états modifiés de conscience : une porte s’ouvre…

les voies de l’âme

 

fractal

 

Sans nous en rendre compte nous vivons, chaque jour, des états modifiés de conscience. Ce que j’appelle “états modifiés de conscience”, ce sont des situations particulières qui surgissent et qui font que nous décrochons de la réalité. Ce sont comme des mini voyages qui nous transportent dans un autre plan.

Rêver devant un café, écouter de la musique, sentir un rayon de soleil nous réchauffer ou bien contempler un beau paysage….

Ces moments nous mènent vers une modification de notre conscience et souvent vers un élargissement de celle-ci et de nos potentiels. Nous changeons de mode de fonctionnement et passons du mode actif au mode réceptif. Un état modifié de conscience se produit lorsque notre système de référence à la réalité cesse temporairement de fonctionner. Nos filtres habituels (notre éducation, nos croyances) deviennent inopérants. Une porte s’ouvre et des perceptions nouvelles peuvent surgir (des images, des sons, des informations habituellement inaccessibles).

Nous aurions intérêt à être à l’écoute de ces situations si particulières qui nous permettent de déboucher, l’espace de quelques instants, sur d’autres mondes. C’est un peu comme si nous empruntions un couloir où nous nous dégagions des limites de notre ego pour percevoir autrement. Ce processus m’arrive assez souvent dans mes cours de yoga lorsque j’explique certaines choses oralement. Je suis bien présent mais les mots viennent d’ailleurs avec une logique implacable. J ‘ai la sensation de tirer sur un fil sans connaître la finalité de mes propos. Je me laisse guider tout simplement. Ce moment privilégié est toujours une source d’étonnement pour moi.

Je ressens que le processus de création relève de ce mécanisme qui ne fait nullement appel au mental.

Daniel

 

 

Vivre l’incarnation en pleine conscience

Nous ne sommes pas des corps avec une âme, nous sommes une âme qui habite un corps. L’âme est là pour transformer la matière de notre corps.

Il faut pouvoir vivre au niveau du “cerveau du coeur” et non au niveau du cerveau de la tête. Actuellement l’humanité est endormie. 

L’école de vie consciente 

 

C’est quoi la Vie ?

« Tat tvam asi : Tu es Cela  »

Chhāndogya Upanishad (VI.8.7)

Selon le site Nutriliberté , Le Pr Aziz EL AMRANI-JOUTEY est 

  • Docteur en médecine et sciences médicales
  • Endocrinologie et immunologie
  • Docteur en naturopathie et bio-énergétique
  • Diplôme Universitaire en neuro-endocrinologie et chronobiologie
  • Diplôme international d’écologie Humaine
  • Vice-président de la SIRES. (Société Internationale de Recherches sur l’Environnement et la Santé)
  • Vice-président de l’académie internationale de Lausanne en médecine complémentaire appliquée
  • Il développe l’Approche matricielle sur son site

    L’APPROCHE MATRICIELLE

     

    Cette approche scientifique holistique fait le lien entre les concepts les plus récents de la science moderne et la connaissance des anciennes traditions dans leur forme évolutive (soufisme, advaïta vedanta).

Dans cette vidéo de 6 mn il répond à la question fondamentale : qu’est ce que la vie ?

 

La vie ne se définit pas. 

La vie est un processus rythmé, ordonné qui se met en place.  La description de la vie n’est pas la vie. 

On s’aperçoit qu’on est prisonnier du processus de pensée et on se raconte des histoires.

C’est le silence qui est porteur du sens.

La vie et la nature sont à la fois matière et esprit

une interview de Satish Kumar sur Trilogies.org par Michel Maxime Egger

Satish Kumar (né le 9 août 1936 en Inde) est un activiste, un éditeur et un promoteur indien de la simplicité volontaire. Il a été moine jaïn, militant du désarmement nucléaire et pacifiste. Il vit en Angleterre où il a fondé un centre de formation international en écologie et une école. Il est rédacteur en chef du magazine Resurgence & Ecologist.

passer de l’énergie noire à l’énergie blanche

L’énergie noire, ce sont les combustibles fossiles, le charbon et le pétrole. Elle vient de l’« enfer », des profondeurs de la Terre. Elle est extrêmement polluante et condamnée à s’épuiser. L’énergie « blanche », ce sont le soleil, le vent, l’eau. Elle vient du « ciel » et est infinie. Elle est offerte de manière totalement gratuite à tous les êtres vivants. Cette transition est l’impératif majeur de notre temps, pour que les humains puissent vivre en paix entre eux et en harmonie avec le monde naturel.

L’enjeu est de transiter d’une économie linéaire à une économie circulaire, respectueuse des lois du vivant. Dans la nature, il n’y a ni déchets ni pollutions : tout est recyclé et réabsorbé.

La prospérité et le bien-être sont possibles pour tout le monde, au Nord et au Sud, à condition de passer d’une croissance centrée sur l’avoir à une croissance centrée sur l’être. 

….

La vieille histoire est celle de la séparation, de la domination et du contrôle. Elle nous a fait croire que la nature était en dehors de nous, que nous étions supérieurs aux autres espèces et que nous pouvions en user comme bon nous semble. On en voit aujourd’hui le résultat. La nouvelle histoire est celle de l’unité. Nous sommes uns avec la nature, dans une relation profonde d’interdépendance, et ce que nous lui faisons, c’est à nous-mêmes que nous le faisons. La nature a une valeur intrinsèque, et pas seulement en fonction de son utilité pour nous. Elle n’est pas simplement une ressource, mais la source de la vie même.

