
Escalier commémoratif du »massacre des Carmes » du 2 septembre 1792.dans le jardin des Carmes-Institut catholique de Paris où figure l’inscription « Hic ceciderunt »-« Ici ils tombèrent »-
Cet article est inspiré de celui présenté par Jacques de Saint Victor – champs libres- le Figaro 17-18 octobre 2026
Le massacre de 191 écclésiastiques à Paris en 1792 par haine de la foi
Il y a 100 ans, le 17 octobre 1926, le pape Pie XI procède à la béatification de 191 écclésiastiques massacrés dans des conditions atroces par les sans-culottes parisiens entre le 2 et le 6 septembre 1792 en haine de la foi. (in odium fidéi). Le 26 septembre 2026, comme Jean-Paul II en 1980, le Pape Leon XIV est venu se recueillir devant l’escalier du jardin des Carmes à l’Institut catholique de Paris.
Même Jean Jaurès dans son Histoire socialiste de la Révolution française parlera « d’un drame assez abject qui marque un obscurcissement de la raison et de l’humanité » .
Des massacres semblables ont également eu lieu dans le reste de la France (à Orléans, Meaux, Reims, Versailles, notamment), mais avec moins de victimes et sur une plus longue durée. (massacres de septembre sur Wikipedia).
Les massacreurs (les « septembriseurs ») vont dans les prisons de Paris et de province et tuent un grand nombre de leurs occupants, prisonniers ecclésiastiques et royalistes ou de droit commun. Cet épisode de la Révolution française fait probablement plus de 1300 morts à Paris et 150 morts dans le reste de la France. Ces massacres sont un des sommets de la violence révolutionnaire, au moins dans la capitale, quelques mois avant les débuts de la Terreur et des guerres de Vendée : ils installent un climat oppressant.
Philippe Boutry, spécialiste de cette tragédie, souligne que l’Eglise a décidé d’établir le caractère essentiellement antireligieux de la politique de la Révolution française.
La condamnation et l’éxécution des carmélites de Compiègne
Dès 1906, Pie X avait béatifié les 16 carmélites de Compiègne, drame dont Bernanos s’inspirera pour écrire dialogues des Carmélites condamnées à mort et guillotinées le 17 juillet 1794.
Condamnées à mort et guillotinées le 29 messidor an II () par le Tribunal révolutionnaire au motif de « fanatisme et sédition ». Elles avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour « apaiser la colère de Dieu et que cette divine paix que son cher Fils était venu apporter au monde fût rendue à l’Église et à l’État ». Leur mort paisible sur l’échafaud impressionna les foules. voir aussi : les carmélites de Compiègne
L’exécution des quatre filles de la charité d’Arras
Benoit XV fait de même en 1920 en béatifiant les quatre filles de la charité d’Arras arrêtées le 14 février et exécutées le 26 juin 1794.
La condamnation et l’exécution des Ursulines de Bollène
Pie XI en 1925 béatifia les 32 religieuses de Bollène dont 29 furent arrêtées puis condamnées à mort à Orange entre le 9 juillet et le 26 juillet 1794. Pour plus de détail voir les martyres d’Orange et aussi Saintes martyrs d’Orange