises avec des détergents. On souhaite exposer le corps, mais « la face noirâtre avec les yeux et le nez excavés auraient produit sans doute sur le public une impression pénible. » Aussi charge-t-on un artiste d’exécuter un masque de cire colorée qui, depuis, recouvre le visage de Bernadette. Pour une même raison, les mains subissent un traitement analogue.

Elle est béatifiée le 14 juin 1925 et le 3 août de la même année , son corps, placé dans une châsse de verre et de bronze, est transféré dans la chapelle Saint-Gildard de son couvent, où les pèlerins affluent aussitôt pour le voir.

Le pèlerinage du Rosaire 

 

Le pèlerinage du Rosaire ( cf là)

 

Le rosaire, à l’origine, est une forme de dévotion mariale qui consiste à réciter trois chapelets, composés chacun de cinq dizaines de grains qui symbolisent cinquante roses envoyées à Marie. Ces quinze dizaines permettent de méditer sur des « mystères » liés à Marie et à Jésus. Depuis le pontificat de Jean-Paul II, un quatrième chapelet a été ajouté, portant le total à vingt dizaines.

Le pape Jean-Paul II a expliqué dans la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae que « chaque mystère du chapelet, bien médité, met en lumière le mystère de l’homme. En même temps, il devient naturel d’apporter à cette rencontre avec la sainte humanité du Rédempteur les nombreux problèmes, préoccupations, labeurs et projets qui marquent notre vie. “Décharge ton fardeau sur le Seigneur : il prendra soin de toi” (Ps 55:23). Méditer le Rosaire consiste à confier nos fardeaux aux cœurs miséricordieux du Christ et de sa Mère. »

Les prières répétitives apparaissent dès les premiers siècles du christianisme. On attribue à Antoine le Grand, ermite dans le désert d’Égypte, l’invention du komvoskhinion, chapelet orthodoxe encore utilisé par les moines du mont Athos.

La dévotion du Rosaire, déjà en usage chez les Cisterciens depuis le XIIème siècle, s’est développée au XIIIème siècle sous l’influence des Dominicains. Il n’existe sous sa forme actuelle que depuis le XIV ème  siècle. C’est pourquoi de nombreux tableaux de la « Vierge du Rosaire » représentent celle-ci offrant une rose ou un chapelet à des membres de cet ordre : saint Dominique, le fondateur, ou Alain de La Roche et Catherine de Sienne.

 

Le Rosaire des Dominicains date du XIIIème siècle. Au terme de trois jours de prière dans la forêt de Bouconne, aux portes de Toulouse, Dominique de Guzmán aurait reçu le Rosaire comme moyen de convertir les populations adeptes du catharisme. Cette légende ne fait que traduire l’attachement des Dominicains à la récitation du Rosaire, mais celui-ci ne s’est stabilisé que beaucoup plus tardivement, vers le XVème  siècle.

C’est au frère dominicain Alain de la Roche, né en Bretagne en 1428, que l’on doit sa diffusion : il prêche en Flandre puis à Lille, où, en contact avec des monastères chartreux, il découvre les clausules de Dominique de Prusse, qui l’enthousiasment. Alain de La Roche devient alors l’apôtre du Rosaire, qu’il appelle « Psautier du Christ et de la bienheureuse Vierge Marie ».

Notre-Dame du Rosaire est dans le catholicisme une des nombreuses dénominations de Marie.

Pour accéder à la page des mystères du Rosaire 

Pour écrire cet article, j’ai rencontré Annie qui participe depuis 25 ans au pélerinage du Rosaire organisé par l’Association du Rosaire Bourgogne -Franche-Comté  comme il l’est aussi dans chaque région de France et des DOM-TOM. Il commence le premier lundi d’octobre. ( cette année il aura lieu du 4 au 9 octobre2022)

C’est un des plus grands pélerinages de Lourdes. ( on peut citer aussi  le pélerinage de l’Ordre de Malte, le pélerinage militaire international, le pélerinage national du 15 août, le pélerinage Lourdes cancer espérance, parmi environ 35 pélerinages nationaux et internationaux)  Le pélerinage du Rosaire  regroupe environ 50 000 pélerins. Les départ se font en TGV spéciaux et de jour depuis 2015. Pour la région, partent environ 1200 pélerins dont 80 malades et environ 200 jeunes des écoles catholiques de la région.

C’est une gigantesque organisation  pour le voyage d’abord et ensuite sur place. Le pélerinage du Rosaire  fut fondé en 1908 par l’ordre des Dominicains (ordre des frères prêcheurs). Il nécessite au départ et sur place  la présence de médecins, d’infirmiers, aide-soignants, brancardiers  qui accompagnent  les malades qui recevront  les soins nécessaires au cours du voyage et durant le pélerinage dans un hôpital construit à cet effet à l’intérieur du sanctuaire.

Les rôles de tous les accompagnateurs sont  très précis et l’organisation d’ensemble  est de “type militaire” dit Annie .

Il y a les hôtesses  qui accueillent, renseignent, aident à prier pour les chemins de croix, à recueillir l’eau de Lourdes aux fontaines, participent à la vente des livres, chapelets et autres objets en lien avec le pélerinage. Le service est entièrement bénévole sans autre avantage que la joie de servir. Les hôtesses porte un uniforme et tous les frais du séjour sont à leur charge.

photo hôtesses 2021

 

Plusieurs milliers d’hospitaliers et hospitalières sont au service des 1500 malades du pélerinage avec médecins, pharmaciens, infirmières, kinésithérapeutes, brancardiers … C’est une hospitalité d’accompagnement dans la prière des mystères du Rosaire   : mystères joyeux, douloureux, glorieux et lumineux   en lien avec la vie de Jésus et Marie. ( cf là  la page de présentation des mystères)

Les commissaires assurent le fonctionnement technique et l’organisation des cérémonies du Pélerinage du Rosaire. Ils constituent le service d’ordre durant cette semaine.

Enfin la chorale du Rosaire se constitue par région et se regroupe à Lourdes où elle anime les diverses célébrations.

Tous les jours les laudes ont lieu à 8h15 et les vêpres à 18h. Il ya aussi les confessions, les chemins de croix sur la colline ou dans la prairie. Il y a aussi les conférences grandes et moins grandes , les témoignages, les échanges autour de différents visages de l’Eglise ( action catholique des milieux indépendants, équipes du Rosaire, Espérance et Vie, fraternités laïques dominicaines, monde rural  etc…) Il y aussi le cinéma autour des thèmes en lien avec l’Eglise et son message.