La transition n’est pas qu’extérieure et matérielle. Elle a une dimension spirituelle clé. 

Vers la sobriété heureuse

A notre époque nos vies sont déséquilibrées.

Alors que l’Occident est si riche,

Les gens n’ont pas de temps pour eux ni pour leurs familles.

S tu es riche pourquoi ne pas travailler moins ?

On est tellement obsédé par le fait de gagner de l’argent.

Ce mode de vie est très pauvre !

Nous devrions développer nos relations humaines.

Personne ne devrait être obligé de travailler plus de 4 heures par jour pour gagner sa vie.

Le reste du temps devrait servir à nourrir son esprit et son âme, à développer sa créativité.

La sobriété heureuse peut nous libérer de ce poids de toujours gagner de l’argent pour survivre.

L’Obscurité est venue…crois… l’obscurité est tombée

J’adresse mes voeux 2019, ce jour d’Epiphanie, à tous celles et ceux qui habituellement ou occasionnellement parcourent ce blog, feuillettent ses pages qui telles des branches aux nombreuses ramures vous emportent vers des ailleurs  que d’autres font vivre.

Epiphanie

Épiphanie  est un emprunt, par l’intermédiaire du latin chrétien Epiphania, au grec Ἐπιφάνεια (Epipháneia) qui signifie « manifestation » ou « apparition » du verbe φαίνω (phaínō), « se manifester, apparaître, être évident ».

L’utilisation du terme est antérieure au christianisme. Les « Épiphanes » sont, dans la culture grecque, les douze divinités de l’Olympe apparues aux hommes, avec en premier lieu, Zeus, le dieu de la Justice céleste.

À l’origine, l’Épiphanie fait partie du cycle de Noël et tire son fond et son sens des célébrations païennes de la Lumière. En effet, Noël, avant d’être un jour, est d’abord un cycle qui atteint son apogée au jour marquant le solstice d’hiver, le 22 décembre. Cette nuit du solstice — la plus longue de l’année — annonce le rallongement des jours et — par extension — la renaissance de la Lumière censée être à l’origine de toutes choses. Puis la célébration se prolonge après le 25 décembre durant un nombre de jours hautement symbolique : 12 jours et 12 nuits.
Le nombre 12 représentant entre autres la Totalité (12 mois, 12 heures, 12 dieux olympiens, 12 tribus d’Israël, 12 apôtres, etc.)

Jusqu’à la fin du ive siècle, l’Épiphanie est la grande et unique fête chrétienne « de la manifestation du Christ dans le monde » (manifestation exprimée, d’abord, par la venue des mages puis par différents épisodes).

May It Be

May It Be est une chanson de la chanteuse irlandaise Enya, interprétée pour le générique du film le Seigneur des anneaux. La version longue 4:16 est la bande son du film (2001) le Seigneur des anneaux. C’est la deuxième version -3:30- qui est ici présentée. 

Les paroles ont été écrites par Roma Ryan, comme pour la majorité des chansons d’Enya. Elles sont courtes, comptant seulement 21 vers, essentiellement en anglais, mais comprenant deux phrases en quenya ou haut elfique, une des langues construites inventées par Tolkien pour la Terre du Milieu : Mornië utúlië (« les ténèbres sont venues ») et Mornië alantië (« les ténèbres ont chuté »). Il s’agit d’un chant allégorique et triste avant l’arrivée des ténèbres de Sauron, mais également plein d’espérance : May It Be, (Nai en quenya) est censé être une expression elfique pour exprimer un désir.

(vu sur le site de l’Union Comtoise de Yoga)

MAY IT BE {Puisse}
 

Paroles et traduction de la chanson «May It Be» par Enya
 

it be an evening star
Puisse une étoile du soir
Shines down upon you
Faire descendre sa lumière sur toi
May it be when darkness falls
Puisse, lorsque l’obscurité tombe,
Your heart will be true
Ton cœur devenir vrai
You walk a lonely road
Tu marches sur une route isolée
Oh ! How far you are from home…
Oh ! Quelle longue distance te sépare de chez toi…

 

[Chorus]
[Refrain]
Mornie utùlië (darkness has come)
Mornie utùlië (1) (l’obscurité est venue)
Believe and you will find your way…
Crois et tu trouveras ton chemin…
Mornie alantië (darkness has fallen)
Mornie alantië (1) (l’obscurité est tombée)
A promise lives within you now…
Une promesse vit maintenant en toi…

May it be the shadows call
Puisse le chant des ombres
Will fly away
S’envoler au loin
May it be your journey on
Puisse ton voyage continuer
To light the day
Pour éclairer le jour
When the night is overcome
Quand la nuit sera vaincue
You may rise to find the sun
Tu pourras t’élever afin de trouver le soleil

[Chorus]
[Refrain]
Mornie utùlië (darkness has come)
Mornie utùlië (1) (l’obscurité est venue)
Believe and you will find your way…
Crois et tu trouveras ton chemin…
Mornie alantië (darkness has fallen)
Mornie alantië (1) (l’obscurité est tombée)
A promise lives within you now…
Une promesse vit maintenant en toi…

A promise lives within you now…
Une promesse vit maintenant en toi…

“Moi et le Père nous sommes un” – (Jean 10 : 30)

Moi et le Père nous sommes un

Jean 10:30

Mellen-Thomas Benedict 

Jésus selon l’Inde

article largement inspiré de l’article du blog de Patrick Vigneau et de Cairn Info

 

Ramakrishna  (1836-1886), un saint du Bengale, se montrait ouvert aux autres religions et les comparait aux mots différents d’une langue à l’autre, mais qui renvoient pourtant à une même réalité. Il puisait dans les différentes religions pour sa sadhana.

