LES DROITS HUMAINS AU SECOURS DE LA TRANSCENDANCE.

L’humanité n’a-t-elle pas alors rendez vous avec la part de sacré reconnue en chaque « membre de la famille humaine » ? Chaque personne est ainsi dotée d’une qualité qui fait d’elle plus que son apparence physique et psychique. Impossible de la réduire à un objet, aussi précieux soit- il ? « Tu vaux mieux que ton prix », écrivait le grand historien africain Ki Zerbo. Mais d’où vient ce surcroît de valeur? A quel « au-delà » se rattache- t-il ? On peut alors risquer le mot de transcendance qui élève la personne au delà de toute définition humaine, au point que nul ne peut s’arroger le pouvoir de priver un individu de la qualité d’être humain : sa dignité. Et ce parfois, malgré le caractère monstrueusement inhumain de son comportement.

La dignité de chaque personne, confessée par toutes les cultures et tous les pays, s’incarnent dans des droits et des devoirs qui correspondent eux mêmes à des comportements précis : être libres, pouvoir manger, être éduqués, croire ou ne pas croire, participer aux décisions communes… etc. Ces attributs ne définissent pas la dignité. Ils l’incarnent.

selon un texte de Guy Arenche 

 

SARVODAYA SHRAMADANA-vers une économie non violente

Un film de Louis CAMPANA et François VERLET

Dans la lignée de Gandhi et de sa république villageoise le réseau SARVODAYA SHRAMADANA donne depuis 50 ans à 6 millions de Sri Lankais, soit 1/3 de la population, l’opportunité de prendre leur destin en main.

Durée: 52 mn- boutique de l‘association Shanti

 

SARVODAYA SHRAMADANA

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L’ ultralibéralisme promettait richesses et bien-être pour tous mais il génère crises, chômage et inégalités croissantes. Le fait économique est devenu déterminant pour le futur de la planète et de ses habitants.  Le modèle capitaliste et son corollaire, la croissance sont-ils les seuls viables? Une économie respectueuse de l’homme et de la nature est-elle possible?

 

Ce film est le fruit d’une rencontre avec ce mouvement et ses fondateurs. Il raconte comment la création de sociétés villageoises a permis à des millions de sociétaires de s’émanciper progressivement de déterminismes sociaux par l’éveil revendiqué de ses participants et le suivi attentif des bénévoles et des travailleurs du réseau.

Nous avons découvert 15.000 villages s’organisant aujourd’hui de manière autonome. Par la mise en place de chantiers collectifs, de puits et de canaux, de micro-crédits, de banques auto-gérees ils construisent progressivement une alternative économique non-violente, indépendante du marché financier planétaire.

Le film analyse aussi le terrible conflit entre le gouvernement Cinghalais et la rébellion Tamoule dans lequel cette démarche a pris corps et les actions menées pour le résoudre.

La méthode est-elle transposable ?  Le pouvoir politique, trop souvent accaparé par une élite, peut-il être repris par le peuple ? Peut-on imaginer comme le laisse entendre A.T. Aryaratne, fondateur de SARVODAYA, que  le monde devienne une communauté de républiques communautaires et qu’il se débarrasse enfin de la violence institutionnalisée des multinationales…

 

différence entre poésie et mystique

  •   Yves Bonnefoy : « La poésie, c’est ce qui reprend à la religion son bien »

 

 

ENTRETIEN

Yves Bonnefoy : « La poésie, c’est ce qui reprend à la religion son bien »

propos recueillis par Stéphane Barsacq et Jennifer Schwarz – publié le 30/12/2011

 

 

 

pour lire l’article 

…….

Quelle différence établissez-vous entre poésie et mystique ? Ne participent-ils pas de la même démarche ? D’autant que certains grands mystiques furent aussi de grands poètes (Angelus Silesius, John Donne, Jean de la Croix).  

