
Le 31 mai 2025 est la célébration du centenaire de la canonisation du saint curé d’ARS. En outre, en 1929, il a été nommé patron de tous les curés de l’univers par le pape Pie XI. Le 4 août 2025 sera fêté la saint Jean Marie Vianney.
ARS sur Formans est une petite commune de 1500 habitants aujourd’hui et située à une dizaine de km de Villefranche et une quarantaine de km au nord de Lyon célèbre depuis que Jean-Marie Viannay y a été nommé d’abord chapelain d’Ars en 1818 puis curé de cette modeste paroisse à partir de 1821 jusqu’à sa mort le 4 août 1859.
De sa naissance à son installation à la cure d’ARS
Ce fils de paysans très pieux est né en 1786 à Dardilly, commune à une dizaine de km au nord de Lyon. Il ne fréquente l’école qu’en hiver mais dès son enfance il est attiré par Dieu et c’est donc avec ce très modeste bagage intellectuel qu’il va entrer d’abord au séminaire de Verrrière, dans les monts du Forèze puis l’année suivante, au grand séminaire de Lyon où les cours en latin sont pour lui un véritable supplice.
Nommé à Ars , il arrive dans un petit village d’environ 350 habitants essentiellement constitués de paysans qui se retrouvent le dimanche dans quatre tavernes plutôt qu’à l’église.
Ce constat désespère ce jeune curé mais son comportement toujours très proche des pauvres auxquels il donnait tout ce qu’il avait et sa grande modestie, ses visites régulières aux habitants du village, vont progressivement renverser la situation et beaucoup d’habitants du village et de ceux des alentours vont revenir à l’église pour écouter ses sermons Ceux-ci sont d’une grande simplicité mais aussi d’une grande profondeur. L’église ne désemplit plus et ce curé passe alors jusqu’à 17 heures par jour à confesser, à consoler grand nombre de ses paroissiens. Des guérisons qu’il attribue à sainte Philomène se multiplient et augmentent encore sa notoriété et à partir de 1835 des pèlerinages commencent à s’organiser.
Voici une partie de la présentation du curé d’ARS qui en est faite sur le site Hosana.org
La patience de l’amour
« S’il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit », dixit Satan à son adresse : pas étonnant que l’Eglise ait fait du curé d’Ars, le saint patron des prêtres du monde ! Il était impétueux, impatient, mais son amour du Seigneur était ardent. De Marie, il dit « elle est ma plus vieille affection, je l’ai aimée avant même de la connaître ». La Vierge a fait de Jean-Marie Vianney un ange de bonté, de patience : des jours entiers au confessionnal il absolvait les pauvres pécheurs …Il a converti sa paroisse, redonné sens au sacerdoce après la dévastation révolutionnaire et plus que jamais le saint curé d’Ars intercède pour les pécheurs.
Biographie de saint Jean-Marie Vianney
Jean-Marie Vianney naît à Dardilly, près de Lyon, le 8 mai 1786. Ses parents sont des paysans à la foi solide. Il apprend de sa mère la vie chrétienne et montre très jeune un vif intérêt pour le Seigneur et la Vierge Marie. A neuf ans, il va à l’école à Dardilly mais y reste très peu car il est plus utile au travail agricole. Profondément marqué par la révolution, le petit Jean-Marie fait sa première communion et première confession clandestinement.
A dix-sept ans il exprime son désir de devenir prètre, sa mère est très heureuse mais son père ne peut s’y résoudre car son travail est nécessaire à la ferme. Deux ans après, le père Vianney accepte mais Jean-Marie n’a pas l’instruction nécessaire pour entrer au séminaire. L’abbé Balley, curé d’Ecully, prend le jeune homme sous sa protection et grâce à lui il peut commencer sa formation. Tout au long de ses études, le jeune Jean-Marie est pieux, humble et animé d’un grand esprit de pénitence, en revanche il éprouve beaucoup de difficultés scolaires notamment pour mémoriser le latin. Il entreprend un pèlerinage à La Louvesc au tombeau de saint Jean-François Régis, et y reçoit la grâce de pouvoir finir ses études. En 1807, il reçoit la confirmation et prend pour patron saint Jean-Baptiste. En 1809, Jean-Marie est réquisitionné pour rejoindre l’armée napoléonienne, cependant grâce à un concours de circonstances il ne pourra se rendre au front. En 1811, il reçoit la tonsure et part pour le petit séminaire de Verrières.
Il est ordonné prêtre le 13 août 1815 à 29 ans et nommé vicaire à Écully. En 1818, l’évêque le nomme curé à Ars, il se met immédiatement à sa tâche : convertir ses paroissiens et les ramener à une vie sainte. Le curé d’Ars n’aura de cesse de rappeler ses fidèles à l’ordre, les invitant constamment à rejeter le péché. Il est connu pour ses sermons sévères et cela lui vaut d’être calomnié et persécuté. Pourtant à Ars la paroisse est tout à fait renouvelée. Le saint prêtre fonde dans le village une école puis un orphelinat nommé la « Providence », plusieurs miracles s’y produisent.
Alors qu’il vit extrêmement pauvrement, le curé d’Ars a souci d’embellir son église par des rénovations et décorations. Il met tous ses soins à la célébration de la messe et celle d’Ars est réputée pour la beauté de ses offices, les processions de la Fête-Dieu ont un éclat exceptionnel. Pendant trente ans, le curé Vianney reçoit des attaques directes du diable qu’il appelle le « grappin ». A la fin de sa vie, les foules affluent à Ars, on compte jusqu’à 120 000 personnes par an. Le rayonnement de celui qu’on appelle déjà « le saint » grandit, les nombreux voyageurs désirent se confesser au père Vianney qui passe jusqu’à quinze heures dans son confessionnal. Comme saint Padre Pio, il était connu pour avoir le don de lire dans les âmes. Il obtient beaucoup de miracles par l’intermédiaire de sainte Philomène, « sa petite sainte ».
