La matrice de l’âme

Penser le Cosmos est un acte qui l’introduit dans notre organisme et le vivifie, un acte souverain et sublime qui nous projette, lentement mais sûrement, par des chemins inconnus vers la transparence de la Vérité. Une vérité qui fait résonner notre âme aux dimensions de son essence spirituelle. Il faut y parvenir consciemment et maintenir cette attitude. C’est difficile, car cela implique l’entraînement aux paradoxes, qui est le secret du désintéressement spirituel. Sous cet angle optique, elle permet de toucher à ce «terrain fondamental» de toute existence qui, remarque Krishnamurti, au-delà de la pensée, du temps, du «moi», de toute chose, n’est qu’énergie et ondes de forme. Aussi David Bohm nous enseigne-t-il que l’assimilation de ce terrain fondamental par la science à la matière ne répond pas aux aspects les plus intérieurs de notre vie. La science, en même temps qu’elle progresse à pas de géant, ne marque-t- elle pas elle-même ses limites ? La Vérité met en résonnance les réactions intimes de notre faculté de discernement et de notre conscience avec ses immenses capacités d’ouvertures sur la vie. Et ceci, à part entière dans l’Upanishad Brihad-Aramyaka, il est dit : De l’irréel, conduis-moi au réel ! De l’obscurité, conduis-moi à la lumière ! De la mort, conduis-moi à l’immortalité. Le tranchant de la science ne se rapproche-t-il pas plus près des sujets relatifs à Dieu ? L’Esprit existe, nous le vivons et l’éprouvons à chaque instant. Mais il reste insaisissable. Qu’est-il exactement, cet esprit qui nous habite ? Comment, par ailleurs, notre conscience dialogue-t-elle avec notre corps, c’est-à-dire avec la matière grossière, avec l’Esprit de l’Âme Divine ?

Comment peut-on prétendre que la réalité de l’Atome Primordial soit dépourvue de vie psychique ? Un organisme vivant peut-il renfermer la mort, alors que la manifestation de la vie est conditionnée seulement par l’Énergie vitale potentielle ? La vérité est intarissable lorsqu’elle est Lumière. Et qu’est-ce cette Lumière ? Quelle est sa nature? Qu’en pense la science? Et le sociologue? N’avez-vous jamais entendu parler des langues de feu dont la lumière chatouille la glande pinéale dans le cerveau humain ? Émerveillé, l’homme voit son appartenance vivante à Dieu et il Sent son unité en Dieu. En ce Tout étonnant, en cet Universel Infini. Il retrouve sa filiation divine. Charles Richet nous enseigne que les négateurs n’ont pas la patience de Voir, ni même de lire. Leur siège est fait. Ils disent : c’est impossible, et ils s’en vont, satisfaits d’eux-mêmes. À cet effet, il est exact que la tête coupée d’un chien peut aboyer, mais l’esprit humain s’abêtit. Telle est l’irrationalité qui puisse caractériser un chercheur. C’est ainsi que l’observateur, en copiant la nature, il ne peut nullement changer l’eau et les sels de la terre en olives. Pourtant la Terre sait fort bien le faire.

 

L’Univers est le Sceau de Dieu. Il reflète l’Homme qui synthétise en lui les espèces minérales, végétales et animales. L’Homme est un Microcosme-Sujet, il est le Adam Kadmon de la Kabbale, Adam du Monde de la Cause des Causes, au-delà du monde des phénomènes visibles. Il ne s’agit pas ici de remonter vers un «archaïsme humain» au mode d’interprétation artéfactiel, mais de retrouver le mode d’expression d’un «Archaïsme divin», c’est-à-dire de retrouver les structures de base et les axes de référence auxquels leur permanence permet de traverser les successives murailles du Non-Temps du Temps des temps. Mais ce qui peut arriver de pire dans l’existence de l’homme est de garder les Semences divines de Satan par devers soi sans la préperception ontologique ou cosmique, au risque de se transmuer en des échos sonores silencieux des orages dans son âme, et de fossiliser sa structure ishahique (Ishah). Faut-il savoir que la Sagesse de Dieu, c’est dans le coeur de l’homme qu’en est inscrit le véritable témoignage : La Ruse de Dieu avec le Satan ruseur? Mais l’homme, les Semences divines de Satan qui pulsent dans ton coeur sont-elles encore assez puissantes pour te détruire, étant faibles?