Les guérisons de Lourdes

Les guérisons de Lourdes qui sont considérées comme miraculeuses par l’Église catholique, depuis les premières en 1858 jusqu’à 2020, sont au nombre de 70 reconnues  sur près de 7 200 jugées inexpliquées

Pour qu’une guérison soit reconnue comme miraculeuse par l’Église catholique, il faut qu’un groupe de médecins la déclare complète, durable et « inexplicable dans l’état actuel des connaissances médicales », puis qu’un évêque la déclare miraculeuse. Ces miracles sont attribués à la Vierge Marie, et ont contribué à faire des sanctuaires de Notre-Dame de Lourdes un important centre de pèlerinage.

En 1884, l’Église catholique a mis en place une structure (le bureau des constatations médicales) pour examiner les déclarations et, parfois, authentifier les miracles. Le processus d’authentification passe par trois grandes étapes : examen par le bureau médical de Lourdes (ancien bureau des Constatations), transfert au bureau médical international (comité médical international de Lourdes fondé en 1925), investigation par le diocèse d’origine de la personne guérie.

À ce jour (), sur plus de 7 300 dossiers de guérisons déposés à Lourdes depuis 1883, et considérées comme inexpliquées par le bureau des constatations, 70 guérisons ont reçu le statut de « guérison miraculeuse » après un processus qui s’étale sur plusieurs années ( de l’ordre de 10 ans), soit un peu moins de 1 %.

 

Seules les deux premières étapes ont un caractère véritablement scientifique (la dernière étape est essentiellement de nature religieuse) et mènent à une éventuelle déclaration du bureau sur le caractère non explicable scientifiquement au moment de la guérison. À cette étape, les médecins invités à s’exprimer (et l’avis ainsi formé) ne se limitent pas aux seuls médecins catholiques. Tout médecin présent peut tenter de proposer une explication naturelle à la guérison. Les critères de base examinés par le bureau médical sont les suivants :

  • la maladie doit avoir été elle-même authentifiée et le diagnostic confirmé préalablement à la supposée guérison ;
  • le pronostic doit être totalement clair pour les médecins (y compris quand il s’agit de lésions à caractère permanent ou d’un pronostic de décès) ;
  • la guérison doit être complète, immédiate, sans convalescence, définitive et sans rechute ;
  • aucun des traitements ne peut être considéré comme la cause de la guérison, ni y avoir contribué.
  • Dans la thèse de Justine louis  page 108( cf supra)
  • le nombre de guérisons retenues par le Bureau médical de Lourdes a diminué depuis plusieurs années.
  • Entre 1918 et 1947 soit 30 ans, (année de la création du CMIL), le Bureau enregistre 611 déclarations de guérisons, et en reconnaît 228318.
  • De 1947 à 1971 soit 25 ans , sur les 1 057 guérisons déclarées, 58 ont été retenues comme « certaines, définitives et extraordinaires »
  • Puis, de 1972 à 1990 ( soit 19 ans), 3 seulement ont été certifiées sur les 284 allégations reçues au Bureau320.

Annie a bien connu Jean-Pierre Bely originaire de la région. Le 66 ième miraculé de Lourdes est déclaré miraculé en 1999 après douze ans  d’examens divers. Il est guéri d’une sclérose en plaques.

Voir sur le site de l’Eglise catholique la déclaration de Claude Dagens alors évêque d’Angoulême  de reconnaître le 9 février 1999 la guérison de Jean-Pierre Bely comme un don personnel de Dieu

“Au nom de l’Église, je reconnais donc publiquement le caractère authentique de la guérison dont a bénéficié Monsieur Jean-Pierre BÉLY à Lourdes, le vendredi 9 Octobre 1987.
Cette guérison subite et complète est un don personnel de Dieu pour cet homme et un signe effectif du Christ Sauveur, qui s’est accompli par l’intercession de Notre Dame de Lourdes.”

 

Dans sa thèse soutenue en  2008 sur l’extraordinaire chrétien depuis Vatican II , Justine Louis écrit ceci page 97 à propos de la guérison de Jean-Pierre Bely :

“il n’est pas anodin de remarquer qu’en 1999, lors de la reconnaissance de la guérison de Jean­Pierre Bély, 66ème miraculé de Lourdes, son évêque, Mgr Dagens, décide de ne pas employer le mot « miracle ». L’évêque d’Angoulême préfère insister sur le caractère subjectif du « signe », en laissant chacun interpréter à sa manière la guérison : « J’ai interprété cette guérison comme un don de Dieu. Mais chacun est libre : d’autres peuvent penser autrement. »
Comme le rappelle le Dr Theillier, directeur du Bureau Médical de Lourdes : « On ne pourra jamais prouver un miracle, comme un miracle ne prouve rien en lui­ même »
, seule la foi apporte la certitude de la présence de Dieu dans la vie des hommes. Le miracle, lui, n’est qu’un signe qui ne peut être prouvé et qui laisse libre de croire. Bernadette Soubirous a dit : « Je ne suis pas amenée à vous faire croire, mais à vous le dire. » De plus, nous avons déjà souligné l’amalgame que certaines personnes opéraient entre les mots « miracle » et « prodige ». La hiérarchie catholique déplore que trop de fidèles perçoivent avant tout l’aspect extraordinaire du miracle. “

Voici aussi le témoignage de Soeur Bernadette Moriau, la 70 ième miraculée de Lourdes en 2008

 

Pour ceux qui voudraient approfondir l’extraordinaire chrétien dans l’Eglise catholique vous êtes invités à accéder à la thèse  d’histoire contemporaine de  Justine Louis soutenue à L’Université Jean Moulins Lyon III en 2008 :

L’Eglise catholique face à l’extraordinaire chrétien depuis Vatican II 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Michel, son combat – Saint-Michel et la France

Saint-Michel terrassant le démon ou le Grand Saint-Michel – Raphaël 1518- Musée du Louvre

 

Apocalypse 12;7 ( Sainte Bible)

7Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, 8mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel.…

Et Michel lança à Lucifer : “« Quis ut Deus ? » (« Qui est semblable à Dieu ? »), ce qui lui donna alors son nom : « מיכאל », « mî ḵā’ ēl », « Michel »

Défendre la France sur Epoch Time

Les apparitions de Saint Michel dans l’histoire de France

Saint Michel est un protecteur de l’Occident depuis 2000 ans. Il devient le saint protecteur de la France à partir du 5e siècle.