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Râmakrishna Paramahamsa, en bengali রামকৃষ্ণ পরমহংস (Ramkṛiṣṇo Pôromôhongśo), de son vrai nom Gadâdhar Chattopâdhyâya (গদাধর চট্টোপাধ্যায় (Gôdadhor Chôţţopaddhae)),  – Calcutta) est un mystique bengali hindouiste. Dévot de Kâlî et enseignant de l’Advaïta védanta, il professait que « toutes les religions recherchent le même but » et plaçait la spiritualité au-dessus de tout ritualisme. Il insista sur l’universalité de la voie de la bhakti (dévotion), ayant lui-même approché le christianisme et l’islam. Il est considéré comme « l’un des plus grands maîtres indiens de tous les temps » et serait un avatar de Vishnou.

 

Il était attiré par une image de Marie à l’Enfant qu’il avait vue dans la maison d’un de ses disciples. Peu après, alors qu’il se promenait dans son jardin : Il vit une personne extraordinaire, un étranger, d’apparence sereine, qui le contemplait. Sri Ramakrishna sut dans son cœur que ce ne pouvait être que Jésus. C’est alors que le Fils de l’Homme l’embrassa et se fondit en lui, ce qui le transporta dans une profonde extase.

Ce que l’on voit ici, est la revendication d’une expérience personnelle du Christ en dehors des médiations ecclésiales. Il n’est pas le seul avoir connu cette expérience, et à n’avoir pas eu le besoin de se relier à une institution chrétienne. Car en son cœur cette relation à Jésus allait au-delà de tout.

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Ramakrishna tenait Jésus pour un avatarVivekananda (1863-1902),  le disciple préféré de Ramakrishna parlait aux moines, de son ordre, de la vie de Jésus comme de l’exemple à suivre ( Le , dans la nuit de Noël, il fonde « L’ordre de Râmakrishna » marquant par là sa parenté avec la religion chrétienne). La fête de Noël est célébrée chaque année dans les maisons de l’Ordre ( Mission Ramakrishna). Vivekananda considère que Jésus est un avatar c’est à dire une incarnation de Dieu (cf la vie de Vivekananda par Romain Rolland). Mais certainement pas la seule, car selon la tradition indienne, Dieu s’est incarné plusieurs fois au cours du temps.

Ainsi la spiritualité de l’Inde considère que Jésus est un avatar. Il s’est réveillé lors de son baptème à l’expérience de sa profonde unité, ou de sa non-dualité (advaita) , avec le divin. En tant que tel, il est un modèle pour tous car nous avons tous à nous réveiller sur notre nature originelle.

Jésus était de même nature que la nôtre en tant qu’être humain ; et il est devenu Christ ; c’est ce que nous pouvons et devons vivre. Christ et Bouddha désignent un état à atteindre, état qui fut manifesté dans les personnes de Jésus et de Gautama.
Il n’est pas nécessaire de devenir chrétien pour être disciple de Jésus :
Chacun doit s’inspirer de l’esprit des autres en prenant conscience de son individualité propre, et en s’appliquant à grandir selon la loi de sa propre croissance.
L’extrait suivant explique comment Vivekananda considérait Jésus Christ :

La Parole connaît deux manifestations, l’une générale, qui est celle de la Nature ; l’autre particulière, qui est celle des grandes Incarnations de Dieu — Krishna, Bouddha, Jésus et Ramakrishna. Christ, manifestation particulière de l’Absolu, est connu et connaissable. L’Absolu ne peut être connu ; nous ne pouvons connaître le Père, mais le Fils seulement. Il [le Christ] n’eut d’autre raison d’être, pas d’autre pensée que celle-là, qu’il est Esprit ; un esprit sans corps, sans entrave, sans limite. Mais, au delà, par son admirable vision, il a perçu que chaque homme, chaque femme, qu’il soit juif ou grec, riche ou pauvre, saint ou pécheur, était l’incarnation du même esprit immortel que lui. Ainsi l’œuvre dont témoigne sa vie entière fut d’appeler chacun à réaliser sa propre nature spirituelle. […] Vous êtes tous Fils de Dieu, Immortel Esprit. « Sachez, déclarait-il, que le royaume du Ciel est déjà en vous.»
« Moi-même et le Père sommes un »

sur Cairn info : Comment les Hindous voient le Christ

“Les recherches ininterrompues que j’ai menées sur la vérité religieuse m’ont conduit à la conviction que la doctrine du Christ est la plus favorable aux principes moraux ; elle est, parmi toutes celles dont j’ai pu avoir connaissance, la mieux adaptée à la pratique d’êtres rationnels.” (M.M. Thomas The Acknowledged Christ of the Indian..)

