ll sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l’échec

 

 

C’est une alerte solennelle que publient, lundi 13 novembre 2017 dans la revue BioScience et reprise dans le Monde du 14 novembre plus de 15 000 scientifiques de 184 pays. Les auteurs mettent en garde contre la destruction rapide du monde naturel et le danger de voir l’humanité pousser « les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie ».

C’est un deuxième avertissement lancé à l’initiative du Professeur William J. Ripple de l’université d’état de l’Oregon après celui de 1992. Depuis, à l’exception de la stabilisation de la réduction de la couche d’ozone, l’ensemble des indicateurs se sont considérablement dégradés.

Le réchauffement climatique devient potentiellement catastrophique et depuis 1960 la température moyenne du globe s’est élevée d’environ 0,8°.

Dans le même temps les ressources en eau douce sont passées de 14 000 m3 par habitant à 6 000 m3 et les tonnages de pêche de 50 millions à plus de 110 millions.

Les zones mortes maritimes ( zones d’absence d’oxygène et de vie) sont passées dans le même temps de 20 à 600.

La déforestation au profit notamment de l’agriculture a fait perdre dans le même temps des surfaces boisées équivalente à celle de l’Afrique du sud.

Entre 1970 et 2012 la biodiversité a perdu 58% des espèces dont 81% de celles en eau douce et 35% pour les espèces terrestres et marines.

Parallèlement, la population mondiale est passée de 3 milliards à plus de 7 milliards.

 

 

 

 

 

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