  • D’abord en 496, à la bataille de Tolbiac. L’archange Saint Michel apparaît à Clovis au moment de son vœu qui décida du destin de la France. Les Francs remportent une victoire inespérée contre les Alamans qu’ils attribuent à l’intervention divine de Saint Michel.  Quelques années plus tard, Clovis placera la France sous la protection spéciale de l’archange.

 

  • En 709, l’archange apparaît à trois reprises en songe à l’évêque d’Avranches Aubert, en lui demandant : « Je veux être honoré ici comme au Mont Gargano. Édifie pour moi un temple sur le Mont Tombe ». Quelques années après la consécration du Mont, Charles Martel vint y déposer son épée pour la faire bénir. Depuis, tous les rois de France, de Charles Martel à Louis XIV, se sont rendus en pèlerinage pour renouveler la consécration de la France à Saint Michel. ( Saint Michel apparaît aussi par trois fois an Monte Gargano)

 

  • Au 9e siècle, Charlemagne, petit-fils de Charles Martel, choisit Saint Michel pour protéger la France. Il fit écrire sur ses étendards : « Saint Michel, patron et prince de l’Empire des Gaules ». En 804, lors d’une expédition contre les Saxons, il témoigna qu’une apparition du saint lui avait donné la victoire.

 

  • Quelques siècles plus tard, alors que la guerre de Cent Ans s’éternise contre les Anglais, Saint Michel apparaît à Jeanne d’Arc, à Domrémy, en 1425. Ce dernier lui dit: « Je suis Michel, protecteur de la France ». L’archange lui aurait demandé de repousser les Anglais hors de France et de faire sacrer Charles VII dans la cathédrale de Reims, comme l’avaient été depuis Clovis tous les rois de France.
  • Plus récemment, en 1912 sous le 3e République, tous les évêques de France réunis au Mont Saint-Michel ont consacré solennellement la France à Saint Michel.

Histoire de la cathédrale Saint-Jean l’Evangéliste et du christianisme à Besançon

enluminure du XV ième siècle de Saint Ferreol et Saint Ferjeux

De la Séquanie à l’empire romain puis au royaume franc :

de la Séquanie qui correspond à peu près à la Franche-Comté , à l’empire romain puis au royaume franc:

La Séquanie, également appelée Séquanaise, est le nom donné à la civitas des Sequani, c’est à dire le territoire qui était contrôlé par le peuple gaulois des Séquanes. Il s’étendait entre la Saône, le Jura, les Vosges

Ce territoire correspond à peu près à l’actuelle région française de Franche-Comté.

La Séquanie passa sous domination romaine après la guerre des Gaules de 58 à 50 av. JC..

 Occupé brièvement par les Burgondes après les grandes invasions, le territoire est inclus dans leur royaume qui fut annexé par les Francs en 534.

Du Christianisme à Besançon  avec Saint Ferreol et saint Ferjeux :

Le christianisme à Besançon apparaît au IIIème siècle, période durant laquelle, selon la tradition, les martyrs Ferjeux et Ferréol ont évangélisé la ville et sa région. Toutefois le supplice et l’assassinat de ces deux figures du christianisme franc-comtois sont aujourd’hui tenus par certains historiens comme une invention de l’Antiquité tardive, l’ancienne Séquanie gallo-romaine ne se convertissant progressivement au christianisme qu’à partir du IVe siècle1,. La première mention d’un évêque de la ville remonte à 346, mais des documents mentionnent des religieux en fonction dans la capitale comtoise dès le milieu du IIIème siècle, époque où fut probablement construite la première église franc-comtoise, sur le site de l’actuelle cathédrale Saint-Jean.

Selon la tradition, le diacre Ferjeux (ou Fargeau) et son frère, ou ami, le prêtre Ferréol sont tous deux originaires d’Asie Mineure et ont été convertis au christianisme par saint Polycarpe, évêque de Smyrne dans la Turquie actuelle, avant d’étudier à Athènes en Grèce. Leurs études achevées,  on les retrouve dans la ville de Lyon en France, où l’évêque saint Irénée,(né entre 130 et 140 à Smyrne et mort en 202 ou 203 à Lyon) après les avoir ordonnés prêtre et diacre, les envoie fonder l’église catholique romaine de Vesontio (« Besançon » en latin) et évangéliser la Séquanie gallo-romaine. ( l’empereur romain  Constantin se convertit an christianisme selon la Tradition chrétienne en 312 lors d’une vision reçue peu avant la bataille du pont Milvius au cours de laquelle il défait l’empereur Maxence.

Ils s’installent dans une grotte, sur le site actuel de la commune de Saint-Ferjeux, d’où ils mènent leur activité durant une trentaine d’années, élargissant leur action petit à petit, avant de subir le martyre et d’être décapités le  d’une année du règne d’Aurélien selon le récit de leur passion, sur ordre du gouverneur romain Claude, date parfois corrigés par les auteurs modernes en 

Des martyrologes décrivent longuement les interrogatoires ainsi que les supplices auxquels les deux frères sont soumis : ils ont la langue coupée pour avoir continué à prêcher leur foi, et sont torturés via trente alênes enfoncées dans tout le corps ; ils sont finalement décapités, puis ensevelis dans leur grotte4. On a pu penser d’ailleurs que le nom de Ferréol venait de ferre (conservé en italien, sous la forme de Ferruccio) à cause des alênes en ferraille4. Le Romain Claude, qui semble être le gouverneur de la Séquanie, aurait ordonné l’exécution des deux évangélisateurs à la suite de la conversion de sa femme au christianisme, et voyant dans leurs activités chrétiennes une source de troubles. 

Au xxe siècle, les recherches philologiques, archéologiques et historiques remettent en cause la véracité de ces récits qui sont tenus aujourd’hui pour imaginaires. Les origines du christianisme à Besançon sont en fait obscures et les plus anciens récits sur Ferréol et Ferjeux comportent des invraisemblances : en particulier le fait de situer leur martyre sous Aurélien est peu vraisemblable pour des disciples présumés d’Irénée, lequel est mort en 202. Le premier évêque connu à Besançon est Pancharius en 346 et le second Chélidonius en 444.