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“Il (Ramakrisna) vit une personne extraordinaire, un étranger, d’apparence sereine, qui le contemplait. Sri Ramakrishna sut dans son cœur que ce ne pouvait être que le Christ. C’est alors que le Fils de l’Homme l’embrassa et se fondit en lui, ce qui le transporta dans une profonde extase .” (Swami Gambirananda, The History of the Ramakrishna Math…)

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Jésus était de même nature que la nôtre ; il est devenu Christ ; c’est ce que nous pouvons et devons vivre. Christ et Bouddha désignent un état à atteindre, état qui fut manifesté dans les personnes de Jésus et de Gautama(The Complete Works of Swami Vivekananda (Almora, 1931), Vol.…)

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La douce figure du Christ, si patient, si bon, si plein d’amour et de pardon qu’il a enseigné à ses disciples de ne pas répondre lorsqu’ils étaient abusés ou frappés, mais de tendre l’autre joue : quel bel exemple de l’homme parfait, pensais-je  […]Bien que je ne puisse pas me dire chrétien par appartenance religieuse, l’exemple donné par la souffrance de Jésus est un des fondements de ma foi en la non-violence ; il oriente toutes mes actions dans ce monde et ce temps. Jésus a vécu et est mort en vain s’il ne nous a pas appris à régler toute notre vie sur la Loi éternelle de l’Amour ( M.K. Gandhi The Message of Jesus Christ,Bombay 1940 p. 79..)

Je ne me ferais pas de souci si quelqu’un apportait la preuve qu’un homme appelé Jésus n’a jamais existé… car le Sermon sur la Montagne demeurerait vrai pour moi  […] Dieu n’a pas seulement porté la Croix il y a mille neuf cents ans, Il la porte aujourd’hui, et il meurt et ressuscite jour après jour. Ce serait un piètre réconfort pour le monde s’il lui fallait s’appuyer sur un Dieu « historique » mort il y a deux mille ans. Ne prêchez pas le Dieu de l’histoire, mais montrez-le tel qu’il vit aujourd’hui en vous… Le Christ vivant signifie une Croix vivante, sans elle la vie est une mort vivante […] La joie ne vient pas de la douleur que l’on inflige aux autres, mais de la douleur que l’on porte soi-même volontairement .Young India, 31 décembre 1931. Cité dans S. J. Samartha, op.….

L’hommage que rend Gandhi, dans sa maturité, à Jésus est le suivant :

“Je refuse de croire qu’il existe une personne aujourd’hui, ou qu’il aurait existé à d’autres époques une personne qui n’ait utilisé son exemple pour diminuer ses péchés… Les vies de chacun d’entre nous tous ont toutes été, à des degrés divers, modifiées par sa présence, ses actions et les paroles prononcées par sa voix divine. […] Il n’appartient pas seulement à la chrétienté mais au monde entier, à toutes les races et tous les peuples, même si leurs doctrines et leurs pratiques peuvent être différentes les unes des autres .”The Modern Review, octobre 1941. Cité par S. J. Samartha, op.….

Les abus sexuels dans le yoga : dénoncez-les

Animateur du site et blog “le Temple des Consciences” je suis également pratiquant en yoga depuis une vingtaine d’années. C’est à ce titre, profitant de l’élan féminin actuel pour dénoncer les agressions sexuelles que je publie aujourd’hui cet article. Il a pour but d’ inviter les victimes de certains agissements à dénoncer ces abus mais aussi informer toutes celles et ceux qui se lancent dans cette pratique. 

Le large partage de cette information dans les milieux du yoga permettra de lutter contre ces pratiques déviantes et permettra de poursuivre cette activité épanouissante hors de tous excès physiques.

Des femmes manifestent lors de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2018 à Paris.

 

Dans une tribune publiée sur franceinfo le 8 octobre, 600 femmes appellent à une grande marche contre les violences sexistes et sexuelles le 24 novembre prochain. C’est l’occasion de dénoncer, par cette reprise partielle d’un article de 2015, les comportements de certains Guru  du monde du yoga qui bénéficient de la loi du silence.

(à partir d’un article  d’Arnaud pour le magazine YOGANOVA  paru le 1/2/2015)

Il dénonce des loups déguisés en saints

et

Les abus sexuels dans le yoga et pourquoi personne n’en parle…

 

Pour lire tout l’article :

http://www.yoganova.fr/des-loups-deguises-en-saint-les-abus-sexuels-dans-le-yoga-et-pourquoi-personne-nen-parle/#comments

 

Si on entend énormément de voix s’élever, à raison, contre les divers scandales sexuels et pédophiles qui ont touché le cœur de l’Eglise Catholique ces dernières années, il en est malheureusement autrement quand d’influentes figures du Yoga sont touchés par les mêmes accusations.

Face aux questions soulevées par les rumeurs du comportement inadéquat d’un « maître », la réponse sera souvent un silence gêné, voir une mimique pleine de reproches. Pourquoi parler de tout cela ?
On vous rappellera peut-être ses mots du grand (et irréprochable) Swami Sivananda :

« Vous ne devez jamais regarder les défauts du Gourou, vous devez au contraire le diviniser. Le gourou est Dieu ! »

oubliant peut-être de mentionner  ses conseils sur les qualités à rechercher chez un Guide authentique :

« Il fera disparaître vos doutes, il doit être libre de l’avidité, de la colère et du désir. Si il est plein d’amour, détaché de lui même et sans ego, vous pouvez le choisir comme votre guide »

Qu’est-ce qui fait que certains agissements particulièrement intolérables de « guides spirituels » bien connus ne fasse pas plus de bruit ? Comment des personnages qui salissent les enseignements peuvent rester en place sans créer trop de polémique ?

Par cet article, nous ne cherchons pas  la petite bête, nous ne voulons pas instaurer une « police dharmique de la braguette » ni  appliquer une grille de lecture « spirituellement correcte » sur une une quête de Soi qui peut, à certains moments, prendre des formes étranges et paradoxales. Certains maîtres véritables peuvent utiliser de temps à autres des méthodes atypiques et bien peu orthodoxes pour « réveiller » et « secouer » l’aspirant…Nous le reconnaissons.