Après avoir travaillé sans relâche plus de quarante ans, mangeant et dormant extrêmement peu, il meurt le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans.
Les miracles du curé d’Ars
Le saint curé d’Ars était un homme de prière et de pénitence. Il obtenait par-là de nombreuses grâces. Beaucoup de faits extraordinaires ayant eu lieu par son intercession ont été rapportés. Il confia à un ami : « J’obtenais du bon Dieu tout ce que je voulais, pour moi comme pour les autres ».
Les multiplications à l’orphelinat
Un jour, alors qu’à l’orphelinat on n’avait plus de pâte pour préparer le pain, il envoya la cuisinière pétrir ce qui lui restait et la pâte se multiplia miraculeusement. Une autre fois, c’est le grenier à blé qui fut vide, le saint prêtre plaça une relique de saint Jean-François Régis sur un petit tas de blé. Il fut bientôt appelé pour constater le miracle, la porte ne pouvait plus s’ouvrir tant le grenier était plein de blé.
Les guérisons miraculeuses
Un jour, une femme vient à Ars avec son fils paralysé. Elle attend devant l’église mais à peine le curé la voit-il qu’il l’interpelle, la femme se confesse et en oublie de parler de son fils. Elle assiste avec l’enfant à la messe puis le présente au père Vianney afin qu’il le bénisse. Le curé s’exclame, “mais il est trop grand pour être porté ainsi, mettez le à terre” et il envoie la femme prier sainte Philomene pour obtenir le miracle. Le petit prie lui-même une heure puis se relève et court jusqu’à la porte en chaussettes. Voyant la pluie, il réclame des sabots pour aller jouer avec les autres enfants.
Une autre fois, des parents accompagnent leur petit garçon malade voir le curé d’Ars. La maman se confesse et communie mais le père, en froid avec le Seigneur, n’attend que la guérison de son fils. L’abbé Vianney le fait venir et l’encourage à se confesser, l’homme se montre d’abord très fermé mais, petit à petit, il est bouleversé par les paroles du curé et ouvre son cœur. A leur départ d’Ars, c’est un homme renouvelé qui s’en va avec son fils guéri.
Les multiplications
Le saint curé avait fondé à Ars un orphelinat, La Providence, comptant une soixantaine de filles. Un jour, il ne reste pratiquement plus de farine, la boulangère désemparée vient trouver l’abbé Vianney qui la rassure : “priez et faites votre pain”. A mesure qu’elle pétrit la pâte, celle-ci se met à gonfler jusqu’à remplir tout le pétrin. Le curé apprenant cela dit avec simplicité “Dieu est bien bon”.
Une autre fois, la réserve de blé pour les orphelines est épuisée. L’abbé Vianney n’a pas le cœur de renvoyer les enfants, il les fait prier pour demander le pain quotidien. Le curé rassemble les derniers grains du grenier en un tas et place au milieu une relique de saint Jean-François Régis, qu’il vénérait particulièrement. Il se retire en prière et attend, au bout d’un moment, il envoie chercher le blé. Lorsqu’arrive la jeune femme, elle peut à peine ouvrir la porte et le blé commence à s’écouler par l’entrebâillement. Elle court chercher l’abbé Vianney et, ensemble, ils constatent que le grenier est plein à ras-bord d’un blé qui n’a pas la même teinte que l’ancien.
Dons mystiques et faits extraordinaires
- Comme Padre Pio, le curé d’Ars a le don de lire dans les âmes. En confession, il rappelle lui-même au pénitent les péchés omis ou oubliés.
- Le saint prêtre connaît les circonstances de la venue des personnes sans les avoir jamais vues. Un jour, une mère de seize enfants vient à l’église, elle ne peut entrer tant la foule est dense. Le père Vianney sort subitement de son confessionnal, va la chercher et dit : « Vous, madame, vous êtes pressée, venez vite”. Le curé d’Ars interpella à plusieurs reprises une personne dans l’église sachant d’avance la raison de sa venue.
- Le père Vianney est constamment tourmenté par le diable, la nuit on entend au presbytère un vacarme épouvantable venant de la chambre du curé : coups sur la porte, déchirements, rugissements, etc.
- Saint Jean-Marie Vianney a le don de connaître l’état d’une âme défunte. Un jour une dame vient trouver le curé d’Ars, elle est hantée par l’idée que son mari soit en enfer car il s’est suicidé et vivait loin de la foi. Elle est à peine entrée dans l’église que Jean-Marie Vianney s’approche et lui dit à l’oreille “il est sauvé… oui, il est sauvé » et il ajoute “il est en purgatoire et il faut prier pour lui. Entre le parapet du pont et l’eau, il a eu le temps de se repentir”.
- Il est certain que l’abbé Vianney a des apparitions du Christ et de la Vierge Marie. Il confie un jour: « Avec la Sainte Vierge, nous nous connaissons bien.” Et une autre fois, se croyant seul, il soupire “Tout de même, je n’ai pas vu le Seigneur depuis dimanche”.
- Le curé d’Ars connaît la date de sa mort à l’avance. Une bonne chrétienne vient se confesser, le curé lui parle de saint Jean-François Régis et du pèlerinage qui lui est dédié à La Louvesc ou cette dame se rend tous les ans. En la quittant, il lui dit “ Au revoir, dans trois semaines nous nous reverrons”. Trois semaines plus tard, ils mouraient presque en même temps