 

De l’histoire de la cathédrale Saint-Jean L’évangéliste ( vu sur le site  music orgue Québec): 

La cathédrale Saint-Jean-l’Évangeliste est une église, basilique et cathédrale carolingienne avec des parties romanes, gothiques et baroques construites à l’origine dès le IIIe siècle puis reconstruites plusieurs fois et notamment au IXe siècle et XIe siècle.

À l’instar des cathédrales de Nevers et de Verdun, la cathédrale Saint-Jean offre l’originalité de posséder deux chœurs opposés, reliés par une nef bordée de chapelles sur le côté Nord. La voûte du vaisseau, réalisée au XIIIe siècle, marie influences champenoises et bourguignonnes.

Saint Hilaire, évêque de Lyon de 177 à 201, est nommé évêque de Besançon vers 320 et, en 326, il fait ériger, au pied du mont Coelius, une première église, dédiée à saint Étienne,

En 355, à la suite des destructions provoquées par les invasions des Barbares, l’église est remise en état et est alors dédiée à saint Jean l’Évangéliste et à saint Étienne.

 Au Ve siècle, une autre cathédrale est construite sur le mont et dédiée à saint Étienne c’est alors que la première église perd son double vocable.

En 737, la cathédrale Saint-Jean est incendiée par les Sarrasins.

L’archevêque Bernouin (797-830) décrète la reconstruction dont les travaux débutent vers 797 et s’échelonnent jusqu’en 838.

Vers 1050, l’église est en ruine et l’archevêque Hugues de Salins (1031-1066) entreprend une reconstruction en changeant son orientation .

Entre le XIIe siècle et le XIIIe siècle, un important débat est soulevé (connu sous le nom de querelle des chapitres) entre la cathédrale Saint-Jean et l’église Saint-Étienne.

En 1212, la charpente, de style roman, est entièrement détruite par un incendie ; seuls les murs sont épargnés. Le sinistre allait être le point de départ d’une campagne de rénovation. Les travaux de restauration/reconstruction sont une occasion de se conformer aux modes nouveaux .

Le 25 février 1729, un glissement de terrain entraîne l’effondrement des tours endommageant deux travées de la nef, une partie de l’abside orientale et la charpente. Dès 1730, l’abside orientale (contre-chœur ou abside du Saint-Suaire) est reconstruite, en imitant les voûtes gothiques du Moyen-Âge.

À la Révolution, la cathédrale est fermée au culte, mais elle est rouverte le 1er mai 1790 par un curé constitutionnel.

Le choeur occidental, sanctuaire liturgique du XIIIe siècle est, sans doute, le plus grand chef-d’œuvre de cette cathédrale.

Le contre-choeur oriental, abside du Saint-Suaire datant du XVIIIe siècle, abrite une décoration baroque.

La nef accueille une chaire de pierre du XVe siècle dans le style gothique flamboyant.

La « rose de Saint-Jean » est un autel circulaire datant du XIe siècle et entièrement réalisé en marbre blanc. Il date de l’époque de Constantin et fut acquis en 1050 par le pape Léon IX. Cette sculpture est considérée comme l’un des plus beaux chefs-d’œuvre que conserve la cathédrale. Creusé en forme de cuvette, cet autel est orné d’un chrisme ainsi que d’une inscription rédigée en latin. À son sommet est gravé un aigle représentant le Christ ressuscité, en son centre la croix, à son pied l’agneau immolé, symbole qui représente le sacrifice du Christ. Ce marbre antique a servi de table d’autel dans la cathédrale Saint-Étienne et transporté à la cathédrale Saint-Jean en 1674, après la destruction de Saint-Étienne.

Le collatéral Sud abrite une série de six chapelles remarquables avec des autels datant des XVIe et XVIIe siècles.

L’édifice conserve aussi des fonts baptismaux du IVe siècle et une Pietà réalisée par Conrad Meyt en 1532.

Vers un écologisme chrétien – De Lanza del Vasto au Pape François

Fréderic Dufoing – 23 mars 2017

article de Falk Van Gavert du 3/04/2018 sur Limite 

Ecologiste radical, antispéciste, végétarien, gandhien et chrétien, Frédéric Dufoing avait toutes les qualités requises pour écrire un livre sur l’écologie chrétienne ou la nécessaire « conversion écologique » des chrétiens pour reprendre les mots de Jean-Paul II, en intégrant honnêtement à la fois les critiques écologistes du christianisme d’un part, sans les caricaturer ni les balayer du revers de la main en les considérant d’office nulles et non avenues ou issues seulement de simples malentendus, et l’élaboration progressive d’une écologie chrétienne d’autre part, sans essentialiser le « judéochristianisme » comme foncièrement incompatible avec une écologie même radicale ou intégrale en raison de son « ADN » anthropocentrique (le fameux verset : « Croissez et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » Genèse 1, 28).

D’ailleurs, si les critiques écologistes extérieures au christianisme de Paul Shepard, Max Oelschlaeger et Roderick Nash présentées dans l’ouvrage s’en prennent à la tradition biblique, c’est avant tout comme expression religieuse achevée de ce que l’on pourrait appeler la mentalité ou l’idéologie néolithique mettant en œuvre un processus d’exploitation de la nature et des êtres vivants comme non vivants qui la composent à travers leur réification et mise à disposition, dynamique entamée avec la néolithisation mais dont la modernité constitue l’acmé – et notre post- ou ultra-modernité la phase terminale – durerait-elle encore cent ou mille ans – ce qui est douteux.

D’autres critiques sont internes au christianisme, comme celle d’Ivan Illich, prêtre catholique en rupture de ban, ou de Lynn White Junior, médiéviste américain et chrétien, dont le fameux article « Les racines historiques de notre crise écologique » paru en 1967 dans la prestigieuse revue Science a ouvert un houleux débat qui a permis de salutaires avancées.

Parallèlement et en interaction avec des évolutions ecclésiales, doctrinales et institutionnelles, désormais bien documentées, c’est un véritable foisonnement de pensée qui a répondu au défi que l’écologie scientifique, l’écologisme militant, la crise écologique globale et le dérèglement climatique constituaient pour le christianisme et pour les Eglises et diverses confessions chrétiennes. Ainsi, sont apparues de véritables doctrines chrétiennes de l’écologie. Américaines avant tout, élaborant avec Calvin DeWitt, Fred Van Dyke ou Wendell Berry, la désormais classique interprétation de la Genèse dans le sens de l’intendance et donc de la responsabilité (l’homme répondant pour la Création mais répondant aussi de la Création) visant à remplacer l’interprétation trop étroite, brutale, unilatérale, partiale et partielle de la maîtrise et domination ouvrant la nature à l’exploitation illimitée.