C’est vrai que poésie et mystique ont en commun une expérience qui les distingue des religions et de leurs croyances. L’une et l’autre se portent dans la perception de ce qui est au-delà des lectures qu’on peut en faire avec le discours conceptuel. Mais c’est en venir à un point, un carrefour, où les deux voies se séparent. La mystique veut aller toujours plus avant dans la profondeur du réel, là où l’abandon de soi à l’unité prend le pas – et c’est comme une nuit – sur tout reste de représentation de choses : ce n’est pas seulement la langue des concepts qui est transgressée, ce sont les mots, la mystique tend au silence. Mais la poésie constate, en ce même point, que cette plongée est solitude, la présence grandissante de l’Un efface, avec le langage, le souvenir des autres êtres. Et sa décision, c’est alors de se souvenir du langage ; de considérer que le réel, ce n’est pas l’abîme cosmique mais la terre humaine ; et de revenir vers la société pour partager avec les hommes et les femmes du temps présent, historique, cette mémoire de l’infini de la chose dont je disais tout à l’heure que le conceptuel le fait méconnaître. L’infini du pain et du vin, ce qui permet le partage.
La poésie n’est pas la mystique. Mais des mystiques, ainsi Angelus Silesius ou Jean de la Croix, peuvent être des poètes quand pour un moment, qui risque d’ailleurs de durer, ils se retirent du projet de la « nuit obscure ». Ils accomplissent alors ce mouvement de retour que je viens de dire. Et Rimbaud n’est guère différent d’eux quand il écrit Alchimie du Verbe, après « des silences, des nuits », de « l’inexprimable », des « vertiges ».

Misère de misère

Un film de Louis Campana

52 mn

Avec:
Guy AURENCHE CCFD France
Jean-Pierre DARDAUD Frères des Hommes France
Christophe GRIGRI Gandhi International France
Ana JUANCHE SERPAJ Uruguay
Léonie KIANGU Femmes et Justice-Congo
Dakio KISITO Mt Droits Humains Burkina Faso
Fernando LUGO Président du Paraguay
Adolfo PERES ESQUIVEL SERPAJ Argentine : Prix Nobel de la Paix 1980
RAJAGOPAL Ekta Parishad-Inde
Majid RAHNEMA Philosophe et diplomate Iran-France
Alain RICHARD Franciscain France
Paul SAMANGASSOU Cameroun
Ramesh SHARMA Ekta Parishad Inde
Tania SOLAR Chili
François SOULAGE Secours Catholique-France

 

Misère de misère

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Ce documentaire montre qu’il existe une coalition tacite entre les politiques des pays riches et leurs alliés des pays émergents, les sociétés multinationales et le système bancaire pour construire un monde à leur façon.
De ce monde sont exclus les 2/3 de l’humanité, près de 4 milliards d’hommes et de femmes, dont 1 milliard ne mange pas tous les jours à sa faim.
Le chemin qui s’impose à nous est de passer de la servitude volontaire à la dénonciation de l’injustice, de la dénonciation à la résistance, de la résistance à la recherche d’alternatives.
Cette démarche s’impose à tout être humain désireux d’être acteur de sa propre vie, dans l’équilibre avec les autres et avec la nature, en adéquation avec sa propre source, en chemin vers son humanité accomplie.

Louis Campana.

 

 

 

Association Shanti 37 rue de la Concorde 11000 Carcassonne.
www.association-shanti.org
campana.louis@gmail.com

Ré-enchanter le Monde

 

 

 

Festival de FEZ des Musiques sacrées du Monde – du 08 juin au 16 juin 2012

Ré-enchanter le monde « Hommage à Omar al Khayyam »

Peut-on considérer aujourd’hui que le mur de la raison pure, sur lequel se base le modernisme, se fissure et menace de s’effondrer?.

D’une façon surprenante le rationalisme livré à lui- même semble avoir tissé au cours du temps, en même temps qu’une extraordinaire inventivité technologique, un étrange totalitarisme d’autant plus efficace qu’il reste invisible. Du moins jusqu’à ses dépassements les plus récents où, après « l’horreur économique », on parle de plus en plus aisément d’une dictature financière dont on ressent quotidiennement les effets, sans en comprendre véritablement les leviers. De moins en moins de gens sont disposés à considérer qu’il s’agit là d’une fatalité, appelée mondialisation, avec laquelle le politique lui- même doit bien se résigner à composer, sans espoir de dépassement. Car la fatalité ici n’est pas qu’économique. Elle a des conséquences sociales, culturelles humaines que l’on ne peut plus méconnaitre.