Néanmoins, la gravité de certains faits ne cesse d’alarmer et l’aveuglement général semble parfois prendre des dimensions abyssales. On ne compte plus le nombre de chercheurs sincères dont la vie a été brisée par des psychopathes déguisés en saints, avec l’approbation silencieuse du reste de leur communauté. Il est temps d’en parler…

Swami Satyananda

Swami Satyananda Saraswati pronait l’abstinence et la chasteté…pour les autres.

Ses révélations concernent le « gourou » indien Swami Satyananda Saraswati célèbre pour être le fondateur de l’école internationale de Yoga du Bihar et l’auteur de nombreux (et souvent excellents) ouvrages sur les techniques yogiques et tantriques de méditation.

Mort il y a quelques années, le Swami prônait l’abstinence, la chasteté et l’austérité alors que sa vie intime semble bien trouble.
Bhakti Manning, une ancienne disciple a récemment expliqué devant une commission d’enquête de la justice australienne comment elle aurait été « abusée sexuellement par le Swami devant des étrangers alors qu’elle n’avait que 16 ans durant un voyage en Inde« , elle souligne « avoir  précédemment  subi le même traitement de la part de Swami Akhandananda Saraswati« , un disciple de Satyananda et responsable à l’époque de l’ashram de Mangrove Moutain en Australie.

D’autres témoignages viennent corroborer ses dires et accusent les dirigeants de l’ashram de  Mangrove Moutain de nombreux abus physiques et sexuels durant les années 70 et 80.

"Dracula" Akhandananda en couverture de son ouvrage sur le Tantra dans la vie quotidienne. On se demande quel sorte de Tantra il pratiquait.

« Dracula » Akhandananda en couverture de son ouvrage sur le Tantra dans la vie quotidienne. On se demande quel sorte de Tantra il pratiquait.

La plupart des faits  seraient l’oeuvre de ce Swami Akhandananda Saraswati, véritable pédophile grimé en promoteur de paix et  leader de l’ashram de Mangrove Moutain.

(voir ici et en réponse à l’article, une lettre ouverte d’un membre de la communauté Satyananda France)

 

Akhandananda fut d’ailleurs condamné à deux ans de prison en 1989 pour abus sexuels sur une jeune fille de 15 ans mais la sentence fut annulée pour vice de forme en 1991. Il mourut en 1997 d’un coma éthylique.

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Swami Kriyananda le fondateur d’origine roumaine d’une communauté spirituelle bien connue et disciple du  fameux Paramahansa Yogananda (auteur de « auto-biographie d’un yogi ») reconnaîtra lui aussi en 1994 avoir eu des relations sexuelles avec plusieurs de ses étudiantes. Il aura fallu un long procès et la déposition de sept de ses anciennes disciples. Il restera pourtant à la tête de  l’Ananda Sangha Worldwide jusqu’à sa mort. (cf ici un autre témoignage sur Kriyananda)

Amrit desai dans sa jeunesse

Cette même année, Amrit Desai, le très photogénique fondateur de l’école de yoga Kripalu sera condamné à payer 2,5 millions de dollars à d’anciennes disciples qui l’accusaient d’abus sexuels. En revanche on doit admettre que Amrit Desai a reconnu les faits, effectué son auto-critique et s’est sincèrement excusé auprès de ceux et celles qu’il avait blessé avant de confier la gestion du mouvement à un groupe d’étudiants.

Swami Muktananda le charismatique leader du Siddha Yoga  et Swami Satchindananda d’Intégral Yoga (qui connu une renommé internationale après son passage au festival de Woodstock en 1969) furent aussi accusés d’abus sexuels dans le milieux des années 90. En 1991 ce dernier dû faire face à des protestataires en colère devant l’amphithéâtre où se tenait sa  conférence aux cris de « Arrêtez les abus » et « arrêtez de couvrir les scandales ».
Les choses iront encore plus loin pour Muktananda puisque nombres d’anciens disciples témoignèrent des mauvais traitements subis sous son autorité et de trafic d’armes et d’argent au sein de la communauté.

cf ici un autre récit d’abus sexuels de maîtres du yoga 

Dans les années 60-70, le culte de la personnalité associé à une naïveté béate de la part de nombreux occidentaux ont bien souvent facilité la tache des experts en manipulation qui se cachaient sous des robes de Swami.
Mais ne nous y trompons pas, les abus continuent aujourd’hui et concernent des personnalités bien connus du yoga moderne.

Choudhury Bikra ici dans son costume de travail.

Par exemple, Choudhury Bikra, qui par le biais de sa très lucrative école de yoga Bikram posséderait plus de 650 studios à travers le monde. En plus d’avoir essayé (sans succès) de breveter une série d’asanas , il est lui aussi pris dans de nombreux scandales. Il est notamment accusé du viol de deux étudiantes pendant des « training camps » en 2010 et 2011. Nous ne prononcerons pas sur son cas et nous respecterons la présomption d’innocence jusqu’à ce que le jugement soit rendu.