Mais au-delà de cette interprétation encore très anthropocentrée de l’humanité intendante de Dieu, le prêtre catholique Thomas Berry méditera une véritable « écothéologie », une manière d’« écologie profonde » biblique, qui converge avec l’interprétation de la Genèse dans le sens de la « citoyenneté biotique » que proposera le philosophe et éthicien de l’environnement John Baird Callicott en s’inspirant du naturaliste et écrivain John Muir, un des pères fondateurs de l’écologisme nord-américain. On verra que l’impact de ces écothéologies, quel que soit leur degré d’orthodoxie ou d’hétérodoxie, sur l’évolution officielle des grandes et petites confessions chrétiennes ne saurait être négligé. Ainsi, passons en Amérique du Sud : le Brésilien Leonardo Boff, théologien de la libération et ex-fransciscain, semble être le premier à avoir forgé au tournant du millénaire le concept d’« écologie intégrale » devenu magistère de l’Eglise catholique depuis l’encyclique  Laudato si du pape François.

Mais s’il est vrai que sur le continent américain, foi et raison, et écologie et théologie, ne s’articulent pas de la même façon que sur l’européen – et notamment qu’en terre française… – les penseurs européens de l’écologie chrétienne ne sont pas oubliés, radicalisant notamment l’interprétation de l’intendance dans le sens de la décroissance (avec ou sans le nom) : qu’il s’agisse entre autres de Jacques Ellul, Lanza del Vasto, Jean Bastaire ou François de Ravignan.

C’est l’histoire de cette élaboration d’une pensée chrétienne de l’écologie que Frédéric Dufoing conte brièvement mais précisément dans cette manière d’introduction à l’écologisme chrétien, à mettre entre toutes les mains – vertes ou non.

Frédéric Dufoing, Vers un écologisme chrétien. De Lanza del Vasto au pape François, Médiaspaul, 2017, 150 p., 15€

 

Ma rencontre avec une barreuse de feu

 

Il y a un an, après un examen sanguin de routine suivi d’une biopsie, les médecins me  détectent un cancer  de forme agressive. Ceux-ci me proposent alors quarante séances de radiothérapie accompagnées d’autres soins. J’entre alors dans un des nombreux parcours médicaux de suivi des cancers.  

L’article qui suit a d’abord pour objet  de dire publiquement un immense merci  à Annie qui barre les brûlures et qui m’a accompagné dans ce processus de soins. Il a aussi pour objet  de témoigner auprès de tous de l’efficacité de ses interventions. J’ajoute que si vous ou une de vos connaissances se trouve confrontée à ce type de problème, vous ou celle-ci pouvez me joindre à partir de l’onglet “contact” sur la page d’accueil du site afin que je vous communique les coordonnées d’Annie. Je rentrerai ainsi  indirectement  dans la chaîne d’aide à des  personnes qui font face à ce type de traitement.

Cet article est aussi l’occasion pour moi avec cette diffusion de dire que je poursuis mon message pour aider à sortir du matérialisme étroit de notre société. Ce dernier a envahi notre monde et l’a réduit à sa seule dimension rationnelle. Sans rejeter celle-ci,  j’ouvre ainsi sur ce site et depuis plus de dix ans, des portes vers d’autres ailleurs qui nous conduisent  à divers domaines de ce que j’appelle la transrationalité – cf là -. 

Ces portes m’ont amené récemment à ouvrir un nouveau blog qui s’intéressera à l’ABSOLU .                             

Je profite aussi de ce moment pour remercier les amis qui m’ont aidé en me conseillant de m’entourer de l’assistance d’un barreur de feu pour mieux supporter les séances de radiothérapie et qui m’ont donné alors plusieurs  adresses. Je pense ici en priorité à Mauricette qui m’a donné celle d’Annie. Je remercie aussi celles et ceux qui professionnellement m’ont accompagné avec humanité dans ce parcours de soins.

 Annie travaille à partir d’une photo, les autres propositions concernaient un travail à distance par téléphone. Mais, sans douter de l’efficacité de ces recours, je décide d’abord de m’en passer, craignant  que ces interventions puissent avoir un effet réducteur sur le traitement envisagé.

Le médecin oncologue m’avertit que sur les huit semaines de traitement quotidien hors week-end, les six premières se passent généralement bien pour tous et que les effets secondaires dus à des brûlures sur d’autres organes apparaissent de façon exponentielle au cours des deux dernières et chez certains patients seulement.

Les premières séances se révèlent être sans effets secondaires mais très rapidement je ressens une gêne à proximité de la zone traitée et qui occasionne un début de douleur persistante. Ma décision de recourir à l’aide d’Annie est  immédiate. Nous sommes alors fin de la première semaine de traitement. Je la contacte et celle-ci, d’une voix que je ressens immédiatement comme exceptionnellement  chaleureuse et sincère, m’invite à lui faire parvenir rapidement une photo . 

J’envoie cette photo en fin de matinée et dans l’après-midi j’observe que la douleur a disparu. Annie m’avait indiqué qu’elle intervenait chaque jour pour l’ensemble de ses patients et demandait à ceux-ci de lui donner chaque semaine l’état des effets secondaires de la radiothérapie,  ajoutant qu’en cas de douleur nouvelle, il convenait de la prévenir rapidement pour qu’elle multiplie ses interventions.

Le traitement quotidien s’est poursuivi ainsi sans problème durant les  premières semaines mais à partir de la sixième ou septième semaine les douleurs sont réapparues. J’ai donc prévenu immédiatement Annie et le soir même de mon appel ces douleurs avaient à nouveau disparu. J’ai pu ainsi terminer mon traitement.

Il y a bientôt trois ans,  j’avais eu l’occasion de publier un article au sujet de la parution d’un livre intitulé “place du magnétisme dans l’offre de soins en médecine générale” écrit pas le docteur Denis Piotte . Cet article est ici.