 

 

 

 

 

 

Que sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? L’évolution est un ensemble des changements subis au cours des temps géologiques par les lignées animales et végétales, ayant eu pour résultat l’apparition de formes nouvelles, nous dit-on. Sous cet angle optique, elle est un mouvement général et universel à base de mutations successives dans les degrés de développement de la conscience, et dans lequel tous les règnes sont imbriqués, qu’ils soient minéral, végétal, animal ou humain. Inexorablement, il y a un “enchevêtrement”, une “solidarité” et une “complémentarité” entre les espèces et les règnes, en application générale de la loi d’évolution et de progression de l’esprit individualisé. La vie universelle a deux faces : l’involution, ou la descente de l’esprit dans la matière par la création individuelle, et l’évolution, ou l’ascension graduelle par la chaîne des existences, vers l’Unité divine. L’homme est un esprit immortel, une cellule divine ayant développé une âme. Notre intellect ayant atteint l’état méditatif de la conscience, peut faire un effort afin de s’adapter à la notion d’appartenance à l’Unité d’Esprit, soutenu par les lois universelles de Sagesse et par l’Amour. Sous cet angle optique, l’épistémologie est une voie progressive, un moyen actif qui aide le sociologue, tout chercheur, à dépasser l’immanence, aux fins de s’intégrer plus facilement dans la vie, d’acquérir de nouvelles qualités ; mieux de se maîtriser, d’apprendre à écouter, à s’écouter, d’aiguiser son sens critique à bon escient. Tout comme le physicien le plus élevé, sis sur le chemin de l’éveil, a su, sait et encore saura capter une partie de cette Lumière de l’Amour du Saint-Esprit qui illumine, inonde et transcende, le sociologue peut acquérir une forme de sagesse, recevoir l’illumination du Saint-Esprit, de l’Ange, voire participer à une envolée mystique.

 

 

 

 

 

 

 

 

La « chute » de l’Homme ne provient pas de la Pensée divine. Elle est le résultat de l’oubli de la racine élémentaire de notre Origine divine, des pensées de séparation et d’égoïsme émises par les hommes depuis des millénaires, comme le suggère Ramtha (dans son livre, Une réflexion du maître sur l’histoire de l’humanité, Tome 1. La civilisation humaine). Mais au-delà des différentes couches du psychisme humain accumulé, derrière même les couches les plus profondes des pulsions primaires du corps, une étincelle de la Flamme du Feu solaire est voilée et ne demande qu’à jaillir. Le Primitif est en attente d’écoute. Que valent ces langages ? Edmond Goblot admet : « Les médecins peuvent causer entre eux d’une maladie sans être compris du malade. On n’entend pas les termes d’architecture sans être du bâtiment, ni ceux d’autourserie si l’on n’est pas initié à la chasse au faucon ». Ceci révolte sans doute l’esprit de l’observateur. Alors, se mettre en chemin dans la Lumière du Primitif, c’est accepter de ne plus séparer le Soleil qui brille dans les Cieux et le Soleil caché qui donne vie et substance aux profondeurs des Abîmes, et d’unir dans un même regard ce qui est « En Haut » à ce qui est « En Bas » dans la conscience de l’aspect-entité de la non-entité Une et Absolue, qui est notre Êtreté absolue: l’Atome primordial et virginal. Rappelons-nous qu’en Christ est la Vie et que cette Vie a conquis la mort et l’a englouti dans la Victoire. Le fait est que cette Vie est à notre disposition. Cela est certes un objectif, mais c’est aussi un fait établi. Est-ce que vous le croyez ? Tout dépend de l’état de notre esprit par rapport à la réalité de Christ. Jésus nous accorde sa Rédemption et nous donne son discernement. Dans de telles situations, demandons-nous : Quel en est la nature ? Chaque fois que nous recevons la plénitude de Dieu, ce n’est qu’en Christ, pas en nous-mêmes. Dieu a lié toutes choses à Christ, et de cette façon Christ est Unique. Toutes choses sont scellées en Lui et au travers de Lui. Nous touchons là à la nature fondamentale de la Chute. Il est important de retenir en préalable, qu’il existe une approche résurrectionnelle de la Divinité, qui est une approche vivante et pas simplement mentale, ni académique, ni un système de vérité glacial. Il y a ici toute la différence entre recevoir l’explication de quelque chose et recevoir la révélation de quelque chose.