John Friend « l’entrepreneur en yoga »du temps de sa splendeur

John Friend, le charismatique et médiatique  fondateur de Anusara Yoga, était encore il y a peu le héros d’une yoga « success story » typiquement américaine avant de s’effondrer complètement sous les nombreuses accusations d’inconduite sexuelle, de manipulations financières et de consommation de stupéfiants. Aujourd’hui, il ne reste plus grand chose de Anusara yoga et John Friend a été largement abandonné par ses anciens compagnons. Dire que le petit monde du yoga bruissait de commentaires élogieux sur ce mouvement il y a encore quelques temps ! Ah, l’impermanence des choses…

Swami Shankarananda

Une autre polémique a  éclaté en Australie autour des agissements douteux de Swami Shankarananda fondateur et maître spirituel de la Shiva School of Meditation and Yoga, de grande renommé en Australie. Il aurait eu des aventures avec des dizaines de ses étudiantes dans le plus grand secret. Prit la main dans le pot de confiture, le « gourou » qui apparaît dans nombre de documentaires sur le yoga s’est justifié par un communiqué où même s’il reconnait que « son comportement était inapproprié et qu’il promet plus de transparence dans ses actions et dans son enseignement« , il souligne « qu’il est bien connu que notre tradition est tantrique et inclut le culte discipliné de la grande déesse et jusqu’ici j’avais gardé mes activités secrètes comme le recommande les anciennes écritures« .  Le bonhomme est rusé et nous sors un joker de dessous sa robe orange de Swami: le Tantra. Nous on veut bien mais en attendant, sa communauté est sous le choc et de nombreux adeptes l’ont déjà quitté. Bien essayé mais dommage…

cf ici un article à ce sujet

cf là, un article sur le Tantra, la sexualité et l’extase

 

Pour terminer j’ajouterai une vidéo, sans commentaire, de la pratique du yoga par le grand maître indien K. Pattabhi Jois qui a popularisé la pratique de l’ashtanga yoga aux Etats-Unis :

 

la dénonciation des comportements de Joice dans ses “ajustements” et les accusations d’agressions sexuelles le concernant Wikipédia -critiques

The Economist a publié une notice nécrologique qui mettait en cause l’adhésion de Jois au principe yoguique du brahmacharya ou de la continence sexuelle et a accusé ses élèves de sexe féminin de recevoir des “ajustements” différents de ceux de ses élèves de sexe masculin. [42] Dans un article de magazine, CounterPunch a indiqué que Jois était un “agresseur sexuel d’étudiants signalé”. [50] Des accusations d’atteintes inappropriées de femmes par Jois pendant des cours de yoga ont également fait surface sur YogaDork [51] [52]dans Elephant Journal , [53] [54] et dans un article publié sur YogaCity NYC., où une étudiante a raconté qu’elle avait été pelotée par Jois lors d’un cours à New York. [55]

La même notice nécrologique mettait en doute l’adhésion de Jois au principe yogique de l’ ahimsa ou de la non-violence et soulignait qu ’« un bon nombre d’étudiants de M. Jois semblaient constamment boiter avec des genoux ou des dos blessés parce qu’ils avaient reçu ses «ajustements», Lotus, le split ou un backbend. ” [42] Les ajustements de Jois ont été qualifiés de “accablants, produisant une peur et un inconfort extrêmes chez les étudiants lorsqu’ils sont poussés au-delà de leur zone de confort physique et psychologique dans des asanas souvent difficiles, voire dangereux”. [56]Il est peu probable que les étudiants aient enduré de tels ajustements sans foi et confiance dans les enseignants et la méthode. Cette relation entre enseignant et élève est la façon dont Jois a enseigné le Parampara, la transmission du savoir entre professeur et élève. [34] Pattabhi Jois ne s’est pas appelé un gourou, mais est considéré comme le maître gourou ou le professeur de l’Ashtanga Yoga. [34]

Le 25 avril 2018, le magazine Walrus a publié un article intitulé “La culture des abus sexuels perpétrée par le yoga: neuf femmes racontent leurs histoires”. [57] L’article présente les témoignages à la première personne de neuf femmes qui prétendent avoir été agressées sexuellement par Pattabhi Jois. Les incidents datent de 1992 à 2002. L’une des femmes citées dans cet article, Karen Rain, était autrefois connue sous le nom de Karen Haberman. Elle a étudié avec Jois à Mysuru pendant un total de deux ans entre 1994 et 1998. Elle a archivé ses écrits sur Jois sur son blog. [58] Dans une interview, elle décrit les défis liés à la présentation de son histoire. [59]En réponse aux révélations et à l’appel de Rain pour une réforme de la communauté Ashtanga Yoga, plusieurs professeurs d’Ashtanga autorisés par la famille Jois se sont engagés à des actions réparatrices. [60] [61]

lire ici à propos des pratiques de Jois le témoignage d’une praticienne et professeure de yoga établie à Toronto : “depuis longtemps, j’ai entendu parler du comportement présumé de Jois il y a plusieurs années. Au cours d’une enquête de deux ans, j’ai interviewé neuf femmes d’Amérique du Nord”

 

 

 

 

 

Lumières : aveuglements

 

Jean-François Colosimo, né le  à Avignon, est un historien, théologien, éditeur, documentariste et essayiste français. Il est Président du directoir et directeur général  des éditions du Cerf depuis 2013, après avoir été président du Centre national du livre de 2010 à 2013.

Spécialiste du christianisme et de l’orthodoxie (il est lui-même chrétien orthodoxe), il enseigne depuis 1990 l’histoire de la philosophie et de la théologie byzantine à l’Institut Saint-Serge. Il est membre du comité d’orientation scientifique de l’Institut européen en sciences des religions créé en 2002 au sein de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. 

