3-Un regard sur le Temple : L’Esprit – Au-delà de la matière -en parcourant les sciences

Une nouvelle approche révolutionnaire de la science

Notre existence a-t-elle un sens ? est un livre écrit parJean Staune et paru en avril 2007.

Ce livre me paraît capital. Il montre,  après vingt ans de travaux de l’auteur, et à partir des théories et des observations des sciences : en physique quantique, en astrophysique, dans les sciences qui traitent de l’Evolution, les neurosciences voire les mathématiques que nous sommes en train de changer de paradigme scientifique et donc tout simplement de notre vision d’ensemble du monde. C’est un changement aux conséquences gigantesques qui affecteront progressivement tous les secteurs de recherche et modifieront   la façon dont l’homme se représente le monde et la place qui est la sienne dans celui-ci. Partout, de la science, surgissent les preuves d’un autre réel.

Le monde scientifique qui s’est développé à partir du XVIèsiècle s’est construit autour du monde de la matière, du réductionnisme. Il a créé autour de la matière une vision fermée de l’univers donnant naissance à la modernité. Cette nouvelle vision du monde  a combattu puis progressivement s’est imposée face à l’ancien monde ouvert  sur l’esprit qui  prévalait jusqu’à cette date. Il a ainsi permis un développement considérable des sciences et des techniques, il a bouleversé la vie matérielle, intellectuelle, culturelle  en refermant le monde et le faisant exploser autour de la matière.

La conclusion de Jean Staune qui s’appuie sur la puissance de son examen inter-disciplinaire et dont j’extrais ci-dessous les idées principales, nous conduit, à partir de théories et faits scientifiques, à envisager un nouveau paradigme qui se met en place dans les sciences autour de la dualité matière-esprit et de la conscience et dans une démarche où « le tout est plus que la somme des parties ». Prenant son origine dans les sciences elles-mêmes,  et malgré le barrage frontal de la pensée matérialiste toujours dominante, commence à surgir en de multiples  endroits,  l’idée que le réel est bien plus que la matière et la science nous dit déjà qu’il sera impossible de connaître et d’expliquer tout ce réel. Paradoxalement, c’est un pas important franchi par la science : savoir avec certitude que nous ne pouvons tout savoir est scientifiquement plus grand que croire que nous pouvons tout savoir. Oui, car le matérialisme se révèle bien être une croyance !

Nous sommes bien, comme nous l’enseignait Platon, dans l’allégorie de l’homme de la caverne .

Nous ne sommes là qu’au début de cette nouvelle vision que Jean Staune souhaite voir partager pour orienter les sciences vers de nouvelles perspectives et recherches qui ne soient plus bloquées et limitées au réel de la matière. Nul doute qu’en effectuant ce très riche parcours à travers les sciences Jean Staune a posé avec ce livre la première borne constitutive de ce nouveau chemin scientifique étayé  d’abord par les connaissances en astrophysique.

Depuis Einstein,  on sait que le temps et  l’espace sont relatifs et dépendent de la vitesse,  que les masses courbent l’espace-temps.  Ces découvertes ont conduit à la théorie du big bang aujourd’hui largement partagée et qui nous dit que notre monde matériel est né voici 13,8 milliards d’années à partir d’un premier point d’explosion d’énergie contenant toute l’énergie de notre monde dont on ne sait pas d’ailleurs si il est le seul.

Parallélement, l’astrophysique  découvre récemment que la matière ne représente que 4% de la masse de notre univers – la matière dans l’univers est donc peu de chose.

 Un deuxième point d’ancrage plus fondamental encore dans le dépassement de l’idée de matière vient de l’observation de l’infiniment petit. La physique quantique nous précise que dans ce monde, le réel n’ utilise ni  l’espace, ni le temps, qu’il y règne un principe fondamental d’incertitude,  que la matière est tantôt onde  tantôt particule et qu’elle dépend de l’observateur, qu’elle n’est pas localisable… Bref c’est bien un autre monde qui est là et sur lequel s’appuie pourtant toutes les techniques modernes, de l’électronique au laser…qui elles sont bien en même temps dans notre monde matériel. Si la physique quantique éprouve encore des difficultés à expliquer de façon globale ce nouveau réel, elle a donné naissance à des applications multiples dont nous nous servons quotidiennement. 

Parallélement,  on voit se craqueler la théorie de l’évolution. Elle est encore largement dominée par le néo-darwinisme où tout résulte du hasard des mutations dont certaines sont retenues en fonction de la sélection naturelle, et tout cela sans finalité. Pourtant, il devient de plus en plus certain que cette théorie souffre de nombreuses insuffisances. Elle ne serait pas toujours graduelle comme il était affirmé mais elle subirait parfois des sauts qui pourraient être très rapides. Elle semblerait pour certains canalisée quand d’autres émettent l’idée de formes archétypales à l’intérieur desquelles s’observeraient en effet des évolutions soumises aux mutations et contraintes d’environnement. Une grande théorie de l’évolution regroupant toutes les observations restent à construire.

Dans les neurosciences, la conscience est toujours considérée par les matérialistes comme une production du cerveau et pour ceux-ci et avec Jean-Pierre Changeux, l’homme n’est qu’un homme neuronal. Pourtant, là aussi, des chercheurs contestent vivement cette vision et considèrent au contraire la conscience comme partiellement ou totalement extérieure au cerveau et à la matière.

Dans les mathématiques mêmes, certains parlent d’états particuliers d’où jailliraient parfois des découvertes intuitives. Les mathématiques pourraient être, selon certains de ces spécialistes, un champ, un monde, au delà du réel mais constitutif de celui-ci et auquel  certains mathématiciens auraient parfois accès. Depuis le théorème de Gödel, les mathématiques et la logique nous ont dit  que certaines  certitudes restaient indémontrables.

A la lecture du livre de Jean Staune, on mesure à quel point  la pensée matérialiste qui domine encore très largement la science aujourd’hui est bien devenue notre nouvel obscurantisme dans la mesure où elle limite le réel à la matière et en cela nous en donne une représentation inexacte. Il est temps de prendre en compte dans les sciences mais aussi bien sûr dans notre vie un réel beaucoup plus vaste que celui de la matière.

Cette nouvelle vision scientifique est totalement partagée par le Temple des Consciences.

Pour accéder à une synthèse des conclusions  du livre de Jean Staune

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.