 

 

 

La « chute » de l’Homme ne provient pas de la Pensée divine. Elle est le résultat de l’oubli de la racine élémentaire de notre Origine divine, des pensées de séparation et d’égoïsme émises par les hommes depuis des millénaires, comme le suggère Ramtha (dans son livre, Une réflexion du maître sur l’histoire de l’humanité, Tome 1. La civilisation humaine). Mais au-delà des différentes couches du psychisme humain accumulé, derrière même les couches les plus profondes des pulsions primaires du corps, une étincelle de la Flamme du Feu solaire est voilée et ne demande qu’à jaillir. Le Primitif est en attente d’écoute. Que valent ces langages ? Edmond Goblot admet : « Les médecins peuvent causer entre eux d’une maladie sans être compris du malade. On n’entend pas les termes d’architecture sans être du bâtiment, ni ceux d’autourserie si l’on n’est pas initié à la chasse au faucon ». Ceci révolte sans doute l’esprit de l’observateur. Alors, se mettre en chemin dans la Lumière du Primitif, c’est accepter de ne plus séparer le Soleil qui brille dans les Cieux et le Soleil caché qui donne vie et substance aux profondeurs des Abîmes, et d’unir dans un même regard ce qui est « En Haut » à ce qui est « En Bas » dans la conscience de l’aspect-entité de la non-entité Une et Absolue, qui est notre Êtreté absolue: l’Atome primordial et virginal. Rappelons-nous qu’en Christ est la Vie et que cette Vie a conquis la mort et l’a englouti dans la Victoire. Le fait est que cette Vie est à notre disposition. Cela est certes un objectif, mais c’est aussi un fait établi. Est-ce que vous le croyez ? Tout dépend de l’état de notre esprit par rapport à la réalité de Christ. Jésus nous accorde sa Rédemption et nous donne son discernement. Dans de telles situations, demandons-nous : Quel en est la nature ? Chaque fois que nous recevons la plénitude de Dieu, ce n’est qu’en Christ, pas en nous-mêmes. Dieu a lié toutes choses à Christ, et de cette façon Christ est Unique. Toutes choses sont scellées en Lui et au travers de Lui. Nous touchons là à la nature fondamentale de la Chute. Il est important de retenir en préalable, qu’il existe une approche résurrectionnelle de la Divinité, qui est une approche vivante et pas simplement mentale, ni académique, ni un système de vérité glacial. Il y a ici toute la différence entre recevoir l’explication de quelque chose et recevoir la révélation de quelque chose.