Son livre comprenait notamment une partie d’enquête auprès de 25 magnétiseurs de sa région et j’extrais quelques conclusions de l’auteur à propos de la pratique de ces  magnétiseurs qu’il a rencontrés . Il écrit  que :

  • “tous et toutes ont une forme de foi
  • Soit une foi chrétienne profondément ancrée et pour certains d’entre eux, celle-ci explique leur don.
  • Soit une sorte de spiritualité avec une foi en des forces de vie, une foi en des forces cosmiques ou une foi puissante en l’Homme et cette envie d’aider et de mettre leur Energie au service des humains. C’est ce qu’on nomme l’intention et qui est une véritable force mentale, une Energie qui précède  la transmission de celle-ci.
  • C’est l’intention qui permet de canaliser le fluide et de le focaliser sur le malade.

Pour la plupart des magnétiseurs, on peut parler de compassion, d’altruisme et même d’un “véritable don de soi“. Chez l’un d’entre eux, il était écrit : “Je ne connais qu’un devoir c’est celui d’aimer” .

Annie a volontiers accepté de me raconter  comment elle est arrivée à sa pratique actuelle de barreuse de feu.

Née dans un petit village de la proximité d’une grande ville, sa jeunesse  fut extrêmement difficile. Sa mère  avait tout fait pour éviter sa naissance alors qu’elle  se trouvait enceinte d’un homme qui n’accepta pas le mariage lorsqu’elle lui révéla sont état.

Elle fut élevée  par sa mère dans une ferme. Cette dernière se maria à un autre homme devenu son père adoptif.  Elle fut l’aînée d’une fratrie avec une autre soeur et deux autres frères. Mise toujours à l’écart, sollicitée continuellement pour des travaux du matin et du soir à l’étable avant et après l’école, elle ressent très douloureusement le rejet de sa mère, subit ses claques à tout moment.  Malgré tout, elle l’aime profondément. Elle subit  aussi sa mise à l’écart par les enfants de l’école qui lui disait qu’elle “sentait la vache”. Elle survit comme elle peut et sans amour si ce n’est celui de ses grands-parents maternels. Elle est  dans un environnement familial toujours hostile, pleurant en cachette car sa mère lui interdisait  de pleurer devant elle. Elle survit aussi essentiellement en priant beaucoup, elle qui fut  élevée dans une famille  chrétienne pratiquante.  Mais elle eut  tout de même  le soutien de sa grand-mère maternelle qui habitait le même corps de bâtiment.  Elle venait se réfugier vers elle de temps à autre quand elle le pouvait et elle l’enserrait alors de ses bras. Vers ses dix ans et à force d’observations minutieuses, elle découvrit l’origine de son  rejet par sa mère.

Alors qu’elle a  seize ans, une connaissance de sa famille lui proposa un travail d’été en tant que caissière dans un petit commerce à la ville. Ses patrons attentifs à sa détresse l’aideront à évoluer. Ce fut pour elle l’occasion de sortir partiellement de ce cercle  familial. Cette expérience fut d’autant mieux acceptée par les parents qu’elle leur reversait l’intégralité de sa paie.

Elle se mariera vers 19 ans, échappant ainsi définitivement à l’emprise parentale et elle eut deux enfants avec son époux. Sept ans après son mariage, celui-ci décède. Et trois ans après ce premier drame,  sa soeur  se suicide. Elle est alors profondément atteinte par cette deuxième disparition et doit faire face à l’insomnie  et aux crises d’angoisse.

On lui indique les bienfaits qu’opère un magnétiseur, M. Paul, installé à la ville. Elle commence ainsi avec lui un suivi mensuel qui lui apporte momentanément un bienfait qui ne dure que quelques jours. Elle ose finalement lui  faire part de cet échec. C’est alors que le déclic se fait :  celui-ci  lui révèle qu’elle a un don, comme lui,  et ce pouvoir en elle l’empêche  d’obtenir selon lui les résultats qu’il a avec ses autres patients.

Les années passent, Annie se remarie et de cette union naitra une petite fille. Mais au fond d’elle-même, la révélation du magnétiseur l’interpelle toujours.  Depuis toute petite elle “sentait qu’il y avait quelque chose en elle” et  M. Paul lui avait révélé ce qu’était ce “quelque chose.” Elle  avait bien demandé son aide pour mettre en pratique son don mais celui-ci avait catégoriquement refusé en lui disant de se débrouiller seule.

Elle travaillait alors en usine. Un jour une amie lui parle  des barreurs de feu. Elle lui dit  que ceci consiste à dire une formule, une prière et elle lui donne quelques indications imprécises.

C’est à partir de ces indications et avec l’assurance aussi que lui avait donnée le magnétiseur, qu’elle va bâtir sa formule, sa prière, à laquelle elle associe  divers  signes de croix car elle reste depuis son enfance et comme je l’ai déjà écrit, imprégnée par sa foi chrétienne.

Le rejet par sa mère associé à sa foi profonde semblent l’avoir orientée vers une vocation de soin. C’est par ce don, qui lui est donné et qu’elle développe,  qu’elle aura  notamment l’opportunité de donner  de l’amour à son prochain.

Pour soigner à distance les brûlés,  elle imagine  réaliser son aide au moyen d’ un support visuel et elle pense très vite à s’appuyer sur une photo qui lui permettra de se focaliser sur une zone corporelle qui encadre largement la zone atteinte.  Le premier test est réalisé avec sa fille qui s’était brûlée. Et ô merveille !  Elle a alors la preuve que son intervention a réussi en constatant que la  brûlure avait disparu rapidement. Bien entendu, son entourage aura connaissance de ce don qu’elle pourra ainsi commencer à exercer dans son cercle familial et d’amis. Le résultat est toujours positif pour les brûlures par accident.

Elle étendra plus tard ses interventions à certaines maladies de peau comme le traitement du zona et de l’eczéma mais dit-elle, elle devra sensiblement adapter sa prière  pour obtenir, dans ces cas là, de  meilleurs résultats.

Une amie recourt un jour à elle pour qu’elle soigne les brûlures occasionnées par le traitement par radiothérapie chez son beau-frère. Elle intervient à distance et Pierre, alors son premier malade atteint d’un cancer, va ainsi être soulagé. Devant les résultats positifs et  avec le bouche à oreille, cette activité va vite se développer  pour faire face aux brûlures par radiothérapie et c’est ainsi qu’il y a un an,  j’ai donc fait appel à Annie.

Je dois rappeler que sa pratique quotidienne durant le traitement et encore quinze jours après la fin de celui-ci se fait dans un amour profond des autres, un amour qu’elle donne sans compter, elle qui, petite fille, en a tant manqué notamment  de la part de sa mère.