“Nous demeurons aveuglés par les Lumières” – La Vie  – Henrik Lindell  le 27/02/2018

 

Iconoclaste, l’historien et théologien s’attaque à la part obscure de la « religion du progrès » née en Europe au XVIIIe siècle. Et pourfend le nihilisme qu’elle aurait, selon lui, enfanté.

Dans Aveuglements, puissante fresque de plus de 500 pages, le bouillonnant Jean-François ­Colosimo, directeur des éditions du Cerf, règle ses comptes avec la modernité, toutes ses guerres et ses nouvelles idéologies trompeuses.

Vous dénoncez la « face cachée » des trois derniers siècles, à savoir le nihilisme qui serait à l’origine des idéologies meurtrières modernes. Et la source de nos aveuglements serait les Lumières. Pouvez-vous expliquer ?

Ce livre procède d’un constat : la modernité, qui est née avec les Lumières, et particulièrement les Lumières françaises, a marqué l’avènement d’un temps qui se voulait radicalement nouveau. Il fallait en finir avec « l’obscurantisme », et la religion était le signe éminent de tous les esclavages passés. Pendant deux siècles, l’idéologie dominante a été que l’homme devait devenir le créateur de lui-même. Mais cette époque-là est révolue.

Nous assistons désormais à la fin du mythe du progrès et de ce que j’appelle la religion du progrès. Fini l’homme autonome, l’homme sans transcendance et sans limites. Problème : nous ne l’avons pas encore bien compris, car nous demeurons aveuglés par le soleil des lendemains radieux que promettaient les Lumières. Il en va de ce soleil comme des astres quand ils vieillissent et meurent : ils deviennent noirs. Ils irradient alors d’une lumière qui est fausse, ce qui provoque une forme d’éclipse et on ne voit plus rien. Nous n’avons pas pris la mesure de cet échec monstrueux que sont les Lumières.

( cf l’exposé sur la page du Temple des Consciences )

Vous suggérez même que les Lumières, contrairement à ce qu’elles prétendaient, ont fait naître des religions plus oppressives que jamais. N’est-ce pas aller trop loin ?

Les Lumières françaises ont critiqué radicalement le fait religieux. Elles l’ont stigmatisé comme le signe de l’humanité débile qui n’a pas pris la pleine mesure de ses pouvoirs. Elles l’ont condamné en le réduisant à la soumission à un Dieu faux, inexistant, arbitraire. À une idiotie ou à une pathologie. La modernité nous a bercés de l’illusion que la religion appartenait au passé. Mais que voit-on aujourd’hui ? Il suffit d’allumer la télévision et il saute aux yeux qu’on tue au nom de Dieu.

On parle de « retour de la religion » ou de « revanche du sacré ». On dit que « le Moyen Âge resurgit ». Ce qui prouve que l’on n’a vraiment rien compris. La stratégie des Lumières a été de noircir le passé pour mieux exalter un futur libéré du religieux. Mais, à la vérité, le religieux ne nous a jamais quittés. La grande tromperie de la modernité est là : elle a prétendu qu’elle allait chasser le religieux, alors qu’elle n’a fait que créer des religions séculières qui, oui, sont plus criminelles que ne l’ont jamais été les religions historiques.

Mais quelles religions ?

En 1793, Robespierre crée le culte de l’Être suprême, avec son catéchisme, ses rites, son calendrier. Il se montre en cela plus religieux que Louis XVI. Il sait également que, sans la croyance dans ­l’immortalité, on ne peut fonder la vertu publique et mobiliser les masses. La conscription lui permet de faire de tous les citoyens des soldats. Il ouvre ainsi l’ère des grandes apocalypses. D’abord le « populicide » en Vendée, bien sûr. Puis les massacres à l’échelle industrielle lors de la Première Guerre mondiale. Enfin, la Shoah, le Goulag et tous les charniers sans nom.

Ces religions modernes réclament le sang. Elles sont sacrificielles.

C’est le cas du nazisme avec ses grandes messes, son culte de la personnalité et ses folies scientistes, qui représentent une manipulation typique de la modernité : dans sa volonté illimitée, l’homme-Dieu se fabrique lui-même.

Même constat pour le communisme, avec ses pontifes Lénine et Staline, ainsi que l’hérétique en chef, Trotski, et son Internationale missionnaire. Quoi de plus religieux que les liturgies militaires sur la Place Rouge ? Lénine embaumé s’inscrit dans le mythe de l’immortalité.

Le génocide au Cambodge revêt, lui aussi, un aspect religieux. Dans les camps, les Khmers rouges diffusent pour message : « Jusqu’après ta mort, l’Organisation continue de te surveiller. » Il y a donc eu un au-delà même pour l’athéisme militant.

LE MONDE |  |Par Jean Birnbaum

Dans un bref essai paru à Vienne en 1938 et immédiatement confisqué par la Gestapo, le philosophe Eric Voegelin (1901-1985) faisait du nazisme une expérience religieuse, une espérance apocalyptique, une mystique sanglante : « Et le geste sera bon, si rouge coule le sang », disait un poème récité par les zélateurs hitlériens. Raillant les intellectuels qui refusaient d’envisager le noyau religieux du totalitarisme, Voegelin écrivait : « La question religieuse reste taboue pour ces esprits sécularisés ; et la soulever sérieusement et radicalement aujourd’hui leur apparaît comme douteux – peut-être aussi comme une barbarie ou un retour vers le sombre Moyen Age. » Ce petit livre indispensable, Les Religions politiques, a été traduit en français en 1994 aux éditions du Cerf.

