En Quête d’ABSOLU

Essai…
– En quête d’Absolu –
Cela peut-il être vraisemblable ?

Comme une douce Paix, qui soudain, s’invite en nous …

Et puis… un peu plus loin…, passé ce mystérieux interlude d’un Silence venu d’Ailleurs, une interrogation s’immisce dans nos pensées ; un peu comme la vigie d’une conscience profonde, (si tant est que cela soit plausible ?): Y-a-t-il, véritablement, une quête possible et concevable de ce qui est – par Pure Essence même – absolument et totalement Indéterminé, Indicible, Ineffable ?
Et par ailleurs, tout aussi Indescriptible et Insondable, au travers de paroles supposées, attribuées, ici et là, de part le monde, à cette Source de Conscience (?), et dont les énoncés, par le biais d’ouvrages millénaires, en Inde, en extrême et moyen-orient etc… sont à l’évidence bien trop imprégnés d’anthropomorphisme pour être, ce qu’ils prétendent être. Souvent limités par ailleurs, puisque que tenus à une approche duale de cette Source, fréquemment perçue comme polymorphe, et dont l’origine connue n’existe pas, car s’il y avait une origine, il y aurait un « avant l’origine ». Et alors même, le fameux « ex-nihilo », qui provient du vide, ne peut faire oublier que le vide absolu n’existerait pas non plus, pour ce qui est de notre dimension! Tout cela reste donc en dehors de notre portée. D’autre part, les divers narratifs sont souvent bien trop ambigus, selon des traductions fréquemment orientées à dessein, pour proclamer être l’émanation véritable d’une Conscience Absolue.

D’autres cheminements peuvent, comme par exemple dans l’Advaïda, tenter de progresser en rejetant tout, « ce que n’est pas », l’Absolu. Ainsi, selon cette approche, L’Absolu – ne serait ni ceci, ni cela – donc, rien de ce que l’humain puisse concevoir, imaginer, percevoir et interpréter. Mais ce n’est là qu’une voie de recherche, une progression qui semble cependant un peu plus en harmonie avec une tentative d’approche d’une Ultime Réalité – non duale par Essence – et plus en symbiose semble-t-il, que tous ces récits divers et variés qui ont servi à bâtir tant de canevas psychiques, tant de récits structurés de manière souvent assez semblable, et que l’on retrouve dans diverses traditions, et autres narratifs émotionnels de part le monde, là où précisément, les passions et les émotions peuvent égarer l’âme – l’histoire de l’humanité, malheureusement, le démontra trop souvent, hier et aujourd’hui.

Et donc, y a-t-il une Épopée possible au-delà des illusions de la forme et des apparences… Au-delà des mirages du temps et de l’espace…Par-delà les dédales, souvent gorgés de leurres et autres méandres trompeurs, des « au-delà » et des autres dimensions ?…

Si ce que l’on désigne comme ABSOLU, devait faire l’objet, poussé par je ne sais quelle forme d’outrecuidance, d’une tentative de définition ex abrupto, telle ces affirmations que l’on retrouve souvent à l’origine des dogmes, ce serait bien évidemment le comble d’une forme de paralogisme, pour ceux qui s’y aventureraient… cependant, de bonne foi ! On peut se souvenir ici de cet aphorisme de Spinoza: « Dieu est l’asile de l’ignorance ». Nous ne sommes pas, bien évidemment, exempt de tel type de raisonnement. Car, comme beaucoup l’ont déjà dit à juste titre, personne ne détient la « vérité » – Celle-ci commence sans doute là où les paroles se dissolvent, où le mental est au repos du silence, comme dans un temps suspendu, et où un Souffle venu d’Ailleurs peut faire vaciller le temps. Vouloir définir, réifier en quelque sorte, une Transcendance*, démontre déjà que l’on s’égare ainsi dans le monde des images, des concepts, des certitudes, voire des théories dogmatiques.
L’ABSOLU ne serait ni ceci, ni cela : « Neti Neti », comme le suggérait déjà un antique axiome sanskrit datant de plus de 8000 ans.
Il se pourrait bien qu’il n’y ait de fait, concernant notre dimension duale, point de quête possible et concevable de cet Absolu. Alors… ?, un Cheminement intérieur, une Épopée « immobile » ? Qui ne serait surtout pas une voie toute tracée vers un but à atteindre, mais plutôt, perçue comme une Œuvre continuelle à réaliser en Soi, et bien en dehors des élucubrations de notre petit mentor-ego; peut-être alors comme un possible cheminement au fil des existences, ascendant… parfois, l’inverse une autre fois ?… et manifestement, du domaine de l’Infini. Et que ce soit alors dans cet état particulier – certains pourraient le définir comme une forme de grâce où de plénitude – où nous pourrions percevoir ou comprendre intimement le sens du véritable Éveil, celui d’une Conscience autre. Une Conscience venu d’Ailleurs, mais déjà d’Ailleurs…en nous.