De tous temps, l’humanité s’est contemplée, comme le suggère Alexis Carrel, à travers des verres colorés par des doctrines, des croyances et des illusions. Ce sont ces notions fausses ou inexactes qu’il importe de supprimer. L’homme conscient est l’homme de ce XXIème siècle, le dernier avatar de l’espèce, ainsi que l’atteste Jacques Henri Prévost, dans son livre, Le Pèlerin d’Éternité. Mais les fonctions primitives que l’homme intègre n’ont pas disparu dans les abîmes du temps. Elles sont seulement masquées par des artéfacts qui dotent les facultés de cognition et de conscience. Les gisements de pensées, les modes de fonctionnement antécédents sont enfouis dans le corps et dans le mental, d’autant plus profondément qu’ils sont plus antiques. Ils sont d’autant plus éloignés du champ d’investigation de la conscience qu’ils sont plus archaïques. L’homme apprend, et apprendra surtout plus tard, à s’élever au-dessus de toutes les douces tyrannies des plaisirs mondains, des souffrances morales, des affres psychiques et de certaines lois religieuses et à devenir une loi par lui-même, en devenant d’abord sage par la connaissance des sottises de ses semblables, de leur ignorance d’eux-mêmes, ensuite un humble agent de la Divinité qui exprimera dans tous ses actes sa Volonté et son Amour : “Ô Dieu. Je l’accomplirai avec joie. Oui, Ta loi est en mon cœur”. N’est-ce pas que pour Socrate, “les vrais philosophes s’exercent à mourir” ? Le repos en soi, la veille lucide et tranquille permettent à celui qui s’y adonne de percer le mystère de la mort. Cela à dire la Vie du Mystère des Mystères. Nos Rayons d’Or et d’Argent sortent du Foyer qu’est le Cœur du Chrétien, quand il a dominé sa personnalité, quand il a offert au Christ sa vie, son âme, ses forces et que pour servir il a tout “délaissé” par son Identité et pour elle. Ces Rayons viennent de Dieu emportant avec eux l’injure ou la haine pour laisser en échange, Humilité et Amour. En quoi la pensée de l’Amour nous interroge-t-elle sur les limites de la pensée ?

 

 

 

 

 

 

Une étude de l’épistémologie de l’énergie se doit de définir les termes du discours sur le monde, prendre position sur leur existence réelle et statuer sur le degré de vérité des affirmations les concernant. Dans cette visée de l’activité du Logos, en tant qu’expression de l’Amour intelligent de Dieu et de sa Volonté aimante, dans le Cosmos, le Cosmohomme est cosmovore, non pas qu’il soit carnivore mais ignivore, comme toutes ces fleurs somptueuses se nourrissent de toute substance ignée qui passe à leur portée. Il se réserve de cracher le feu et est apte à résorber le feu vomi. Les êtres relativement “évolués”, comme vous, présentent déjà une certaine quantité de feu dans leur aura. Le Cosmohomme est l’Homme spirituel versus le Terahomme. Ce dernier se nomme : “moi, je suis scientifique”. Mais vulgaire matérialiste qu’il est il ne sait pas qu’il est émasculé de l’Âme divine. Il est ignivome. C’est l’homo terator. Son monde est un petit monde : le Megacosme. Celui-ci est n’est pas identique au Macrocosme. Le Megacosme du Terahomme est situé en dessous du seuil du Microcosme, celui-là étant le petit monde du Cosmohomme. À l’inverse et simultanément, oserions-nous penser avec Alice Bailey, le Microcosme est un soleil en miniature, caractérisé par les qualités de chaleur et de lumière. Actuellement, cette lumière est “sous le boisseau”, cachée sous un voile de matière, mais le processus de l’évolution l’amène à briller. L’âme du Cosmohomme est tout entière un être de désir. Sa volonté a pour objet l’union à Dieu dans l’Amour. L’objet du Terahomme est son identité personnelle : ce microcosme ou l’ego qui entre en acte. Le Terahomme n’a pas l’intelligence de soi de la mémoire de la Gloire Divine. Comment peut-il réactiver le souvenir ontologique de Dieu, contrairement à l’ homo viator qui a une mémoire de l’avenir en fonction de l’espérance qui l’habite, via le présent ?