Un demi-siècle plus tard, Jean-François Colosimo, le patron de cette vénérable maison fondée par des frères dominicains, s’inscrit en partie dans le même sillage. Alors que d’autres fanatiques font couler le sang avec ferveur, il publie Aveuglements, livre plus épais que celui de Voegelin, mais qui décrit également le « lien impensé » entre politique et théologie. Déjà auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, Colosimo signe ici son essai le plus personnel. On y retrouve son érudition exaltée, mais aussi cette écriture subtilement ténébreuse qui vaut sans doute fidélité à son maître, le penseur post-maurrassien Pierre Boutang (1916-1998).

« A quoi mourons-nous symboliquement et de quoi meurent, assassinés, trop d’entre nous ? » D’entrée de jeu, la question est vaste. Pour y répondre, Colosimo emmène son lecteur dans une méditation de longue haleine, où il croisera de nombreux auteurs d’époque et d’horizon différent.

 

Dans cet âge de corruption et décadence…réjouissez-vous !

advaïta minima

Psychologie de base

La vie a un sens ou alors n’en a pas. Et si votre vie n’en a pas particulièrement, elle conduira tôt ou tard à une affliction profonde, une sorte de désepoir et découragement, une perte du goût de vivre, ce que personne ne souhaitera.

Le plus inattaquable sens que la vie puisse avoir est très simple et évident :

“La vie est un enseignement, c’est apprendre .”

Une telle définition de la vie est en fait beaucoup plus positive que simple, elle permet en fait de tout accepter et supporter en cherchant à comprendre ce que la vie nous veut vraiment.

apprendre quoi au juste ?

Si elle n’est qu’une sorte de divertissement, le moyen de satisfaire un nombre infini de désirs
et en vérité passer son temps à résoudre les problèmes qui s’opposent à la satisfaction de ces désirs, on sait où cela conduit :


“Insatisfaction perpétuelle et innombrables souffrances”

toutes plus inutiles les unes que les autres.

Ce que la vie peut nous enseigner personnellement, aucun gourou ne pourra et ne doit nous le dire.
Vous êtes la seule personne à vraiment savoir ce que vous avez besoin de découvrir.

“Le temps des gourous est terminé.”

L’infantilisation n’a plus de sens. La confiance n’existe plus parce qu’impossible.
L’âge de la corruption et décadence ne le pemet plus. Les traditions sont finies, vive la sauvagerie et le profit, si l’on peut dire !

Mais après avoir touché le fond, on ne peut que remonter à la surface pour enfin respirer.   “Le temps des Gourous ne fait que commencer.” Et il se peut qu’ils soient eux-mêmes et leurs enseignements très différents de tout ce que l’on pourrait imaginer.

Si vous cherchez néanmoins la vérité et une libération spirituelle comme on l’entend généralement, c’est à vous de jouer correctement en sachant que vous serez seul jusqu’à la fin, rien de nouveau à vrai dire. Mais cet âge de corruption et décadence donne aussi accès à toutes les connaissances sacrées les plus authentiques, celles qui étaient exclusivement réservées à une élite. Alors réjouissez-vous, le temps d’apprendre ne fait que commencer.

La Nouvelle Terre

Nouvelle terre

La Nouvelle Terre, c'est-à-dire ?

 

 

Le concept de “nouvelle Terre” fait son apparition dans la conscience collective à travers divers visionnaires qui, comme l’auteur de ce site, sont animés dans leur coeur et leur esprit d’une nouvelle espérance inspirée et insufflée par l’entrée dans l’ère du Verseau.

La nouvelle Terre n’est pas une autre planète sur laquelle nous serions amenés à nous exiler… La nouvelle Terre est à notre bas monde ce qu’est le papillon à la chenille: le glorieux résultat d’une métamorphose, en l’occurrence celle des consciences.

La nouvelle Terre est la Terre transfigurée par l’éveil de l’Esprit – dans l’âme de Gaïa elle-même et dans le coeur des êtres humains réceptifs. Ainsi transformée en profondeur, elle deviendra le théâtre d’une nouvelle vitalité: des jeux remplis de grâce et de beauté, reflétant les infinies facettes, paradoxes et gammes de l’amour. Elle deviendra scène bénie de l’unité, vécue à travers les mille reflets de la diversité créatrice et au coeur de la dualité des apparences. Celles et ceux qui choisiront de participer pleinement à cette nouvelle potentialité seront alors les heureux témoins et cocréateurs de cette noce spirituelle entre le Ciel et la Terre.

 

«(…)Une force divine coulera dans les tissus et les cellules
                        Et s’emparera du souffle et des paroles et des actes.
                        Toutes les pensées deviendront un flamboiement de soleils
                        Et chaque sentiment un frémissement céleste.
                        Souvent, une aurore intérieure viendra briller,
                        Illuminant les chambres du mental endormi ;
                        Une béatitude soudaine parcourra les membres
                        Et la Nature s’emplira d’une Présence plus formidable.
                        Ainsi la Terre s’ouvrira à la divinité
                        Et les natures ordinaires sentiront le vaste soulèvement.
                        Les actes ordinaires s’illumineront du rayon de l’Esprit
                       Et la Terre découvrira le divin dans les choses ordinaires.
                       La Nature sera la manifestation vivante du Dieu secret.
                       L’Esprit s’emparera du jeu humain.
                       Cette vie terrestre deviendra la vie divine.»

                   Aurobindo, Savitri, livre XI, chant I