Pour un plan de sortie de l’enfer où nous nous sommes mis

Nexus.fr magazine n°114- interview de Fabrice Nicolino

… » Le cycle ouvert par 1789 – cette croyance si naïve que l’alliance de la raison, de la science et de machine signifiait un progrès perpétuel – est clairement achevé, mais beaucoup trop d’humains, jusqu’au sommet des Etats, ont intérêt encore à croire le contraire. Nous redécouvrons avec stupeur cette évidence que l’histoire humaine est tragique . Nous entrons dans un nouveau cycle où les signes de régression dominent l’horizon au point de l’obscurcir. La première des priorités serait de s’entendre sur un constat, ce que peu veulent vraiment, puis de réunir des groupes épars, qui continuent à s’éviter, afin de proposer un plan de sortie de l’enfer ou nous sommes mis. »

 

 

Une réflexion sur « Pour un plan de sortie de l’enfer où nous nous sommes mis »

  1. En réponse à un commentaire sur Facebook : « mais il est où le plan pour sortir de notre enfer ? »
    Il est à construire…si des groupes épars arrivent à se rencontrer. Il faut partir du constat : l’alliance de la raison, de la science et de la machine au-delà de certains progrès dont nous bénéficions est effectivement cette puissance qui nous entraîne vers l’enfer pour reprendre les mots de Fabrice Nicolino. La raison est le coeur du sujet. Elle ne doit pas être rejetée mais elle ne devrait pas être le coeur de nos vies. Elle devrait être à la marge et non au centre. Sur ce site/blog que certains(es) décrient il y a un mot : « tranrationalité ». Ce mot s’oppose à humanisme non parce qu’il revendiquerait un comportement inhumain mais parce qu’il traduit un moment de l’histoire qui va succéder à l’humanisme. S’ouvre devant nous une amorce de ce changement vers un humain spirituel. Mais de quelle spiritualité parlons nous ? Il y en a des quantités… c’est un peu comme en, écologie … et aussi ailleurs. La transrationalité peut regrouper tous ces courants qui rejettent le monopole de la rationalité/sciences/machine dont parle Fabrice Nicolino. Mais il y a dans la spiritualité des courants qui s’opposent … Un peu comme il y a les « bons et les mauvais chasseurs  » il y a une spiritualité profonde et une autre superficielle, la seconde s’intéressant à certains effets que le science ne peut expliquer. Je suis d’accord avec ce que m’écrivait un homme au parcours spirituel hors de la spiritualité chrétienne : la vrai spiritualité revient toujours à l’affrontement du bien et du mal. C’est en effet un combat que nous vivons mais dont l’origine nous dépasse. Pour le découvrir il faut sortir du paradigme l’homme centre du monde donc de la théologie humaniste. Bien sûr les biocentristes doivent être d’accord avec cette direction. Mais je ne suis pas sûr qu’ils adhèrent à l’humain comme être vivant qui doit prendre le chemin de la transcendance.
    Et puis dans ceux qui prennent le chemin de la transcendance il y a vite des divergences. Ils ont en commun le fait qu’ils reconnaissent que Dieu est leur maître et en cela sont opposés à tous les courants issus de l’humanisme des Lumières. Ils se séparent ensuite parce que certains ont la foi en l’existence d’un Dieu qui s’est fait homme en la personne de Jésus alors que d’autres ne lui reconnaissent que le statut de prophète. En Jésus Dieu s’incarne dans l’homme lui montre ainsi sa nature divine et lui dit que seul compte l’Amour : l’Amour de Dieu et l’Amour entre les hommes. Dans la transrationalité on accueille aussi des spiritualités qui s’intéressent aux mondes intermédiaires c’est à dire aux mondes des esprits, des entitées, avec lesquels certains communiquent. J’aurai l’occasion prochainement de publier un article important sur le sujet. Car là aussi il y a de bons et de mauvais esprits. Si nous prenons par exemple le monde des chamanes très en vogue actuellement par le fait qu’ils communiquent souvent avec les esprits de la nature il faut distinguer les bons et mauvais esprits faire la différence entre le chamane et le sorcier… même si l’un et l’autre disposent parfois de pouvoirs identiques. Nous pourrions continuer ce cheminement mais avec Fabrice Nicolino je dis qu’il faut se regrouper d’abord autour d’une idée commune celle de la transrationalité qui s’oppose au monde hégémonique de la rationalité pour historiquement vouloir le dépasser… c’est le seul point commun à tous ces mondes qui naissent ou renaissent mais au-delà, inutile de chercher l’unité car il n’y en a pas … et chacun poursuit alors son chemin, laisse une trace … qui peut être disparaît ou peut-être s’épaissit si d’autres la suivent. Sur ces chemins qui témoignent de la vie ou de la Vie – « Je suis la Vie… » il y a parfois des Temples, même virtuels où des pélerins viennent un instant se reposer, quand d’autres jettent seulement un oeil en passant. Il se trouve que là tu te trouves dans l’un d’eux au carrefour de ces multiples chemins là où ceux qui sont attentifs percevront peut-être les battements du coeur. La raison est toujours présente mais au service du coeur à l’écoute des autres messages qui ne peuvent passer par ses canaux. « Le coeur et la raison sont comme les deux ailes d’un papillon »… Mais pour l’instant le papillon n’a plus qu’un aile…

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