 

Le spiritualisme moderne, en prouvant la survie de l’âme, ainsi que le suggère Alphonse Saltzmann, dans “Le bon chemin” Tome 1, en donnant un aperçu du vaste Plan de Vie, en même temps qu’il agrandit l’horizon spirituel, éveille le désir de s’élever en justifiant par la doctrine de la réincarnation, la raison, l’utilité de la souffrance et du progrès. En démontrant aussi l’égalité de la grande solidarité des Esprits et des Anges devant Dieu, le spiritualisme prouve le non-sens de l’égoïsme social. Enfin, en découvrant la Beauté de la Vie Universelle, il incite l’homme à l’Humilité et au respect de la Vie. Autrement dit, le spiritualisme vise au perfectionnement de l’individu en le consolant, en lui montrant la nécessité du mieux-être, en lui prouvant qu’il peut arriver au bonheur par la Justice et l’Amour divins. Il est donc remarquable dans ces sillages d’idées que la spiritualité, à la fois scientifique et religieuse, comble les aspirations les plus hautes de notre Âme, vivifie la Flamme de l’Étincelle de Feu qui anime notre coeur, en donnant à l’intelligence et à la raison des arguments solides, à l’aide d’expériences et de preuves tirées de la vie même par la Science.

 

 

 

 

Mgr Gaume affirme: Dieu, la Trinité, la Divinité du Saint-Esprit ! Dans la langue de la Révélation comme dans la foi des peuples, ces trois vérités sont tellement unies, que la certitude de la première implique la certitude des deux autres. Or, Dieu existe avec tous les attributs qu’adore le genre humain. Et Alice Bailey atteste : La nature formelle de l’homme réagit dans sa conscience à la nature formelle de la Divinité. Le vêtement extérieur de l’âme-physique, vital et psychique- fait partie du vêtement extérieur de Dieu. L’âme soi-consciente de l’homme est en rapport avec l’Âme de toutes choses. De fait, on pourrait se demander pourquoi l’Âme originelle est appelée Fils Unique de Dieu. L’Oeuvre de la Vie est de nous affranchir de l’esclavage des passions ou de la tyrannie des Préjugés, etc. C’est dans le microcosme originel que vit cette Flamme que l’on appelle souvent le bouton de Rose ou l’Atome originel. En faisant mémoire de cette présence de l’Un dans les sept dimensions de notre chair, nous pouvons retrouver le Nectar Divin pour avoir une vie intérieure harmonieuse. Que peut-on observer secrètement d’autre chose en soi dans cette Flamme que l’observateur que nous sommes?

 

 

Les principes cosmiques créateurs de lois extrahumaines peuvent être expérimentés de plusieurs manières. Ces principes furent écrits par des esprits perspicaces et dotés d’instructions poussées en matière occultiste, philosophique, religieuse, anthropologique et scientifique. C’est la preuve irréfutable de leurs travaux qui nous éclairent de leur rayonnement, nous qui voudrons bien parcourir leurs enseignements avec bonne volonté et en quête de Sens de l’Esprit. On sent la chose, on la respire, on la pense! L’expérience qui leur a permis d’écrire ces principes de l’Invisible dépasse les facultés de composition du cerveau humain le mieux doué, et indique davantage la Source intarissable de leur inspiration occulte. Chaque principe apporte sa lumière propre et, si faible qu’il soit, un rayon nouveau peut contribuer à éclairer d’autres esprits; ce qui n’a pas été saisi dans l’un peut l’être dans l’autre. Sous cet angle, nous sommes à même de communiquer certains de ces principes dans notre étude, car ils sont susceptibles d’éclairer quelques mystères accessibles à l’intelligence humaine, quoique voilés encore, mais dont l’ignorance fait obstacle à la compréhension même de la vie.