Ré-enchanter le monde c’est entrevoir les possibilités de nouveaux rapports à celui-ci où la fatalité, et donc la dictature du fait accompli, n’a plus de place. C’est reprendre à rebrousse-poil le processus actuel de délitement pour y restituer la place de l’homme, de la culture, de la spiritualité ; échapper au diktat du tout économique et retrouver la liberté de l’esprit. Cela sera peut-être le fruit d’une prochaine indignation après toutes celles qui l’ont précédée.

Ici la poésie, la quête du beau, l’art de vivre – qu’il faut prendre en compte à côté du niveau de vie, comme une richesse immatérielle, eh oui cela existe!- du vivre ensemble doivent reprendre tous leurs droits. Comment entamer une telle épopée à la fois individuelle et collective tout en échappant aux mille pièges tendus par les différentes formes de recherche du pouvoir pour lui-même, qu’elles soient matérialistes ou idéalistes, politiciennes ou fondamentalistes?

Ce sont les fragments d’enseignements que pourrait nous inspirer un personnage hors du commun et , d’une certaine façon, hors du temps, Omar Al Khayyam, poète , homme de science, philosophe, spirituel dont plus de dix siècles nous séparent et dont les quatrains , Rubiyat, fulgurances poétiques, ont tant de choses à nous dire.

Faouzi Skali
Directeur Général de la Fondation Esprit de Fès

 

 

 

les OGM n’apportent rien à personne, sauf … aux multinationales

vue sur le Point : Le Point.fr – Publié le 29/11/2011 à 18:35 – Modifié le 29/11/2011 à 19:20

L’ingénieur agronome Claude Aubert fait le point sur les OGM, alors que la culture de maïs Monsanto a été autorisée lundi par le Conseil d’État.

La culture du maïs OGM de Monsanto avait été suspendue par le gouvernement français en février 2008 et remise en cause depuis par la Cour de justice européenne. Elle n'est désormais plus interdite.La culture du maïs OGM de Monsanto avait été suspendue par le gouvernement français en février 2008 et remise en cause depuis par la Cour de justice européenne. Elle n’est désormais plus interdite. © Jean-Pierre Muller / AFP

Le Conseil d’État a annulé, lundi, la suspension de culture du maïs OGM de Monsanto prise par le gouvernement français en février 2008 et remise en cause depuis par la Cour de justice européenne. Cet organisme génétiquement modifié très critiqué peut donc de nouveau être cultivé en France. Mais rares sont ceux qui défendent le maïs « Monsanto 810 ». Les OGM sont-ils si nocifs ? Claude Aubert, ingénieur agronome, revient pour Le Point.fr sur les principaux enjeux du débat sur les OGM.

Pour aller plus loin sur….

les risques sanitaires, conséquences sur l’environnement, intérêt des OGM,

 

La Parole

Extrait de LA PAROLE DU MONDE de Geneviève Calame-Griaule

Chez les Dogons du Mali, la parole est une production du corps : elle est fabriquée par le corps et par la personne toute entière, et elle est avec l’enfant l’une des plus hautes « productions » de l’humanité . Donc, la parole se fabrique dans le corps.

Cela commence par un processus intellectuel qui se déroule dans le cerveau, la pensée, l’idée première de la parole . Mais la parole proprement dite « se forge » d’abord dans les viscères.

Quatre éléments entrent dans la composition de la parole . ce sont les quatre éléments constitutifs de l’univers, une conception que l’on retrouve dans le monde entier : terre, eau, air, feu. Ils sont la matière première de notre corps comme de tout ce qui existe dans la création. Ils sont répartis dans les organes où la parole va les puiser. De la même manière que l’on dose les ingrédients en cuisine, la parole est fabriquée avec plus ou moins de ces éléments, comme un plat qui comporte plus ou moins de sel ou de piment. Leur dosage influe sur la nature de la parole et sur son effet sur l’auditeur.

D’autres ingrédients, outre ces éléments de base, entrent dans la composition de la parole. L’un des plus importants est ce que les Dogons appellent l’« huile du sang ». Il y a une partie lipide dans le sang et selon eux, cette substance se mêle à la parole et lui confère son charme, sa beauté, son caractère agréable. La bile donne de l’amertume mais est purificatrice. Il peut y avoir du sel, le sel de la parole, avec la même signification que chez nous. Quant au miel, au sucre, ils donnent une parole douce et très agréable, mais dont il faut se méfier, parce qu’en vous flattant elle vous endort….