Neti Neti peut nous rappeler, qu’en ce qui concerne une éventuelle recherche de divinité protectrice, ou autre autorité spirituelle tutélaire, que tout ce que l’on peut imaginer, suggérer, projeter, et même ressentir par le biais de nos sens extérieurs, au niveau mental, psychique ou émotionnel, n’est souvent que la projection de nos propres questionnements, voire inquiétudes pour certains, et qui génèrent de fait nos aspirations et nos croyances, toujours dans un mode dual ; résultat de notre formatage d’origine bien terrestre… et d’au-delà ! Cela, en lien avec ces champs d’informations de tout gabarit, toute ampleur, de tout format et dans toutes les fréquences, qui gravitent autour de nous, de notre terre-mère et même sans doute dans tout l’Univers! Signature d’une imprégnation toujours aussi tenace de la dualité, pièce maîtresse de cette entropie galopante, dans laquelle les humanités successives s’agitent, et où, semble-t-il, est immergé l’univers. Dès lors, on peut avancer, que tant que notre « attachement » n’aura pas encore été clairement élucidé, et de ce fait, pas encore dépassé, il y aura toujours de longs discours en perspectives, et autant de narratifs invitant à suivre tel chemin plutôt que tel autre, telle pratique religieuse plutôt que telle autre, car leurs auteurs détiendront, à coup sûr, la vérité première et absolue! Ce qui leur attribuera les pleins pouvoirs pour tenter d’assujettir, parfois même dans la violence, mais à coups sûr – le passé peut en témoigner – d’éventuelles hérésies qui auraient pris la liberté de penser autrement comme étendard, en voulant s’élever, et très souvent ici dans la non-violence, en opposition à la doxa en vigueur.

« Celui qui sait ne parle pas … celui qui parle ne sait pas! » dixit Lao Tseu, (- VI/Vs. av JC) qui est rejoint par Socrate, (- 470 av JC ) avec: « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien »
C’est bien là la seule certitude à notre disposition !

Petite digression au passage: Quelle riche époque que ce VI et V av. JC ! : Siddharta Gautama – Lao Tseu – Confucius – et un peu plus tard Socrate etc…  Dans cette période de l’humanité, tant de grandes âmes se sont incarnées en si peu de temps, pour ensuite… sans doute aller voir ailleurs s’il n’y avait pas d’humanités moins obtuses et moins guerrières ?! Quelques autres grandes Âmes ont tenté l’Aventure d’une Rédemption, mais même ici, les dieux dont il est question dans presque tous les narratifs, sont souvent décrits comme guerriers, violents, vindicatifs et péremptoires. Un peu trop humain pour être un Dieu ?!

Au point où l’on en est, on peut alors encore tenter quelques petites incursions !

Alors oui, il semble que, parfois, nous croyons approcher « du début du commencement » d’une épopée infinie, qui pourrait mener vers les prémices d’un Absolu… Cher petit ego, que racontes-tu là ? Ce n’est pas parce que tu es touché par la profondeur d’une musique, aussi spirituelle ou céleste soit-elle, par la force d’un écrit dit sacré, ou de tel narratif prestigieux qui semble participer à l’élévation de notre âme, ou bien même par la grâce et la somptuosité d’un ciel étoilé ou d’un paysage grandiose, qu’une Porte va s’ouvrir vers l’Absolu. Certes, on peut être amené à penser que cela pourrait parfois y contribuer, dès lors et surtout, si l’on ne reste pas prisonnier de ces perceptions, presque toujours dualistes, car au fond… de Porte…il n’y en a point ! Tout semble bien ouvert ! La porte fermée, c’est nous seul!