 

José Argüelles pense, dans son livre, “Livre du Trône et des Origines”, T. 1, que “l’histoire cosmique est tout : intérieure et extérieure, microcosmique et macrocosmique, objective et subjective, représentant chacun et aucun de nous”. Indéniablement, parler de la transrationalité-résille n’est pas ‘discriminer’ la Science elle-même, non plus jeter un discrédit sur le sociologue ; mais plutôt inciter à discerner les vrais pôles des énigmes d’une épistémologie nouvelle aux caractéristiques intracosmiques, subatomiques et ayocosmiques. Cela suggère l’idée de la résillation transrationnelle, c’est-à-dire l’acte et l’effet de la méditation sur l’intuition et la clarté de notre intention en notre esprit par l’auto-observation. Il existe en tout être vivant un psychisme central. D’où le pouvoir de transmutation du mental aliénant en l’existence subjective intérieure de l’intuition des phénomènes du Monde Subtil où le Feu du coeur unit, par son aimant, l’Homme au Cosmos. D’où encore le principe d’intentionnalisation en tant que principe d’investigation du Cosmos et de l’auto-observation de soi-même, au sens de Michael Talbot. Dès lors, où se situe le libre arbitre du sociologue, aujourd’hui ?

Le sens qu’on donne à la vie dépend de la vision qu’on a du monde et de la valeur du temps physique qui change dans l’esprit de chacun de nous, suivant que nous existons. Ainsi Herbert George Wells livre, dans la “Machine à mesurer le Temps”, les secrets de construction de la machine qui permit à un de ses personnages de sortir de sa chambre par la quatrième dimension, et de s’enfuir dans le futur. C’est dire que l’Humanité progresse sans cesse et le XXIème siècle connaît une évolution considérable des perspectives que les hommes ont sur le Cosmos et chaque année apporte une moisson de données nouvelles. Voilà pourquoi Edward Lorenz a pensé qu’un battement d’ailes de papillon au Brésil peut provoquer une tornade au Texas”. Donc, le problème de la sociologie est ici de mettre de côté sans les ignorer les variations du relativisme, pour s’en tenir à l’essentiel. Se posent des questions de fond : Peut-on parler d’une énergie de la conscience ? Les connaissances se limitent-elles toujours aux protocoles de testabilité scientifique ? Comment l’intuition, la grisaille émotionnelle et l’Âme émotionnelle apparaissent-elles comme des tendances distinctes dans les organismes vivants?

 

 

Aujourd’hui, il y a de nombreux atouts pour élargir l’esprit et donner de la profondeur au regard du Coeur. Les esprits “subtils” ont pu se moquer de la pensée naïve de Teilhard de Chardin; mais cette naïveté est la base universelle, inavouée de l’esprit scientifique et de l’intelligence du social. H. Trismégiste nous révèle ouvertement cette source d’inspiration mystique, cette Source que Swedenborg, Voltaire, Hugo, Montaigne, etc., ont omis de mentionner dans leurs écrits, alors que … . Aucun d’eux ne l’a dument reconnue comme origine de ses connaissances, bien que puisant largement dans les trésors de cette Source, qui leur assuraient autorité et respect dans le monde académique. N’est-ce pas que la révélation fulgurante qu’Edgar Mitchell, l’homme exceptionnel du programme spatial Apollo 14, avait eue dans l’espace avait ébranlé un grand nombre de ses systèmes de croyances ? Incidemment, la science “marginale” ne vise qu’à responsabiliser la science normale aux conséquences de ses découvertes : celles de l’Inexploré, de l’Astral divin. Nous cherchons donc à dépasser le plan du connu, du vérifié, du prouvé, pour déboucher dans l’Inexploré. Le Cosmos n’encourage pas l’uniformité.