Le caractère extraordinaire de ses interventions  est  actuellement inexplicable par la science. Déjà le magnétisme humain relève encore actuellement  de l’extraordinaire mais ici, le traitement à distance et quelle que soit celle-ci, dépasse très largement le cas du magnétisme humain.

 La médecine, à ma connaissance, ne combat plus devant les tribunaux ce genre de pratiques comme elle le faisait encore systématiquement dans les années cinquante. Et même certains hôpitaux, dans les services de grands brûlés, y recourt  officieusement.

   Je dois témoigner qu’en rencontrant Annie qui m’a tant aidé comme elle aide aussi tant d’autres personnes en France et aussi à l’étranger, j’ai rencontré quelqu’un qui irradie  de façon exceptionnelle l’amour pour les autres.

J’ai recueilli  sur un site et à l’occasion de la rédaction de cet article ces paroles chrétiennes qui me font tant penser à la vie d’Annie :

“La grâce c’est un accompagnement d’amour Divin inconditionnel et durable qui enrichit chacun de nous et le protège. Elle est une bénédiction imméritée qui nous est attribuée par Dieu lui même. Nous sommes tous des trophées de la grâce. C’est un état permanent à vivre intensément ( Tite 2:11 ). Elle se révèle une source de salut et en plus elle rend humble, heureux et reconnaissant.”

Pour terminer voici quelques messages qu’Annie a extraits de sa “boîte de témoignages de reconnaissance” pour la rédaction de cet article.

La messagère des anges nomades

Voici le regard que porte Lucienne Tinfena sur environ trente ans de communication avec les anges nomades, l’évolution et la description de celle-ci.

Pour lire l’article sur le nouveau site “Vers l’Absolu, vers la Vie”  qui commence par ces mots :

Aujourd’hui, mes pensées s’envolent, et je prends soudainement conscience du temps écoulé, de l’abondance des messages reçus, de leur richesse, de leur profondeur, de la volonté inébranlable des anges, déterminés à nous montrer le chemin, à nous faire comprendre notre devoir d’amour.
Je songe aux moments de bonheur si précieux, à l’étonnement, à la joie indicible des premiers frémissements de ce monde invisible, dont mes amis du ciel m’avaient entrouvert l’horizon.

Le voile transparent de l’azur s’était soulevé, léger et flamboyant, étincelant de blancheur et de lumière. Je voyais des lueurs étranges, je percevais des mouvements autour de moi, si ténus, si fragiles, aussitôt cessés, puis ranimés et disparus. Une sensation de saisir un espace nouveau, d’y tremper quelques instants, sans y appartenir vraiment, tout en ayant le sentiment d’un évènement mystérieux, incompréhensible à l’esprit humain, et cependant tangible et exprimé.
Ce qui subsiste, dans mon cœur, de cette époque, c’est le souvenir d’une immense compréhension, d’une immersion dans une force étrange et bienfaisante, envahissante d’amour et de compassion .

 

 

 

Confusion et mise au point à propos de la communication avec les défunts et d’autres entités

 

J’écris cet article en réponse à celui paru sur le Temple des Consciences le 20 janvier 2022   et concernant le rôle des Anges, le témoignage d’une conversation avec un défunt et la mise en garde d’un prêtre sur cette communication.   Vous pouvez retrouver cet article en suivant le lien ci-après : Quel est le rôle des anges ? suivi du témoignage de la conversation avec un défunt et la mise en garde d’un prêtre sur cette communication

 

JEUDI 27 JANVIER 2022
Ces derniers temps , j’ai constaté une certaine méfiance à l’évocation de communications avec les défunts, de même qu’avec d’autres entités dont on ne sait pas très bien d’où elles proviennent .

Je n’ignore pas que l’Eglise est très frileuse sur le sujet et elle désapprouve , en général , les tentatives de rapprochement avec le monde invisible. Je suis bien d’accord sur ce point , et les anges me le confirment sans cesse .

En ce qui me concerne, tous les messages qui m’ont été confiés par les défunts, n’ont pu se faire qu’avec la permission des anges, et en leur présence .
Il s’agissait toujours d’âmes ayant déjà atteint un niveau spirituel important, et aptes à délivrer des informations, destinées à éclairer certains épisodes de l’histoire, ou à rétablir une injustice, ainsi qu’une erreur humaine . Il y a eu aussi des visites de personnes de ma famille ou d’amis, autorisés par leurs guides à donner quelques précisions sur la vie au ciel. Mais ces personnes étaient déjà promises à un avenir angélique, et cela reste un phénomène exceptionnel, En fait, si je parle aujourd’hui de contacts avec les êtres célestes, c’est qu’il se produit une confusion, alimentée par le Perverti et ses sbires .
De nombreux prêtres conseillent d’être très prudents avec ces rencontres inopportunes, et ils n’ont pas tort, car les anges déchus font un travail de sape, afin de pousser les humains à la faute, et les dévier ainsi, de la voie tracée par Dieu .
Toutefois, et j’en ai la preuve vivante, il est impossible de confondre un ange du Seigneur avec un ange déchu. Les gens d’église sont troublés, et ceci n’est-il pas le signe d’un manque de jugement, et d’un manque de foi
en la puissance divine ? Il est dit dans la Bible  que l’on ne doit avoir aucun commerce avec les êtres du Ciel.
Cependant, bien des textes de l’époque étaient destinés à des populations, en majorité incultes, et qui vivaient dans la crainte de Dieu et des démons. Les anges rétorquent : « Nous devons nous moderniser, lulu, nous
adapter à vos nouvelles sociétés, et il ne faut pas prendre au pied de la lettre, certains préceptes, qui étaient ajustés aux mœurs de temps plus anciens » .
Seules les paroles de l’évangile, seul l’amour que diffusent les mots de Jésus, demeurent et demeureront jusqu’à la fin des Temps. Il ne nous reste que l’Amour .
Mais revenons sur un sujet brûlant qui me tient à cœur, et qui provoque chez moi, un profond chagrin, lorsque je perçois le doute, la défiance, et l’incompréhension, à propos de mes rencontres avec les anges du ciel, une
méprise sur l’essence même de mes guides, leur pureté et leur divinité.
Ce blasphème me fait souffrir. Mes nomades sont des anges dorés qui vivent dans l’entourage du créateur, et il est impossible de les confondre avec des entités, esclaves du Perverti . Pourquoi ?
Par ce qu’ils ne parlent que d’amour !