Le Silence véritable ? – Nombreux sont ceux qui paraissent aborder ce thème avec une certaine appréhension, voire réticence – mais de fait, dans ce cas là, il ne s’agira sans doute, que d’un ersatz du Silence, un simulacre inconscient, un silence orchestré par « qui vous savez » – Et nous ne pourrons aller plus loin…
Et pourtant, il semble bien qu’il s’agisse d’une Épopée infinie qui nous invite… et n’en finit pas de nous inviter silencieusement… enfin, tant que notre âme-conscience demeurera à l’écoute de ce Silence ?

Les vagues de l’existence reviennent régulièrement frapper notre frêle esquif sur cet océan de la vie. Divers courants s’offrent à nous, soutenus par des vents parfois tempétueux, parfois de douces alizées réconfortantes, mais qui peuvent tout aussi bien, nous conduire vers cette mer plate, où la stagnation est assurée. Certes ainsi, il n’y aura alors aucun risque de chavirer…Tout est assuré, souvent par des structures réconfortantes, nous y sommes pris en charge en quelque sorte. Tous les courants sont maîtrisés, tous les vents trop puissants sont détournés. L’ensemble est bien planifié. En premier lieu, la route à suivre – là, il n’y aura pas d’égarements possibles, pas trop de problèmes, car vu le contexte météo, c’est souvent du surplace, qui nous attend ?! – Puis la méthodologie, bien détaillée dans les manuels. Un véritable « prêt-à-penser », élaboré dans toutes les contrées du monde, orient et occident confondus , par tant de maîtres et de disciples de maître, tant d’ashrams et de gurus, tant de théologies diverses et variées, tant de philologues, et autres savants assermentés, où chacun trouvera sa version. Le seul risque, serait celui de se perdre précisément dans l’enclos fermé des certitudes.
Alors, adieu l’Epopée infinie – A Dieu l’Epopée ?….

On ne peut s’empêcher de citer ici, cette réflexion émanant cependant de l’un d’eux : « Ce que je vous dis, ne le croyez pas sur paroles, mais expérimentez par vous-même » Le début d’une véritable liberté de Conscience ? Siddhartha Gautama.
Patje Seko
=-=-=-=

Tentative d’approche, au travers de ce petit essai – Expérimenter le cheminement vers d’autres horizons, toujours plus lointains, et cependant si proches ?…

« Alors mon âme, soit celle, qui réalise en elle,
la Plénitude du Silence,
et du Cœur de la Vacuité, jaillit en toi
Lumière sacrée,
Divine Sagesse.
Ainsi, resplendira l’Éveil
de Pure Conscience,
Dans son Épopée de Lumière…

Au-delà des frontières des mondes de l’impermanence,
Au-delà de l’illusion de la forme et des apparences,
Au-delà des mirages du temps et de l’espace,

Par-delà les dédales trompeurs des au-delà,
Par-delà les Mondes et les Dimensions,
Par-delà les Cosmos et leurs Univers,

Vers un ABSOLU Indéterminé,
Insondable, puisque Infini,
Là, resplendit l’Indicible,
– INDICIBLE –
…….
….
..
?

*Citations :
« C’est pour cela que le jeune théologien Bonhöffer écrivait dans une prison nazie où il fut pendu en 1945 : « Un Dieu qui « existe » n’existe pas ». – ( à méditer ! ) – D’autres grands théologiens de la même époque, comme Tillich et Robinson enseignèrent la même chose » 

Saint Augustin, l’un des pères de l’église , a dit dans un registre assez proche: « Si tu comprends, (Dieu) c’est que ce n’est pas Dieu . Le Dieu  auquel tu penses est toujours un objet créé par ton esprit. »

Belle approche d’une définition de la réification… même si ce fut peut-être un constat à géométrie variable ?



Petite découverte, au hasard des pérégrinations,
cette invitation symbolique à une épopée… au-delà des étoiles ?
Fréquence de Dieu, Retour à l’Unité, Connexion Spirituelle, Chakra de la couronne, Méditation

 

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