La science se reconnaît à travers l’empirisme ou à travers l’expérience. Elle essaie d’extraire une règle générale à partir d’un nombre jugé suffisant de répétitions d’un même événement. De fait, elle ne prend pas en compte la particularité individuelle qu’elle exclue par un énoncé d’ordre strict, qualifié de principe, et enferme ainsi tout aspect singulier dans une globalité. Mais en observant de plus près le bassin empirique d’un phénomène social, on peut constater que le nid de celui-ci peut s’avérer un “volcan de boue”, et comme l’a suggéré Paul Langevin, toute expérience ne peut s’effectuer dans le même temps, le même espace et le même mouvement. Cela implique bien que l’empirisme est non seulement relatif mais aussi doit prendre en compte le cas d’espèce. Sous ce rapport, la Spiritualité va au-delà de l’aspect répétitif, elle sonde aussi l’aspect qualitatif des événements, non pas pour en tirer des règles d’ordre général, mais pour les lier à une totalité tout en laissant jouer les différences. Dès lors, les distinctions d’énergie, de corps et de chakras ne sont-elles pas combinées avec la Lumière de l’Esprit Saint, supportées par un point de fusion neutre : Le Point Zéro?

 

 

 

 

Certaines traditions religieuses et mystiques prétendent que l’esprit est encore une illusion à vaincre. Évidemment, il s’agit de l’esprit limité au jeu de l’ego, celui qui ramène tout à son «je» nombrilique. Tout homme possède un esprit et pourtant nous ne pouvons pas nier les différences qui existent entre divers états d’esprit. De même, un homme qui souffre se retrouve démuni et ressent le besoin d’être dé-fragilisé ; il n’est plus dans le même état psychique : Il existe une mémoire cellulaire, atteste Michel Larroche, dans son livre. Mes cellules se souviennent, porteuse de l’intégralité des informations du corps global. La compréhension de la nature holographique du corps humain ouvre des champs qui restent en dehors de notre perception consciente ordinaire. Mais il s’agit des champs d’exploration pour comprendre des phénomènes complexes de nature spirito-psychosomatique et permettre de discerner notre structure biologique. Car l’homme est aussi parole et pensée ouvertes. Là, il n’est plus question d’hologramme, mais de la Mécanique de la Semence cosmique suffisamment lourde et concrète pour éclairer la conscience de l’homme… . Tout un Objet de réflexion pour la sociologie.

 

 

 

L’homme qui veut vraiment accomplir sa destinée et assurer dans la mesure humaine le règne de la Volonté Divine, c’est-à-dire celui de l’harmonie et du bonheur, peut s’appliquer d’abord à connaître cette Volonté, exprimée dans les lois qui régissent la vie, ensuite à suivre celles-ci de toute la force de son Être-té par tous les moyens- ils sont nombreux, car Dieu est généreux dans la distribution des pouvoirs de vie – qui lui sont offerts par sa propre existence qui se résume par l’Humilité, le Respect et l’Amour de cette Vie. Parce qu’elle est, non sa propriété, mais celle de l’Intelligence Universelle Divine. L’Esprit Divin, en quelque sorte démystifié, est livré dans sa nudité à la réification mentale et à l’outililé, c’est-à-dire qu’Il est réduit à l’usage d’un simple outil. Mais c’est dans l’extrême tension de la Verticalité Sacrale que naît l’Homme, note Gerard Eschbach. Le sacré est crise d’enfantement de l’humain. Personne ne sait quand cela a commencé. Graf Durckheim note : “Là est bien le Mystère: le Divin ne commence pas où s’arrête le terrestre ; au contraire, le terrestre ne devient réellement lui-même, ne prend son sens profond que lorsqu’il est l’expression du Divin”

 

 

 

 