Au niveau des viscères, où se fait le mélange, intervient une véritable forge. L’élément eau est essentiel à la parole parce qu’il lui donne la vie. Contenue dans le foie, comme dans une poterie posée sur le feu, l’eau de la parole est chauffée par le cœur qui est le foyer de la forge. Entrant en ébullition, elle devient de la vapeur d’eau qui va être propulsée par les poumons, soufflet de la forge, et monter vers le larynx et les organes de la phonation. Puis cette vapeur d’eau, contenant en substance et en puissance tout le discours, se sonorise.

Dans la bouche entre en jeu le tissage. Notre bouche en effet est un métier à tisser. La langue est la navette qui va et vient. Les dents sont le peigne, la poulie la luette…Comme une bande de coton, la parole va dans le monde …

Elle arrive ainsi chez l’auditeur. Car pour qu’il y ait parole, il faut un auditeur, il faut qu’il y ait dialogue. Elle entre dans l’oreille, redevenir liquide, se répandre dans le corps et provoquer des effets divers. Une parole qui contient trop de feu est une parole brûlante, une parole de colère, de dispute, donc l’auditeur va répondre agressivement. Une parole qui contient trop d’air flotte, inconsistante. Les propos sont sans importance…Le feu, même s’il n’en faut pas trop, reste essentiel, car une parole froide ne convainc pas…

Le dialogue essentiel pour la vie de la société, c’est celui de l’homme et de la femme. Son importance est primordiale car d’elle va dépendre la fécondité, la survie du groupe…Il faut que leur entente soit bonne…Les bonnes paroles contiennent de l’huile et de l’eau qui empêchent les disputes et les conflits, qui eux sont cause de stérilité .

La bonne parole qui contient de l’eau et de l’huile est fécondante, non seulement pour le couple, pour la société, l’humanité, mais elle agit aussi sur le cosmos : elle agit sur les plantes, sur les animaux , sur toute la fertilité du monde.

vu sur le site Démocratie-spiritualité 

L’Âge de l’empathie

LES LIENS QUI LIBERENT EDITIONS -24 février 2010-

par Frans de Waal

Professeur de psychologie à Emory University, docteur en biologie, Frans de Waal est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels La Politique du chimpanzé et Le Singe en nous. Directeur du Living Links Center au Yerkes National Primate Research Center à Atlanta, il figure dans la liste des cent personnes les plus influentes du Time pour 2007.

L’Âge de l’empathie
Sommes-nous sur terre, comme on l’affirme si souvent, dans le seul but de servir notre propre survie et nos intérêts personnels ? Est-ce vraiment dans la nature humaine de se poignarder dans le dos pour gravir les échelons de la hiérarchie ? Dans ce livre stimulant, l’auteur de Le singe en nous, unanimement salué par la critique, examine comment l’empathie vient naturellement aux humains et à certains autres animaux. Le comportement égoïste et l’esprit de compétition, souvent présentés comme conformes aux théories de l’évolution, sont ici magistralement remis en cause. Fort de son expérience sur le terrain et de ses recherches sur les chimpanzés, les bonobos et les singes capucins, ainsi que sur les dauphins, les baleines et les éléphants, Frans de Waal nous montre que de nombreux animaux sont prêts à prendre soin les uns des autres, à s’entraider et, dans certains cas, à se mobiliser pour sauver la vie de leurs congénères. Ecrit dans un langage accessible à tous, nourri d’histoires animales aussi extraordinaires qu’émouvantes, L’Âge de l’empathie, en mettant la coopération au cour de l’évolution des espèces, ouvre des perspectives passionnantes sur la nécessaire solidarité dans nos sociétés.

 

Le fondateur des cercles de non-violence

À contre-pied. Depuis un demi-siècle, Alain Richard, qui vit aujourd’hui à Toulouse, joue au chat et à la souris avec les dictateurs, les gouvernements et les patrons sans scrupule. À 85 ans, ce stratège de la lutte asymétrique contre l’injustice brandit la non-violence comme une arme universelle au service des hommes de bonne volonté, et ne rate jamais une occasion de dénoncer les atteintes à la dignité humaine

La Non-Violence – Frère Alain Richard 1/3 par apo-catholique