J’entends : « Oui le Perverti est un charmeur et les humains tombent dans le piège de la flatterie et de conseils, déguisés en mots de Dieu. En effet, la perversité des serviteurs de l’Ennemi ne connaît aucune limite et il est si facile de berner qui veut bien l’être !
Demandez-leur donc qui est le maître ! Demandez-leur de vous jurer qu’ils adorent Jésus, ou notre Mère Marie, reine des anges, celle qui écrasera la tête du serpent !
Ils ne répondent jamais à cette question, car leur maître maudit pourrait fort bien en être courroucé  !
Et mes anges me soufflent : « Si l’on te demande pourquoi nous sommes des anges, dis-leur, que seuls les anges parlent d’amour, pas seulement d’un amour cosmique, fondu dans l’univers, mais d’un amour qui se construit et s’accomplit chaque jour, sur cette terre, dans votre vie sociale, familiale, et qui a sa résonance, au ciel, en quantité d’amour que vous aurez donnée. »
Comment pourrait-on confondre de telles paroles, une telle volonté céleste d’amour partagé, avec les méfaits d’êtres malveillants, à l’affût d’âmes fragiles ! Et je ne veux pas évoquer ici, certains contacts avec les défunts, qui constituent souvent, un malheureux abus de confiance.

La Semaine Sainte – le calvaire de Jésus

Message des anges Mom et Numa écrit le jeudi saint
JEUDI ET VENDREDI SAINTS 13 ET 14 AVRIL 2017
LE CALVAIRE DE JESUS

 

Nous sommes le jeudi Saint .Je viens tout juste d’écrire quelques
mots , en hommage à Jésus , et je demande à Mom ce qu’elle en
pense :
_ Est-ce-que ce texte te plaît , Mom ?
_ Oui , mon amie , merci . Je suis très touchée , et je pleure… Nous
avons vécu la passion de Jésus , et crois-moi , la souffrance et l’horreur
étaient bien réelles !
Marie était dans un état de prostration et de douleur inimaginables .
Elle regardait son fils , pendant qu’on le torturait , et cela était
insupportable ! Mais elle est restée près de lui , jusqu’à la fin , et
lorsque l’on a descendu le corps , elle s’est effondrée sur Jésus , en
hurlant .
Nous étions présents , et nous avons beaucoup souffert !

L : Que faisait Marie-Madeleine ?
_ Elle soutenait Marie , et elle invectivait la foule et les gardes . Plus
rien ne comptait , que de reprendre le corps de son maître, pour
l’ensevelir .

L : Où étaient les apôtres ?
_ Ils s’étaient éloignés , car ils avaient peur de subir le même sort.

L : Il est donc mort tout seul ?
_ Il est mort tout seul , avec ses doutes et sa souffrance. Il se voyait
abandonné de tous, et il souffrait terriblement , à cause de cela .

L : Qui écrit en ce moment ?
_ Numa

L : Merci d’être là , cher ange . Marie a-t-elle douté un instant, que
son fils était le fils de Dieu ?
_ Elle ne voulait plus rien savoir, ni entendre .

L : Où était Joseph ? On n’en parle jamais ! On parle surtout de
Joseph d’Arimathie .
_ Joseph était resté à la maison familiale . Il s’occupait
de ses enfants . (Sans doute s’agit-il de ses petits enfants )

L : Jésus ne l’évoque pas souvent .
_ Joseph a été le père nourricier du Messie . Il a joué son rôle . Il lui a
donné sa protection et un toit .
Mais Jésus a toujours su qu’il était le fils de Dieu, et Joseph n’a
représenté qu’une parenthèse dans sa vie .

L : Jésus avait-il des frères ?
_ Oui , les enfants de Joseph , qui étaient nés d’ un premier mariage .

L : Marie a-t-elle eu un autre enfant ?
_ Marie est l’IMMACULEE CONCEPTION et elle ne pouvait pas avoir
d’autre enfant, que le fils de Dieu .

L : Merci Numa pour tout ce qui a été dit . Mais je ne comprends pas
l’absence de Joseph sur le calvaire ?
_ C’était un homme simple et pieux et peut-être aussi , un peu craintif
. Il savait que le destin de Jésus était scellé , et il ne pouvait rien faire
qui n’ait été écrit par Dieu .

L : Pourquoi n’ a-t-il pas soutenu Marie devant la croix ?
_ On ne me tente pas sur la présence de Joseph ! (Pas de polémique
sur la présence de Joseph ) .
Il a consolé Marie pendant des mois , et elle montrait son chagrin à
tous ceux qui la voyaient .
L : Pourtant , elle a bien vu le Christ ressuscité ?
_ Non, elle ne l’a pas vu !

L : Avait-elle perdu la foi ? En son histoire ?
_ Elle était folle de douleur , et même les anges ne parvenaient pas à
la consoler . Ensuite , le temps a passé , et Dieu lui a donné l’
absolution , et l’oubli de sa souffrance .
La prière l’a sauvée et elle a été transfigurée par Dieu .

L : Et Marie Madeleine ? Qu’est-elle devenue ?
_ Elle est devenue une apôtre du Christ et elle a prêché la bonne
parole avec Marie… ? et Marie Salomé .

L : Est-il vrai qu’elles sont arrivées un jour aux Saintes Maries de la
mer ?
_ Oui . Elles sont arrivées chez toi et elles y sont mortes dans l’amour
de Jésus .

L : Combien de temps Jésus a-t-il mis pour mourir , sur cette croix
infâme ?
_ Ce fut très long ! J’étais là , près de lui, et il ne pouvait plus respirer .

L : Tu ne pouvais rien faire ?
_ Rien . Je dois te rappeler que tout cela a été écrit par le Seigneur, et
nul n’a le droit de s’immiscer dans les décisions de Dieu .

pour voir tous les articles des anges nomades 

Le souffle de l’Esprit sur la France…Pourquoi toi qui viens d’ailleurs aimes-tu tant la France ?

 

« On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »

Georges BernanosLa France contre les robots (1947)

“Si on lâche  sur la vie tout suivra “

professeur Lejeune

« Cinq ans de plus avec Emmanuel Macron, c’est la fin de la France ! »

Une interview exclusive de Philippe de Villiers  par Gabrielle Cluzel le 6 avril sur Boulevard Voltairepour accéder aux commentaires