La spiritualité et la science sont des disciplines-soeurs. Dans leur “soeurtenité” -versus fraternité- elles sont les deux principales approches de la Vérité. Toutes deux cherchent la vérité au sujet de l’Homme et à propos de l’Univers. Toutes deux sont en quête de réponses aux questions énigmatiques : D’où viennent l’Esprit, l’Univers et la Vie ? Notre but est là de contribuer, dans la mesure du possible, à dissiper des erreurs qui sont une ressource de l’ignorance crasse et brute, et qui éloignent du Progrès et de l’Harmonie de la conscience humaine. Le XXIème siècle est une époque critique, où il est nécessaire de parler clair de la ré-émergence de l’Esprit. La conception qui s’attache à l’Esprit n’a pas de raison d’être irrationnelle, elle va rentrant de plus en plus dans le domaine de l’observation scientifique. La science très mécaniciste, nous conduira à la ré-émergence de la spiritualité en ce XXIème siècle. Les conséquences sociales des doctrines qui ont fait de certains savants des “savants maudits”, comme G. Bruno ou Michel Moirot, sont résolument envisagées dans ce livre. Alors, le Christianisme est-il l’une des plus pures expressions de la ré-émergence spirituelle ? Oui.

 

 

Annick de Souzenelle, dans sa conscience spirituelle, nous interpelle à nous unir à l’Esprit. Car l’Unité naît de l’Esprit – : Annick de Souzenelle possède à sa manière la Sagesse de la Divinité. C’est en cela qu’elle est un génie si rare de l’Humanité, aujourd’hui. Émerveillée, elle est émerveillante. Dans cet état d’être, à sa façon, ou dans ce courant d’énergies subtiles, la forme corporelle n’est pas rejetée comme quelque chose d’indigne, mais elle est un véritable corps médian au service de Dieu, de Adam et de Adama, de Ish et de Isha, au service de l’Humanité. Le corps dense, en harmonie avec le corps de l’Âme de l’Esprit, devient alors un attribut de la Chair divine : l’Esprit qui nous éclaire par sa Lumière. C’est cela la renaissance. Parce que nous le comprenons ainsi, nous ne pouvons plus en l’occurrence nous en faire une représentation tridimensionnelle, mais édénique, c’est-à-dire qui jouit de la connaissance d’un Fragment spécifique de la volonté de Dieu, un Reflet qui est Lui-même imprégné de la Lumière de l’Esprit universel. Ici, il est impossible de s’arroger l’Identité de Dieu. Là, le Reflet de Dieu n’est pas dévalué. Jésus a humblement dit : “Qui a vu le Fils, a vu le Père. Nul ne va au Père que par le Fils”. Là-bas se révèle une énigme épistémologique. C’est ainsi que la Présence divine se connaît en tant que telle, vivante dans sa Tendresse éternelle et sa Solitude amoureuse dans l’Enseignement, laissant son Reflet à sa place de Reflet et le Miroir à sa place de Miroir. Et l’Enfant Jésus reconnaît après tout qu’il est Matière-Mère.

 

 

 

 

Aujourd’hui, la Spiritualité peut sembler appartenir à un passé primitif et agressif. Mais de fait, une étude marquante effectuée en 1975 a montré qu’en dépit des pénétrations et illuminations étonnantes de l’ère scientifique, la spiritualité reste de façon surprenante très répandue dans la vie contemporaine. Cette étude, conduite par le sociologue Andrew Greeley pour le compte du «National Opinion Research Center», avait posé la question : «Avez-vous jamais ressenti avoir été très proche d’une force spirituelle qui semblait sortir de vous?» Il faut se rappeler que plus de 35% de la population couverte par l’étude ont répondu qu’ils l’ont été. Dans ce nombre, 18% ont rapporté une ou deux expériences, 12% en ont rapporté « plusieurs», et 5% ont rapporté avoir éprouvé de tels événements «souvent». Mais où est le Vide épistémique ? Est-ce la science qui nous révèle Dieu ? La Mécanique Céleste ne s’explique pas par elle-même, et l’existence d’un Moteur initial s’impose. La nébuleuse primitive, mère du soleil et des planètes, était animée d’un mouvement giratoire. Mais qui lui a imprimé ce mouvement ? Léon Denis, dans son livre, La Grande énigme. Dieu et l’univers, répond : Dieu.